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Les Français et l’alcool

C’est sûr que les Français ont un problème avec l’alcool puisqu’on sait déjà qu’il y a 9 millions de Français qui boivent régulièrement, c’est-à-dire au moins 3 fois par semaine ». Le constat dressé par Eve Roger, cheffe du service « Société » d’Europe 1, est sans appel.

Dr Laurent Karila : « On ne fait pas assez de prévention sur les méfaits de la cocaïne »

Le Dr Laurent Karila.

Le Dr Laurent Karila. / SOS ADDICTION

La Croix : Quels sont les effets de la cocaïne sur l’organisme ?

L. K. : C’est une drogue stimulante qui entraîne un phénomène d’euphorie, de bien-être, de toute puissance. Vos pensées vont vite, très vite… C’est d’ailleurs ce qui fait que les consommateurs y reviennent. Voilà pour le premier effet. Vient ensuite la « descente » : une grosse demi-heure après la prise, le consommateur devient soudain très fatigué, triste, irritable. Il se met à fonctionner au ralenti. La tentation, du coup, c’est de reprendre un trait.

Certains disent pouvoir « gérer » leur consommation, sans être dépendant. Qu’en est-il ?

L. K. : Parmi les drogues les plus addictives, on trouve d’abord le tabac, l’héroïne, puis la cocaïne et enfin l’alcool. La cocaïne a donc, c’est indéniable, un potentiel psychoactif moins fort que le tabac ou l’héroïne en termes d’addiction, mais elle arrive quand même juste derrière ! On ne peut donc pas dire qu’elle ne rend pas dépendant. Après, cela n’a pas vraiment de sens de parler en soi du potentiel d’accroche d’un produit, il diffère tellement entre deux personnes.

Nous ne sommes donc pas égaux face au risque de dépendance…

L. K. : Non, l’impact de la cocaïne sur le cerveau n’a rien à voir d’un individu à l’autre. En fait, l’installation de l’addiction dépend de divers paramètres. Ils sont d’abord d’ordre psychologique : certains individus présentent une tendance plus marquée que d’autres à la dépression, aux troubles anxieux… Viennent ensuite les facteurs environnementaux : le stress au quotidien, le cadre dans lequel on a consommé la première, le fait d’être entouré ou non de consommateurs. Reste enfin, le terrain génétique, important lui aussi.

Croire qu’on saura « gérer » sa consommation de cocaïne au motif que d’autres y arrivent est donc infondé ?

L. K. : Absolument. Je ne crois pas à la consommation « contrôlée ». Le plus souvent, la dépendance s’installe sournoisement. Au bout d’un an ou deux de consommation, des troubles cognitifs apparaissent : troubles de la mémoire, de l’attention. Mais c’est surtout une drogue très cardiotoxique. Elle est vasoconstrictrice et le risque, au moment d’une prise, c’est qu’une artère se trouve serrée trop fort et qu’une partie de l’organisme ne soit plus irriguée.

Une étude a récemment montré que, après un trait, un cocaïnomane a un risque 24 fois plus élevé que la moyenne de faire un infarctus dans l’heure qui suit. Et ce, qu’il s’agisse du millième trait ou du tout premier, c’est totalement aléatoire.

À quelle condition un sevrage peut-il réussir ?

L. K. : Le sevrage, qui est la première étape du soin, dure environ trois semaines. Concernant la cocaïne, les symptômes de manque physiques s’atténuent rapidement. Ce qui fait rechuter, c’est l’envie psychologique de consommer. Et cette envie peut être stimulée par différents signaux : le fait d’en voir à la télé, de réentendre une musique qui évoque une période de consommation ou, tout simplement, le fait d’être confronté aux objets utilisés lors des prises. Je me souviens d’un patient qui pilait sa cocaïne avec son titre de transport en commun et le plus compliqué pour lui, c’était de l’utiliser au quotidien sans que cela déclenche l’envie de consommer.

