Recherche

Auteur

cnpert

Covid-19 : faut-il arrêter de boire de l’alcool ?

En cette période de confinement, boire un verre le soir pour se détendre peut paraître une bonne idée. Sauf que ce geste, en apparence anodin, pourrait augmenter vos risques d’attraper le coronavirus. Explications.
pour wine in a glassIstock
Face à l’actualité anxiogène de ces jours-ci, vous ne jurez que par votre verre de rouge pour vous détendre ? Mauvaise idée. Si les autorités alertent régulièrement sur les risques engendrés par la consommation d’alcool, et plus particulièrement en période de confinement où celle-ci augmente, sachez qu’elle peut aussi impacter votre système immunitaire et vous rendre plus faible face au coronavirus

L’alcool affaiblit le système immunitaire… et augmente donc vos risques de tomber malade

Et, non, ce n’est pas une farce. D’après des chercheurs de l’École de médecine du Massachusetts de Worcester, ingérer de trop grandes quantités d’alcool affecterait le système immunitaire et rendrait le buveur bien plus vulnérable aux infections virales.

Pour arriver à une telle conclusion, les scientifiques ont exposé des monocytes, les cellules qui interviennent dans les lignes de défense de l’organisme, à des substances chimiques qui miment les virus et les bactéries.

Ajouté à cela, la moitié de ces globules blancs a également été exposée à des niveaux d’alcool qui sont généralement observés dans le sang des personnes après avoir bu quatre à cinq verres par jour, durant toute une semaine.

Les chercheurs ont alors observé que les cellules « alcoolisées », une fois exposées aux virus, produisaient seulement un quart de la quantité d’interféron-1 habituellement fabriquée par les monocytes.

« Les interférons ont un rôle décisif, c’est la première réponse à n’importe quelle infection virale. Il n’y pas d’élimination virale sans cela », explique au New Scientist le docteur Gyongyi Szabo, qui a mené l’étude.

Au cours du test, les cellules ont montré de bien moins grandes capacités à lutter contre les virus, comme l’hépatite C et le VIH.

Un organisme moins vigilant face au cancer

Par ailleurs, le système immunitaire des gros consommateurs d’alcool pouvait également être moins vigilant face au développement de cancers.

Or, l’infection au Covid-19 s’avère davantage mortelle chez les personnes fragiles, qui souffrent de maladies chroniques ou de cancers.

Un risque que confirme le Ministère de la Santé : « les patients atteints de cancer représentent une population plus exposée aux risques d’infection (au Covid-19, ndlr) et aux complications possibles ».

En effet, les traitements contre les cancers, comme les thérapies immunosuppressives, réduisent l’efficacité du système immunitaire et exposent à un risque accru de contracter une infection.

Des raisons suffisantes pour freiner sa consommation d’alcool en période de confinement.

Pour rappel, d’après les nouveaux repères de consommation élaborés par Santé publique France et l’INCa, il faut « consommer maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours ».

Source

Légalisation du cannabis : où cela peut-il mener ?

Aux États-Unis, plus de trente états ont légalisé l’usage médical du cannabis, et une douzaine ont même légalisé son usage dit « récréatif », autrement dit sa consommation sans nécessité d’un « alibi » médical. Mais où cela peut-il mener ? s’interroge JAMA Psychiatry.

Pour une approche documentée de cette question, une équipe a évalué l’impact de ce changement de législation aux États-Unis sur la consommation de cannabis entre 2008 et 2016, sur des sujets âgés de 12 à plus de 26 ans. Portant sur 505 796 participants (dont 51,51 % de femmes et 77,24 % de personnes de plus de 26 ans), cette étude permet de faire les constats suivants :

Chez les jeunes de 12 à 17 ans, l’incidence des troubles liés à la consommation de cannabis (cannabis use disorders) a « augmenté de plus de 25 % » dans les états ayant libéralisé l’usage de ce produit, comparativement aux états avec une législation moins permissive : Odds Ratio OR = 1,25 ; intervalle de confiance à 95 % IC [1,01–1,55].

Chez les sujets âgés de plus de 26 ans, la consommation de cannabis a augmenté dans des proportions identiques, passant de 5,65 % à 7,10 % : OR = 1,28 ; IC [1,16–1,40].

