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juillet 2021

Les chercheurs appellent à une action politique pour réduire la consommation d’alcool

Par : Giedre Peseckyte | EURACTIV.com

Selon les chercheurs, pour remédier à ce problème, il est urgent de sensibiliser le public au lien entre l’alcool et les cancers et d’accroître les interventions des pouvoirs publics pour réduire la consommation d’alcool dans les régions les plus touchées. [SHUTTERSTOCK]

Une étude du Lancet Oncology a révélé que 4 % de tous les cancers nouvellement diagnostiqués en 2020 pourraient être associés à la consommation d’alcool, dont la proportion la plus élevée, soit environ 6 %, se situe en Europe centrale et orientale.

Il a été démontré que la consommation d’alcool endommage l’ADN en augmentant la production de substances chimiques nocives dans l’organisme et nuit à la production d’hormones, ce qui peut contribuer au développement du cancer. L’alcool peut également aggraver les effets cancérigènes d’autres substances, comme le tabac.

L’étude mondiale évaluée par des scientifiques a montré que la consommation d’alcool était liée à plus de 740 000 nouveaux cas de cancer en 2020. Les cancers de l’œsophage, du foie et du sein représentaient le plus grand nombre de nouveaux cas, suivis des cancers colorectaux et des cancers de la bouche et de la gorge.

Selon les chercheurs, pour remédier à ce problème, il est urgent de sensibiliser le public au lien entre l’alcool et les cancers et d’accroître les interventions des pouvoirs publics pour réduire la consommation d’alcool dans les régions les plus touchées.

« Les stratégies de santé publique, telles que la réduction de la disponibilité de l’alcool, l’étiquetage des produits alcoolisés avec un avertissement sanitaire et les interdictions de commercialisation, pourraient réduire les taux de cancers dus à l’alcool », a déclaré Harriet Rumgay du Centre international de recherche sur le cancer.

Le contexte local, a-t-elle ajouté, « est essentiel pour une politique réussie en matière de consommation d’alcool et sera déterminant pour réduire les cas de cancer liés à la consommation d’alcool ».

Consommation d’alcool par personne de plus de 15 ans en 2016

L’étude estime que les hommes représentaient la majorité des cas de cancer associés à l’alcool, tandis que les femmes représentaient un peu plus d’un quart des cas.

Chez les femmes, les plus grandes proportions de cas de cancer attribués à l’alcool ont été estimées en Europe centrale et orientale, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Chez les hommes, les plus grandes proportions de cas de cancer liés à l’alcool ont été relevées en Europe centrale et orientale et en Asie de l’Est.

Malgré les politiques fiscales et tarifaires qui ont entraîné une diminution de la consommation d’alcool en Europe, l’Europe centrale et orientale, ainsi que la région de l’Asie de l’Est, présentaient les proportions les plus élevées de cas de cancer pouvant être associés à l’alcool, soit 6%. En comparaison, les proportions les plus faibles ont été observées en Afrique du Nord et en Asie occidentale, toutes deux inférieures à 1 %.

Alors que la consommation à risque et la consommation excessive d’alcool sont à l’origine de la plus grande proportion de cas de cancer, la consommation modérée d’alcool – l’équivalent d’environ deux verres par jour – représentait près d’un septième de tous les cas associés à l’alcool.

« Notre étude met en évidence la responsabilité d’une consommation d’alcool, même relativement faible, sur les taux de cancer, ce qui est préoccupant, mais elle suggère également que de petits changements dans le comportement de la population en matière de consommation d’alcool pourraient avoir un impact positif sur les futurs taux de cancer », a déclaré Mme Rumgay.

Contrairement à ces résultats, le plan européen de lutte contre le cancer présenté en février ne porte que sur la consommation nocive d’alcool.

Un cas de cancer sur vingt-cinq est lié à l’alcool, selon une étude

Le Centre international de recherche sur le cancer estime qu’environ 4 % des cas de cancer détectés dans le monde en 2020 sont liés à la consommation d’alcool, y compris « légère et modérée ».

Environ 4 % des cas de cancer détectés l’an dernier dans le monde (soit 740 000) sont liés à la consommation d’alcool, y compris modérée, selon des estimations du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) publiées mercredi 14 juillet.

La plupart (86 %) de ces cancers attribuables à l’alcool sont associés à une consommation « à risque et excessive » (plus de deux boissons alcoolisées par jour), selon l’étude. Mais une consommation « légère à modérée » (jusqu’à deux verres d’alcool par jour) représente tout de même « un cas sur sept attribuables à l’alcool, c’est-à-dire plus de 100 000 nouveaux cas de cancer dans le monde » en 2020, estime dans un communiqué le CIRC, qui dépend de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cela montre « la nécessité de mettre en œuvre des politiques et des interventions efficaces pour sensibiliser le public au lien entre la consommation d’alcool et le risque de cancer, et pour réduire la consommation globale d’alcool », commente l’une des responsables du CIRC, la docteure Isabelle Soerjomataram.

