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Mai 2018

VIDEO. Petit tour des lois sur la consommation d’alcool dans le monde

Plus ou moins apprécié, de renommée mondiale, désinhibiteur avéré, l’alcool n’est pas accessible à tous, dans toutes les conditions. D’un pays à l’autre, les lois relatives à la consommation d’alcool peuvent différer sensiblement. 

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C’est un produit très prisé mais aussi responsable de comportements dangereux. Si l’alcool est légal dans la plupart des pays, les conditions pour le consommer diffère d’un pays à l’autre.

Un montant minimum en Ecosse

Au pays des châteaux hantés, c’est bien le prix de l’alcool qui peut faire peur. Depuis peu, les Ecossais déboursent au moins 15,90€ pour une bouteille d’alcool. Une première mondiale destinée à limiter la consommation excessive d’alcool. La mesure pourrait faire des émules puisque le Pays de Galle et l’Irlande du Nord voudraient en faire de même.

Interdit de séjour en Iran

La problématique de la consommation excessive touche également l’Iran alors même que l’alcool y est tout bonnement interdit. Dans ce pays à majorité chiite, où l’alcool est interdit pour des raisons religieuses, consommer et boire de l’alcool est passible de la peine de mort.

Deuxième cause de mortalité en France

En France, consommation d’alcool va de paire avec majorité. En effet, depuis 2009, c’est à 18 ans et non plus à 16 ans que les plus jeunes peuvent commencer à consommer de l’alcool. Un durcissement qui peut s’expliquer par le fait que la consommation excessive d’alcool est l’une des premières causes de décès sur les routes de France ainsi que la deuxième cause de décès prématuré. Les professionnels de santé voudraient bien faire appliquer des mesures plus restrictives mais le gouvernement s’y oppose.

Source France info

Quand un « philosophe » se décrédibilise ….

Quand un « philosophe » se décrédibilise par des arguments aberrants pour la légalisation du cannabis

Pr. Jean Costentin , Président du centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies

Dans le Journal du Dimanche (J.D.D.) le « philosophe » Gaspard Koenig (GK),
président d’un think tank (boite à idées) « Génération libre », entonne un hymne de plus pour la légalisation du cannabis. Il reprend à son compte tous les poncifs usés depuis deux décennies ; l’originalité ne serait-elle plus une caractéristique de la philosophie ?

Notre « philosophe » a l’honnêteté d’avouer d’emblée qu’il a abandonné l’usage
du café, alors qu’il continue de consommer épisodiquement du cannabis. Voilà l’ineptie suprême qui fait préférer la « fumette » qui rend bête, à la caféine qui rend plus intelligent*).

Peu importe la fréquence de sa consommation, qu’il ne précise pas, quand on sait qu’en raison de l’exceptionnelle persistance dans l’organisme du THC (principe psychotrope du cannabis), fumer un joint tous les trois jours installe une imprégnation permanente par cette drogue, avec des effets déplorables sur les facultés cognitives (et vraisemblablement les siennes).

Répondons ici, point par point, à ses assertions.

« Parce que 17 millions de français auraient déjà goûté au cannabis, et qu’ainsi un quart de la population aurait contrevenu à la loi, s’exposant à ses foudres maximales (jamais appliquées) d’une année de prison », GK explique «qu’il faut supprimer la loi ».
Un quart de la population s’étant sans doute aussi livré à des indélicatesses, allant du petit larcin au braquage de banque, cela justifierait-il la suppression de la loi interdisant le vol ?

« La légalisation permettrait une consommation plus responsable ».

Voilà une assertion gratuite ; la suppression de la responsabilité légale ne réduirait pas celle du toxicomane vis à vis de sa santé.

« Elle éliminerait les trafics ».

Les deux cent cinquante mille dealers se reconvertiraient peut-être dans la vente du muguet, mais quid en dehors du 1er Mai ?

« Cela permettrait de faire de véritables campagnes de prévention ».

Laissons agir d’abord ceux qui devraient assurer cette prévention ; si leurs actions s’avéraient efficaces on pourrait peut-être entendre alors les sollicitations de ceux qui militent pour la légalisation de la drogue. L’action de ces premiers ne saurait être conçue pour rattraper les errements engendrés par ces derniers.

« Cela permettrait de mieux soigner ceux qui peuvent l’être ».

On est soulagé de constater que GK n’ignore pas tout des méfaits psychiques et physiques du cannabis, mais il vaut mieux les prévenir que les guérir, d’autant qu’on est actuellement incapables de le faire.

« Les produits en circulation seraient de meilleure qualité ».

Quels sont les critères de qualité quand on parle d’un poison ? Quelle que soit la pureté de la drogue, le deal se portera toujours sur les produits plus dosés en THC ; ils sont depuis toujours les plus recherchés.

« La légalisation au Colorado n’a pas entraîné une explosion du nombre  des consommateurs ».

Néanmoins leur accroissement très manifeste a été constaté, à tel point que sur une plus longue période, cette diffusion pourrait s’apparenter à une pandémie. 

