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cnpert

Humour : Un gâteau au Cannabis ?

Cannabis : Effets sur la santé

Les fleurs et les feuilles de la plante de cannabis sont utilisées pour leur capacité à entraîner des effets sur l’esprit, notamment :

  • une sensation d’euphorie (« high »)
  • une sensation de bien-être
  • un sentiment de détente
  • des expériences sensorielles accrues relatives :
    • à la vue
    • au goût
    • à l’odorat
    • à l’ouïe

Bien que le cannabis puisse avoir pour effet de vous faire sentir détendu et heureux, votre corps et votre cerveau peuvent également subir des effets :

  • néfastes
  • indésirables
  • désagréables

Parmi ces effets à court terme sur votre cerveau, on trouve :

  • la confusion
  • la somnolence (fatigue)
  • une capacité réduite de :
    • se souvenir
    • se concentrer
    • prêter attention
    • réagir rapidement
  • l’anxiété, la peur ou la panique

Parmi les effets à court terme sur le corps, on trouve également :

La consommation de cannabis peut également conduire à des épisodes psychotiques caractérisés par :

  • la paranoïa
  • les délires
  • des hallucinations

Effets à long terme sur la santé

Les effets à long terme se font sentir graduellement au fil du temps avec une consommation quotidienne ou quasi quotidienne se poursuivant sur :

  • des semaines
  • des mois
  • des années

Les effets à long terme du cannabis sur le cerveau peuvent comprendre un risque accru de dépendance. La consommation à long terme du cannabis peut également nuire à :

  • la mémoire
  • la concentration
  • l’intelligence (QI) (en anglais seulement)
  • la capacité de réfléchir et de prendre des décisions

Les effets semblent aller en s’aggravant si vous :

Ces effets peuvent durer de quelques jours à plusieurs mois ou même davantage (en anglais seulement) après que vous ayez cessé de consommer du cannabis. Ils peuvent ne pas être entièrement réversibles, même après l’arrêt de la consommation de cannabis.

Les autres effets à long terme associés à l’inhalation de la fumée de cannabis sont semblables aux effets associés à l’inhalation de la fumée de tabac. Ceux-ci comportent des risques pour la santé pulmonaire comme :

  • la bronchite
  • les infections pulmonaires
  • la toux chronique (à long terme)
  • une accumulation accrue de mucus dans la poitrine

Source : Gouvernement du Canada

Une enquête poignante sur le combat contre les addictions !

Le cercle des abstinents anonymes, une enquête poignante sur le combat contre les addictions !

Pour son édition de février, l’équipe de Grand angle vous a proposé une enquête poignante sur les addictions aux drogues. Une enquête qui risque de changer votre regard envers les personnes souffrant d’addictions. Cette enquête a été réalisée par Adil Boukhima, Mehdi Wassal, Hicham Ajebli, Souad Gaby et Jalal Lahcen Kamal.

Nous les appellerons Hicham, Mehdi, Sara. Des hommes et des femmes qui ont eu le courage d’affronter leur addiction aux narcotiques. Dépendants aux drogues, aux médicaments ou à l’alcool, ils se sont fixés un but: s’en sortir.

Leurs témoignages sont poignants. Avec dignité, ils racontent leurs années de souffrance et leur volonté de se libérer du cercle de la dépendance. Ils appartiennent à toutes les classes sociales et leurs profils sont divers.

Dans cette enquête, vous en apprendrez plus sur les programmes de prise en charge des personnes souffrant d’addiction. Dans les hôpitaux publics, cliniques privées et centres d’addictologie, c’est un suivi permanent pour éviter la rechute.

Maintenir l’abstinence est un combat quotidien contre l’angoisse, l’anxiété et la fatale attraction de la substance addictive. Traitements de substitutions et thérapies de groupes en faveur des personnes dépendantes sont au cœur du processus de décrochage.

Cliquez ici pour voir la vidéo

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Une méthode efficace pour décrocher du tabac ou de l’alcool

Entretien motivationnel

La médecine préconise d’avoir recours à l’entretien motivationnel pour aider un patient à décrocher du tabac, de l’alcool ou d’un trouble du comportement alimentaire. Comment et avec quels résultats ? Les explications de nos experts.

LES ENTRETIENS MOTIVATIONNELS (EM), C’EST QUOI ET POUR QUI ?

L’entretien motivationnel (EM) est une thérapie centrée sur la personne. Cette « conversation collaborative » vise à renforcer la motivation et l’engagement d’un patient à se libérer d’une addiction, en l’aidant à puiser dans ses propres ressources pour changer de comportement.

Deux psychologues et professeurs d’université anglo-saxons, William R. Miller et Stephen Rollnick, ont inventé, dans les années 1980, cette démarche qui visait, à l’origine, à traiter des dépendances à l’alcool. Certains médecins l’utilisent aujourd’hui dans des domaines variés de la santé : addictions (en particulier le tabac), maladies chroniques, nutrition, santé mentale, etc.

