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À Lorient, 200 kg de cocaïne saisis sur un vraquier

Jolie prise pour les douaniers du port de commerce de Lorient.

Les douaniers de la brigade des garde-côtes de Lorient ont saisi près de 200 kg de cocaïne, dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 février, à bord du Falkonera, un cargo vraquier de 229 mètres, battant pavillon du Libéria. Le cargo, chargé de 20 000 tonnes de tourteaux de soja, avait quitté le port de Paranagua, au Brésil, le 24 janvier.

Il devait initialement faire escale dans le port de Brest ( Finistère) pour décharger sa cargaison. Faute de place sur les quais brestois, il ensuite été dirigé vers Montoir de Bretagne (Nantes – Saint-Nazaire), et c’est en s’y rendant qu’il a été mis en attente dans la rade de Lorient.

C’est là qu’a eu lieu la saisie des douanes, dans la nuit de jeudi à vendredi. Selon nos informations, la cocaïne trouvée à bord était un produit de « très bonne qualité ».

À lire sur le sujet Cocaïne sur un cargo à Lorient : toutes les images de la saisie

Un renseignement de l’étranger

Les douaniers lorientais auraient été alertés de la présence de drogue à bord par un renseignement venu d’un pays étranger. Le commandant du bateau a été interpellé, puis placé en rétention douanière, avant d‘être mis en garde à vue. Il a été relâché à l’issue et laissé libre.

Selon nos informations, les enquêteurs ont acquis la conviction qu’il n’était pas au courant de la présence de la cocaïne à bord de son navire. L’enquête, conduite sous l’autorité du parquet de Lorient, a été confiée à l’antenne de l’Ofast (Office anti-stupéfiants) de la police judiciaire de Rennes.

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Canada : Un changement radical s’annonce dans la consommation d’alcool

Aucune quantité d’alcool n’est sans danger. C’est ce qu’a annoncé le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCDUS) le mois dernier. Cette organisation, qui travaille étroitement avec Santé Canada, a mis à jour sa ligne directrice pour la première fois en 11 ans. La recommandation fait maintenant l’objet de critiques parmi les expert.e.s, tout comme la population universitaire.

Alors que le rapport final reconnaît que 40 % des Canadien.ne.s âgé.e.s de 15 ans et plus consomment plus de six verres standard par semaine, il fixe le seuil de risque faible à deux verres par semaine. Avec 3 à 6 verres standard, le risque de mourir prématurément devient modéré, alors qu’avec sept verres ou plus, le risque est considéré comme élevé.

Boire moins, c’est mieux

La nouvelle ligne directrice marque un changement drastique depuis la dernière directive en novembre 2011. Auparavant, le CCDUS recommandait une consommation maximale par semaine de 10 verres standard pour les femmes et 15 verres pour les hommes. Aujourd’hui, le rapport indique qu’il n’existe plus de niveau de consommation d’alcool sans danger.

Tim Stockwell, un des scientifiques à l’origine de l’ancienne directive, explique que le changement est principalement dû à la façon dont le CCDUS a choisi de mesurer le niveau de risque. L’ancien directeur du Canadian Institute for Substance Use Research à l’Université de Victoria souligne que mesurer le risque basé sur la probabilité de vivre plus ou moins longtemps que les personnes qui s’abstiennent proposait des résultats moins fiables. La nouvelle ligne directrice est fondée sur le risque de mort prématurée, spécifiquement dans le cas de 18 maladies liées à la consommation d’alcool (y compris le cancer du sein et du côlon).

Le rapport définit une mort prématurée comme étant équivalente à 17,5 années de vie perdues. Les personnes qui consomment deux verres par semaine perdent donc, en moyenne, six jours de leur vie. Le scientifique ajoute que toute consommation additionnelle augmente exponentiellement le risque. En guise de comparaison, une boisson alcoolique moyenne propose le même risque qu’une cigarette, affirme Stockwell. 