Sept cancers listés

Publiée dans la revue médicale The Lancet Oncology, l’étude a listé sept cancers dont le risque est augmenté par la consommation d’alcool : cavité buccale, pharynx, larynx, œsophage, côlon-rectum, foie et sein chez les femmes (soit 6,3 millions de cas en 2020).

En croisant cela avec des données de consommation d’alcool par pays dix ans auparavant (le temps que la maladie se déclare), les chercheurs ont estimé que 741 300 de ces cancers (soit 4 % du nombre total de nouveaux cas de cancers dans le monde en 2020) pouvaient être directement liés à l’alcool.

« En 2020, les types de cancer avec le plus grand nombre de nouveaux cas associés à la consommation d’alcool étaient le cancer de l’œsophage (190 000 cas), le cancer du foie (155 000 cas) et le cancer du sein chez les femmes (98 000 cas). »

La Mongolie est le pays où la proportion de nouveaux cas de cancers liés à l’alcool est la plus haute (10 %, 560 cas). C’est au Koweït, pays musulman où la consommation d’alcool est interdite, qu’elle est la plus basse (0 %, 5 cas). Cette proportion est estimée à 5 % en France (20 000 cas), 4 % au Royaume Uni (16 800), 3 % aux Etats-Unis (52 700) ou encore 4 % en Allemagne (21 500).

En outre, les hommes représentent environ les trois quarts du total des cas de cancer attribuables à l’alcool (567 000 cas).

L’étude comporte toutefois des limites, souligne The Lancet Oncology dans un communiqué. D’une part, elle ne prend pas en compte les interruptions de soins dues à la pandémie de Covid-19, qui ont pu conduire à sous-diagnostiquer certains cancers l’an dernier. D’autre part, elle n’intègre pas les interactions entre la consommation d’alcool et d’autres phénomènes comme le tabac ou l’obésité, auxquels des cancers peuvent aussi être imputés.

Source Le Monde

Une grande et bonne nouvelle !

                                                   

Notre collègue, le Professeur Jean-Pierre Goullé est promu ce jour dans l’ordre de la Légion d’Honneur.

Professeur de Toxicologie,pourfendeur inlassable des addictions et de ceux qui les entretiennent, promoteur de ceux qui les soignent, il est en première ligne dans l’opposition constructive à la légalisation du cannabis.

Cette distinction est la juste récompense de son action.

Membre de deux académies nationales, de médecine et de pharmacie, il y a insufflé un rythme nouveau en y apportant de nouvelles preuves  scientifiques, médicales mais aussi socio-économiques des méfaits des drogues.

Il les accompagne par son rôle dynamique au sein du CNPERT, par sa lettre et son blog. C’est donc aussi ici que nous savourons  cette reconnaissance .

A mes félicitations personnelles, j’apporte  celles de Drogaddiction.com. D’autres le feront mieux que moi mais que Jean-Pierre sache ici toute notre joie et notre fierté de voir son travail reconnu et apprécié.

Qu’il y voit aussi un encouragement à poursuivre son combat à travers les institutions académiques  et associatives qu’il anime.

Nous lui souhaitons tout le succès à venir qu’il mérite

Jean-Paul Tillement

Cet hommage est si bien exprimé qu’il est inutile d’y ajouter quoique ce soit; hormis d’indiquer à titre personnel l’immense joie que je ressens devant l’annonce de cette très haute distinction décernée à notre parfait Ami

Jean Costentin

Obligation vaccinale contre la Covid-19, un devoir de santé publique et un engagement démocratique

Publié le 9 juillet 2021

Télécharger le communiqué (PDF)

Communiqué de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie nationale de pharmacie [1]

9 juillet 2021

Depuis le lancement de la campagne nationale de vaccination contre la Covid-19, l’Académie nationale de médecine s’est exprimée publiquement à 7 reprises par communiqués de presse.

Elle a notamment rappelé et expliqué que seule une vaccination universelle permettrait de contrôler la pandémie au cours de l’année 2021 (14 décembre 2020) ; et que la mise en œuvre du programme de vaccination devait être accélérée (30 décembre 2020).

L’Académie nationale de médecine a préconisé :

– la vaccination de toute femme enceinte exposée ou porteuse de comorbidité (2 mars 2021) ;

– la vaccination obligatoire contre la Covid-19 chez les professionnels de santé, le personnel des EHPAD et les auxiliaires de vie pour personnes âgées (8 mars 2021) ;

– la nécessité de créer un passe vaccinal plutôt qu’un passe sanitaire (29 avril 2021) ;

– l’obligation vaccinale contre la Covid-19 (25 mai 2021) ;

la suspension du remboursement des tests RT-PCR et des tests antigéniques pratiqués pour convenances personnelles (23 juin 2021).

