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avril 2018

Les professionnels de santé au défi des nouvelles substances psycho-actives

Paris, le vendredi 13 avril 2018 – Comme le suggèrent les derniers rapports de l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies (OEDT) la consommation de nouvelles substances psycho-actives (NSP) explose.

Face à cette recrudescence, les professionnels de santé se sentent parfois impuissants. Pour les aider à combattre efficacement ce fléau, l’Académie de pharmacie a consacré sa dernière séance plénière à cette problématique.

Rappelons en préambule que ces NSP regroupent principalement des cannabinoides, opioïdes, cathinones et phényléthylamines de synthèse.

Des substances hautement toxiques

Présentant des teneurs en substances psycho-actives plus élevées que leurs ancêtres « naturels », ces drogues peuvent parfois menacer le pronostic vital : plusieurs centaines de décès ont ainsi été dénombrés au niveau européen. Néanmoins, comme le souligne le Pr Bruno Mégarbane* « il est difficile aujourd’hui d’établir si les NSP sont plus dangereuses que les drogues conventionnelles; tout au moins, on peut affirmer qu’elles sont toxiques et à l’origine d’une létalité prévisible marquée ».

Le Pr Mégarbane a également présenté le tableau d’une intoxication aigue.

Elle associe des signes adrénergiques (tachycardie, hypertension, agitation, mydriase), des symptômes d’encéphalopathie (confusion, hallucinations), des signes sérotoninergiques (myoclonies, fièvre) et/ou des défaillances d’organe. Le risque de complication neurologique (coma, convulsions, accident vasculaire) est majeur. Il existe aussi un risque de défaillance cardiovasculaire, respiratoire et rénal, hépatique et/ou hématologique (coagulation intravasculaire disséminée).

A ce sombre tableau, on pourra également ajouter les cas, biens documentés, d’automutilations et de suicides suivant immédiatement l’utilisation de ces produits.

Une consommation très répandue chez les toxicomanes

Dans le cadre de ces discussions, le Pr Jean-Claude Alvarez** a dressé un état des lieux de la prévalence de l’utilisation de ces produits.

Mais, immédiatement, un premier écueil s’impose : si ces molécules sont des dérivées de substances pour lesquelles il existe des tests de dépistage rapides, leur « modification structurale » les rend indétectables par ces tests et « la mise en évidence et la confirmation de ces nouvelles molécules reposent donc essentiellement sur la chromatographie couplée à la spectrométrie de masse ».

Cependant, « un des moyens d’évaluation de la prévalence de drogues dans une population donnée est l’analyse capillaire, qui permet d’objectiver, mois après mois, l’évolution des consommations » a rappelé le Pr Alvarez.

Recourant à cette méthode, son équipe a réalisé deux études, l’une menée sur une population de patients suivis en addictologie ou hospitalisés en réanimation suite à une overdose, l’autre auprès d’un groupe d’homosexuels masculins ayant participé à l’essai Ipergay (dont l’objectif est l’évaluation de l’efficacité de la prophylaxie pré-exposition au VIH).

Sur 328 patients inclus dans la première étude, 96 (29 %) avaient déjà consommé des NSP. Dix-huit NSP différentes ont été identifiées, les cathinones étant la classe la plus représentée (36 %). La 4-methylethcathinone (4-MEC) est la molécule la plus répandue (17 cas), suivie par la méphrédrone (15). La prévalence de consommation d’autres drogues était de 36 % pour la cocaïne, 25 % pour les amphétamines, 33 % pour les opiacés et 22 % pour la kétamine. Les NSP sont retrouvées seules dans 9 % des cas, et sont le plus souvent associées à la cocaïne (64 %), aux amphétamines (55 %) ou aux opiacés (28 %). Il est également apparu que la fréquence de détection des NSP a progressé au cours de l’étude effectuée entre 2012 et 2016.