Vos patients arrivent-ils à vraiment décrocher ?

L. K. : Il n’y a pas de règles. Pour que ça marche, il faut qu’ils soient motivés et qu’un bilan médical poussé – physique et psychologique – ait été mené pour savoir sur quels paramètres jouer. On couple ensuite les traitements médicamenteux avec une psychothérapie comportementale. Tout l’enjeu est d’aider les patients à réagir autrement à leurs envies, à éviter les situations à risques. Le plus dur, c’est de garder la volonté d’arrêter.

Alerte-t-on assez, selon vous, sur les méfaits de cette drogue ?

L. K. : Clairement pas ! Les autorités insistent avant tout sur ceux du tabac et de l’alcool et elles ont raison puisqu’ils font, à eux deux, 130 000 victimes par an. On parle de plus en plus du cannabis, mais on fait trop peu sur la cocaïne. À tort, car c’est vraiment en train de devenir une drogue problématique.

Recueilli par Marie Boëton

Paris Match Rubrique « votre Santé » « Le cannabis »

Paris Match (17 au  23 janvier 2019- page 102)

Une anthologie de la désinformation, de la rouerie, de la manipulation des faits et des esprits.

Professeur Jean Costentin

Sur seulement un sixième de page, se présentant comme une question « < LE CANNABIS – Contre la psychose ? », un hymne est entonné à la gloire du cannabidiol (CBD). Il s’agit de l’un des 200 constituants de la famille chimique des cannabinoïdes que recèle le chanvre indien, dont la concentration vient juste derrière celle du tétrahydrocannabinol (THC).

L’auteur de ce billet oublie de rappeler que le THC est rendu responsable de la schizophrénie (la folie au sens commun de ce terme). Il ne voudrait surtout pas dévaloriser le cannabis, en un temps où d’aucuns veulent le légaliser, après la large dépénalisation que sa consommation (infliction d’une simple amende de 200 euros ; en solde de tout compte,  sans trace pour ignorer les récidives).

Chimiquement très voisin, du CBD,  le THC se forme à partir de ce premier au contact de l’acidité extrême du liquide gastrique) ; ce THC  est  seulement qualifié ici  de « drogue douce addictive ».

Ce billet vise à restituer une publication (sans titre, sans nom de la revue, sans date, ni désignation d’au moins un de ses auteurs). Il n’est pas signé, forme de journalisme avec port de gants (pour ne pas laisser de traces) et de masque (pour n’être pas reconnu).

Alors qu’il s’agit d’une molécule précise, le CBD,  ce billet est illustré par une photographie de marijuana…

Il fait état d’essais sur des sujets à hauts risques de psychose. Sont ils ou deviendront-ils psychotiques ? Il vaudrait mieux qu’ils le soient pour constater une efficacité sur le trouble déclaré.  Sur les 19 sujets traités par le CBD  vs. 17 autres sous placebo, est rapportée une normalisation de l’IRM fonctionnelle dans 3 zones cérébrales affectées par le processus psychotique.  Ainsi présenté cela correspondrait à 100% d’efficacité. C’est si beau qu’il va falloir lire sans délai cet article scientifique, mais comment le  trouver?

Ce même Paris Match  avait, en novembre 2013, chanté sur 4 pleines pages, sous la plume de R. Zarzavatdjian, les effets thérapeutiques du cannabis.  Après que je lui eus, à sa demande, communiqué la longue liste des arguments contraires en citant les avis des académies nationales de Médecine et de Pharmacie, il n’en a retenu aucun.

Ce n’était pas le moment d’invoquer le principe de précaution, alors que des  producteurs étaient prêts à en faire un médicament pour tout et donc  pour tous. Mais ils ont été ensevelis par une avalanche de données scientifiques convergentes qui invalidaient complètement le THC.