Ces prises de position ont devancé un débat qui ne doit plus être évité devant la reprise épidémique attisée par le variant Delta.  Le principe d’une vaccination fondée sur le volontariat révèle aujourd’hui ses limites, ce qui compromet l’accès au niveau d’immunité collective indispensable pour éviter une recrudescence épidémique au 4ème trimestre. Les avis de l’Académie nationale de médecine émis depuis le lancement de la stratégie vaccinale sont confortés par l’étude de l’Institut Pasteur présentée le 29 juin 2021, concluant que la vaccination est à ce jour « l’approche la plus efficace pour contrôler l’épidémie ». Le lendemain, la HAS estimait, elle aussi, que « la réflexion sur l’obligation vaccinale pourrait s’étendre à l’ensemble de la population. »

Différentes approches informatives et incitatives ont été développées auprès des personnes encore réticentes au vaccin de la Covid-19, sans résultats concluants. Les autorités sanitaires évoquent à présent l’éventualité d’une législation relative à l’obligation vaccinale.

Dans ce contexte, les arguments éthiques doivent impérativement s’ajouter aux arguments de santé publique.

Si la liberté individuelle doit être respectée, elle est toutefois limitée lorsqu’il y a danger pour autrui.

Face à la Covid-19, la vaccination n’est pas seulement un geste civique, c’est un impératif éthique. Il importe que les décisions politiques arbitrées à la suite de la concertation en cours soient éclairées, soutenues et accompagnées par l’avis de personnalités représentatives des champs de la santé et de l’éthique et des instances représentatives de la démocratie sanitaire.

Pour les soignants et les professionnels en charge des personnes âgées et vulnérables, l’obligation vaccinale contre la Covid-19 s’impose au regard des principes de solidarité et de réciprocité. Elle concerne aussi le personnel hospitalier paramédical et administratif, les ambulanciers, les pompiers, etc. Chaque soignant est tenu de tout mettre en œuvre afin de « surtout ne pas nuire ».

Les médecins et pharmaciens partagent un devoir d’exemplarité vis-à-vis de leurs patients et un rôle majeur dans la promotion de la vaccination. Les principes de bienveillance et de non-malfaisance sont au fondement de l’éthique du soin et de l’accompagnement. Mettre sciemment en péril la vie des personnes vulnérables dont on a la charge brouille le sens de l’effort collectif et compromet son efficacité. La protection des plus fragiles est une exigence démocratique à la base même du plan de lutte contre la pandémie. La morbidité et à la mortalité induites par les Covid-19 nosocomiaux en appellent à la responsabilité individuelle et à l’esprit d’engagement, au respect de la déontologie et des bonnes pratiques. Il devrait en être de même pour d’autres professions exercées dans un contexte qui favorise les risques de contamination.

Surseoir à l’obligation vaccinale des soignants revient à consentir implicitement à de nouvelles contaminations liées aux soins.

Concernant l’ensemble de la population âgée de 12 ans et plus, l’obligation vaccinale contre la Covid-19 constitue la seule option réaliste en termes de responsabilisation personnelle et d’engagement solidaire permettant de préserver sa santé, celle des autres et de parvenir à l’immunité collective. L’obligation s’impose quand une vaccination efficace et bien tolérée peut maîtriser une infection sévère, potentiellement mortelle et incontrôlable par tout autre moyen. Plusieurs maladies ont justifié une telle décision en France : la variole (1902-1984), la diphtérie (1938), le tétanos (1940), la tuberculose (1950-2007), la poliomyélite (1964). Plus récemment, 11 vaccins du nourrisson ont été rendus obligatoires en 2017.

Promouvoir l’obligation vaccinale, c’est reconnaître l’urgence d’une mobilisation de la communauté nationale dans la lutte contre un nouveau flux pandémique lié aux variants du SARS-CoV-2. Cela exige un effort de communication visant les personnes isolées, vulnérables ou exclues, dépourvues de recours à une information pertinente.

L’Académie nationale de médecine et l’Académie nationale de pharmacie rappellent également notre devoir de solidarité internationale à l’égard des populations démunies du privilège de bénéficier de la vaccination.

Pour l’Académie nationale de médecine et l’Académie nationale de pharmacie :

– la Covid-19 réunit toutes les caractéristiques justifiant l’obligation vaccinale ;

– le « passe vaccinal » devrait pouvoir attester du respect de cette obligation ;

– la mise en œuvre de l’obligation vaccinale devrait s’accompagner d’une campagne nationale de communication favorisant une pédagogie ciblée de la responsabilité partagée, évitant toute stigmatisation, dans le cadre d’un engagement démocratique ;

la solidarité vaccinale s’impose au plan international.

[1] Communiqué émis par l’Académie nationale de médecine et l’Académie nationale de pharmacie à la suite d’un débat organisé le 8 juillet avec des personnalités représentatives de plusieurs institutions scientifiques, académiques, sanitaires et civiles.