Dans les seconds travaux, parmi les 69 patients inclus, 37 étaient positifs aux NPS. Quinze NSP différentes ont été identifiées. La méphédrone est la molécule la plus répandue (14 cas), suivie par la 4-MEC (12). La prévalence de consommation d’autres drogues était de 68 % pour la cocaïne, 45 % pour la MDMA et 38 % pour la kétamine et aucun opiacé n’a été retrouvé. Aucun cas de NSP seule n’a été identifié.

Quelle prise en charge ? 

Selon plusieurs études, environ 15 % des consultations aux urgences suite à la consommation d’une drogue sont liées à une NPS, d’où l’importance de la communication du professeur Bruno Mégarbane sur la prise en charge des intoxications aigues à ces substances.

Elle suppose une « réhydratation, sédation par benzodiazépines ou neuroleptiques en cas d’agitation, traitements anticonvulsivants en cas d’épilepsie, intubation trachéale si trouble de conscience ou défaillance vitale, oxygénation au masque ou ventilation mécanique si insuffisance respiratoire, remplissage et catécholamines si insuffisance circulatoire. L’épuration extrarénale (hémodialyse ou hémoperfusion) permet de traiter les troubles hydro-électrolytiques menaçants mais non d’accélérer l’élimination du toxique. L’hyperthermie maligne et la toxicité sérotoninergique grave peuvent requérir un refroidissement par voie externe, une curarisation après sédation et ventilation mécanique et l’administration de cyproheptadine (antagoniste sérotoninergique des récepteurs 5HT-2A et 5HT-2C). La place du dantrolène n’est pas établie. La dépression neuro-respiratoire induite par les NPS opioïdes semble réversible par la naloxone, même si des doses plus élevées ont pu être nécessaires pour éviter l’intubation trachéale».

Concernant la prise en charge de la dépendance, comme le fait remarquer le Dr Alain Dervaux***, aucune étude randomisée contrôlée n’a été menée pour évaluer l’efficacité des traitements pharmacologiques et psychothérapiques dans des populations de sujets présentant une addiction aux NSP.

La prise en charge de ces patients est donc aujourd’hui calquée sur celle de l’addiction au cannabis pour les cannabinoïdes de synthèse, sur celle des addictions aux amphétamines pour les cathinones et autres stimulants de synthèse et sur celle de l’addiction aux opiacés dans les addictions au fentanyl et aux fentanyloïdes.

Frédéric Haroche

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Boire plus d’un verre d’alcool par jour réduit votre espérance de vie

Une nouvelle étude internationale conduite sur plus de 600 000 buveurs souligne les dangers de l’alcool, avec une réduction de l’espérance de vie au-delà de 7-8 verres de vin par semaine. Cet effet délétère augmente avec la consommation. 

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Boire plus d’un verre d’alcool par jour réduit votre espérance de vie

Les chercheurs ont suivi 600 000 buveurs dans 19 pays du monde entier tout en prenant en compte leur âge, leur tabagisme, leurs antécédents de diabète, leur niveau d’éducation et leur profession. Selon leurs résultats, la limite supérieure de consommation sécuritaire était de 100 g d’alcool pur par semaine (un peu plus de 5 pintes de bière ou 8 verres ballon de vin). Boire au-delà de cette limite réduisait l’espérance de vie :

  • 100 à 200 g d’alcool ou plus par semaine étaient associées à une réduction de l’espérance de vie de 1 à 2 ans.
  • plus de 350 g d’alcool par semaine étaient liées à 4-5 ans d’espérance de vie en moins.

David Spiegelhalter, professeur à Cambridge qui n’a pas participé à l’étude, a calculé que chaque verre, au-delà des 10 par semaine, raccourcissait la vie de 15 minutes. « Bien sûr il appartient à chacun de voir s’il pense que ça vaut le coup« , a-t-il dit à Science Media Centre.

Boire moins d’alcool peut vous aider à vivre plus longtemps

Les chercheurs ont également examiné l’association entre la consommation d’alcool et différents types de maladies cardiovasculaires. Elle est associée à un risque accru d’accident vasculaire cérébral, d’insuffisance cardiaque, d’anévrisme aortique mortel, de maladie hypertensive mortelle et d’insuffisance cardiaque sans qu’il n’existe de seuil clair. En revanche, la consommation d’alcool était associée à un risque légèrement inférieur de crises cardiaques non fatales.