Pour les auteurs, cette banalisation de la consommation de cannabis suscite ainsi une « préoccupation pour la santé publique. » Il paraît donc nécessaire de mieux comprendre les mécanismes et les conséquences de cette banalisation, en identifiant surtout les groupes les plus particulièrement vulnérables. La société (ici celle des U.S.A, mais plus généralement celle de tout pays) doit mettre en balance les « conséquences néfastes de la banalisation du cannabis » (notamment psychiatriques) et les « coûts sociaux bien connus associée à la prohibition », en d’autres termes les conséquences des trafics en terme de délinquance et de marché noir.

Pour les éditorialistes de JAMA Psychiatry, cette libéralisation du cannabis doit inciter les chercheurs et les décideurs politiques à explorer les leviers disponibles pour minimiser les effets sur la santé publique des adolescents et des personnes les plus vulnérables.

Dr Alain Cohen

La crise des coronavirus pourrait augmenter les habitudes de consommation des consommateurs

La pandémie de coronavirus pourrait pousser certains utilisateurs de drogues à usage récréatif à une utilisation plus grave et potentiellement nocive des substances, tandis que la consommation de «drogues de fête» diminue, a déclaré un spécialiste de la toxicomanie.

Pour certains utilisateurs occasionnels de cannabis ou de cocaïne, le verrouillage s’avérera probablement un point de crise de santé mentale qui les amènera à prendre des drogues plus fréquemment, a déclaré le professeur Adam Winstock, fondateur et directeur de la Global Drug Survey.

Certains consommateurs de drogues, dont les habitudes sont déjà sur le point de poser problème, pourraient également passer à l’utilisation de drogues différentes et peut-être plus dures, augmentant le risque de dépendance, de surdosage et d’autres méfaits, a-t-il déclaré avant le lancement de l’enquête 2020.

Mais Winstock, un psychiatre consultant basé à Londres et spécialiste de la médecine de la toxicomanie, a déclaré qu’il était également probable que de nombreux utilisateurs de drogues récréatives réduiraient leur consommation pendant l’épidémie de Covid-19, les premières preuves montrant une baisse de la demande de drogues festives telles que l’ecstasy et cocaïne.

« Je suis certain qu’il y aura une proportion de personnes pour qui Covid sera la crise du basculement », a déclaré Winstock. « Là où auparavant leur consommation d’herbe ou de coke était une ou deux fois par semaine, c’est maintenant trois ou quatre fois par semaine, et quand ils n’utilisent pas, ils se sentent anxieux et misérables.

«Si vous étiez à la limite d’une utilisation problématique, vous allez soit utiliser la pandémie comme une opportunité pour réduire l’utilisation et améliorer la santé mentale, soit votre utilisation va s’intensifier. Et comme vous manquez de votre choix de médicament préféré, vous chercherez d’autres médicaments pour compenser cela. »

L’enquête de cette année demande aux répondants de décrire comment le coronavirus a affecté leur consommation de drogues, leur santé mentale et leurs relations personnelles. Pour la première fois, il comprendra également des questions sur la violence domestique en raison d’une augmentation du nombre de cas pendant le verrouillage.

Des recherches dirigées par le professeur Gail Gilchrist, du National Addiction Center du King’s College de Londres, qui a donné des conseils sur l’enquête, ont révélé un risque accru d’hommes commettant des violences entre partenaires intimes lorsqu’ils se retiraient ou avaient envie d’alcool et d’héroïne.

Winstock a déclaré que les preuves d’autres experts en matière de drogue et des forces de l’ordre du monde entier suggéraient une baisse de la demande de drogues telles que la cocaïne et l’ecstasy, qui étaient généralement consommées socialement, en partie en raison du risque accru pour les revendeurs d’effectuer des livraisons à domicile.

Il a ajouté que l’approvisionnement de certains médicaments pourrait commencer à s’épuiser dans les semaines à venir, conduisant notamment les utilisateurs vulnérables à prendre des alternatives plus dangereuses.

Par exemple, au Royaume-Uni, des utilisateurs de sans-abri se sont tournés vers l’héroïne et l’alcool en raison d’une pénurie de cannabinoïdes synthétiques, tels que les épices.