Ce communiqué vise à alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur l’urgence, pleinement justifiée sur les plans éthique et scientifique, de vacciner toute la population au moment où celle-ci commence à prendre conscience de ses droits et de ses devoirs dans la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Pr Jean Costentin : pourquoi la légalisation du cannabis est pire qu’une aberration

Le Professeur Jean Costentin, président du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT).

Pour Solidarité & Progrès, le phénomène de la drogue n’a jamais été un simple phénomène sociologique. Depuis les guerres de l’opium, la drogue a été l’arme redoutable d’une oligarchie cherchant à imposer son pouvoir politique et financier en asservissant les peuples.

Par conséquence, pour S&P, toute « guerre à la drogue » qui refuse de frapper cette oligarchie au portefeuille (blanchiment, trafic d’armes, corruption, paradis fiscaux, etc.) se condamne d’avance à l’échec. Or, dès 1978, l’hégémonie des banques de la City de Londres dans les paradis fiscaux laissait soupçonner leur rôle primordial dans l’existence d’un marché solidement structuré, de haut en bas. Une réalité confirmée en 2001 par le Vol. IV du volumineux rapport parlementaire sur le blanchiment.

Agnès Farkas, pour Solidarité & Progrès, s’est entretenue avec le professeur Jean Costentin, membre des Académies Nationales de Médecine et de Pharmacie et président du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT). Professeur en pharmacologie à la faculté de Rouen, il dirige une unité de recherche de neuropsychopharmacologie associée au CNRS.

Plusieurs livres du professeur Costentin permettent de s’informer sur la réalité et les enjeux posés par le cannabis :

  • Halte au cannabis, Odile Jacob (2006) ;
  • Pourquoi il ne faut pas dépénaliser l’usage du cannabis, Odile Jacob (2011) ;
  • Le désastre des toxicomanies en France, Docis (2018) ;
  • Dictionnaire critique du cannabis, Docis (2019) ;
  • Toxicomanies, sauvons la jeunesse (sous presse), JDH éditions (2021).

Agnès Farkas : Alerté par la teneur du rapport de la mission parlementaire sur le cannabis « récréatif », vous avez adressé une lettre ouverte (ci-dessous) aux députés qui en sont à l’origine. Le cannabis est déjà largement consommée par 3,9 millions de consommateurs, dont 1,5 million de consommateurs réguliers. Allons-nous vers une banalisation de cette drogue en France ?

Pr. Jean Costentin : Nous n’y allons pas, cette banalisation est déjà là, très solidement implantée. Des Missions interministérielles de Lutte contre les drogues et toxicomanies (MILDT) s’y sont employées depuis plus de trente ans, sous les présidences de : Mme N. Maestracci, D. Jayle, Mme Jourdain Menninger. Seules les présidences de Mr Etienne Apaire et celle actuelle du docteur Nicolas Prisse y ont fait ou font exception, mais le mal est profondément ancré.

Depuis 30 ans on laisse espérer aux consommateurs une légalisation imminente ; ces consommateurs sont de plus en plus nombreux, comme vous le rappelez, et ils sont de plus en plus jeunes. La consommation débute maintenant au Collège, entre 12 et 15 ans. Elle frappe durant la période sensible de la maturation cérébrale, qui se situe entre 12 et 22 ans. Plus cette drogue est expérimentée précocement, plus vite elle est adoptée et plus intensément elle détériore ses consommateurs.

Elle frappe à la période des activités éducatives, de la formation professionnelle, de l’élaboration des projets professionnels et familiaux ; alors qu’elle est la drogue de la « crétinisation », de l’aboulie, de la démotivation, du renoncement ; elle peut donner un sentiment de toute puissance, mais en restant assis et en remettant à plus tard ce qui se débloquera peut-être, mais souvent trop tard. C’est la drogue que s’appliquent à diffuser ceux qui rêvent d’une régression économique, d’un effacement national, d’une reddition dans la confrontation à la compétition qu’instaure la mondialisation (sorte de jeux olympiques de l’intelligence, de l’ingéniosité, du désir de gagner..).

La dégradation majeure de notre système éducatif porte sa marque, puisque sur les 27 Etats membres de l’Union Européenne, la France est le tout premier consommateur de cette drogue, qui contribue à nous remiser au 28e rang du classement PISA qui compare les performances éducatives des Nations.

Après une consultation citoyenne sur le site Internet de l’Assemblée nationale, 92 % des sondés considèrent que la loi actuelle n’est pas efficace et 80 % d’entre eux se prononcent pour la légalisation du cannabis récréatif. Peut-on se fier à cette consultation ?

Il est indubitable qu’avec ce nombre énorme de consommateurs de cannabis en France, la loi actuelle n’est pas efficace. Qui peut s’en étonner s’il prend conscience que cette loi n’a jamais été enseignée, qu’elle est largement méconnue, des jeunes en particulier. Vous les surprendriez en leur indiquant que sa transgression pourrait leur valoir une année d’emprisonnement ou 3500 € d’amende. Cette loi n’a jamais été expliquée, et moins encore justifiée à partir des méfaits qu’elle voulait prévenir.