Selon les auteurs, les liens entre la consommation d’alcool et ces maladies cardiovasculaires peuvent être liées à ses effets sur la pression artérielle et sur le mauvais cholestérol (HDL-C).

Pour le principal auteur de l’étude, Dr Angela Wood de l’Université de Cambridge, « Le message clé de cette recherche est que, si vous buvez déjà de l’alcool, boire moins peut vous aider à vivre plus longtemps et à réduire votre risque de plusieurs maladies cardiovasculaires. La consommation d’alcool est associée à un risque légèrement plus faible de crises cardiaques non fatales, mais cela doit être contrebalancé par le risque plus élevé associé à d’autres maladies cardiovasculaires graves – et potentiellement fatales ».

Beaucoup de pays trop laxistes avec l’alcool

Cette étude mondiale a des implications pour les pays, où les directives sur l’alcool varient considérablement.  Beaucoup de pays sont trop laxistes avec l’alcool, émettant des recommandations de santé publique qui exposent les consommateurs à un risque important. Parmi les pays qui devraient abaisser leurs recommandations, les auteurs citent l’Italie, le Portugal et l’Espagne, et à un moindre degré les États-Unis, le Canada ou la Suède. Mais ils en omettent d’autres qui ont des recommandations proches, comme la Belgique (21 verres par semaine pour les hommes, 14 pour les femmes) ou la Suisse (10 à 15 verres par semaine pour les hommes). La France est aujourd’hui plus sévère : Santé publique France avait rendu publique en mai 2017 une recommandation d’experts indépendants à 10 verres par semaine maximum.

Selon la base de données de l’Alliance internationale pour la consommation d’alcool responsable (IARD), organisation d’alcooliers, certains pays fixent la limite bien plus haut, à 40 g d’alcool pur par jour: la Corée du Sud, l’Espagne, l’Estonie, le Japon, la Roumanie ou encore l’Uruguay. Les conseils de modération semblent de toute façon mal suivis. Parmi les personnes étudiées, « environ 50% ont dit boire plus de 100 g d’alcool par semaine, et 8,4 plus de 350 g par semaine« , notent les auteurs.

Pendant ce temps, la ministre de la Santé déclare que « le vin fait partie du patrimoine gastronomique français« 

Le même jour que la publication de cette étude, le 12 avril, les ministres de la Santé Agnès Buzyn et le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert annoncent dans un communiqué avoir tenu une « première séance commune d’échanges avec les représentants de la profession viticole« . Le communiqué précise ainsi que « Accueillant favorablement la volonté des professions viticoles de s’associer aux politiques publiques de prévention, les ministres entendent conduire ces discussions dans un esprit constructif et d’ouverture » avant de conclure « Les ministres ont rappelé leur attachement à un discours public de responsabilité et de sensibilisation de la population dès lors qu’il est aussi reconnu que la consommation de vin fait partie du patrimoine gastronomique français et du rayonnement des produits des territoires français à l’international« . Erreur de timing, négation d’une évidence médicale…

Après avoir déclaré lors de la soirée débat « Alcool : un tabou français » que le vin était un alcool comme les autres, la ministre de la Santé achève son rétropédalage, très certainement obligée en coulisses d’avaler des couleuvres. La question aujourd’hui posée est de savoir si la politique de prévention est plus sensible aux intérêts de l’alcool qu’à l’intérêt général, comme le dénonçait en mars dernier la tribune de nombreux médecins intitulée « Vu du foie, le vin est bien de l’alcool« .