Les données de deux États américains ayant légalisé le cannabis en 2014 démontrent une hausse des accidents mortels dans lesquels sont impliqués des chauffeurs ayant consommé cette drogue. Les expériences du Colorado et de Washington inquiètent.  source

« Chacun doit avoir la liberté de vivre sa vie, à condition d’être majeur et informé ».

N’oubliez pas GK, que dans la société d’assistance (à crédit) qu’a choisie la
société française, ceux que la drogue fait sombrer sont à la charge de tous. N’ayant pas les moyens d’assurer avec nos seules ressources la prise en charge des détresses inévitables de la vie, tout doit être fait pour ne pas en recruter de supplémentaires.
Sachez, en outre que la permissivité que s’arrogent les adultes ne tarde pas à gagner les mineurs. Le « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais », ne tient pas bien longtemps.

« Il faut réorienter l’agriculture française » 

« La France rate le coche ; alors qu’elle pourrait devenir leader, du fait du poids de son marché intérieur ».
Exit les cultures vivrières, aussi indispensables que peu rémunératrices ; avec le cannabis (qui intoxique) la valeur ajoutée sera considérable. D’autant que la libération du produit en décuplera la consommation et la demande. A votre place GK je serais très honteux d’avoir écrit cela…

«Cela fera rentrer l’argent du marché noir dans le circuit classique ».

Ainsi, en toute impudence, la France (à la demande de l’U.E.) pourra s’offrir quelques points de P.I.B. supplémentaires en intégrant le chiffre d’affaires du commerce des drogues pour son calcul.

«Les petits dealers hors la loi deviendraient des entrepreneurs agréés ».

Ce n’est pas beau cela ? C’est tout simplement honteux ! Je dénie à GK, pour maintenir la haute image que j’ai encore des philosophes, le droit d’exciper de ce titre. « Il n’est de richesse que d’Hommes » ; en bonne santé, visant à un esprit sain, dans un corps sain ; ni shootés, ni camés ; ni paumés.

Reprenez du café* GK, avec modération, et arrêtez immédiatement le cannabis qui vous fait proférer des énormités.

*Café, thé, chocolat- Leurs bienfaits pour le cerveau et pour le corps. J. Costentin et P. Delaveau, Editions Odile Jacob, 2013

Recommandations concernant l’alcool….

Dix recommandations concernant l’alcool, formulées par un groupe de médecins.

Le CNPERT en ajoute d’autres.

Pr. Jean Costentin

Des médecins* de différentes disciplines ont signé récemment un ensemble de recommandations, destinées au législateur, qui visent à réduire les effets désastreux de l’alcool sur la santé d’un grand nombre de nos compatriotes

Rappelons : que 4 à 5 millions de français sont incapables de se priver complètement de boisson alcoolique un jour par semaine ; que nous sommes les champions de la consommation de vin en Europe ; que 6% des alcoolo-dépendants absorbent à eux seuls la moitié de l’alcool consommé en France (ce sont les « alcooliques », terme dénué de connotation péjorative, car il s’agit de grands malades, victimes des insuffisances de la prévention et des subterfuges des alcooliers.

L’abus de l’alcool à un haut niveau en fait une drogue dure, très dure même, au point qu’un sevrage brutal mettrait en jeu le pronostic vital (ce n’est pas le cas de l’héroïne).

L’alcool tue chaque année 49.000 Français. Il est la cause de nombreux handicaps, qui ne se résument pas aux cirrhoses hépatiques. Il est à l’origine de multiples dégâts sociaux ; l’intempérance per gravidique est à l’origine du syndrome d’alcoolisation fœtale (S.A.F., qui n’a rien de safe) chez un nouveau-né sur 1000 ; ce risque est annoncé par un pictogramme, en fait quasi illisible.

Les recommandations émises par ce collectif de médecins empruntent à l’Académie de médecine beaucoup de celles qu’elle a exprimées de longue date. C’est dire notre complète adhésion à celles-ci.

Elles correspondent à la demande :
1 – d’une indication claire, lisible, contrastée, sur les flacons de la quantité en gramme d’alcool (beaucoup plus explicite que le degré°) et de sucre, ainsi que de la quantité de calories qu’ils apportent. Un pictogramme bien visible et lisible indiquant la contre-indication de la consommation de boissons alcooliques pour la femme enceinte ;
2 – du remplacement de la mention « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé » par celle « L’alcool est dangereux pour la santé » ;
3 – de la suppression de la mention «  à consommer avec modération » ;
4 – d’interdiction de la publicité des boissons alcooliques, sur tous supports ;
5 – de la très large diffusion de la recommandation de ne pas consommer plus de dix verres standards de boisson alcoolique (apportant chacun 10 grammes d’alcool) par semaine et pas plus de deux verres standards par jour ;
6 – d’une taxation au prorata du contenu en grammes d’alcool de chaque flacon beaucoup plus explicite que le degré° ;
7 – d’un prix minimum de vente par unité d’alcool, pour toutes les formes de boissons alcooliques.

8 – que les taxes perçues servent au financement de programmes de repérage précoce de l’intempérance alcoolique, ainsi qu’au soutien apporté aux recherches sur cette drogue, pour qu’elles soient indépendantes des lobbies alcooliers.

