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La vraie addiction : l’argent

Les chiffres donnent le vertige. Rien qu’en octobre de cette année, 34 tonnes de cocaïne ont été interceptées par les douaniers du port d’Anvers, le plus grand site portuaire d’Europe avec ses 129 km². Pour 2021, les saisies montaient à 90 tonnes, 35 % de plus que l’année précédente et quatorze fois plus qu’en 2011, rien que pour la cocaïne qui arrive essentiellement par container des trois pays producteurs : la Colombie, la Bolivie et le Pérou, en passant par le Brésil, l’Equateur et les Antilles.

Si la production est en hausse, la demande l’est autant. D’après l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), en 2022, avec 600 000 consommateurs (au moins occasionnels), la cocaïne est « le produit illicite le plus consommé en France après le cannabis ».

La part des 18-64 ans ayant expérimenté la cocaïne a été multipliée par quatre en deux décennies, passant au sein de la population de 1,2 % en 1995 à 5,6% en 2017.Anvers et les autres ports du nord de l’Europe, portes d’entrées de la drogue.Crédit : DW, Insight Crime Investigation.

La seule justification à cette violence est l’argent, estime un procureur.

Un kilo de cocaïne vaut 1 000 dollars au Pérou et 30 000 à Anvers. Vendu 50 euro le gramme, chaque gramme coupée trois fois en moyenne rapporte 150 euros. Ailleurs, le consommateur payera bien plus : (d’après le magazine Challenge : $533 à Riyad, $205 à Tel Aviv, $103 à Londres, et $76 à Paris).

1 kg de coke vendu 30 000 euros à Anvers par le grossiste rapporte donc (au moins) 90 000 à la vente, ce qui fait qu’une tonne peut rapporter 90 millions d’euros. Les 90 tonnes saisies en 2021, au prix d’achat de 2,7 milliards (90 x 30 millions) auraient donc pu rapporter le triple, c’est-à-dire 8,1 milliards d’euros à la vente !

A cela s’ajoute le fait que les saisies ne représentent que 12 % du volume total du transit de la place. Ce qui fait qu’au bas mot, on arrive à plus de 110 milliards d’euros de cocaïne ayant transités par le port d’Anvers, rien qu’en 2021 !

Ce grand port européen voit passer des millions de containers dont à peine 1 % est scanné, sur deux points de contrôle, de part et d’autre de l’Escaut et officiellement, libre échange oblige, pour des impératifs de rapidité et de concurrence. 70 millions d’euros ont été débloqué pour 5 scanners supplémentaires… qui se concentreront sur les cargaisons arrivant de pays à risque.

« Comment voulez-vous qu’il n’y ait pas, à certains moments cette surpuissance, qui fait que tout leur est dû et que plus rien ne leur fait peur ? », note Michel Claise.

Source : Karel Vereycken

Trafic de drogue : le nouveau défi des ports bretons 

180 kg de cocaïne, représentant une valeur de 15 millions d’euros, ont été saisis dans la coque d’un vraquier, dans le port de Lorient, dans la nuit du 9 au 10 février.
180 kg de cocaïne, représentant une valeur de 15 millions d’euros, ont été saisis dans la coque d’un vraquier, dans le port de Lorient, dans la nuit du 9 au 10 février. (Photo Douane française)

Des ballots de cocaïne dissimulés dans les entrées d’eau de cargos en escale à Lorient et à Brest. Les trafiquants adaptent leurs techniques de transport et de récupération de la drogue. Les ports secondaires sont prévenus.

Le Falkonera, à Lorient, un cargo vraquier de 229 mètres où ont été retrouvés, le 9 février dernier, 180 kg de cocaïne dans les entrées d’eau du navire. Le Nord Capella, à Brest, cargo de 230 mètres, ce jeudi 16 février 2023, avec 178 kg de cocaïne dissimulés dans un renfoncement de coque, derrière une grille, sous la ligne de flottaison. Ces deux prises récentes illustrent une technique rodée pour transporter et surtout récupérer, en toute discrétion, les ballots savamment emballés pour résister à un transport de milliers de kilomètres dans l’eau.

178 kg de cocaïne ont été saisis à bord du cargo le Nord Capella, dans le port de Brest, le 16 février dernier.
178 kg de cocaïne ont été saisis à bord du cargo le Nord Capella, dans le port de Brest, le 16 février dernier. (Photo Le Télégramme)

À lire sur le sujet Comment la drogue est-elle cachée dans les entrées d’eau des cargos ?