L’éducation nationale a été complètement défaillante, au point que l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies (OEDT) a décerné un carton rouge à notre Nation pour ses carences éducatives majeures à cet égard. Pendant ce temps des lobbies idéologiques, politiques, économiques, des déconstructeurs et des desperados sociétaux l’attaquent de façon synchronisée et convergente.

Pendant ce temps le pouvoir judiciaire, pour ne pas appliquer sa rigueur, au lieu de l’adapter aux circonstances et aux individus qui la violent (alors qu’elle revendique régulièrement cette attitude en contestant les peines planchers) classe presque systématiquement sans suite sa violation ; ç’en est au point de dissuader les forces de l’ordre de lui présenter les contrevenants. La transformation de ce délit en une simple contravention d’un montant de 200 €, au recouvrement aléatoire, sans que son montant ne soit accru en cas de récidive, contribue davantage à cette banalisation, et fait fi de la prévention.

François-Michel Lambert, député du groupe Libertés et Territoires, membre également de la mission d’information sur les usages du cannabis et co-auteur de la proposition de loi sur la légalisation du cannabis récréatif appelle à sa légalisation sur la base du rapport du CAE (Conseil d’analyse économique) : Cannabis : comment reprendre le contrôle ?, avec l’appui du think tank d’ Olivier Ferrand, Terra Nova. Est-ce un moyen de reprendre le contrôle sur le trafic du cannabis ?

On déplorera énormément que les dimensions sanitaire, sociale et sociétale soient à peu près absente de la glose de ces éminences, j’espère que vous m’interrogerez sur ces points majeurs. La France occupant la pole position des consommateurs de cannabis, mobilise pour sa diffusion près de 220000 dealers.

  • Qui croira qu’un cannabis plus facilement accessible n’augmentera pas le nombre de ses consommateurs ? Des enquêtes partielles que j’ai effectué sur les raisons qui sont à l’origine de l’absence de consommation de cannabis par la majorité des jeunes (soit environ 80% d’entre eux), il apparaît que 60% s’en abstiennent surtout par conviction de sa toxicité et pour les autres (soit 40%) c’est en raison de sa prohibition. La légalisation du cannabis ferait croire aux premiers que ce n’est pas très toxique puisque l’Etat, par nature protecteur, l’autorise, quant aux seconds, ils n’auraient plus à franchir le Rubicon de l’interdit pour le consommer.
  • Qui croira que les 220.000 dealers mettront fin à leurs trafics ? L’Etat, pour tenter de réduire la catastrophe qu’il organise, proposera un cannabis plus faiblement dosé en tétrahydrocannabinol (THC- le composant psychotrope addictif principal), et à un prix plus cher que les produits qui sont actuellement en circulation. Le consommateur préférera le produit le plus fort et le moins couteux proposé au marché noir que « la tisane » d’Etat. Si le chiffre d’affaire des dealers venait à diminuer ils sauraient compléter leur offre d’autres drogues, telle la cocaïne dont la vente s’envole, les amphétamines, les cathinones, l’ecstasy, les cannabinoïdes de synthèse qui se multiplient, les morphiniques dont la redoutable héroïne…et la police restera mobilisée, et ce sera toujours la guerre des gangs pour leurs territoires… Évitons l’angélisme et la crédulité pour imaginer la suite pour ces voyous

Pionnier du cannabis récréatif, l’Etat du Colorado a adopté une loi qui autorise les médecins à prescrire du cannabis médical en lieu et place des opioïdes depuis le 2 août. Soulignons que les ventes totales de cannabis au Colorado ont dépassé les 2 milliards $ (1,65 milliard €) en 2020, le montant le plus élevé depuis la légalisation du cannabis dans l’État votée en 2012. Selon Newsweed du 21 janvier 2021 : « Les dispensaires de l’État ont récolté 175 millions $ en novembre, une augmentation de 17% par rapport à 2019. En retour, l’État a récolté 32,3 millions $ de taxes. Les ventes du Colorado étaient de 1,7 milliard $ en 2019 et de 1,5 milliard $ en 2018. L’État a rapporté un peu de plus de 387 millions $ en taxes et en frais en 2020. » Déjà des sociétés prospèrent et se spécialisent dans le développement pharmaceutique à base de cannabis. Peut-on voir un lien entre la légalisation du cannabis récréatif et celle du cannabis thérapeutique en France ?

Notons que cette manne financière a un coût ; dans l’Etat du Colorado justement il a été calculé que pour un dollar encaissé, l’Etat devait verser 4,5 dollars pour les frais induits (hospitaliers, d’assurances, d’accidents, etc…). Cette consommation concerne des femmes enceintes et la fréquence d’anomalies constatées chez les nouveaux nés, puis chez l’enfant et chez de jeunes adolescents, est en hausse significative.