Pour Andrew Hathaway, professeur de politique publique à l’Université de Guelph, les données du rapport peuvent être statistiquement significatives, mais elles ne sont pas nécessairement pratiquement significatives. Si les deux intervenant.e.s admettent que le seuil de deux verres est arbitraire, le fait d’appeler toute consommation dangereuse est notable. « Dans ce cas, la chose responsable à dire ne serait-elle pas de ne pas boire de poison du tout ? », avance Hathaway. 

Une réception mitigée

Le professeur exprime son scepticisme à l’égard de l’efficacité d’une directive aussi restrictive pour changer le comportement des consommateur.ice.s. « Je ne pense pas que la plupart des gens boivent en partant du principe que c’est bon pour eux.elles », insiste-t-il. Le risque, selon lui, est qu’avec des exigences trop strictes, les gens deviennent dédaigneux.ses et commencent à ignorer tout type d’information liée à la santé publique.

Stockwell confirme que le CCDUS « aurait pu mettre un peu de sucre sur la pilule ». De son avis, les chercheur.se.s auraient pu se tenir à la définition de faible risque partagé par le Royaume-Uni et l’Australie, soit d’une chance sur 100 de mourir prématurément plutôt qu’une sur 1000. Selon l’ancien directeur du National Drug Research Institute en Australie, cela augmenterait le seuil de faible risque à environ six verres par semaine.

Il insiste néanmoins sur le fait que les médias ont en quelque sorte changé le récit. La directive a pour but, selon lui, d’informer le public des risques plutôt que de prescrire un niveau de consommation acceptable.

Cela fait maintenant des décennies que l’alcool est classé parmi les produits cancérogènes du groupe 1 par l’Organisation mondiale de la santé. Un des grands changements signalés par le rapport, selon Stockwell, est la réfutation de la croyance populaire selon laquelle la consommation d’alcool peut être bénéfique pour le sommeil et la santé.

Traiter l’alcool comme le tabac ?

Selon les études, l’État canadien enregistre annuellement un déficit de plusieurs milliards de dollars des ventes d’alcool par rapport aux coûts sociétaux provoqués par l’alcool. Tout comme le tabac, le scientifique de carrière certifie que l’alcool a ses propres effets secondaires, y compris la nuisance publique, la conduite avec facultés affaiblies, l’alcoolisme fœtal et la rupture de familles.

Pour Stockwell, la solution la plus efficace est donc d’augmenter le prix minimum d’une boisson standard. Tout en reconnaissant l’effet disproportionné sur les Canadien.ne.s à faible revenu, les essais démontrent, selon lui, qu’ils.elles passent rarement aux drogues illicites, à l’exception de la marijuana, « qui est bien meilleure pour la santé que l’alcool ».

En plus de deux projets de loi au Parlement, Stockwell confirme que Santé Canada est actuellement en discussion active sur l’addition d’étiquettes d’avertissement sur les bouteilles. Alors que Hathaway voit cette démarche comme étant « inévitable », il suggère qu’« avant de commencer à nous inquiéter d’étiquettes supplémentaires, nous pourrions être un peu plus intelligent.e.s dans ce qui est autorisé en termes de marketing ». Il reste cependant à voir comment l’industrie de l’alcool répondra à de telles politiques

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« La cocaïne est présente partout ! » : Georges Brousse, spécialiste clermontois de cette addiction a vu ses consultations exploser

Publié le 18/02/2023

"La cocaïne est présente partout !" : Georges Brousse, spécialiste clermontois de cette addiction a vu ses consultations exploser

« La cocaïne désinhibe et augmente donc l’imprudence ». © Thierry LINDAUER

  • La cocaïne est devenue la deuxième drogue illicite la plus consommée en France, derrière le cannabis. Banalisée, elle n’épargne plus personne. L’accident très médiatisé de l’humoriste Pierre Palmade rappelle à quel point la dépendance à la cocaïne peut se révéler tragique.

