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novembre 2017

Addictions. « 70% des jeunes ont déjà goûté à l’alcool à 12 ans » © Le Télégramme

Devant des parents souvent désemparés face aux addictions de leurs enfants, le professeur Daniel Bailly, pédopsychiatre à l’hôpital Sainte-Marguerite à Marseille, donnera des conseils lors d’une conférence ce vendredi soir, au Palais des arts, à Vannes. 

Comment arrive-t-on de plus en plus jeune à consommer de l’alcool et des drogues ? 
Le pic maximal de ces addictions se situe entre 15 et 19 ans, mais désormais 70% des jeunes ont déjà goûté à l’alcool à 12 ans et ils sont encore plus nombreux à avoir expérimenté le tabac et le cannabis. En fait, tout se passe dès la petite enfance, avec une initiation qui se fait souvent de plus en plus jeune de manière conviviale en famille, par exemple à l’occasion d’une fête, d’une communion ou d’un mariage. Parce qu’en France, on est dans une culture d’initiation à l’alcool comme un moyen pour mieux contrôler ultérieurement la consommation de ses enfants. Or, c’est faux. L’alcool est, en réalité, la première porte d’entrée à d’autres consommations.

Certaines classes sociales sont-elles plus touchées que d’autres ? 
Le milieu socioculturel n’a pas d’influence sur la consommation. Le phénomène touche tous les milieux et toutes les régions, même le monde rural. Ce n’est pas le produit qui crée des dépendances, mais les raisons et la manière pour lesquelles il est utilisé. Il faut alors travailler sur le comportement de l’adolescent, afin de mieux le comprendre et l’aider à s’en sortir. Or, on n’a toujours pas compris cela en France.

Pour autant, existe-t-il des profils de jeunes plus enclins à tomber dans ces addictions ? 

N’importe qui ne va pas devenir dépendant, mais les premières expériences sont importantes car elles sont structurantes. Un enfant qui s’est ainsi bien senti avec l’alcool ou la drogue va vouloir retrouver ce bien-être. Les facteurs principaux sont les risques familiaux, avec des pratiques éducatives trop laxistes ou, au contraire, trop coercitives. Il y a aussi des tempéraments à risques, notamment chez l’enfant hyperactif ou dépressif. Ce sont des signes qui doivent mettre les parents en alerte.

Comment alors prévenir ces risques bien en amont ? 
L’école est le maillon le plus important pour la prévention. C’est là qu’un enfant doit apprendre à développer ses compétences pour affronter la vie et ne pas sombrer dans ces dépendances. C’est là qu’il faut lui montrer les conséquences de ces addictions qui causent des troubles, des bagarres, des comportements sexuels à risques ou encore des accidents de la route.

Une forte utilisation du smartphone peut-elle être aussi un signe de troubles chez l’adolescent ? 
Comme pour l’alcool ou la drogue, ce ne sont pas les smartphones ou les jeux vidéo qui créent des dépendances. Cette forme d’addiction n’est là encore en effet que le résultat d’une forme de mal-être. Ce sont d’ailleurs bien souvent ceux qui sont addicts des premiers produits qui deviennent accros des seconds, avec, là encore, une initiation dès le plus jeune âge.

Source
© Le Télégramme

Drogues, chiffres clés

Cliquez sur l’image pour télécharger le rapport de l’OFDT

Plongée dans l’enfer du fentanyl, la drogue qui ravage le Canada

Le Canada et les États-Unis font face à une crise sanitaire sans précédent : des milliers de personnes sont tombées dans la dépendance au fentanyl, un opioïde qui peut être jusqu’à 50 fois plus fort que l’héroïne.

Bilan : 20 000 personnes en sont mortes rien qu’en 2016 dans les deux pays. 