Tout cet investissement pour rien ? Toutes ces serres  pour la culture du cannabis devenant inutiles ?  Toutes ces filières prêtes pour son négoce, stérilisées ? Pas question !  A capitalistes  géniaux rien d’impossible ; ils ont recyclé aussitôt leurs espoirs du THC en ceux du CBD, aidés par le développement de cultivars pauvres en THC et riches en CBD. Et d’emboucher alors les trompettes de cette nouvelle renommée du CBD ; trompettes (à mon avis) bien mal embouchées. Leurs échos ont été largement relayés  par des médias dont le discrédit ambiant devrait s’aggraver en raison de la perception de leurs roueries et manipulations des faits et des esprits.

Pour conclure, le pharmacologue, plus que quiconque sans doute, est ouvert à toutes recherches susceptibles  de déboucher sur des innovations thérapeutiques, surtout en des domaines où la pharmacopée est démunie de médicaments efficaces. Il est par contre fermé aux manipulations et anticipations hasardeuses, qui font naître des espoirs à des stades beaucoup trop préliminaires, qui jouent de la crédulité publique et qui sont émises de façon subliminale, mais souvent  sans pudeur, au service d’une légalisation du cannabis. Tout porte pourtant à croire qu’elle ne tarderait pas à dépasser les dramatiques conséquences que l’on attribue au tabac et à l’alcool (respectivement 49.000 et 79.000 décès annuels en France).

Une nouvelle mise en garde

cnpert ouest_france_angers_23_janv_2019Notre collègue, le professeur Jean-Pierre Pujol, membre du CNPERT, vient de publier un article précisant les  risques qu’entraîne la consommation de cannabis par les jeunes et alerte l’opinion sur la gravité de l’explosion des addictions qui peut en résulter

Paru dans le journal Ouest France, c’est avec son autorisation que nous portons son témoignage à la connaissance de nos lecteurs.

Il est clair et sans équivoque: il appelle à la mise en place d’un plan national d’envergure pour alerter ceux et celles qui ne le seraient pas sur les dangers encourus

Cliquez ici pour télécharger l’article                                                                                                                                    Jean Paul Tillement

 

Editorial : des décisions nouvelles

Le Président Nicolas Prisse et l’équipe de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives (MILDECA) ont présenté récemment le Plan National de mobilisation contre les addictions. Sa gestation a été difficile, semé de controverse, il est maintenant officiel et opérationnel : c’est une base solide de réflexion et d’action

C’est un document dense, très étayé scientifiquement qui assigne à la lutte contre les drogues des objectifs précis, en expose les motifs et détaille un certain nombre d’observations et d’actions à mener dans cette lutte. Il propose   un agenda  sous forme d’un tableau de bord permettant de suivre les étapes de sa mise en œuvre. Son intérêt est incontestable et son succès devrait contribuer à une meilleure prise en charge des toxicomanies et des substances, toujours plus nombreuses,  qui les provoquent.

L’intégralité du rapport est disponible sur le site : il est volumineux (130 pages). Pour le lecteur pressé, nous publierons dans de prochains messages, son résumé et son analyse.

Jean-Paul Tillement

VOICI COMMENT RÉAGIT VOTRE CORPS QUAND VOUS STOPPEZ L’ALCOOL

Voici comment réagit votre corps quand vous stoppez l’alcool

Après 24 heures, 4 semaines et 1, 2 ou 3 mois ! 

« Consommer moins d’alcool » est l’une des bonnes résolutions les plus fréquentes et – hélas – les moins respectées. Si tout le monde aime boire un verre, les arguments en faveur d’une cure sans alcool (temporaire) ne manquent pas. Pour booster votre motivation, voici un aperçu de la réaction de l’organisme après 24 heures, 2 semaines et 1, 2 ou 3 mois d’abstinence.