Ce type d’intervention est particulièrement adapté lorsqu’une personne fait preuve d’ambivalence face à un changement de comportement, dont le maintien a déjà ou pourrait avoir des conséquences néfastes sur sa santé ou sa situation sociale.

COMMENT ÇA MARCHE ?

Le médecin pose des questions ouvertes au patient, le valorise, instaure une écoute réflective en résumant, tout au long de l’entretien, ce qui se dit, en liant les événements et en soutenant le discours du patient. « Il devient un partenaire extérieur au dialogue intérieur du patient », résume la pneumologue-tabacologue Anne Dansou.

L’EM repose sur ces principes : la collaboration (accepter le point de vue du patient, ne pas le juger, manifester de l’empathie) plutôt que la confrontation (imposer une vérité et vouloir qu’il l’accepte) ; l’évocation (mettre à jour les buts et valeurs du patient, découvrir sa motivation intrinsèque) plutôt que l’éducation (adopter une posture didactique) ; et l’autonomie (considérer le patient en capacité de choisir et éclairer ses choix) plutôt que l’autorité (dire au patient ce qu’il doit faire).

« L’EM sert à faire émerger les contradictions, les divergences entre l’état actuel du patient et ses valeurs profondes », explique le Dr Ounnoughene, psychiatre. Lorsque le discours de la personne bascule dans cette mobilisation, le médecin peut alors lui apporter des éclairages et lui proposer, sur la base de l’EM, différentes stratégies pour dépasser ses difficultés.

En psychothérapie, l’EM est souvent un mode d’entrée, un premier temps pour préparer d’autres types d’interventions en complément (thérapie cognitivo-comportementale, thérapie de l’acceptation et de l’engagement…).

QUE PEUT-ON EN ATTENDRE ?

Le processus du changement repose sur  » le slalom décisionnel », indique le Dr Dansou. « Le changement intervient chez le patient lorsque les avantages à changer l ’emportent sur le statu quo, ce qui ne peut se faire qu’en mobilisant ses motivations internes, précise le Dr Marc Ounnoughene.

Cela permet de sortir le patient et le médecin du piège des solutions miracles et de progresser étape par étape vers un réel changement. Le patient voit renaître en lui le sentiment qu’il est l’artisan du changement, ce qui est fondamental pour que celui-ci soit durable. » Formé par le Groupe de recherche sur l’obésité et le surpoids (Gros), le Dr Ounnoughene a fait de l’EM« un outil quotidien dans le traitement des troubles alimentaires ». « C’est une approche éthique, efficace, dont les résultats sont validés », conclut le psychiatre Nicolas Ballon. « Et il n’y a pas de différences dans l’approche en fonction du produit, car c’est la relation qui va permettre le changement. »

NOS EXPERTS

Pr Nicolas Ballon, psychiatre et addictologue, chef du pôle Psychiatrie-Addictologie au CHRU de Tours, formateur en entretien motivationnel.

Dr Anne Dansou, pneumologue-tabacologue, responsable de l’unité de Tabacologie au CHRU de Tours, formatrice en entretien motivationnel.

Dr Marc Ounnoughene, psychiatre à Nancy, spécialiste du comportement alimentaire.

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Lettre du CNPERT N° 59

Au sommaire :

  • Les chiffres noirs du tabac soulignent des disparités régionales – Pr Jean-Pierre Goullé
  • Bientôt des sodas au cannabis ? – Pr Jean-Pierre Goullé
  • La France au premier rang européen de la consommation de cannabis – Pourquoi ? Pr. Jean Costentin
  • Cannabis : l’Assemblée nationale adopte la création d’une amende forfaitaire.
    Jurisprudence européenne. Pr. Jean-Pierre Goullé.
  • Les niveaux inquiétants d’usage du cannabis et de la cocaïne en France en 2017
    – Pr Jean-Pierre Goullé
  • Syndrome d’alcoolisation fœtale et épigénétique – Docteur Carole Brasse-Lagnel
  • Mais oui, le cannabis tue – Professeur Jean Costentin

Cliquez ici pour télécharger la lettre du CNPERT

France 2 : complément d’enquête

Cliquez sur la photo

pour voir la video (visible jusqu’au 8 mars 2019)

Les lycéens avertis des effets du cocktail alcool et volant

Durant une journée, cinq terminales de Sonia-Delaunay ont sensibilisé leurs camarades sur la consommation d’alcool et ses conséquences.

