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Le cannabis, produit illicite le plus expérimenté en France

L’ANPAA, association nationale protection en alcoologie et addictologie, gère la prévention et soins. Elle est l’interlocuteur privilégiée dans l’Yonne. © SALESSE Florian
À l’occasion d’une conférence sur les effets du cannabis organisée ce mardi 4 décembre à Auxerre, état des lieux de sa consommation en France et en Bourgogne Franche-Comté.

En 2017, le cannabis « demeure de très loin le produit illicite le plus expérimenté en France », selon le dernier baromètre santé sur les usages de substances psychoactives.

Mardi 4 octobre, l’association française des dépendants en rétablissement (AFDER) invite le public à une conférence sur le cannabis et ses effets. Elle est organisée en partenariat avec l’institut de formation en soins infirmiers, hôte de l’événement, et le réseau de santé mentale de l’Yonne. L’occasion de faire un tour d’horizon des chiffres de sa consommation.

Les plus élevés depuis 25 ans

« Les seules hausses statistiquement significatives portent sur l’expérimentation et l’usage quotidien, toujours selon Santé publique France. Ainsi 2,2 % des 18-64 ans déclarent un usage quotidien. La proportion des usagers dans l’année est de 11 % (soit un adulte sur dix). Les usagers réguliers (au moins 10 fois dans le mois) sont à 3,6 %. « Si les progressions observées sont bien moindres que celles intervenues entre 2010 et 2014, les niveaux 2017 s’avèrent être les plus élevés depuis 25 ans », précise les auteurs du baromètre santé.

17 millions d’expérimentateurs 

L’observatoire français des drogues et des toxicomanies a été sollicité par l’Ansm à l’occasion du comité scientifique sur l’évaluation de la pertinence et de la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France. À travers le croisement de diverses études, concernant la population âgée de 11 et 75 ans, il estime que le pays compte 1,4 million de réguliers (dont 700.000 qui ont un usage quotidien du cannabis) et 5 millions de consommateurs occasionnels. Le chiffre le plus important est celui des expérimentateurs : 17 millions. À noter qu’ils sont 2,2 millions pour la cocaïne, 38 millions pour le tabac et 47 millions pour l’alcool.

Surtout des jeunes, plutôt des hommes

Dans un diagnostic de l’addiction en Bourgogne Franche-Comté diffusé au printemps 2018, l’agence régionale de la santé a estimé que 9 % des Bourguignons de 17 ans consommaient au moins dix fois du cannabis dans le mois. Ils sont 4% a en avoir un usage quotidien. Le phénomène semble être générationnel : parmi les adultes, les pourcentages sont respectivement de 0,7 % et 1,4 %. Par ailleurs, ce sont plus souvent des hommes (33 % d’entre eux) que des femmes (18 %). À noter que, pour l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), les consommateurs de cannabis sont presque également répartis entre les catégories socioprofessionnelles en Bourgogne Franche-Comté : entre 23 et 28 % des ouvriers, employés, profession intermédiaire et cadres

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Les nouvelles drogues aux USA et Canada (TF1)

« Sept à huit » du 2/12/2018 : Impressionnant !

Pour ne voir que ce sujet cliquez sur la photo et allez à 28′ 33″ (après la pub)

Source : TF1 2 Décembre 2018

L’assemblée Générale du CNPERT 

aura lieu le 

Lundi 10 Décembre 2018 

de 14h30 à 17h30

à l’Académie Nationale de Médecine

16 Rue Bonaparte 75006 Paris

cliquez ci dessus pour voir la carte

 

Des éléments dont ne s’inquiètent pas les militants de la légalisation du cannabis.

Pr. Jean Costentin Président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies

Dans une interview récente concernant la légalisation du cannabis au Canada, un « addictologue », à la manœuvre depuis plus d’une décennie pour obtenir une telle légalisation en France, William Lowenstein, déclarait, d’une façon stupéfiante (à tous les sens du terme) qu’il faudrait plus d’une dizaine d’années pour apprécier les conséquences de cette légalisation. Il anticipait même que dans un premier temps, cela accroîtrait le nombre des consommateurs ; pour le reste il faudrait attendre.