Source

L’inquiétante multiplication des overdoses aux opioïdes (LE MONDE)

Le nombre de patients traités par ordonnances d’antalgiques opioïdes forts, comme la morphine, l’oxycodone ou le fentanyl, a bondi de 74 % entre 2004 et 2015 : un demi-million de Français sont concernés.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO Par Pascale Santi

FILE - This July 19, 2001 file photo shows OxyContin tablets at a pharmacy in Montpelier, Vt. OxyContin, which like heroin and morphine before it, was meant to be a safer and more effective opioid. OxyContin and competitor drugs were designed to release the medication slowly over long periods of time, making them and supposedly safe and effective enough to use for months to treat chronic pain. But patients found themselves hooked and wanting more, and drug abusers found they could crush the tablets and snort or inject them, delivering the drug to the bloodstream much more quickly. (AP Photo/Toby Talbot)

Si l’épidémie de dépendance aux opioïdes qui ­sévit en Amérique du Nord (64 000 décès par overdose aux Etats-Unis en 2016) n’a pas atteint la France, les chiffres n’en demeurent pas moins préoccupants. ­Entre 2012 et 2015, 12 076 patients au total ont été hospitalisés plus de 24 heures pour overdose aux opioïdes (hors suicide), selon des données récentes du Programme de médicalisation des systèmes d’information, dévoile le professeur Nicolas Authier, chef du service de pharmacologie médicale du CHU de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Le nombre de ­décès est passé de 1,3 par million d’habitants en 2000 à 3,4 par million en 2014. Et ces chiffres sont sous-estimés.

Qui sont ces patients ? « 40 % de ces hospitalisations sur cette ­période concernaient plutôt des femmes, d’âge médian de 62 ans, sans diagnostic de cancer, sans addiction identifiée ni traitée, ni chirurgie récente, et bénéficiant très souvent (70 % des cas) de délivrances d’antalgiques opioïdes dans les trois mois précédant l’overdose. Cela nous préoccupe, constate ­Nicolas Authier. Dans une situation possible de douleur non cancéreuse, cela évoque des problématiques de mauvais usage de ces traitements, soit en automédication (armoire à pharmacie familiale), soit sur prescription. La finalité est parfois différente de la douleur (anxiété, sommeil, moral…), avec un risque d’accoutumance, voire de véritable addiction », poursuit le spécialiste. On est loin du profil classique de l’usager de drogues.

Les prescriptions d’opioïdes forts ont explosé. En 2015, plus de 66 % de Français ont bénéficié d’au moins une ordonnance d’un médicament antalgique – les plus utilisés en France – et, pour 17,1 % de la population, d’un antalgique opioïde, soit plus que pour les benzodiazépines (13 %), selon les données de l’Observatoire français des médicaments antalgiques (OFMA).

Les antalgiques opioïdes sont répartis entre ceux dits « faibles » (comme la codéine,…

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La lettre du CNPERT de Novembre 2017

Au fil de nos différentes lettres vous apprenez, au travers des hommages que nous leur rendons, les noms des membres du C.N.P.E.R.T. qui nous ont quittés. « Ami quand tu tombes, un Ami sort de l’ombre à ta place » dit le chant des partisans de J. Kessel et M. Druon ».

Notre combat contre les drogues a besoin d’être épaulé par toutes celles et tous ceux, qui s’estiment, à des titres les plus divers, concernés par ce drame social, sociétal, sanitaire, éducatif, familial, national, des toxicomanies ; en particulier à ceux qui portent une attention privilégiée à nos jeunes (cf. notre formule fondatrice :

« S’il est important de se préoccuper de l’état de la planète que nous léguerons à nos enfants, il l’est plus encore de se préoccuper de l’état des enfants que nous léguerons à notre terre »).

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La drogue « zombie » fait des ravages en Belgique: elle peut entraîner la mort

 La nouvelle drogue zombie, interdite, fait déjà des ravages

Sept personnes sont décédées cette année en Belgique après avoir consommé des drogues de synthèse. Les autorités mettent en garde contre la drogue zombie, interdite, mais qui fait des ravages. Un reportage de Mélanie Renda et François-Xavier Van Leeuw.

Depuis 2015, la drogue zombie fait des victimes à travers le monde. Des vidéos inquiétantes montrant ses effets circulent sur Internet. Ce cannabis synthétique s’est répandue dans plusieurs pays en trois ans. Après les Etats-Unis et le Royaume Uni, elle sévit en Belgique. La substance interdite dans notre pays a fait une première victime en mai 2017. La personne a été hospitalisée. Depuis, le nombre ne fait que s’accroître. Sept Belge ont perdu la vie après avoir consommé des drogues de synthèse.