Tous les Etats qui ont légalisé le cannabis dit « récréatif », notez que j’ai horreur de cette appellation fallacieuse, là encore banalisante, qui s’applique à cacher que souvent la « récré » se termine mal par la collection de drames variés. Donc tous les Etats ayant légalisé le cannabis en tant que drogue, se sont appliqués préalablement à le déguiser en médicament, selon la stratégie du cheval de Troie. Le cannabis dit « thérapeutique » est le faux nez du cannabis dit « récréatif ». Concluant des audits sur ce cannabis dit « thérapeutique », l’Académie de médecine avait intitulé le communiqué qui synthétisait son rapport : « Le cannabis- un faux médicament – une vraie drogue ».

Et si on parlait addiction ! La légalisation ne modifie-t-elle pas la perception des usages des drogues ?

Laisser planer en permanence l’imminence de la légalisation du cannabis participe, on l’a dit, à sa banalisation ; sa consommation s’étant accrue, il est plus difficile de la faire régresser. Cette addiction auto-entretenue se trouve auto-aggravée. L’escalade vers d’autres drogues est vérifiée par l’épidémiologie, elle est la conséquence du développement d’une tolérance à ses effets ; c’est à dire de leur amoindrissement au cours de l’usage, qui vire à l’abus, par augmentation des doses et de la fréquence des consommations.

Quand cela ne suffit plus pour accéder au « plaisir » recherché, une autre drogue sera ajoutée, puis une autre encore, aboutissant à une poly-toxicomanie ; c’est l’ascension des échelons de l’échelle des toxicomanies vers son sommet, celui de l’héroïne.

Des études récentes montrent que par un mécanisme épigénétique (sans modification de l’ADN, mais par modification de sa facilité à être exprimé) l’exposition d’un individu au cannabis modifie la perception qu’il aura des morphiniques ou bien de la cocaïne, ce qui accroit son appétence ultérieure pour ces deux drogues.

Pouvez-vous nous décrire quelques conséquences biologiques sur les usagers du cannabis ?

Merci de me permettre de m’exprimer sur ce sujet trop systématiquement occulté par ceux qui pérorent sur le cannabis avec toute la suffisance que permet leur méconnaissance de ces aspects sanitaires.

La toxicité physique du cannabis fumé l’emporte de loin sur celle du tabac (75 000 morts chaque année en France), sa combustion produit environ 6 fois plus de goudrons cancérigènes ainsi que de ce gaz très toxique qu’est l’oxyde de carbone (CO), de là sa toxicité cardio-vasculaire (3e cause de déclenchement d’infarctus du myocarde, artérites, accidents vasculaires cérébraux).

Trois femmes sur 4 qui fument du cannabis sont incapables d’arrêter sa consommation en cas de grossesse, ce qui abrège la grossesse (prématurité) et comporte le risque de malformations, d’hypotrophie fœtale, de ralentissement du développement psychomoteur, de vulnérabilité aux troubles du spectre de l’autisme, d’hyperactivité avec déficit de l’attention, d’une vulnérabilité aux toxicomanies….

Par un mécanisme épigénétique les individus en âge de procréer qui exposent leurs spermatozoïdes ou leurs ovules au THC du cannabis transmettent à leur progéniture des modifications de l’expression de certains de leurs gènes, qui peuvent se traduire par des anomalies du type de celles vues lorsque la femme enceinte consomme du cannabis, mais d’autres encore telle une vulnérabilité à la schizophrénie.

La toxicité cérébrale du cannabis, THC, outre ses effets énivrants, désinhibiteurs, inducteurs d’accidents (surtout en association avec l’alcool), inducteurs au long cours d’effets anxiogènes et de dépression de l’humeur, est due au fait qu’elle s’abat sur la jeune génération durant la phase de sa maturation cérébrale (12 à 24 ans) qui est aussi celle de l’éducation.

Elle peut ainsi être à l’origine de cette pathologie psychiatrique très grave qu’est la schizophrénie (folie au sens commun du terme). Si l’on parvenait à éradiquer le cannabis de l’environnement de notre jeunesse, notre pays compterait près de 80 000 schizophrènes en moins. Le cannabis peut induire de novo l’affection, il peut décompenser un état latent, il aggrave la maladie déclarée, il diminue l’efficacité des médicaments antipsychotiques qu’on oppose à ses troubles délirants et hallucinatoires.

Je vous laisse le mot de la fin ?

Le cannabis n’est pas une drogue douce, c’est une drogue lente qui s’accumule dans le cerveau ; y persistant de plusieurs jours à plusieurs semaines ; son pouvoir « d’accrochage » —son action addictive est élevée puisqu’il finit par rendre dépendant— par piéger plus de 20% de ceux qui l’ont expérimenté ; de là ces 1.500.000 usagers réguliers qui bravent en France une législation rigoureuse ( jamais appliquée).