Les tendances intéressantes de la consommation de drogues à l’étranger pendant la pandémie comprennent une augmentation de la demande de kétamine à Berlin, a déclaré Winstock, ajoutant qu’à de faibles doses, l’anesthésique dissociatif avait un effet engourdissant qui pouvait plaire aux personnes souhaitant se couper de la crise.

Source

L’autre épidémie qui frappe les États-Unis.

Ce sont de petites pilules, des médicaments vendus légalement dans des pharmacies et qui font des ravages. Ils ont le même composant qu‘une drogue dure : l’héroïne et sont même parfois jusqu’à mille fois plus concentrés en opium.

Les États-Unis consomment 80% de la production mondiale de ces cachets. À leur insu donc, les Américains ingèrent de l’opium, présent dans ces médicaments, prescrits par leurs médecins et en deviennent dépendants.

Ces pilules tuent près de 200 personnes chaque jour.
Ce film, signé Sophie Przychodny et produit par Babel Doc, nous emmène au cœur de ce système mortel en Oklahoma, l’un des États les plus touchés. Pendant un an, la réalisatrice a suivi le combat d’une petite communauté face aux grands laboratoires et au corps médical. Une enquête remarquable et édifiante.

En ces temps de confinement, découvrez ce film et tout Spicee en illimité, en profitant de l’offre  de Spicee:
2 mois d’abonnement pour 1 euro seulement avec le code promo ALAMAISON

Cliquez ici pour vous inscrire

Lettre du CNPERT Mai 2020

Téléchargez la lettre du CNPERT de Mai 2020 est disponible en cliquant ici

Coronavirus et toxicomanies, impérities au sommet

2 Mai 2020

Professeur Costentin

N’étant pas sortis de cette inquiétante coronavirose, il est prématuré d’évoquer les changements qui s’imposeront dans sa suite. Néanmoins, une analyse « à chaud » pourra inspirer de nécessaires aggiornamentos.

Si de deux maux il faut choisir le moindre, cela n’apparaît pas évident dans l’arbitrage opéré par le gouvernement entre la coronavirose et les toxicomanies.

Rappelons qu’en France, et depuis longtemps, tabac et alcool sont responsables, quotidiennement, de plus de 300 décès ; un chiffre de l’ordre de grandeur de la létalité du Covid-19 en sa phase aiguë.

Pour rendre plus supportable le confinement imposé à nos concitoyens, le gouvernement l’a assorti d’un libre accès au tabac (civettes restant ouvertes) et à l’alcool (les magasins qui en vendent restant également ouverts).

Schématisant, le message est clair : « Fumez, alcoolisez-vous, le temps passera plus vite. » Pourtant, qui peut ignorer que l’oisiveté et l’ennui aggravent les addictions ? Cette tolérance peut conduire à la rupture d’une abstinence difficilement obtenue, à l’intensification de consommations qui restaient modérées et même, pour l’alcool, à
l’entrée dans sa consommation.

Le tabac, en milieu confiné, menace les commensaux de tabagisme passif. En l’absence d’activité physique, les calories apportées par l’éthanol font
prendre du poids. L’alcool peut majorer les troubles psychologiques induits par le confinement ; il peut susciter ou exacerber une agressivité dirigée contre le/la conjoint(e) et/ou les enfants.

Le tabac, malgré des allégations d’effets protecteurs de la nicotine sur l’infection par le Covid-19, ne peut qu’aggraver le cours de la maladie, de par ses goudrons, son oxyde de carbone et les altérations broncho-pulmonaires constituées.
Le cannabis a été le grand oublié des recommandations du ministre de la Santé (fervent défenseur, jusqu’il y a peu, du « cannabis thérapeutique ») et du directeur général de la Santé.

Alors qu’ils avaient très opportunément déconseillé les anti- inflammatoires non stéroïdiens et les corticoïdes qui, en déprimant l’immunité, peuvent faire flamber l’infection, ils sont demeurés muets sur la consommation de cannabis.

Son tétrahydrocannabinol / THC a pourtant des effets immunodépresseurs avérés, diminuant les défenses que l’organisme peut opposer au virus. De plus, les goudrons, irritants pour l’arbre respiratoire, et l’oxyde de carbone (CO), produits par la combustion de la résine de cannabis, sont sept fois plus abondants que ceux issus de la combustion du tabac.