Propos pleins d’impéritie d’un apprenti sorcier, prêt à faire prendre de tels risques à notre Nation. La France, outre un manque fréquent d’anticipation (alors que gouverner c’est prévoir), n’a pas la culture de l’expérimentation.

Le char de l’Etat n’ayant pas de marche arrière, Il lui est impossible de revenir sur des dispositions ayant, de longue date, démontré leur nocivité : retraite à 60 ans, travail hebdomadaire limité à 35h (que le reste du monde a oublié d’imiter) ; régimes spéciaux de retraites ; méthode globale d’apprentissage de lecture ; assistanat ruineux et démobilisateur…

Notre Nation, qui consomme à un niveau record différentes drogues, dont le cannabis (il est en ce domaine champion européen) ainsi que divers psychotropes  (anxiolytiques, antidépresseurs, hypnotiques, analgésiques…) doit elle s’ingénier à aggraver sa situation?

Une étude récente de l’Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT) montre que, contrairement à ce que l’on voulait nous faire accroire, l’appétence cannabique de notre jeunesse ne s’efface pas avec l’entrée dans la vie professionnelle.

L’adage « Il faut que jeunesse se passe » est faux en l’occurrence car la jeunesse s’efface mais la consommation se poursuit. Cette drogue déborde désormais dans le monde professionnel. Aussitôt certains rebondissent, arguant que c’est pour apaiser « la souffrance au travail ». Avec les 35 heures, les RTT, les 5 semaines de congés payés, des protections syndicales et prudhommales à un niveau jusqu’alors méconnu…il est inopportun d’exhumer Zola (mort en 1902).

La « souffrance », en l’occurrence, est plutôt l’insuffisance des performances de celui qui a chaussé les semelles de plomb du cannabis, ou la conséquence de son effet désinhibiteur qui le fait s’affranchir des règles, l’exposant à l’exclusion. Le cannabis fait stagner dans les bas échelons de la hiérarchie, il transforme en boulets de l’entreprise ou de l’administration les salariés consommateurs.

Ces incorrigibles cannabinophiles, à l’âge de la majorité électorale, pourront peser en faveur de la légalisation de leur drogue, mais aussi de toutes les drogues. On imagine facilement la suite, en faisant référence à la paralysie manifestée par les pouvoirs publics pour agir contre le tabac (avec ses 13 millions de fumeurs) et l’alcool (avec ses 4 à 5 millions d’alcoolo-dépendants).

Considérons aussi les effets épigénétiques du cannabis. Les travaux de Y. Hurd, (U.S.A.) indiquent que les personnes en âge de procréer qui exposent les précurseurs de leurs cellules germinales (spermatozoïdes, ovules) au tétrahydrocannabinol (THC) du cannabis, transmettent à leur descendance une vive appétence pour les drogues qui s’exprime dès l’adolescence. Ces parents drogués, victimes eux-mêmes de sa nocivité, deviendront ainsi parents de drogués… Non contents d’avoir infligé à la société leur médiocrité (voire pire encore), ils lui offriront des descendants plombés dès le départ.

Une Nation doit tout faire pour empêcher cela et en aucune façon faciliter et moins encore autoriser cette modalité d’annihilation. Le législateur ne peut plus faire semblant d’ignorer ces données, elles s’imposent à ses décisions, elles le responsabilisent pleinement, devant la Nation et devant l’Histoire.