Georges Brousse est chef du service d’addictologie du CHU de Clermont-Ferrand et président de l’association Addictions France. Il nous détaille les mécanismes de cette addiction à la cocaïne et les raisons de son tragique « succès » du moment.

Quels sont les effets de la cocaïne par rapport aux autres drogues ?

« La cocaïne a un effet psychotrope sur le cerveau, comme l’alcool ou le cannabis. Mais contrairement à l’alcool ou au cannabis, qui sont plutôt des ralentisseurs, la cocaïne stimule, elle accélère tout. »

Pourquoi dit-on que la cocaïne est une drogue insidieuse ?

« Parce que les consommateurs ont un sentiment de toute-puissance. Ils ne sont pas en capacité de s’estimer défaillants. Et pourtant, les réflexes sont perturbés, et la prise de risques augmente. »

Quels sont les risques au volant ?

« La cocaïne désinhibe et augmente donc l’imprudence. Le conducteur devient insouciant. Elle modifie la concentration mais aussi les effets de la fatigue. Parmi les drogues capables de causer le plus de dommages à soi et à autrui, la cocaïne arrive au deuxième rang, derrière l’alcool. La prise de psychostimulants, comme la cocaïne, maximise également la gravité des accidents. »

Dans le Puy-de-Dôme, « les conducteurs sous stupéfiant rattrapent ceux en état d’ivresse »

Pourquoi est-ce si difficile d’arrêter ?

« La cocaïne est une substance dopaminergique. Elle agit sur le neurotransmetteur des circuits de la récompense. Pour les gens qui ne sont pas malades, c’est inimaginable de penser que l’on puisse perdre le contrôle. Mais le cerveau du consommateur de cocaïne automatise le comportement et tout le ramène vers le produit. D’autant plus que la cocaïne est très souvent contextualisée à la fête, à la désinhibition, au sexe. »

À partir de quand perd-on le contrôle ?

« Ce n’est pas on/off. C’est très progressif… Plus on en prend longtemps, plus la dépendance s’installe. Il faut cependant prendre en compte trois critères : le produit bien sûr, mais aussi la personne et son environnement. S’agissant de la personne, les dépressifs, les anxieux, les gens qui ont subi des traumatismes auront plus facilement recours à la cocaïne pour soulager leurs difficultés personnelles. Et, malheureusement, ça marche… La cocaïne améliore sur le moment l’estime de soi.

L’environnement est aussi crucial. Avant, la cocaïne circulait dans les milieux de la Bourse et du show-biz. Depuis vingt ans, la consommation a été multipliée par quatre voire cinq. Aujourd’hui, elle est présente partout. Elle touche toutes les classes sociales. J’ai des chefs d’entreprise, des étudiants, mais aussi des gens en grande précarité. On est passé de 1 million à 30 millions de saisies. On l’a trop banalisée. »

Comment expliquer ce tragique “succès” de la cocaïne ?

« La cocaïne colle à l’époque. À l’heure actuelle, on demande aux gens d’être performants au travail, dans l’intimité… Et cette drogue dope l’estime de soi. Dans les années 1970, il fallait être zen, le cannabis était à la mode. »

Vos consultations pour addiction à la cocaïne ont-elles explosé ?

« En 2010, j’ai fait une année de recherche sur la cocaïne dans le milieu de la Bourse à Paris. À Clermont, on peinait pour trouver des patients. Aujourd’hui, un tiers de mes patients prennent de la coke. Beaucoup sont même polyconsommateurs. »

C’est pourtant une drogue qui coûte très cher ?

« Oui, 60 euros le gramme. Les gens se ruinent pour se la payer, alors ils revendent, se prostituent, se privent… »

Quelles sont les façons de la prendre ?

« Elle peut être sniffée, injectée ou fumée. Pour la fumer, il faut la transformer avec de l’ammoniac ou du bicarbonate de soude, les consommateurs disent qu’ils la “base”. Ce que l’on appelle le crack, c’est de la cocaïne basée. Les effets sont plus brutaux, plus immédiats. C’est un marqueur de gravité pour nous. Si la cocaïne sniffée donne un sentiment de puissance, à l’inverse la cocaïne fumée rend “stone”, hagard. »

Est-elle mortelle ?