Sans dépendre de complicités portuaires

La technique n’est pas nouvelle. « Déjà, au début des années 2000, des plongeurs allaient vérifier nos entrées d’eau avant d’appareiller du Venezuela », raconte l’ancien commandant de pétrolier Bertrand Derennes, aujourd’hui à la tête de l’Afcan (Association française des capitaines de navires), à Brest. « Il faut bien comprendre que ce transport de produits illicites peut tout à fait s’effectuer sans que le commandant et les marins ne s’en rendent compte, ni à l’installation, ni à la récupération. Des trafiquants arrivent également à fixer leur chargement derrière les quilles antiroulis, avec de solides fixations ou des systèmes magnétiques pour ne rien perdre en chemin. »

Ce mode de transport « en cargo-mulet », développé depuis des années, permet d’organiser la récupération du produit, sans dépendre de complicités portuaires. Les retentissants coups de filets réalisés au Havre ou dans d’autres ports européens ont nettement accéléré la diversification de l’approvisionnement et le transport sous coque. Avec le concours de plongeurs maison, les trafiquants récupèrent ainsi en toute discrétion leur marchandise en zone d’attente (rade, mouillage…) ou jusqu’aux espaces portuaires pour les plus audacieux d’entre eux.

L’accès par la mer, le talon d’Achille des ports de commerce

Les ports de commerce ont considérablement augmenté leur degré de sécurisation par les accès terrestres. « Mais, par la mer, on entre comme dans un moulin dans ou à proximité d’un port de commerce », persiste à dire Jean-Paul Hellequin, qui tire la sonnette d’alarme depuis longtemps au nom de l’association Mor Glaz. A fortiori sous l’eau, avec des plongeurs expérimentés et aguerris, capables d’utiliser des propulseurs, voire des sous-marins de poche. Une fois la cargaison récupérée, il suffit de rejoindre discrètement un point de mise à l’eau contiguë à la zone portuaire, de monter dans une embarcation ou un semi-rigide qui disparaît sur une remorque en quelques minutes. Au vu des enjeux financiers, cette logistique n’effraye en rien les trafiquants capables de mettre les moyens nécessaires et de faire appel à des plongeurs expérimentés.

Comment la drogue était dissimulée à bord du Falkonera.
Comment la drogue était dissimulée à bord du Falkonera. (Infographie Le Télégramme/Laurent Silliau)

Niveau de sûreté portuaire

Par la mer, la voie est donc souvent libre dans les ports pour ces trafiquants déterminés et organisés. Impossible de sécuriser parfaitement les entrées de port, impossible de déployer des filets anti-plongeurs autour des navires. Les patrouilles nautiques existent mais restent rares dans les ports de commerce français. « Il faudrait changer le niveau de sûreté portuaire, un peu à l’image des ports militaires, afin de sécuriser les accès aux navires de commerce par la mer », commente un officier de port qui reconnaît un trou évident dans la raquette. Et encore plus sous le niveau de la mer…

Le Falkonera, un vraquier battant pavillon libérien, avait dans sa coque le chargement de cocaïne.
Le Falkonera, un vraquier battant pavillon libérien, avait dans sa coque le chargement de cocaïne. (Photo Douanes française)

Impossible de plonger sous tous les navires

De leur côté, les services de douanes et de gendarmerie maritime ont-ils les moyens de plonger sous tous les navires de commerce ? « Les contrôles s’effectuent la plupart du temps sur renseignements et sont loin d’être exhaustifs », reconnaît un douanier auteur de jolis coups dans sa carrière, exclusivement depuis l’intérieur des navires.

Un ancien gendarme maritime, qui s’est, lui aussi, frotté aux trafics, n’est pas étonné de la diversification des techniques et des points de livraison. « Maintenant que les grands ports comme Le Havre sont verrouillés, les trafiquants visent les ports secondaires et multiplient les petites livraisons. Ils ont tout intérêt à tenter leur chance dans des ports secondaires. » Même dans un port militaire comme Brest ? « Les niveaux de sécurisation des ports militaires et des zones de commerce sont autonomes et pas vraiment complémentaires », n’en déplaisent aux capitaines de port qui redoublent d’efforts et d’attention depuis l’application obligatoire des normes internationales du code ISPS (*).