Cet oxyde de carbone ampute l’hémoglobine sanguine de son pouvoir de transporter l’oxygène, depuis les poumons qui le captent jusqu’aux tissu qui le consomment. Cet effet est particulièrement délétère dans une infection où dominent les troubles respiratoires.

Ce « Passez, il n’y a rien à voir » est particulièrement dommageable, Monsieur le Ministre, dans notre nation qui compte 1.500.000 usagers réguliers de cannabis, dont 900.000 sont des consommateurs quotidiens et multi-quotidiens. S’il s’agit d’une
omission, réparez-la vite ; si, par contre, ce mutisme est délibéré, il faudra l’expliquer.

On ne veut pas imaginer que dans l’inconfort du confinement, ce soit conçu pour majorer le « réconfort » du duo tabac-alcool, en y ajoutant le cannabis.
En cette période de grande confusion, certains, en toute impudence, avancent leurs pions et tendent leur sébile.

Sans aucune preuve, d’aucuns prétendent que le cannabidiol pourrait être souverain sur l’agression pulmonaire du virus… N’avez-vous pas été sollicité, Monsieur le Ministre, avec des trémolos compassionnels débridés, pour autoriser dans les EHPAD la dispensation de cannabis à nos anciens ?

Notre nation a plongé, sans y opposer de réactions appropriées (législatives, policières, éducatives…) dans la fosse des drogues et des toxicomanies. De puissants lobbies, de
l’alcool, du tabac, du cannabis, et même des industries pharmaceutiques, mus par de sordides intérêts (sordides car aux antipodes de tout humanisme), ont subverti une part de l’opinion, des médias, des décideurs qui, ensemble, ont installé cette situation désastreuse.

Ils agissent pour l’entretenir et même s’appliquent à l’aggraver. La France, pour améliorer la santé physique ainsi que psychique de ses citoyens et pour redresser
son économie, devra brûler tout ce que ceux-là lui ont fait adorer.

Les effets du cannabis

Les pétitionnaires du cannabis : le retour pendant la crise sanitaire ! par Jean Costentin

Faisant feu de toute herbe, c’est sur celui de la coronarovirose et du drame qui frappe nos EHPAD, qu’ils viennent réchauffer leur vieille gamelle.

Ils s’adressent au Premier ministre ainsi qu’au ministre de la Santé qui était, il y a peu, fervent défenseur du cannabis dit « thérapeutique » ; on peut même se demander s’il ne leur a pas suggéré l’idée de venir l’interpeller. Cela prend la forme, dans L’Obs, d’une tribune intitulée « Donnons du cannabis médical à nos aînés qui en ont besoin pour passer la période de confinement », parue ce 23 avril.

Avec des trémolos, ils requièrent de toute urgence la mise à disposition du « cannabis médical » pour nos seniors confinés dans les EHPAD. « Nous le devons bien à celles et ceux qui ont déjà payé un si lourd tribut à la pandémie et qui vivent dans l’angoisse et le désespoir. » Pour éviter d’être grossier, je ne qualifierais pas leur rouerie, qui me donne la nausée.

Ne pas citer les noms de ces miles militis du chichon les priverait d’une des rares occasions qu’ils ont encore de faire parler d’eux ; donnons-leur cette satisfaction, mais ce sera vraiment la seule.

Parmi la quinzaine de signataires, certains excipent de leur titre de médecin. Espérons qu’ils se souviennent mieux de leur formation médicale que du serment d’Hippocrate, qu’ils ont manifestement oublié. Un professeur d’addictologie fraîchement nommé, Amine Benyamina ; un ancien président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives, Didier Jayle (qui n’a toujours pas réalisé que, dans l’intitulé de sa mission, il y avait le mot lutte) ; Bernard Kouchner, ancien ministre, ancien de beaucoup d’autres fonctions ayant laissé des souvenirs variés ; William Lowenstein ; Bertrand Leibovici et comparses.

Pour apaiser le chaland, ils indiquent qu’il s’agirait d’une ATU (autorisation temporaire d’utilisation).