Nouvelles découvertes sur les dangers du cannabis

À propos du cannabis, vient d’être découvert un risque nouveau. Sans entrer dans les détails disons que fumer le cannabis accélère le cœur, fait monter la tension ‘où une diminution de l’oxygène qui arrive au cœur. Voilà qui expose à faire des troubles des coronaires de l’angine de poitrine et des infarctus. Chez les sujets jeunes le risque est très faible de l’ordre de 2 %. Mais compte-tenu du nombre de fumeurs qui ne cesse de progresser, il est évident que globalement cela représente une quantité de cas non négligeable. Mais surtout 25 % d’entre eux mourra. Ce sont des formes d’insuffisance coronaires difficiles à diagnostiquer car elles concernent des jeunes qui se plaignent de douleurs au niveau du cœur ; mais s’y ajoute souvent un contexte d’anxiété, d’excitation, voire de confusion.

De plus 250 enfants en très bas âges sont intoxiqués par du cannabis qui a traîné et qu’ils ont ingéré.

Nous avons de multiples fois mis en garde contre le « cannabis récréatif » qui entraîne une atteinte cérébrale se traduisant par un déficit cognitifLe Figaro du 15/11/2018 rend compte d’une étude effectuée auprès de jeunes âgés de 16 à 25 ans par le Massachussetts General Hospital. Le texte en est paru dans la fameuse revue Clinical Psychiatry.

Arrêter la consommation du cannabis entraîne une amélioration immédiate de la mémoire. « Cette évidence clinique est désormais prouvée par des études robustes en termes de qualité et de suivi des sujets sélectionnés, explique le Dr Geneviève Lafaye, spécialisée dans la prise en charge des adolescents et jeunes adultes » (Hôpital Paul Brousse de Villejuif). 

Outre la mémoire, sont altérés le sens de l’attention et le pouvoir concentration. Monsieur Trudeau le gauchiste qui dirige le Canada ferait bien de lire Le Figaro, lui qui vient de légaliser l’usage du « cannabis récréatif ».

À Denain dans le Nord près de Valenciennes, un jeune père du nom de Raphaël Gamez était addict des jeux vidéo. Il jouait de 20 heures à 4 heures du matin ; en tout 50 heures par semaine. Or le « trouble du jeu vidéo » est défini comme apparaissant à 30 heures. Alors qu’il jouait, son bébé Djason, 6 mois, s’est mis à pleurer. Il l’a frappé à mort. Son avocate a plaidé le « manque » de cannabis ; ce qui était tout à fait exact mais ce qui n’a pas arrangé son cas aux yeux du tribunal. Il a été condamné à quinze ans de prison. (Voix du Nord, 08/11/2018).

Jean-Pierre Dickès

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La consommation de cannabis en France n’a pas été aussi élevée depuis 25 ans

La France comptait 5 millions de consommateurs de cannabis en 2017, dont 700 000 usagers quotidiens, selon les chiffres officiels. (PHOTO D'ILLUSTRATION)
La France comptait 5 millions de consommateurs de cannabis en 2017, dont 700 000 usagers quotidiens, selon les chiffres officiels. (PHOTO D’ILLUSTRATION) | JOSHUA RESNICK / FOTOLIA

En 2017, « le cannabis demeure la première substance illicite diffusée dans la population » avec 44,8 % des Français à l’avoir expérimenté, selon le Baromètre santé 2017 de Santé publique France sur plus de 20 000 personnes âgées de 18 à 64 ans.

Si la part des consommateurs dans l’année (11 %) n’a que légèrement progressé par rapport à la dernière enquête de 2014 (10,6 %), « les niveaux de 2017 s’avèrent être les plus élevés depuis 25 ans », soulignent les deux organismes.

Les 18-25 ans sont ceux qui consomment le plus

La tranche 18-25 ans reste la plus consommatrice, avec plus d’un jeune sur quatre (26,9 %) déclarant avoir fumé dans l’année, mais l’étude « observe avec le vieillissement des expérimentateurs, une consommation de plus en plus fréquente après 25 ans ».