Ces « modestes » transports d’une centaine de kilos, comparés aux tonnes qui transitent parfois par conteneurs, permettent d’alimenter directement le marché local, en limitant les risques à tous les niveaux.

Quel port de récupération ?

Calée dans ces trous de coque, la marchandise peut être débarquée à tout endroit, dès lors que le navire est arrêté. Les ballots découverts sur le Falkonera ou le Nord Capella devaient-ils être récupérés dans les ports de Brest et de Lorient ou au cours d’une escale ultérieure ? L’intérêt des trafiquants est de procéder à leur récupération le plus rapidement possible, afin de limiter les contrôles et le risque de découverte.

* International Ship and Port Facility Security (ISPS). En français : code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires.

Pas n’importe quels plongeurs pour récupérer ces ballots de cocaïne !
Les plongeurs sollicités pour récupérer ces ballots de drogue immergés jusqu’à une douzaine de mètres de profondeur doivent être expérimentés et des plus endurants. Utilisant de préférence un matériel très spécifique (sans bulle remontant à la surface), ils doivent être en mesure de parcourir une bonne distance avant de rejoindre ces navires mulet. Réussir à s’orienter de nuit et tomber sur la bonne coque, s’orienter au bon endroit s’ils évoluent exclusivement sous la surface de la mer. Ils doivent ensuite faire preuve d’une certaine technicité pour déboulonner les grilles et récupérer les ballots immobilisés dans ces renfoncements immergés. « La mission est aussi physique que périlleuse, qui plus est si le point de récupération de la drogue est éloigné », explique un ancien plongeur de combat. « Il faut tabler sur une visibilité pas trop dégradée et une absence de courant dans les estuaires, notamment ». Pas étonnant que les trafiquants fassent appel à des experts de la plongée qu’ils payent rubis sur l’ongle pour des cargaisons qui peuvent rapporter gros : plus d’un million d’euros à la revente pour 200 kg de cocaïne ainsi récupérés incognito.

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Requiem for a dream : Voyage au bout de l’enfer

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Vingt-cinq ans après sa sortie dans les salles obscures, Requiem for a dream continue de fasciner et de bouleverser les cinéphiles du monde entier. Prostitution, folie et addiction, le réalisateur Darren Aronofsky nous plonge dans l’enfer des drogues dures. Une œuvre coup de point qui n’a (malheureusement) pas pris une ride.

Sex, drugs and rock’n’roll

Sexe, drugs and rock’n’roll. Voilà l’autre nom que l’on pourrait donné aux immenses lettres blanches HOLLYWOOD, surplombant la vallée californienne. La ville, berceau du septième art américain, symbolise les excès d’une industrie …..

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Cannabis : l’insomnie est deux fois plus fréquente chez les étudiants qui en consomment tous les jours, selon une étude

Selon l’étude, la probabilité d’insomnie est même deux fois plus élevée chez les consommateurs quotidiens de cannabis par rapport aux consommateurs occasionnels ou rares.

Un homme fume un joint, à Paris le 12 mais 2018. Photo d'illustration. (THOMAS SAMSON / AFP)
. (THOMAS SAMSON / AFP)

En France, la probabilité de souffrir d’insomnie chez les étudiants est supérieure de 45% chez les consommateurs de cannabis par rapport aux non-consommateurs. Cette probabilité est même deux fois plus élevée chez les consommateurs quotidiens de cannabis par rapport aux consommateurs occasionnels ou rares, révèle une étude réalisée par des chercheurs et chercheuses de l’Inserm, de l’université et du CHU de Bordeaux, au centre de recherche Bordeaux Population Health.

Pour la première fois, ils ont mené une analyse approfondie de l’association entre la consommation de cannabis et les troubles du sommeil.

L’étude, publiée dans Psychiatry Research, a été faite auprès de 14 787 étudiants universitaires. Tous font partie de la cohorte i-Share qui porte sur la santé générale des étudiants, dirigée par Christophe Tzourio, dernier auteur de l’étude. Ils ont tous accepté de répondre à un questionnaire sur leur mode de vie.

Un lien préoccupant

Un baromètre de Santé publique France révèle que les étudiants français sont nombreux à déclarer fumer du cannabis régulièrement. Il y a 13,9% des 18-25 ans qui disent en consommer mensuellement et 4% quotidiennement. Une précédente étude a montré que les jeunes adultes ont du mal à dormir. Ils sont 55% des étudiants à déclarer avoir des troubles du sommeil et 19% disent souffrir d’insomnie.