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ENTRE 24 ET 72 HEURES SANS ALCOOL

Voici comment réagit votre corps quand vous stoppez l’alcool - 1

  • En fonction de votre état d’ébriété, ces heures peuvent s’avérer difficiles à vivre. Votre corps se met en mode détox intensive et essaie d’évacuer tout l’alcool qu’il a absorbé. En plus des frissons et des nausées, vous ressentez une fatigue profonde et avez l’impression que plus jamais vous ne vous sentirez bien. Bienvenue au club de la gueule de bois !
  • De plus, l’alcool continue à « agir » : il exerce un effet diurétique, autrement dit il élimine un maximum d’eau de votre corps. C’est pourquoi vous transpirez autant et devez vous rendre si souvent aux toilettes quand vous avez bu. Résultat : vous êtes complètement déshydraté et souffrez d’un affreux mal de crâne. Le remède : boire de l’eau, beaucoup d’eau. Certains conseillent aussi les boissons pour les sportifs qui sont spécialement formulées pour réhydrater l’organisme.
  • Attention : « combattre le mal par le mal » n’est qu’un sursis. L’alcool crée une dépendance. À court terme, il gomme les symptômes inconfortables du manque mais ceux-ci ressurgissent avec une intensité redoublée quelques heures plus tard.
  • Environ 72 heures après votre dernière boisson alcoolisée, ces symptômes atteignent un pic avant de disparaître. Félicitations : vous n’êtes pas encore tout à fait clean mais votre corps est prêt à trouver un nouvel équilibre – dans lequel vous ne ressentez plus le besoin d’alcool – et à entamer le processus de guérison.
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2 SEMAINES SANS ALCOOL

Voici comment réagit votre corps quand vous stoppez l’alcool - 3

  • Vous dormez mieux. Des études scientifiques ont démontré que l’alcool stimule l’activité des ondes alpha dans le cerveau, qui correspondent à un état d’éveil relaxé – comme par exemple lorsque vous regardez la télé ou que vous lisez un livre. Conséquence : l’état de sommeil est « faussé ». Vous avez beau dormir 10 heures, la qualité de votre sommeil en étant ivre est médiocre et ne peut pas rivaliser avec celle d’une nuit de 5 heures en état de sobriété. L’alcool vous expédie très rapidement au pays des rêves, mais ce sommeil en dents de scie vous laisse totalement épuisé. Une nuit de sommeil réparateur favorise une meilleure concentration, une humeur au beau fixe et des prestations intellectuelles optimales.
  • Vous avez plus d’énergie. En ralentissant la circulation de l’oxygène dans l’organisme, l’alcool induit une fatigue constante.
  • Votre estomac et votre digestion se portent mieux. Ne vous faites aucune illusion : l’alcool est et reste un poison très irritant pour votre estomac. Il constitue l’une des principales causes du reflux et d’autres problèmes liés à l’acidité gastrique. Arrêter de boire fait aussi le plus grand bien à votre estomac.
  • Last but not least : vous perdez du poids.Sachant qu’un gramme d’alcool équivaut à sept calories, un cocktail moyen apporte environ 300 calories rien qu’en alcool (sans parler de tous les sucres ajoutés). Boire de la bière toute une soirée revient à engloutir une vingtaine de tartines de choco. En outre, l’alcool provoque des fringales. Selon certaines études scientifiques, il amplifie la sensibilité olfactive, ce qui diminue notre capacité de résistance à la bonne odeur des hamburgers, frites, gaufres et autres gourmandises. Rien d’étonnant donc à ce que vous perdiez du poids lorsque vous supprimez ce facteur évident d’embonpoint sans rien changer à vos habitudes alimentaires et activités sportives.
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1 MOIS SANS ALCOOL