« Il y a eu à la fin des années 90 une large diffusion du cannabis, avec près d’un ado sur deux à l’avoir expérimenté. C’est cette première génération expérimentatrice que l’on retrouve aujourd’hui », parmi les consommateurs plus âgés, explique à l’AFP Stanislas Spilka, l’un des auteurs de l’étude à l’OFDT. « Désormais, toutes les tranches d’âge sont concernées par des niveaux d’usage élevés », ajoute-t-il.

« L’entrée dans la vie professionnelle » n’arrête plus la consommation

Ainsi, la consommation dans l’année de cannabis concerne désormais 17,7 % des 26-34 ans, 9,4 % des 35-44 ans et 5,7 % des 45-54 ans. Cela démontre que « l’usage de cannabis […] persisterait après l’entrée dans la vie professionnelle », selon le baromètre.

À l’instar de l’alcool et du tabac, la situation professionnelle influence le niveau de consommation du cannabis : on trouve deux fois plus de consommateurs réguliers chez les chômeurs (6,6 %) que chez les actifs occupés (3 %). Mais, l’étude note « une progression de la consommation parmi les actifs occupés et une stabilisation de celle des chômeurs », entre 2014 et 2017.

Le mode d’approvisionnement est également un marqueur générationnel, les consommateurs de plus de 35 ans ayant davantage recours à l’autoculture (10 %, contre 7 % dans l’ensemble de la population), même si le « deal de rue » reste largement majoritaire pour près de deux tiers des usagers

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Prévention par la loi de la diffusion du cannabis – d’un extrême dans l’autre.

Pr. Jean Costentin Président du centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT)

 L’Assemblée nationale a voté, ce vendredi 23 novembre, l’instauration d’une amende forfaitaire de 200 euros pour les « fumeurs de joints ».

L’objectif affiché était de mieux sanctionner l’usage illicite de stupéfiants qui, jusqu’alors, pouvait être passible d’une peine d’un an de prison et/ou d’une amende de 3750 euros.

Ces peines maximales pouvaient être aménagées, mais les magistrats, se sont situés presque systématiquement dans « le tout ou rien » ; ce fut leur erreur. Dans leur logique ils répugnaient (on ne les blâmera pas) à prononcer la peine maximale de prison ; quoique le sursis aurait pu participer fortement à la prévention. La valeur rédemptrice de la prison, surtout dans son fonctionnement actuel, exclut d’y recourir comme moyen de dissuasion ; certaines prisons semblent des super-discounts des drogues et, dans l’oisiveté et la désespérance qui y règnent, celui qui n’est pas consommateur de drogues très « dures » peut être converti à celles-ci.

Il suffisait au législateur qui estimait nécessaire d’agir, de demander aux magistrats d’utiliser les différentes nuances allant du non lieu à la peine maximale. Le caractère dissuasif de la loi aurait persisté sans être anéanti par son mauvais usage. La rigueur maximale n’aurait été appliquée que lorsque le deal aurait atteint les dimensions de la grande distribution. La prison systématique était évitée, mais toujours possible, le niveau de la contravention dépendant du constat d’éventuelles récidives et des ressources du contrevenant ou de ses parents. Une mémoire était constituée par le casier judiciaire ; l’infraction pouvant être effacée après cinq ans, en l’absence de récidive.

Au lieu de cela, a été instaurée une amende forfaitaire de bas niveau : 200 euros ; c’est trois fois moins que le budget mensuel tabac-cannabis d’un cannabinophile ! Cette amende ne sera bientôt perçue que comme une taxe pour abonder le budget de la Nation d’une insatiable voracité.

L’article a été adopté par les députés, lors de l’examen en première lecture du projet de réforme de la justice, avec 28 voix pour et 14 contre. On regrettera qu’un sujet de cette importance mobilise si peu de membres de la « représentation » nationale.