Les chercheurs restent prudents et précisent qu’ils n’ont pas la preuve scientifique que le cannabis provoque des insomnies mais établissent un lien préoccupant car la consommation de cannabis chez les étudiants pourrait avoir des conséquences sur leur réussite dans les études, ainsi que sur leur santé physique et mentale.

Seine-et-Marne : alcool, vitesse, drogue… que risquent désormais les mauvais conducteurs ?

Après un début d’année catastrophique en matière de sécurité routière en Seine-et-Marne, le préfet a décidé d’alourdir les sanctions contre les mauvais conducteurs. 

Lors de cette opération de contrôle, à Presles (Val-d’Oise), onze conducteurs ont été verbalisés pour non-respect des limitations de vitesse. Quatre d’entre eux ont écopé d’une rétention de leur permis de conduire.
Le préfet de Seine-et-Marne a alourdi les sanctions contre les mauvais conducteurs. ©L’Écho, le Régional

Par Audrey Gruaz

Les comportements dangereux au volant sont de plus en plus fréquents en Seine-et-Marne. Les chiffres de la sécurité routière confirment cette tendance chaque année un peu plus. Début 2023, plusieurs accidents graves causant des morts sur les routes de Seine-et-Marne ont eu lieu.

Pour enrayer ce phénomène, le préfet a sollicité auprès des gendarmes et des policiers un renforcement des contrôles routiers. 

En parallèle, il a aussi décidé de modifier le barème des sanctions administratives applicable dans le département. 

Désormais, la durée de la suspension des permis de conduire après une infraction est plus importante.

Que risque-t-on désormais en Seine-et-Marne ?

Le préfet a décidé de renforcer les sanctions contre la conduite sous l’emprise d’un état alcoolique. 

En cas de taux d’alcoolémie compris entre 0,80 g/l à 1,60 g/l, la suspension du permis sera désormais de 6 mois, contre 4 mois jusqu’à présent.

De même, si le conducteur a déjà commis une infraction ayant entrainé une suspension au cours des deux ans précédents, cette suspension passe à 8 mois jusqu’à 1,40 g/l et 9 mois jusqu’à 1,60 g/l. Vidéos : en ce moment sur Actu

Pour rappel, le taux d’alcoolémie autorisé au volant est de 0,50 g/l. 

A partir de 1,80 g/l relevé sur un conducteur, la suspension du permis est de 8 mois. Elle passe à 12 mois en cas d’antécédents. 

Source

Dupond-Moretti tempère sur le retrait de permis pour alcool au volant

Le ministre de la Justice est revenu sur les propos tenus par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sur le sujet.

French Justice Minister Eric Dupond-Moretti looks on during the solemn hearing of the justice auditors of the National School of Magistrates (ENM) at the Bordeaux courthouse, southwestern France, on February 17, 2023. (Photo by THIBAUD MORITZ / AFP)

Éric Dupond-Moretti, ici assistant à l’audition solennelle des auditeurs de justice de l’École nationale de la magistrature au palais de justice de Bordeaux, le 17 février 2023.

Dimanche, Gérald Darmanin s’était prononcé pour un retrait des 12 points du permis en cas de conduite sous stupéfiants, et l’introduction de la qualification d’« homicide routier ».

Le ministre de l’Intérieur avait fait cette annonce dans le JDD, neuf jours après l’accident provoqué par l’humoriste Pierre Palmade sous l’emprise de la cocaïne et dans lequel trois personnes ont été grièvement blessées, dont une femme enceinte qui a perdu son bébé de six mois.

En visite en Corse, Gérald Darmanin avait ensuite précisé vouloir « être beaucoup plus dur avec ceux qui conduisent sous l’emprise de drogues, de stupéfiants ou d’alcool bien évidemment »« La perte du permis n’est automatique qu’en récidive aujourd’hui », avait pointé le ministre, qui avait appuyé sur la thématique dans la soirée sur Twitter : « Renforcer les sanctions contre ceux qui conduisent sous drogue et/ou alc

Interviewé par des lecteurs de La Dépêche du Midi ce mercredi 22 février, Éric Dupond-Moretti, interrogé sur le sujet, a préféré tempérer.