Voici comment réagit votre corps quand vous stoppez l’alcool - 5

Hello teint éclatant ! La peau, le plus grand organe du corps humain, est la première cible et la victime la plus visible de l’alcool et de son action desséchante. Non content d’avoir un effet déshydratant, l’alcool bloque en outre la production des hormones censées assurer la réhydratation. Premier signal d’alarme : la peau qui tire, est sèche et/ou gonflée avec des rougeurs. Chez certaines personnes, la réaction cutanée est encore plus forte et peut prendre la forme d’un eczéma et de couperose. Il ne faut pas non plus perdre de vue les conséquences à long terme de l’alcool sur l’épiderme : celui-ci perd alors toute son élasticité, ce qui accélère son vieillissement. Gare aux rides ! Il suffit d’un mois sans alcool pour donner à votre peau le temps de fabriquer de nouvelles cellules et de rétablir son élasticité naturelle. Votre peau sera moins terne au bout de quelques jours et vous pourrez afficher un visage au teint uniforme et éclatant après un mois. Surtout n’oubliez pas de boire suffisamment d’eau.

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  • Vous allez perdre encore plus de kilos mais attention toutefois : vous avez éliminé de votre régime alimentaire une cause importante de prise de poids mais le risque de la remplacer par une alternative tout aussi mauvaise pour la santé est bien réel. À l’instar de l’alcool, le sucre libère de la dopamine connue comme l’hormone du plaisir car elle provoque une certaine euphorie et un sentiment d’ivresse. Le besoin de sucre augmente après un mois sans alcool. Restez donc sur vos gardes et tenez bon ! Puisez la motivation dans les kilos déjà perdus pour résister à la tentation.
  • Le sport agira plus et plus vite sur votre corps car l’alcool exerce un effet négatif sur la prise de muscle ! Une étude a démontré que cette boisson agit à l’encontre de la production d’hormones axées sur la croissance et la réparation musculaires qui jouent un rôle essentiel après un entraînement intensif car elle brûle des calories. Autre effet fâcheux de l’alcool : vous souffrez davantage de courbatures et de raideurs musculaires. En plus d’être moins bénéfique, votre entraînement est donc deux fois plus douloureux.
  • Est-ce que vous ne vous sentez pas plus en forme après un gros mois de sommeil réparateur ?
  • Votre niveau sanguin est remis à niveau, ce qui réduit le risque de maladies cardiovasculaires et renforce votre système immunitaire.
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3 MOIS SANS ALCOOL 

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  • C’est à partir de ce délai que votre foie se remet enfin au repos. Le foie traite 90% de l’alcool qui circule dans le corps, mais cet organe a un pouvoir d’élimination limité. De plus, la décomposition de l’alcool libère des substances toxiques pour le foie. C’est pourquoi une consommation excessive peut engendrer une insuffisance hépatique et abîmer le foie. Boire trop d’alcool entraîne en premier lieu une accumulation de graisses dans les cellules hépatiques. Ce phénomène peut déjà se produire après quelques jours de consommation importante d’alcool. Cette infiltration graisseuse est le premier stade de l’hépatite alcoolique, qui peut à son tour déboucher sur une cirrhose du foie. Il s’agit là de deux maladies graves du foie qui causent de la fatigue, des douleurs abdominales, des nausées, une accumulation de liquide dans l’estomac et la jaunisse. Les femmes sont particulièrement sensibles à ces problèmes. La bonne nouvelle : après 6 semaines sans alcool, les dépôts graisseux disparaissent. C’est dire tout l’intérêt de programmer une cure plusieurs fois par an !
  • La conjonction de tous les avantages cités ci-dessus contribue aussi à un meilleur système immunitaire. Au bout de 3 mois, votre organisme a déjà pu renouveler toutes ses cellules sanguines avec à la clé une régulation de votre taux sanguin, ainsi que de la circulation du sang et de l’oxygène dans votre corps. Vous êtes ainsi armé·e contre des maladies comme le cancer et les troubles cardiovasculaires.
  • De plus, vous vous sentez bien plus en forme dans votre nouveau corps (et votre nouvelle silhouette !), sans compter que vous dormez comme un bébé depuis déjà 3 mois.
  • Dernier avantage pour les femmes : une cure sans alcool augmente votre fertilité !

