Tabac – cannabis : face au Coronavirus, le pire ennemi n’est pas celui que vous croyez…

Une étude chinoise et une autre américaine affirmerait que la nicotine contenu dans la cigarette pourrait protéger certains patients du COVID-19. Sur quoi se basent de telles études ? Quels autres dangers y-a-t-il à cautionner de tels pratiques ?

Jean Costentin : Alors que  le ministère de la Santé a, très opportunément,  indiqué que les Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ainsi que les corticoïdes anti inflammatoires étaient contre-indiqués en cas de coronavirose; il a « omis »  d’y ajouter le cannabis. Drogue oh combien importante dans notre Nation qui, parmi les 28 Etats membres de l’Union européenne, en est, de loin, le plus grand consommateur, avec 1.500.000 usagers réguliers, parmi lesquels 900.000 usagers quotidiens et multiquotidiens.

Serait-ce parce que le ministre, avant de l’être était à l’Assemblée nationale, la figure de proue du cannabis dit « thérapeutique » et qu’il ne voulait pas se dédire, qu’il a oublié de le dire? ;  Cette question mérite d’être posée.

Pourquoi le cannabis doit-il être manifestement contre-indiqué?

1° par ce que son principe actif majeur, le tétrahydrocannabinol / THC,  en agissant sur les récepteurs aux endocannabinoïdes, du type périphérique , CB2, déprime la machinerie immunitaire, en d’autres termes est immunodépresseur; en réduisant l’activité des macrophages,  de certains types de lymphocytes, et de diverses autres cellules impliquées dans la lutte anti-microbienne.

2° parce que la combustion de la résine de  cannabis, élève la température de combustion de l’élément végétal (cannabis ou tabac) qui lui est associé, de 200°; ce qui pousse plus avant leur décomposition thermique, la pyrolyse, engendrant (selon la façon de « tirer » sur le « joint » ou sur le « pétard ») de 6 à 8 fois plus de goudrons, très  irritants pour l’arbre respiratoire; le fragilisant à l’action du Covid19.

3° parce que cette combustion engendre la production de 6 à 8 fois plus d’oxyde de carbone (CO)  gaz éminemment toxique ( à ne pas confondre avec le gaz carbonique, CO2). Sa toxicité est due à sa fixation sur l’hémoglobine, le pigment sanguin qui confère à nos hématies leur teinte  rouge intense. Le CO, se fixant sur l’hémoglobine,  là où se fixe normalement l’oxygène (O2) capté par les poumons, il s’ensuit une diminution de la capacité de capter cet oxygène au niveau des poumons pour l’amener aux tissus qui le consomment. Quand les capacités respiratoires sont amputées par l’infection virale, y ajouter une réduction du pouvoir oxyphorique de l’hémoglobine est particulièrement malencontreux.

4° Le cannabis  est  utilisé  associé au tabac, souvent après un long passé de tabagisme, dont on sait qu’il affecte très significativement l’état du poumon, situation qui culmine dans la broncho pneumopathie chronique obstructive.

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