« Extrapolation médiatique »

« Nos services ont déjà réfléchi à cela dès le mois de décembre. En suite, il a été question, même si c’est davantage du périmètre du ministre de l’Intérieur, du permis à points que Gérald Darmanin n’a évoqué dans son intervention qu’en matière de drogue. Mais j’ai vu dans une extrapolation médiatique qu’il a été aussi question d’alcool », affirme ainsi le ministre de la Justice.

« J’aimerais en revanche rappeler et j’espère que mes mots ne seront pas mal interprétés, que la consommation d’alcool, avec modération, n’est pas prohibée, alors que la consommation de drogue est une infraction », ajoute Éric Dupond-Moretti. 

« Moi je ne souhaite pas tomber dans le sensationnel et l’émotionnel, il faut prendre du recul pour travailler à ces questions avec raison. »

Actuellement, la conduite sous l’usage de stupéfiants est sanctionnée de la perte de six points. Des peines complémentaires peuvent aussi entraîner une suspension du permis pour une durée maximale de trois ans et une annulation du permis, avec trois ans maximum d’interdiction de demander un nouveau permis.

Comme il l’a affirmé dimanche, Gérald Darmanin veut également « rendre obligatoire la visite médicale de tout consommateur avéré de drogue, pour qu’il soit autorisé à conduire s’il se soigne 

Le ministre de l’Intérieur, qui a rappelé sa volonté d’arrêter de retirer des points pour les excès de vitesse inférieurs à 5 km/h, a souligné qu’« environ 600 personnes meurent chaque année dans des accidents de la route liés aux stupéfiants et qu’un total de 800 000 contrôles routiers » contre la drogue ont eu lieu en 2022, « soit le double des années précédentes ». Il a promis qu’il y en aurait « un million cette année ».

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TF1 : Plantations illégales à domicile

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Drogues. « La cocaïne est en train de submerger l’Europe »

« En France, 26,5 tonnes de cocaïne ont été saisies en 2021, chiffre qui donne une idée de l’ampleur réelle du trafic. Le chiffre d’affaires mondial de la drogue, entre 200 et 500 milliards de dollars, pourrait dépasser à terme celui du trafic d’armes qui s’élève à 1 200 milliards de dollars. La cocaïne est en train de submerger l’Europe, grâce à une production sans cesse accrue. En Colombie, le rendement est passé de 384 tonnes en 2011 à 1 228 tonnes en 2020. »

Jean-Pierre Pujol (Calvados) :

« La drogue va-t-elle déstabiliser notre société ? De nos jours, le commerce des stupéfiants en général, et celui de la cocaïne en particulier, prospère de façon préoccupante, alimentant en argent frais les gangs de nos cités.

En France, 26,5 tonnes de cocaïne ont été saisies en 2021, chiffre qui donne une idée de l’ampleur réelle du trafic. Le chiffre d’affaires mondial de la drogue, entre 200 et 500 milliards de dollars pourrait dépasser à terme celui du trafic d’armes qui s’élève à 1 200 milliards de dollars. La cocaïne est en train de submerger l’Europe, grâce à une production sans cesse accrue. 

En Colombie, le rendement est passé de 384 tonnes en 2011 à 1 228 tonnes en 2020. Ceci a entraîné une baisse des prix au détail, permettant d’élargir le nombre de consommateurs. Par ailleurs, les réseaux de distribution se sont multipliés, avec des délinquants de plus en plus violents.

En France, le trafic de stupéfiants est très prospère, générant environ 3 milliards d’euros, chiffre largement sous-estimé. Il s’accompagne de nombreuses activités criminelles : trafic d’armes, prostitution, vols, etc. Et de nombreux règlements de comptes. Depuis le début de l’année, près de trente individus ont été abattus à Marseille dans des affaires de stupéfiants.

La situation mondiale est très préoccupante, car les énormes flux financiers générés par le trafic de drogue, peuvent directement mettre en danger les grands équilibres politiques, économiques et financiers de la planète. Ils peuvent aussi déstabiliser les États les plus fragiles, notamment ceux qui entretiennent des liens ambigus avec ces activités illicites.

 Cette déstabilisation s’observe déjà aux Pays-Bas et en Belgique […] instaurée par la fameuse Mocro Maffia (néerlandais d’origine marocaine) : témoins, enquêteurs, journalistes, magistrats et avocats assassinés, une princesse néerlandaise et un Premier ministre menacés par la mafia, des règlements de compte à la grenade en plein jour à Anvers, le ministre de la Justice belge victime d’une tentative d’enlèvement fin septembre.