« La différence par rapport au cannabis sous sa forme naturelle est qu’elle est beaucoup plus dosée et qu’on a surtout très peu de recul« , a expliqué Bruno Vakeneers, porte-parole de l’ASBL Transit (prévention contre les drogues) au micro de Mélanie Renda.

Le cannabis synthétique arrive par colis dans nos aéroports

En Belgique, elle se vend surtout sur Internet. Le produit de base vient très majoritairement de Chine et les ingrédients qui le composent peuvent être variés et dosés à l’infini pour avoir toujours un coup d’avance sur la loi et la réglementation. Le cannabis synthétique arrive par colis dans nos aéroports. Les drogues de synthèse n’ont pas d’odeur. Cela complique les contrôles.

« Il est très difficile à identifier par des chiens renifleurs. Le seul moyen qu’ont les douaniers pour identifier ce produit est de voir un colis suspect car il aurait des timbres chinois« , a ajouté le porte-parole de l’ASBL Transit.
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« Leur effet peut entraîner la mort »

Cette drogue peut ressembler à première vue à de la marijuana naturelle mais elle est parfois addictive et mortelle en raison de la forte concentration de produits destinés à imiter le tetrahydrocannabinol (THC), le principe actif qui fait planer. L’effet de ces produits chimiques sur les récepteurs cérébraux peut être « 100 fois plus puissants que le THC« , explique à l’AFP Marilyn Huestis, qui est chercheuse à l’Institut National américain sur l’abus des drogues. En Belgique, leur consommation reste toutefois marginale.

« Leur effet est beaucoup plus puissant que celui du cannabis classique et leur consommation, même en faibles quantités, peut entraîner des crises de panique, des troubles du rythme cardiaque et, parfois même, la mort. Les opiacés de synthèse en revanche (type fentanyl) ont déjà causé plusieurs décès cette année dans la région de Gand« , a révélé le commissaire Bruneau à La Libre Belgique au début du mois d’octobre.

« Il peut causer une anxiété extrême, de la paranoïa, des crises d’angoisse, des dissociations, un épisode psychotique et des hallucinations« , met également en garde le site internet k2zombiedc.com, qui est géré par Washington DC, une des villes les plus touchées par le phénomène, et à destination des jeunes. « Ces comportements ont été surnommés ‘l’effet zombie’« , souligne le site.

« 100 fois plus puissants que le THC »

Le cannabis synthétique peut ressembler à première vue à de la marijuana naturelle mais il est parfois addictif et mortel en raison de la forte concentration de produits destinés à imiter le tetrahydrocannabinol(THC), le principe actif qui fait planer. L’effet de ces produits chimiques sur les récepteurs cérébraux peut être « 100 fois plus puissants que le THC« , explique à l’AFP Marilyn Huestis, qui est chercheuse à l’Institut National américain sur l’abus des drogues.

« Les effets de manque étaient sévères… je n’étais tellement plus moi que j’étais juste couché en train de planer à regarder ma vie passer devant moi comme si j’étais au cinéma« , confie Taylor, un Américain.

Pour voir la vidéo, cliquez sur RTL Vidéos

CANNABIS THÉRAPEUTIQUE

L’ASSOCIATION MÉDICALE MONDIALE ESTIME QUE DES RECHERCHES SONT ENCORE NÉCESSAIRES – 03 novembre 2017

L’Association médicale mondiale (AMM) s’oppose fermement à l’autorisation du cannabis à usage récréatif, pour des motifs sanitaires. Mais dans une prise de position adoptée aujourd’hui, l’Association médicale mondiale indique que les lois relatives au cannabis réservé à la recherche devraient être modifiées pour permettre davantage d’études scientifiques sur l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques.

Réunis lors de leur Assemblée générale annuelle à Chicago, les représentants de l’AMM de plus de cinquante pays ont déclaré que des recherches plus rigoureuses s’imposaient avant que les gouvernements ne puissent décider de légaliser ou non le cannabis à usage thérapeutique. Les données scientifiques à l’appui d’un usage thérapeutique du cannabis sont actuellement inconsistantes et de qualité faible à modérées. L’AMM considère que dans les pays ayant légalisé l’usage du cannabis à des fins thérapeutiques, une réglementation est nécessaire.