Près de 49 000 personnes meurent chaque année en France à cause de l’alcool. C’est la deuxième cause évitable de mortalité après le tabac. Son coût annuel a été estimé à 17,6 milliards d’euros. Toutes les études réalisées en France ou dans d’autres pays européens montrent le coût élevé des problèmes liés à l’alcool, dont un quart environ est attribuable aux dépenses de santé. Même si la consommation d’alcool a baissé depuis les années 60, nous consommons environ 12 litres d’alcool pur par habitant et par an, soit 30 % de plus que la moyenne européenne.

Ecrit par: David Bême

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Les hôpitaux désarmés face à de nouvelles drogues

Photo d'illustration ©FRED DUFOUR - AFP

Face à la multiplication de drogues de synthèse de plus en plus variées, l’Académie de pharmacie tire la sonnette d’alarme.

Ces drogues sont le plus souvent des « cannabinoïdes de synthèse » (plus de 170 identifiés en Europe selon l’académie).

Alors les cannabinoïdes, pour faire simple, c’est du cannabis de synthèse qui est plus puissant, plus dangereux et plus addictif que le cannabis naturel.

Fabriqué en Chine, il se présente le plus souvent sous forme d’un mélange de plantes séchées (conditionné dans un petit sachet métallique) sur lesquelles une solution chimique le rendant plus actif a été pulvérisée.

Il peut également être vendu sous forme d’encens, de poudre ou d’e-liquide pour cigarette électronique.

Ils portent toujours la mention « non destiné à la consommation humaine ».

Seulement voilà, aujourd’hui, 15 % des consultations aux urgences liées à la toxicomanie concernent cette nouvelle drogue.

Or, face à l’inventivité des chimistes qui alimentent le marché sur internet ou ailleurs, les moyens employés pour identifier des drogues mieux connues comme le cannabis naturel , la cocaïne, l’héroïne, ou les amphétamines ne suffisent pas.

En fait , « la modification structurale des molécules de ces drogues de synthèses les rend indétectables par les tests de dépistage actuels, ce qui pose un vrai problème au monde médical comme aux services de police.

Quelles sont les conséquences concrètes justement de l’apparition de ces drogues de synthèse ?

Les effets des cannabinoïdes de synthèse sont souvent imprévisibles, et les conséquences sur la santé peuvent être très graves« Crise d’angoisse, troubles du sommeil, hypotension sévère, hallucinations, perte de conscience, dommages aux reins, problèmes cardiaques, avec parfois des palpitations plusieurs heures après la prise ».

Il y a même eu des décès, notamment aux États-Unis. De plus, Il n’existe pas actuellement de traitement de substitution.

L’Académie demande de meilleurs équipements techniques dans les hôpitaux, plus perfectionnés, seule façon, selon elle, de mettre en évidence cette drogue chez un patient, faute de quoi, des drames sont à prévoir.

Source

Lille : Nouvelle plaque tournante de la drogue ? – TF1

JT du 10 Avril 2018

Cliquez sur l’image puis allez à 20’26 »

La campagne-choc de la Sécurité routière contre les dangers des cannabis au volant

La Sécurité routière a lancé une campagne afin d’alerter les conducteurs sur les risques de la consommation de drogue.

La drogue aussi dangereuse que l’alcool au volant

Conduire sous l’emprise de la drogue est dangereux. La Sécurité routière a lancé un spot, diffusé à la télévision et au cinéma depuis quelques jours, afin de mobiliser les conducteurs contre les dangers de la prise de stupéfiants, notamment le cannabis, au volant. Tous les ans, 752 personnes meurent à cause de la drogue au volant, soit 22% des accidents mortels. Et pourtant, ces chiffres sont toujours sous-estimés, d’où cette campagne-choc.

Conduire sous l’effet du cannabis double, voire triple, le risque d’un accident mortel sur la route puisque le temps de réaction peut ralentir. Le conducteur peut également avoir une mauvaise évaluation des distances. Beaucoup de conducteurs estiment que fumer un joint est moins dangereux que de boire de l’alcool. Attention, c’est complètement faux. Pire encore, en associant les deux, les risques d’accident sont multipliés par 14. D’après l’Office français des drogues, plus de 5 millions de personnes consomment du cannabis en France.