En Europe, et en France en particulier, l’affaiblissement des services de sécurité et l’ouverture des frontières ont grandement contribué au développement du phénomène. Aujourd’hui, les trafiquants se jouent de nos forces de l’ordre et de nos lois et continuent de s’enrichir massivement au détriment de très nombreuses victimes.

Notre pays va-t-il suivre la même évolution que les Pays-Bas et la Belgique ? Va-t-on supporter longtemps que nos cités deviennent des zones de non-droit où le trafic s’installe en toute impunité dans les halls d’immeuble. […]

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Le buddha blue, une drogue marketée pour les jeunes « beaucoup plus dangereuse que le cannabis »

 4 % des jeunes Français de moins de 17 ans auraient expérimenté au moins une fois cette drogue, selon une étude publiée en 2018 Lise Abou Mansour

Appelé « Pète ton crâne », PTC ou buddha blue, ce cannabinoïde de synthèse connaît un essor chez les jeunes depuis quelques années.
Appelé « Pète ton crâne », PTC ou buddha blue, ce cannabinoïde de synthèse connaît un essor chez les jeunes depuis quelques années. — Canva

Le buddha blue, une drogue marketée pour les jeunes « beaucoup plus dangereuse que le cannabis »

  • Appelé « Pète ton crâne », PTC ou buddha blue, ce cannabinoïde de synthèse connaît un essor chez les jeunes depuis quelques années.
  • Le buddha blue est majoritairement utilisé sous forme d’un liquide inodore et incolore dans des cigarettes électroniques.
  • « La grosse différence avec le cannabis, c’est qu’il y a plus d’overdoses, de complications cardiaques, pulmonaires, neurologiques et psychiatriques », explique Laurent Karila, professeur d’addictologie, psychiatre à l’hôpital Paul Brousse et créateur du podcast Addiktion.

« Pète ton crâne ». Ce surnom, c’est celui d’une nouvelle drogue de synthèse, appelée aussi PTC ou buddha blue. Ce cannabinoïde de synthèse connaît un essor chez les jeunes depuis quelques années. Début février, trois lycéens de Sucy-en-Brie, dans le Val-de-Marne, ont été hospitalisés après en avoir inhalé.

Bien qu’elle puisse être consommée sous toutes les formes, elle est majoritairement utilisée par la jeune génération sous la forme d’un liquide inodore et incolore dans des cigarettes électroniques. Elle ne contient aucun THC (ou tétrahydrocannabinol), l’une des molécules contenues dans le cannabis provoquant des effets psychotropes, mais en mime les effets.

Un effet « zombie-like », selon Laurent Karila, professeur d’addictologie, psychiatre à l’hôpital Paul Brousse et créateur du podcast Addiktion. « Les effets sont assez similaires à ceux du cannabis au début. » Sensation d’apaisement, relaxante et effet anxiolytique laissent ensuite leur place aux hallucinations, à « une impression que ce qui nous entoure n’est pas réel, que notre corps sort de notre corps ».

Infarctus, hallucinations et attaque de panique

Le buddha blue provoque plus fréquemment que le cannabis des intoxications aiguës conduisant à des hospitalisations. « La grosse différence avec le cannabis, c’est qu’il y a davantage d’overdoses, qu’elles soient fatales ou non, ainsi que de complications », explique le professeur.

Elles peuvent d’abord être cardiaques, avec des troubles du rythme du cœur, une tachycardie, voire un infarctus. Le PTC peut également provoquer des difficultés respiratoires, des maux de tête et conduire à des accidents cérébraux. Il existe aussi des complications sur le plan psychiatrique avec l’apparition de dépressions, de tableaux délirants, d’attaques de panique voire d’idées suicidaires.

« C’est beaucoup, beaucoup plus dangereux pour la santé que le cannabis, résume le psychiatre. Et chez un jeune qui n’a pas encore un cerveau formé, le risque est encore plus élevé. » Si aucun mort n’a pour l’instant été recensé en France à la suite d’une consommation de buddha blue, aux Etats-Unis, plusieurs personnes sont décédées après en avoir consommé.

Cliquez pour voir une vidéo sur le GAZ HILARANT (2’56 »)

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