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Cigarettiers et magnats de l’alcool se ruent sur le cannabis

Un employé s'occupe de plants de cannabis, à Smiths Falls au Canada.

Un employé s’occupe de plants de cannabis, à Smiths Falls au Canada.

Bière, tabac, soda… De plus en plus de grandes entreprises investissent dans des producteurs de cannabis récréatif.

Si on ne peut pas encore parler de ruée vers l’or, difficile de ne pas y voir une véritable lame de fond. Depuis l’été dernier, il ne se passe pas un mois sans qu’un nouveau géant ne se convertisse au cannabis dit récréatif (par opposition avec le médical). C’est l’américain Constellation Brands, propriétaire de la bière Corona, qui a tiré le premier en déboursant 3,5 milliards d’euros pour s’adjuger 38% de Canopy Growth, un producteur canadien de cannabis médical. Coca-Cola l’a suivi de peu en annonçant discuter avec le groupe canadien Aurora Cannabis, puis ce fut au tour du géant de la bière AB Inbev (Budweiser, Stella Artois…) de dévoiler son partenariat avec Tilray, la star canadienne du cannabis.

Le dernier en date, le groupe Altria -propriétaire de Marlboro- a mis 1,5 milliard d’euros sur la table pour s’adjuger 45% de Cronos, autre producteur du pays de l’érable. Sans parler de l’intérêt affiché à l’automne par notre Pernod Ricard national pour la petite plante. « Toutes les grandes entreprises ont des task force qui réfléchissent depuis longtemps sur le sujet, mais c’est Constellation Brands qui les a obligés à sortir du bois », explique Xavier Mesnard, associé du cabinet de conseil AT Kearney.

Un marché à 132 milliards en 2030

Personne n’a en effet envie de se faire distancer, alors que le marché du cannabis s’annonce des plus florissants. « Nous avons réalisé une vaste étude établissant qu’en 2030 le seul secteur du cannabis récréatif pèsera 132 milliards d’euros », souligne Xavier Mesnard. Alcool, tabac, boisson, épicerie sucrée, soins de beauté et de bien-être, et même alimentation pour les animaux de compagnie -pour apaiser nos amis à quatre pattes- la plante originaire d’Asie devrait s’enraciner en profondeur dans les rayons de nos supermarchés, selon l’étude d’AT Kearney. Et les premiers produits de grande consommation pourraient arriver dès cette année, a déclaré Bruce Linton, le patron du producteur canadien Canopy Growth.

Enfin, dans les pays qui ont signé la légalisation de la « weed », comme on l’appelle familièrement. Alors qu’une trentaine de pays autorisent déjà l’usage du cannabis thérapeutique, seuls les Pays Bas, huit états américains, l’Uruguay, et le Canada -depuis cet automne- ont rendu légal son usage ludique. Cela étant, de plus en plus de pays songent sérieusement à passer le pas. Le débat est ainsi ouvert en Espagne, et le Luxembourg devrait annoncer la légalisation de l’usage et de la production dans les prochains mois. Quant à la Grèce, elle a octroyé ses premières licences de production.

Alcooliers et cigarettiers en pôle position

Assez logiquement, on retrouve des alcooliers et un cigarettier dans le peloton de tête. « Leur job, c’est de vendre des produits psychotropes sur des marchés réglementés, or la réglementation est en train de s’ouvrir à un autre psychotrope, l’évolution est tout à fait cohérente », analyse Christian Ben Lakhdar, économiste, maître de conférence à l’Université Lille 2. Pour les fabricants de tabac, la diversification est non seulement cohérente mais également salutaire pour leurs finances. Sous l’effet des taxes toujours plus élevées, conjuguées aux campagnes massives de prévention, le nombre de fumeurs ne cesse en effet de reculer. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le pourcentage d’adeptes de la cibiche sur la planète est ainsi passé de 25% en 2005 à 20% en 2015. En France, rien que sur l’année 2018, il s’est vendu 9,3% de cigarettes en moins par rapport à 2017.