Des contrôles simples et rapides

Les contrôles seront plus simplifiés et plus rapides pour les forces de l’ordre puisque des tests salivaires peuvent révéler immédiatement la présence d’une quelconque drogue chez le conducteur. Ce dernier sera sanctionné de 4 500 euros d’amende ainsi que de 6 points en moins sur le permis, voire même une suspension durant trois mois. La consommation de drogue au volant peut même aller jusqu’à deux ans de prison.

L’OBSERVATOIRE DES CONDUITES À RISQUES CHEZ LES COLLÉGIENS EN ISÈRE LIVRE SES PREMIERS RÉSULTATS FOCUS

L’Observatoire territorial des conduites à risques de l’adolescent (Otcra), porté par la Maison des Sciences de l’Homme, était inauguré mardi 27 mars, en présence du président de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictive (Mildeca).

À cette occasion, le dispositif d’enquête annuelle consacré aux adolescents a d’ores et déjà livré ses premiers résultats.     « Le savoir n’a de portée que s’il vise à transformer la société en fonction d’idéaux qui peuvent être souhaitables ». Ainsi s’exprimait le mardi 27 mars Thierry Menissier, vice-président en charge du Développement des recherches en sciences humaines et sociales de l’Université Grenoble Alpes (UGA), à l’occasion de l’inauguration de l’Observatoire territorial des conduites à risques de l’adolescent (Otcra).   Nicolas Prisse et Thierry Menissier © Florent Mathieu – Place Gre’net   L’Otcra ?

Un dispositif d’enquête sur les collèges du département de l’Isère destiné à mesurer le « climat scolaire » des établissements, mais aussi l’environnement familial des jeunes, leur sentiment d’implication dans la société et, naturellement, leurs conduites à risques en matière d’addiction ou de consommation de produits addictifs.     Un « outil novateur » pour l’Éducation nationale   Portée par la Maison des Sciences de l’Homme (MSH), l’Otcra associe la Direction départementale de la Cohésion sociale (DDCS), l’Éducation nationale et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictive (Mildeca).

Un organisme dont le président Nicolas Prisse était présent en personne sur le campus de Saint-Martin-d’Hères afin d’inaugurer le dispositif d’un genre nouveau.   Pour Christine Lequette, représentante du recteur Claudine Schmidt-Lainé, officiellement absente pour raisons de santé*, l’Otcra constitue ainsi un véritable « tournant » autant qu’un « outil novateur ». Un outil d’autant plus précieux que, de l’aveu même du médecin conseiller du recteur, l’Éducation nationale manque cruellement de ce genre d’initiatives dans le cadre de ses actions de prévention.

Des élèves bien dans leur peau… en général   Si l’Otcra était officiellement inaugurée le mardi 27 mars 2018, le commencement de son activité remonte à un an auparavant. Les équipes de la MSH ont d’ores et déjà réalisé une première enquête à cheval sur les années 2017 et 2018. Un peu plus de 8 000 élèves (50,2 % de garçons et 49,8 % de filles), répartis sur 69 collèges du département, ont ainsi participé en prenant sur leur temps scolaire pour répondre à un questionnaire anonyme.   Christine Lequette et Nicolas Prisse © Florent Mathieu – Place Gre’net   Situation familiale, relation avec les amis, intégration sociale, harcèlement scolaire, analyse de l’information…

L’étude aborde un grand nombre de sujets, à l’exception notable de toute question en lien avec la sexualité. Un parti-pris qui peut sembler surprenant pour une étude menée sur des élèves en grande majorité (85,2 %) de 13 ans, soit en pleine puberté.   Dans son ensemble, l’enquête montre des jeunes gens qui se sentent globalement entendus dans leur famille et manifestent de la confiance envers leurs amis, quand bien même 15 % d’entre eux se disent « déprimés » environ une fois par semaine, et même 11 % plus d’une fois par semaine. Autre chiffre remarquable : 10,6 % des adolescents interrogés disent « ne pas aimer du tout » le collège, et 10,2 % se considèrent « beaucoup stressés » par le travail scolaire.