Par surcroît, le montant de cette amende forfaitaire est moindre que ce qui était prévu. Initialement madame Belloubet, ministre de la Justice, la prévoyait de 300 euros.  Elle avait déclaré en avril 2018 que :« Le montant de l’amende forfaitaire minorée serait de 250 euros et celui de l’amende forfaitaire majorée de 600 euros ». Les 28 députés ont suivi les préconisations du rapport des députés Poulliat (LREM) et Reda (LR), proposant une amende entre 150 et 200 euros. Souvenons nous de leurs noms, en vue de leur intégration dans le panthéon des médiocres œuvrant à la banalisation des drogues, qui prépare à leur légalisation.

Un «cannabis à point », à l’instar du permis du même nom, aurait constitué un intéressant moyen de prévention. Il aurait comporté un fichier électronique informant extemporanément celui qui verbalise du nombre de récidives dont le contrevenant est l’auteur, lui permettant de fixer le montant de la peine, voire d’enclencher une autre procédure en cas de récidives multiples tel que l’obligation de suivre un stage payant, avec contrôle des connaissances acquises, puis, le cas échéant, une injonction de soins. Au lieu de cela : une aumône au budget, non dissuasive, sans trace, sans un interrogatoire permettant de remonter les filières, sans la possibilité de rachat des incriminés qui balanceraient ceux qui font « leur blé », surfant sur la faiblesse d’autrui, par la vente de leur « herbe ».

Que ne ferait il pas pour de l’alcool !!

une vidéo exceptionnelle !!

« Trop de clémence avec l’alcool au volant ! »

Au terme du verdict du Tribunal correctionnel du 13 novembre, Vincent Julé-Parade revient sur ce procès de la violence routière.

Vincent Julé-Parade, avocat de deux jeunes plaignantes blessées en novembre 2017.
Vincent Julé-Parade, avocat des deux jeunes plaignantes blessées en novembre 2017. (©L’Action Républicaine.)

Chartres (Eure-et-Loir). Avocat spécialisé dans la violence routière, Vincent Julé-Parade a perdu sa mère en 1995, tué par un chauffard ivre.

L’homme de loi s’est alors impliqué dans de nombreuses associations en lien avec la Sécurité Routière.

Il a contribué, avec cinq de ses amis, à la création de l’opération « Sam, celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas ! »

« Aujourd’hui, la poche de résistance est plus du côté de l’alcool que sur celui de la vitesse. Le problème de l’alcool c’est qu’il y a un fort lobby qui fait que l’on est encore très très clément avec l’alcool au volant », explique le pénaliste.

L’alcool, un puissant lobby

Ce 13 novembre 2018, Vincent Julé-Parade défendait deux jeunes filles, originaire de Thiron-Gardais blessées lors d’un accident de la route en novembre 2017.

L’une d’entre elle avait été très gravement blessée à la colonne vertébrale ainsi qu’à l’abdomen.

Au final, la prévenue, qui était sous l’emprise de l’alcool, écope de huit mois de prison avec sursis accompagné d’une mise à l’épreuve de deux ans. De plus, en peine accessoire, elle a interdiction de repasser le permis pendant un an.

« Ce jugement m’interpelle ! »

Et l’avocat de poursuivre son réquisitoire : « Pour la prévenue, cette décision du tribunal de huit mois de prison avec sursis ne changera pas la face du monde. Le but ce n’est pas d’envoyer les gens au trou mais c’est le message. Il n’y a aucun fléau sociétal contre lequel on a lutté, notamment d’autres faits (vitesse, drogue au volant, etc.) sans que la justice n’y joue un rôle d’application. La conductrice qui a blessé mes clientes encourait jusqu’à cinq ans d’emprisonnement au vu de son casier judiciaire. Et au final, elle n’a aucun jour de prison ferme. Ce qui m’interpelle, c’est de savoir que si on lui offre encore une chance, ne lui offre-t-on pas, en plus, l’opportunité de récidiver ? Enfin, lors des débats, on a pu constater que plusieurs dossiers étaient en lien avec des gens qui ont eu une conduite dangereuse qui n’a pas fait de blessés. On leur envoie quoi comme message : Allez-y continuez ! »

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