On ne dispose d’aucun moyen pour en débarrasser le sujet qui en est devenu dépendant. Drogue de la « crétinisation », il chausse nos jeunes de chaussures à semelles de plomb, dans une période où l’intelligence est de plus en plus sollicitée.

L’appétence des uns pour cette drogue avive les appétits d’autres qui en attendent des bénéfices énormes, au prix d’une faillite sociale et sociétale qui ne les trouble pas. Cette drogue fait frémir d’aise les déconstructeurs, ceux qui militent pour une régression économique, des desperados, des idéologues au service de l’anéantissement de notre société, des démagogues, des addictologues à contre-emploi… c’est d’effroi qu’elle devrait faire frémir les autres, comme nous même.

Source

Addictions : les jeunes peu conscients des risques

Par Jean-Guillaume Bayard
Les jeunes ont tendance à minorer les risques du tabac, de l’alcool des drogues et des écrans. Du côté des médecins généralistes, la prévention concerne surtout le tabac mais reste encore trop faible pour l’alcool et le cannabis.

Addictions : les jeunes peu conscients des risques

ANTONIOGUILLEM/ISTOCK




L’ESSENTIEL

  • 84% des interrogés boivent de l’alcool, 56% fument du tabac, 36% du cannabis, 5% consomment des drogues dures et 41% déclarent passer plus de 6 heures par jour devant un écran.
  • La perception du risque est relativement élevée pour les drogues dures mais baisse drastiquement pour le tabac et le cannabis tandis que l’alcool et les écrans paraissent banalisés.
  • La consommation de ces substances a des conséquences à court terme chez les jeunes.

La pandémie, les mesures restrictives et l’augmentation du télétravail ne sont pas sans conséquence sur les addictions des Français. Parfois, reconnaître une addiction peut être difficile, notamment chez les jeunes qui ont tendance à minimiser les risques liés au tabac, à l’alcool, la drogue ou même aux écrans. C’est ce que montre un sondage mené par Ipsos pour le groupe d’assurances la Macif sur des jeunes de 16 à 30 ans.

Un cocktail de substances

Chez les jeunes, la substance la plus consommée est l’alcool puisque 84% des interrogés indiquent en boire. Derrière, se trouve le tabac (56%) et le cannabis (36%). Enfin, il y a les drogues dures dont la prise régulière concerne 5% des jeunes. Mais ce n’est pas tout puisque le sondage a également évalué l’addiction liée aux écrans et les résultats révèlent que 41 % des jeunes interrogés déclarent passer plus de 6 heures par jour devant.

L’usage de ces différentes substances peut s’additionner et entraîner une poly-consommation. “Quand on prend une drogue dure, systématiquement, on boit de l’alcool et on fume”, insiste Adeline Merceron, responsable de l’activité santé chez Ipsos. Ce cocktail de substances peut poser problème et empêcher de sortir du cercle vicieux de la consommation. “Il peut y avoir interaction entre les substances, relève Cécile Masset, médecin scolaire à l’université catholique de Lille. Quand on va essayer de vous sevrer, il risque d’y avoir transfert de dépendance ; par exemple, si un jeune arrête l’alcool, il va fumer davantage.” Les écrans aussi sont présents dans ce mélange puisque la prise régulière de produits est corrélée à une augmentation du temps passé devant ceux-ci.

Des conséquences minimisées

Ce que le sondage met principalement en lumière c’est le manque de conscience des risques encourus par les adolescents. “On sait qu’au niveau des addictions, c’est à l’adolescence que tout se joue, assure Emmanuel Petit, en charge de la prévention à la Macif. De toute façon, ils vont tester ces substances, donc autant leur donner les clefs de compréhension pour le faire dans un environnement sécurisé.” Il apparaît à travers ce sondage que la perception du risque est relativement élevée pour les drogues dures mais baisse drastiquement pour le tabac et le cannabis tandis que l’alcool et les écrans paraissent banalisés. “Souvent, ces jeunes ont une illusion de contrôle, ajoute Jessica Sautron, psychologue et thérapeute spécialiste de la famille. Mais la prise de conscience intervient au moment d’une faillite, : une séparation, un retrait de permis, la perte d’un travail.”

Sans attendre le long terme, la consommation de ces substances a des conséquences à court terme chez les jeunes. Le sondage révèle que 52 % des jeunes ont perdu le contrôle d’eux-mêmes au moins une fois au cours des 12 derniers mois, après avoir consommé une de ces substances. Et un sur cinq au moins dix fois dans l’année. Les résultats révèlent que 14% sont du fait du cannabis, 7 % de drogue dure et 61 % des écrans interactifs. Cela entraîne beaucoup de bad trips, de l’échec scolaire et professionnel pour 30 %, et un isolement pour 27 %. Enfin, pour 20 %, cette consommation, généralement festive, provoque des pensées suicidaires, 29 % des agressions physiques et sexuelles, et 14 % un accident de circulation.