« On a parfois décrit des surdosages, mais beaucoup moins qu’avec l’héroïne qui est un puissant sédatif. La cocaïne est un vasoconstricteur qui va agir sur le cerveau, le cœur qui se déshydrate et s’emballe. Les descentes de cocaïne sont insupportables, à tel point que les consommateurs prennent de l’alcool et de l’héroïne pour se soulager. »

Le Professeur Georges Brousse teste la nouvelle thérapie virtuelle aux côtés de Johan Colin, psychiatre addictologue, et Maryline Chalmeton, psychologue et attachée de recherche clinique.  Photo Fred Marquet.
 

Peut-on se guérir de cette maladie car on parle bien d’une maladie ?

« Oui, dès que le contrôle est perdu, c’est une maladie. L’envie est insurmontable, les gens qui pensent que c’est facile d’arrêter se trompent. Ce sont des souffrances personnelles et familiales dramatiques. On a des accompagnements mais c’est très difficile. Environ 30 % des gens s’en sortent mais c’est très long. On essaie de les motiver et de réduire les risques, mais il n’existe pas de médicament. Il y a des pistes sur des vaccins mais ce n’est pas encore ça.

Comme la cocaïne pirate le circuit de la récompense, on va substituer au produit une autre récompense plutôt que l’abstinence. Les modèles classiques de punition ne fonctionnent pas sur un malade. Lorsque l’on parle d’amendes pour le consommateur, ce n’est pas efficace. Cela revient à punir quelqu’un qui va chercher une récompense. Mieux vaut tenter de réguler. Aujourd’hui, on travaille sur une thérapie nouvelle autour de la réalité virtuelle. On essaie d’œuvrer sur la gestion des envies. Mais cette drogue est insidieuse, vraiment terrible. »

Faut-il laisser le permis aux cocaïnomanes ? 

« Vous imaginez supprimer le permis à tous les consommateurs d’alcool ou de cannabis ? L’addiction est une aliénation. Si elle impacte les autres, alors la société fera payer à l’individu son aliénation. La meilleure arme reste la prévention. »

Carole Eon

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Le toxicomane, dangereux pour lui même, peut l’être pour autrui.

Professeur Costentin


Notre compassion pour ses victimes commande de l’empêcher de nuire.


Le drame provoqué par P. Palmade qui conduisait sous l’emprise de la cocaïne et d’un produit dit « de substitution de l’héroïne », défraie la chronique. La notoriété de l’humoriste contribue à cette révélation.

Ce n’est pourtant que la partie émergée de l’iceberg des drogues sur lequel se brisent chaque jour, comme autant de Titanics, les véhicules de conducteurs anonymes (700 morts par an, sans oublier de très nombreux handicapés, victimes de ces accidents dans lesquels se sont invités des stupéfiants).


Depuis plus de trente ans je m’applique à déceler les roueries, arguties, entourloupes, occultations de journalistes torturant la réalité pour disculper le cannabis et d’autres drogues de divers drames de la route. Soit qu’ils ne les évoquent pas, soit qu’ils soulignent les « très faibles » taux sanguins de tétrahydrocannabinol/THC (comme s’ils ignoraient que ses effets stupéfiants se manifestent pour des concentrations de l’ordre du μg / millionième de gramme de THC par litre de sang) ; soit qu’ils diluent sa
responsabilité dans une possible défaillance mécanique ou une route mouillée…

Avec un peu moins de pusillanimité ils invoquent le rôle de l’alcool. On sait désormais que le cannabis et l’alcool, qui sont souvent associés, multiplient par 27 le risque d’accidents mortels de la route.