Ne vous inquiétez pas madame, je sais me gérer. J’ai l’habitude. Avec trois verres, je ne serai pas saoul. Je suis capable de faire telle ou telle chose. Ces refrains, Christelle Bergère y est habituée. Le lundi matin, elle est susceptible de les entendre quand elle reçoit, à l’infirmerie du lycée Sonia-Delaunay, des élèves se plaignant de maux de tête.
Et généralement, l’origine de ces symptômes ne reste pas longtemps secrète : l’alcool qui a coulé à flots le samedi soir et dont les effets néfastes jouent la prolongation. 
Sur quatre classes de terminale, 65 % des élèves avouent boire souvent (soit au moins deux ou trois verres par semaine) ; 15 disent boire occasionnellement et 20 sont abstinents.
Le résultat d’une étude menée par Eva Dézert, Eva Hérisson, Fiona Wojdowski, Pauline Flourez et Tatiana Ségulin, dans le cadre de leur baccalauréat Accompagnement soins et services à la personne (ASSP), et supervisée par Christelle Bergère et Audrey Ardouin, professeure de sciences et techniques médico-sociales. Au niveau national, l’Enquête sur la santé et les consommations lors de l’appel de préparation à la défense (Escapad) pilotée en 2017 a révélé que 66,5 % des jeunes de 17 ans avaient bu de l’alcool dans le mois précédent l’investigation.
L’alcool, facteur d’intégrationDeux façons d’aborder le sujet de la consommation se présentent. « Les garçons en parlent comme une performance, avec le nombre de verres et les types de boissons consommées, explique l’infirmière de l’établissement. 
Les filles sont plus mesurées, mais elles n’ont pas forcément conscience des risques, notamment sexuels. Elles se disent qu’elles seront capables de dire non. Mais elles n’intègrent pas nécessairement le caractère désinhibant de l’alcool qui fait qu’elles ne maîtrisent pas forcément ce qui se passe autour d’elles et leurs corps, jusqu’à arriver à un rapport non consenti. »
Fin janvier, les cinq élèves ont sensibilisé leurs camarades sur les effets néfastes de l’alcool et la conduite au volant sous son empire. Un cours magistral a permis d’évoquer les raisons qui poussent à la consommation. Parmi les motifs avancés : l’envie de s’intégrer et d’appartenir à un groupe. « À cet âge, l’usage d’alcool entre en compte dans le processus de sociabilisation. On veut faire pareil que les autres. Pour discuter plus facilement voire draguer, on boit quelques verres pour se désinhiber. »
Un parcours avec des lunettes reproduisant les effets perçus sous un certain taux d’alcool (0,7 ou 1,4 g/l) et un simulateur de freinage d’urgence ont ensuite permis de passer de la théorie à la mise en situation et ainsi se faire une véritable idée des effets néfastes du verre de trop
.
À entendre les réactions des élèves, cette journée a fait mouche. « La perception que j’avais de l’alcool avant n’était pas négative. Je savais que ce n’était pas bon pour la santé mais c’est tout, indique Fiona.Désormais, je suis bien plus consciente de l’impact que cela peut avoir sur la santé mais également sur le comportement et la vigilance. » Pour Pauline, ce sont surtout les recherches faites en amont de cette intervention qui ont joué un rôle. « Nous avons trouvé quelques articles sur des accidents de la route, et j’ai pu voir beaucoup d’atrocités… » Boire ou conduire, le choix devrait désormais couler de source.

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Cannabis thérapeutique : un homme de 70 ans décède d’une attaque cardiaque

par Mégane Fleury – Publié le 19.02.2019

Le cannabis thérapeutique aurait montré son intérêt dans plusieurs pathologies, mais pourrait néanmoins être néfaste pour les malades cardiaques. 

Canada, Grande-Bretagne, Grèce : chaque année, la liste de pays autorisant le cannabis thérapeutique s’allonge. Mais connaît-on tous les effets de la plante ? Des chercheurs canadiens indiquent qu’elle pourrait être néfaste chez les personnes âgées atteintes d’une maladie cardiaque. Ces derniers l’ont constaté en réalisant une étude de cas sur un homme de 70 ans, malade coronarien, dont les résultats sont publiés dans le Canadian Journal of Cardiology.

Il consomme une sucette au cannabis et fait une attaque 

L’homme de 70 ans consommait du cannabis pour soulager ses douleurs et mieux dormir. Il a fait une attaque cardiaque trente minutes après avoir consommé une sucette infusée au cannabis, qui contenait 90 milligrammes de tétrahydrocannabinol (THC), la substance active de la marijuana.

Une dose jugée inappropriée par les médecins. En guise de comparaison, fumer un joint fait inhaler 7 mg de THC, et les personnes ayant recours au cannabis thérapeutique utilisent en général des doses à 2,5 mg. Cette surconsommation a donné à cet homme des hallucinations et a provoqué de l’anxiété, ce qui a ensuite conduit à l’attaque cardiaque.

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E.D.V.O.

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