Alors les fabricants de tabacs ont un besoin vital de défricher de nouveaux territoires. Après avoir investi dans la cigarette électronique qui leur taille des croupières, puis plus récemment dans le tabac chauffé (Iquos de Philip Morris, ou encore le Glo de British American Tobacco), censé être moins nocif, tous lorgnent désormais avec avidité la poussée du cannabis. Pour ce qui est des alcooliers, la logique est un peu différente : ces derniers semblent surtout investir dans la petite plante par crainte de se faire cannibaliser. De fait, une étude récente montre une baisse de la consommation d’alcool de l’ordre de 15% en dix ans dans les états américains qui ont légalisé le « pétard ».

Des armées de lobbyistes au service de la légalisation

Des nouveaux venus qui pourraient bien accélérer la vague de légalisation. Pour cause, depuis 50 ans, alcooliers et cigarettiers n’ont de cesse de batailler avec les pouvoirs publics, employant des armées de lobbyistes pour contrer les différentes politiques de santé publique qui entravent leurs petites affaires. A lui seul, Philip Morris a employé jusqu’à 160 spécialistes du lobbying, rien qu’à Bruxelles, pour tenter d’influencer les eurodéputés et les membres influents de la Commission. « Auparavant, dans les colloques sur le cannabis, on croisait essentiellement des militants, maintenant on voit de plus de professionnels en costards cravates », confirme Pierre Yves Geoffard.

De nouvelles recettes fiscales pour les Etats

Une entreprise de séduction massive d’autant plus efficace que les Etats pourraient bien ne pas opposer une grande résistance. Nombre de spécialistes s’accordent en effet à dire qu’une légalisation serait bénéfique aux finances publiques. « L’année dernière, nous avons modélisé l’impact d’une légalisation en France : cela permettrait de dégager entre 500 millions et 1,2 milliard d’euros de recettes fiscales grâce aux taxes qui seraient appliquées au cannabis, dévoile Christian Ben Lakhdar. Sans compter les policiers et les juges que l’on pourrait affecter à d’autre tâches ».

Source : L’Express 

Alcool, tabac, drogue, jeux vidéo… Le plan gouvernemental de lutte contre les addictions dévoilé

La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives a dévoilé mardi 8 janvier le plan gouvernemental contre les addictions.
La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives a dévoilé r le plan gouvernemental contre les addictions. | FOTOLIA

Le plan gouvernemental contre les addictions, publié ce mardi 8 janvier après plusieurs mois d’attente, veut faire mieux respecter l’interdiction de la vente de tabac et d’alcool aux mineurs mais ne prévoit pas d’augmentation du prix de l’alcool, réclamée par des médecins et associations antialcoolisme. Par ailleurs, ce plan met en garde contre « l’usage intensif » des écrans et des jeux vidéo, qui peut devenir « problématique ».

Ce plan a été publié mardi par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), placée sous l’égide de Matignon, après des fuites dans la presse. Sa parution avait été reportée à plusieurs reprises ces derniers mois.

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« Le Plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022 a été validé par le cabinet du Premier ministre le 19 décembre », a indiqué la Mildeca sur son site internet. « Chaque année, le tabac et l’alcool sont responsables du décès respectivement de 73 000 et de 49 000 personnes. Ces chiffres ne sont pas acceptables », écrit le Premier ministre Édouard Philippe dans l’introduction du plan.

Améliorer la prévention

Organisé selon 6 axes, ce document comprend quelque 200 mesures. Certaines sont déjà connues. Le plan reprend ainsi la mesure phare du gouvernement contre le cannabis : l’amende forfaitaire pour usage de drogues, dont les recettes doivent financer des actions de prévention.