Près de la moitié des jeunes disent avoir déjà bu de l’alcool   Dans ce contexte, quels résultats sur les conduites à risque à proprement parler ? En règle générale, les répondants au questionnaire manifestent une certaine sobriété. 93,3 % se déclarent non-fumeurs, même si 15,2 % disent avoir déjà fumé du tabac. Ils sont également 95,7 % à déclarer n’avoir jamais fumé de cannabis.   Nicolas Prisse au moment de l’inauguration de l’Otcra © Florent Mathieu – Place Gre’net   L’alcool n’amène pas les mêmes résultats. À la question « as-tu déjà bu de l’alcool ? », 47,9 % des adolescents interrogés répondent par l’affirmative. 62,6 % d’entre eux affirment toutefois ne « jamais » boire d’alcool, et 31,1 % « rarement », avec une consommation de « moins d’un verre ».  93,1 % des élèves disent enfin n’avoir « jamais » bu au point d’être saouls.

Mettre en confiance les adolescents   Nicolas Prisse n’a pas manqué de commenter ces résultats en s’attaquant directement à l’alcool, produit socialement plus accepté, auquel les enfants sont souvent initiés par les familles elles-mêmes, parfois avant l’âge de 10 ans. Et le président de la Mildeca de rappeler que la France compte cinq millions de consommateurs quotidien d’alcool, soit « cinq millions de consommateurs à risque ».

Qu’il s’agisse de tabac, d’alcool ou de cannabis, voire d’addiction « aux écrans » ou « aux jeux vidéos », Nicolas Prisse plaide enfin et surtout pour une forte implication du rôle de l’adulte. « La prévention, si l’on veut qu’elle ne soit pas simplement informative, passe par une mise en confiance de l’enfant dans son milieu et dans son rapport à l’adulte », conclut-il.     Florent Mathieu     *  Le lendemain, mercredi 28 mars, le conseil des ministres allait relever Claudine Schmidt-Lainé de ses fonctions, pour cause de soupçons de malversations lors de son passage au rectorat de Rouen.

Source : article L’Observatoire des conduites à risques chez les collégiens en Isère livre ses premiers résultats | Place Gre’net – Place Gre’net

Les addictions expliquées aux lycéens

Un ancien policier et deux ex-toxicomanes ont sensibilisé les élèves aux problèmes de drogues.

Après avoir tenu au lycée Diderot une conférence-débat avec les parents et représentants d’associations sur le thème « Addictions et adolescence », Jean-Paul Bruneau, président d’EDVO (ex-Espoir du Val d’Oise), accompagné de Guillaume et Rémy, anciens toxicomanes et pensionnaires d’EDVO, ont consacré la journée de mardi aux rencontres avec les lycéens.

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La drogue qui ravage l’Amérique (BFMTV)

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C’est devenu la première cause de mortalité chez les moins de 50 ans aux États-Unis: les overdoses aux opioïdes, ces médicaments antidouleur dérivés de l’héroïne. Deux millions d’Américains en sont dépendants et 42 000 en sont morts l’an dernier, dont la chanteuse des Cranberries. Il s’agit d’un fléau qui ravage tout le pays et qui touche tout le monde. Il a même fait reculer l’espérance de vie et a déjà fait plus de morts que les guerres du Vietnam et d’Irak réunies. – Un document « Grand angle BFMTV » du lundi 2 avril 2018.

Grand rendez-vous de décryptage et de reportages, « GRAND ANGLE » propose aux téléspectateurs de prendre le temps de revenir sur les grands événements de la journée. A la présentation de ce format unique, en prenant le temps nécessaire à la télévision, Jean-Baptiste Boursier reçoit, à l’issue de la diffusion de deux longs reportages, des invités en lien avec les thèmes abordés pour commenter, s’interroger, débattre, expliquer et apporter des clés de compréhension de l’actualité. Bruno Jeudy et Salhia Braklia décryptent eux les coulisses de la politique avec leur regard.

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