L’AMM précise que les professionnels de la médecine se trouvent régulièrement confrontés à un dilemme médico-légal lorsqu’ils mettent en balance leur responsabilité éthique vis-à-vis de patients pour lesquels le cannabis pourrait être une thérapie efficace et leur obligation de respecter la législation de leur pays. Ce dilemme porte préjudice à la fois aux patients que le cannabis pourrait soulager et à ceux que le cannabis ne pourrait pas soulager, mais qui demandent aux médecins de leur en prescrire.

Les délégués réunis à Chicago pour l’Assemblée générale se sont fermement opposés à un usage récréatif du cannabis en raison de ses graves conséquences sanitaires, parmi lesquelles un risque accru de psychose, d’accident grave de la circulation, de dépendance, ainsi que de troubles de la mémoire, de l’attention et de l’apprentissage de la langue. L’usage de cannabis avant l’âge de 18 ans double le risque de développer un trouble psychotique.

La déclaration de l’AMM est rédigée comme suit : « L’inquiétante utilisation du cannabis dans des produits alimentaires tels que des sucreries et des « concentrés », qui attirent beaucoup les enfants et les adolescents, exige une vigilance et une règlementation plus stricte ».

Le Président de l’AMM, le Dr Yoshitake Yukokura, a indiqué : « Les associations médicales nationales devraient soutenir des stratégies de prévention et de réduction de l’usage du cannabis récréatif. Il est également important que des mesures de contrôle efficace soient mises en place pour empêcher une utilisation illicite du cannabis thérapeutique ».

L’alcoolorexie

L’alcoolorexie, le trouble du comportement alimentaire qui met en danger les jeunes femmes

Elles sont de plus en plus nombreuses à sauter des repas afin d’économiser des calories et pouvoir s’autoriser à boire de l’alcool. Si le phénomène n’est pas encore cliniquement reconnu, il est fondé sur les mêmes mécanismes que l’anorexie: la crainte excessive de prendre du poids, notamment. près de 60% des étudiantes américaines seraient concernées par cette pratique. «Les symptômes de l’alcoolorexie les plus courants chez les étudiantes sont le fait de sauter des repas (37,5%), la consommation de boissons alcoolisées sans sucres et à faible indice calorique (46,3%) et une la pratique d’un exercice physique à la suite d’une soirée alcoolisée pour éliminer (51,2%).»

L’alcoolorexie est, avant tout, le reflet des injonctions contradictoires que la société fait peser sur les femmes. D’un côté, la pression d’être mince, à l’heure où le fitness est plus que jamais populaire. De l’autre, la nécessité d’avoir une vie sociale bien remplie (qui se construit souvent autour d’un verre) et d’être perçue comme «fun» et libre, surtout en début de carrière.

Tous les régimes alimentaires érigent l’alcool comme l’ennemi n°1 de la ligne. Les magazines féminins expliquent à leurs lectrices que, si elles ne peuvent vraiment pas s’en passer, il leur faudra choisir les liqueurs les moins caloriques.

Ainsi, on apprend par exemple qu’il vaut mieux opter pour une vodka avec un soda light ou des shots, plutôt qu’une bière. Ou encore que le vin blanc contiendrait plus de calories qu’une glace.

Autant d’informations déprimantes pour toute femme qui aime boire (même occasionnellement) mais tient à garder la ligne. Et qui débouchent fréquemment sur l’effet yo-yo: cette alternance entre périodes de restriction alimentaire la semaine, et phases d’excès en tous genres le week-end.

Et pour cause: une fois ivre, il est bien plus difficile de résister à la tentation de la pizza post-soirée.

L’alcoolorexie peut s’avérer extrêmement dangereuse.

D’abord, car boire avec l’estomac vide est particulièrement nocif pour l’organisme. Ensuite, car cette dichotomie entre privation alimentaire et binge-drinking peut conduire à de graves complications physiques et mentales.

Faire cela régulièrement peut provoquer des maladies chroniques touchant le foi et le cœur, au long terme. Cela augmente également le risque de manquer de vitamines et minéraux. S’il est bon de savoir combien de calories contient votre boisson favorite, ne laissez pas cela devenir une obsession.

Tous les experts s’accordent en tout cas sur une chose: si les calories vous inquiètent, diminuez l’alcool, et non la nourriture.

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