Le travail préventif des généralistes varie selon les substances

En parallèle de ce sondage, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) vient de publier deux études sur les opinions et pratiques des médecins généralistes libéraux en matière de prévention. En première ligne concernant la prévention, il apparaît dans ces recherches que les médecins font quasiment systématiquement ce travail préventif sur les risques liés à la consommation de tabac mais avec plus de parcimonie concernant l’alcool et le cannabis. Dans les chiffres, 66% d’entre eux font ce repérage pour chacun de leurs patients pour le tabac mais cela tombe à 43% pour l’alcool et chute à 24% pour le cannabis.

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Le gouvernement veut lutter contre le tabac et l’alcool pour réduire les cancers

Le gouvernement veut lutter contre le tabac et l'alcool pour reduire les cancers
Le gouvernement veut lutter contre le tabac et l’alcool pour réduire les cancers© AFP/Archives/ROSLAN RAHMAN

Aller vers une France sans tabac, ce qui inclut de nouvelles hausses des prix, et limiter les excès d’alcool sont deux axes majeurs de la stratégie de lutte contre le cancer pour les dix années à venir, détaillée lundi par le gouvernement.

Les grandes lignes de cette stratégie décennale 2021-2030 avaient été annoncées en février par le président Emmanuel Macron, et le premier comité de pilotage s’est réuni lundi.

L’un des principaux objectifs de ce plan est de « réduire de 60.000 par an le nombre de cancers évitables à horizon 2040 », indique le Premier ministre Jean Castex dans le dossier de présentation.

Selon les chiffres officiels, 382.000 personnes apprennent chaque année qu’elles sont touchées par un cancer et 157.500 en meurent. Or, on estime que 153.000 cancers par an pourraient être évités.

C’est pourquoi l’action publique doit être guidée par « la perspective d’une France affranchie du tabac », selon les termes du plan. Avec 45.000 morts par an, le tabac est en effet « le premier facteur de risque de cancer ».

Le gouvernement veut donc poursuivre l’action menée dans le cadre de la lutte anti-tabac ces dernières années, qui a permis de faire baisser d’1,6 million le nombre de fumeurs entre 2016 et 2018.

« Le prix de vente de tous les produits du tabac devra converger vers les prix les plus hauts, pratiqués par les pays les plus avancés sur ce sujet (AustralieRoyaume-Uni, Irlande) », selon le plan.

Plusieurs hausses de prix ont été imposées en France ces dernières années, et le paquet de 20 cigarettes coûte désormais environ 10 euros. Mais en Australie, cela peut aller jusqu’à l’équivalent de 30 euros.

Juste derrière le tabac, « l’alcool est le deuxième facteur de risque de cancer ».¨Pourtant, « son image est positive pour la population qui l’associe à la fête, à la convivialité et au plaisir ».

C’est pourquoi la stratégie de réduction envisagée n’est pas la même que contre le tabac: il faut « prendre en compte la dualité +risque/plaisir+ propre à la consommation » d’alcool.

L’objectif n’est donc pas le zéro alcool, mais la diminution des consommations excessives, supérieure aux repères établis par les autorités sanitaires.

Cela passe par l’adoption d’un « programme national de prévention du risque alcool, interministériel et pluridisciplinaire ».

Les autres objectifs de la stratégie de lutte contre le cancer sont de « réaliser 1 million de dépistages en plus à horizon 2025, réduire de 2/3 à 1/3 la part des patients souffrant de séquelles 5 ans après un diagnostic, améliorer le taux de survie des cancers de plus mauvais pronostic à horizon 2030 », selon M. Castex.

Pour renforcer le dépistage du cancer colorectal, à partir d’octobre prochain, toute personne éligible pourra recevoir le kit nécessaire à domicile, après une commande en ligne, sans consultation médicale préalable.

En février, M. Macron avait indiqué que cette stratégie décennale s’appuierait sur un financement de 1,7 milliard d’euros pour les cinq premières années, dont 600 millions d’euros pour la recherche.

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CNPERT : Drogaddiction.com


Dix ans déjà bien tassés !

C’est un travail quotidien de grande qualité qu’accomplit notre maitre du web, Monsieur Guy Millant sur le site qu’il a créé.

Dix ans déjà, cet anniversaire est l’occasion de saluer l’œuvre accomplie. A partir des publications essentiellement françaises qu’il recueille chaque jour et les travaux scientifiques internationaux que nous sélectionnons, de nombreux messages vous sont proposés tous les matins auxquels s’ajoute la lettre bi- mensuelle du CNPERT qui attire l’attention sur l’actualité.
Un grand merci et toute notre reconnaissance à notre ami Guy Millant. Qu’il sache que son travail est utile, efficace et apprécié 


Jean-Paul Tillement
Vice président du CNPERT

Lettre du CNPERT Juillet 2021

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