Le CNPERT salue, sans réserve, ce manifeste qui appuie opportunément les efforts déployés dans le passé par l’Académie de Médecine. Il espère que certains de ces signataires, qui mesurent les dégâts provoqués par le statut licite de l’alcool, seront bientôt aussi clairs dans leurs expressions sur le cannabis.

Aux recommandations précédentes le CNPERT en ajoute cinq :

1 – L’interdiction de vente des « premix » ou « alcopops » destinés à piéger enfants et adolescents à l’alcool, cachant sa saveur, initialement peu agréable à leur palais, derrière le sucre, les bulles du gaz carbonique, les saveurs et arômes de fruits.
2 – L’application à dissocier dans l’esprit des jeunes la notion de vraies fêtes et la consommation d’alcool. Des boissons comme le Champomy conditionnent dès l’enfance à une telle association d’idées. Sa dénomination de « boisson sans alcool » doit être remplacée par « boisson dont le titre alcoolique est réduit »
3 – La répression de l’ivresse publique des mineurs en impliquant la responsabilité parentale, traduite par une amende.
4 – Une mise en garde, très médiatisée sur les dangers du « binge drinking » / « biture expresse » / « alcoolisation aiguë », dont la pratique se développe d’une façon inquiétante.
5 – L’exigence d’une alcoolémie nulle chez les jeunes titulaires de permis, afin de créer le stéréotype « Boire ou conduire, il faut choisir ».

* parmi les 20 signataires on relève les noms de A. Benyamina, M. Reynaud ; I.
Frachon, A. Grimaldi….

 

L’Ecosse introduit un prix minimal pour l’alcool

L’initiative a été saluée par le corps médical et des associations comme le plus grand progrès en matière de santé publique depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics.

LE MONDE | 

 Dans une boutique d’Edimbourg, en Ecosse.
Dans une boutique d’Edimbourg, en Ecosse. JANE BARLOW / AP

L’Ecosse est devenue, mardi 1er mai, la première nation au monde à introduire un prix minimal pour l’alcool, avec l’entrée en vigueur d’une loi après des années de bataille juridique. « Je pense que des pays en Europe et ailleurs chercheront à reproduire ce qui a été fait ici », a déclaré à l’Agence France-Presse la première ministre écossaise Nicola Sturgeon, notant que l’Irlande et le Pays de Galles souhaitaient lancer des projets similaires.

Le prix minimal par unité d’alcool est désormais fixé à 50 pence (57 centimes), une mesure qui prend en compte à la fois la teneur en alcool et le volume du produit. Ainsi, une bouteille de 70 cl de whisky ne pourra pas être vendue en dessous de 14 livres (15,60 euros) et une bouteille de 75 cl de vin à 12,5 % pas moins de 4,69 livres (5,30 euros).

Le texte, qui vise à combattre les méfaits liés à l’alcool, a été salué par le corps médical et des associations comme le plus grand progrès en matière de santé publique depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics. « Cette loi sauvera des vies », a déclaré Alison Douglas, directrice générale de l’organisation caritative Alcohol Focus Scotland.

1 265 morts liées à l’alcool en 2016

En 2016, 1 265 morts étaient liées à l’alcool en Ecosse, où vivent 5,3 millions de personnes, une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente.

Les commerçants ont déclaré qu’ils s’attendaient à des pertes minimes et avaient depuis longtemps anticipé la mise en place de la mesure. Linda Williams, propriétaire d’un magasin à Edimbourg, estime que la mesure pourrait même contribuer à « mettre au même niveau les supermarchés et les commerces indépendants »« Il ne pourra plus y avoir les gros rabais sur les spiritueux et les gros packs de bière qui ont vraiment été à l’origine de tous les problèmes avec l’alcool », a-t-elle souligné.

La première ministre Nicola Sturgeon à la Royal Infirmary d’Edimbourg, le 30 avril.
La première ministre Nicola Sturgeon à la Royal Infirmary d’Edimbourg, le 30 avril. JANE BARLOW / AFP

La loi, votée en 2012 par le Parlement écossais, entre finalement en vigueur après des années de querelles judiciaires. La Cour suprême a soutenu l’initiative du gouvernement écossais l’an dernier, rejetant l’appel constitué par l’Association du whisky écossais (Scotch Whisky Association, SWA) et d’autres représentants de cette industrie pour l’annuler.

Sept juges à Londres ont unanimement déclaré que la mise en place d’un prix minimal était « un moyen proportionné d’atteindre un but légitime » et ne violait pas les lois européennes. Cela a mis fin à une bataille juridique qui était allée jusqu’à la Cour européenne de justice en 2015.

Malgré l’échec de son appel, un porte-parole de la SWA a déclaré que l’industrie avait travaillé « en coopération » avec le gouvernement pour mettre en œuvre la mesure.

Nicola Sturgeon a déclaré qu’elle n’avait jamais cru que la mesure nuirait à l’industrie lucrative du whisky en Ecosse, soulignant que « les whiskys haut de gamme pour lesquels l’industrie écossaise est si renommée ne figurent pas parmi les produits alcoolisés qui seront les plus touchés par les prix minimaux »

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