Pour justifier leur demande, ils prétendent que le cannabidiol/CBD pourrait avoir un intérêt dans la forme terminale du Covid-19. La preuve, disent-ils, c’est qu’un centre médical israélien vient de lancer une étude ! Cela rappelle l’histoire de celui qui n’était jamais allé aux États-Unis mais qui avait vu le paquebot qui y allait. Ils n’éludent pas le fait que, le CBD n’ayant pas les effets addictifs du THC, le compte n’y serait pas pour ceux qui voudraient être shootés. Aussi, nos pétitionnaires ont prévu la mise à disposition d’associations de CBD et de THC ; sauvés !

Cet effet putatif du CBD dans la coronarovirose, c’est nouveau, ça vient de sortir, on n’en sait rien mais « nos » médecins y croient.

Ce qui est avéré, par contre, c’est que le THC, lui, est dépresseur de l’immunité et qu’ainsi, il diminue les défenses que l’organisme peut opposer au virus.

Dans cette logique, le ministère a recommandé de s’abstenir des anti-inflammatoires non stéroïdiens ainsi que des corticoïdes en cas d’infection par le Covid-19. Il eût fallu tordre le bras du ministre pour qu’il ajoute, à ces contre-indications, le cannabis et son THC.

C’eût été trop lui demander quand, trois mois avant d’être ministre, il était, à l’Assemblée nationale, la figure de proue du « cannabis médical ». C’eût été aussi trop demander à nos pétitionnaires d’intégrer cette contre-indication dans leur raisonnement.

Source

Tabac – cannabis : face au Coronavirus, le pire ennemi n’est pas celui que vous croyez…

Une étude chinoise et une autre américaine affirmerait que la nicotine contenu dans la cigarette pourrait protéger certains patients du COVID-19. Sur quoi se basent de telles études ? Quels autres dangers y-a-t-il à cautionner de tels pratiques ?

Jean Costentin : Alors que  le ministère de la Santé a, très opportunément,  indiqué que les Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ainsi que les corticoïdes anti inflammatoires étaient contre-indiqués en cas de coronavirose; il a « omis »  d’y ajouter le cannabis. Drogue oh combien importante dans notre Nation qui, parmi les 28 Etats membres de l’Union européenne, en est, de loin, le plus grand consommateur, avec 1.500.000 usagers réguliers, parmi lesquels 900.000 usagers quotidiens et multiquotidiens.

Serait-ce parce que le ministre, avant de l’être était à l’Assemblée nationale, la figure de proue du cannabis dit « thérapeutique » et qu’il ne voulait pas se dédire, qu’il a oublié de le dire? ;  Cette question mérite d’être posée.

Pourquoi le cannabis doit-il être manifestement contre-indiqué?

1° par ce que son principe actif majeur, le tétrahydrocannabinol / THC,  en agissant sur les récepteurs aux endocannabinoïdes, du type périphérique , CB2, déprime la machinerie immunitaire, en d’autres termes est immunodépresseur; en réduisant l’activité des macrophages,  de certains types de lymphocytes, et de diverses autres cellules impliquées dans la lutte anti-microbienne.

2° parce que la combustion de la résine de  cannabis, élève la température de combustion de l’élément végétal (cannabis ou tabac) qui lui est associé, de 200°; ce qui pousse plus avant leur décomposition thermique, la pyrolyse, engendrant (selon la façon de « tirer » sur le « joint » ou sur le « pétard ») de 6 à 8 fois plus de goudrons, très  irritants pour l’arbre respiratoire; le fragilisant à l’action du Covid19.

3° parce que cette combustion engendre la production de 6 à 8 fois plus d’oxyde de carbone (CO)  gaz éminemment toxique ( à ne pas confondre avec le gaz carbonique, CO2). Sa toxicité est due à sa fixation sur l’hémoglobine, le pigment sanguin qui confère à nos hématies leur teinte  rouge intense. Le CO, se fixant sur l’hémoglobine,  là où se fixe normalement l’oxygène (O2) capté par les poumons, il s’ensuit une diminution de la capacité de capter cet oxygène au niveau des poumons pour l’amener aux tissus qui le consomment. Quand les capacités respiratoires sont amputées par l’infection virale, y ajouter une réduction du pouvoir oxyphorique de l’hémoglobine est particulièrement malencontreux.

4° Le cannabis  est  utilisé  associé au tabac, souvent après un long passé de tabagisme, dont on sait qu’il affecte très significativement l’état du poumon, situation qui culmine dans la broncho pneumopathie chronique obstructive.

Source

 

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