Le plan veut également mieux faire respecter « l’interdiction de vente aux mineurs du tabac, de l’alcool et des jeux d’argent »« Les jeunes mineurs nous disent aujourd’hui dans les enquêtes qu’ils n’ont aucune difficulté à s’en procurer », s’est inquiété Nicolas Prisse, le président de la Mildeca.

L’un des moyens serait de mettre en place des opérations de testing pour s’assurer que l’interdiction est bien respectée par les établissements.

« Pas de mesure flamboyante »

En revanche, le plan ne prévoit pas de mesures pour agir sur le prix de l’alcool. « Ça fait partie des choses qu’on peut regretter », a déclaré à l’AFP Nathalie Latour, déléguée générale de la Fédération addiction, réseau d’addictologie qui regroupe plus de 200 associations. « Globalement, le contenu du plan est cohérent, intéressant », même s’il n’y a « pas de mesure flamboyante », a-t-elle poursuivi. Selon elle, « ce qu’on peut lui reprocher, c’est de rester très technocratique ».

Elle regrette également que le texte n’ait pas été porté publiquement par l’ensemble du gouvernement : « Il manque d’incarnation politique ».

Enfin, le plan prône la poursuite de l’expérimentation des salles de consommation de drogue à moindre risque (communément appelées « salles de shoot »), ouvertes aux usagers d’héroïne. Il « envisage » l’ouverture de nouvelles salles « pour répondre à des besoins non couverts ».

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Mois sans alcool : « Après une semaine, les effets bénéfiques sont notables »

  • Indéniablement plus d’énergie dès le réveil. Une perte de poids marquante pour mon mari, plus de 1,5 kilo dans la semaine sans changer ses habitudes alimentaires !"
    Indéniablement plus d’énergie dès le réveil. Une perte de poids marquante pour mon mari, plus de 1,5 kilo dans la semaine sans changer ses habitudes alimentaires ! »ILLUSTRATION / FRANÇOISE TALLIEU
Ils vivent en Occitanie et ils expérimentent le mois sans alcool. Un bénéfice sensible mais des habitudes à changer pour notre couple témoin.

« Mon mari et moi avons décidé de se lancer dans le Dry January. On a débuté le 1er janvier. Nos motivations : casser l’habitude de boire du vin à table (repas du soir) et après le repas, tous les jours et en moyenne trois verres (voire plus) par personne , c’est-à-dire entre 21 et 30 unités par semaine…

Mon mari a eu la pose de trois stents en décembre 2018 –  pourtant il n’a pas de cholestérol, ni d’hypertension, mais il est diabétique de type 2 et a une légère surcharge pondérale. Ne pas boire de l’alcool pendant un mois ne peut être que bénéfique pour sa santé ».

« Sommeil plus profond et plus reposant »

« Honnêtement jusque là, on n’a pas rencontré de difficultés. On a remplacé nos petits verres par du thé, des tisanes ou jus de pommes et le fait qu’on n’a pas eu d’effets de manque nous montre qu’on n’a pas une dépendance vis-à-vis de l’alcool, c’est uniquement une question d’habitude ».

Le couple enregistre de nombreux effets bénéfiques : « Indéniablement plus d’énergie dès le réveil. Une perte de poids marquante pour mon mari, plus de 1,5 kilo dans la semaine sans changer ses habitudes alimentaires ! »

« Notre sommeil était un peu perturbé au début, on buvait trop de thé le soir. Avec des tisanes ou jus de fruits sans vitamine C ça va mieux. J’ai l’impression que le sommeil est plus profond et reposant. Enfin, côté peau, j’avais beaucoup d’angiomes stellaires  (tâches rouges) sur les bras, il me semble qu’il y en a moins et qu’elles s’éclaircissent ».

Conclusion : « Après une semaine d’abstention, les effets bénéfiques sont notables donc on va continuer pour le reste du mois. Après on va reprendre nos petits verres le soir, mais sans doute avec deux jours sans alcool par semaine. »

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