Que de manœuvres dilatoires avant que soit votée la « loi Marilou ». Il a fallu le décès de la petite Marilou Poinsot, victime d’un chauffard sous l’emprise du cannabis, pour que ses parents, Philippe et Nadine, créent l’association « Marilou », et obtiennent des députés le vote de « la loi Marilou » (Janv. 2003), qui punit de deux ans d’emprisonnement (enfin sur le papier) la conduite sous l’emprise de stupéfiants.

Il faudra ensuite attendre 2008 pour qu’apparaissent les tests salivaires de détection. J’ai le souvenir, lors d’un audit à l’Assemblée Nationale, d’avoir bataillé contre le conseiller ministériel à la sécurité routière, trainant des pieds à recommander des dispositions anti-cannabiques car, selon lui, les chiffres connus ne les justifiaient pas…


S’agissant des produits de substitution de l’héroïne (buprénorphine à haut dosage ou méthadone) ils ne sont pas consommés
que par des héroïnomanes.

En effet, un nombre significatif d’entre eux se les font prescrire par plusieurs praticiens, délivrer par plusieurs pharmaciens et les revendent afin d’obtenir les moyens d’acquérir leur « chère » héroïne.

Ils ouvrent ainsi à leurs acheteurs l’accès aux morphiniques et bientôt à l’héroïne. Cette situation perdure depuis 20 ans, en raison de la passivité des « pouvoirs » publiques.

Notre éthique nous interdit d’appuyer sur la tête des toxicomanes qui se noient, même quand ils sont responsables de drames.

Notre compassion pour leurs victimes est intense et c’est pourquoi nous voulons empêcher ces toxicomanes de nuire.
Quand il est constaté que leur addiction est irrépressible, afin de prévenir ses effets potentiellement catastrophiques, il faudrait leur
interdire d’exercer certaines professions ainsi que la conduite des véhicules à moteur.


Les drames provoqués par les toxicomanes leur sont évidemment imputables. Cependant on ne doit pas disculper ceux qui, par leurs décisions, déclarations, actions, omissions, compromissions, collusions, ont contribué au développement des comportements toxicophiles et ont ainsi aggravé la détérioration de ces individus fragiles que sont les toxicomanes.


La liste de ces co-responsables doit enfin être établie afin de les incriminer et de les neutraliser

L’affaire Palmade, un fait divers utile ?

16 février 2023


La très forte médiatisation de l’affaire Palmade attise les passions et parfois les excès. Depuis près d’une semaine, la presse est accusée d’en faire « trop », d’être voyeuriste, de ne parler que de l’auteur présumé sans un mot pour les victimes…

Mais ce dramatique accident permet au moins d’évoquer des sujets qui dépassent le simple faits divers. En parler, c’est éveiller les consciences, rappeler les risques et leurs conséquences.

Ça n’est pas inutile.
En premier lieu, les risques liés à la consommation de drogues. Pas inutile à rappeler dans un pays leader de la consommation de stupéfiants et de médicaments. Un pays où on parle encore souvent de « drogues douces » ou « récréatives » en jetant un voile pudique sur les ravages de ces addictions.

La déchéance publique et médiatique de Pierre Palmade dure en réalité depuis longtemps, mais des milliers d’autres français anonymes vivent les mêmes déséquilibres et, finalement, les mêmes maladies.

En parler n’est pas inutile. Il est temps de poser la question de la place des victimes dans les procédures judiciaires
L’affaire Palmade pose aussi la question de l’insécurité routière qui décime la France chaque semaine.

Alcool, vitesse, stupéfiants, téléphone : les causes des accidents graves sont multiples et parfois cumulatives.

Cette insécurité détruit des familles, souvent dans l’anonymat le plus complet. En parler n’est pas inutile.
L’affaire Palmade pose aussi le sujet de la place des victimes dans les procédures judiciaires. Leur état de santé a parfois semblé moins commenté que celui de Pierre Palmade.

Cette impression est le reflet d’une vraie problématique française où les victimes sont souvent abandonnées, oubliées, délaissées, quand tout semble prévu dans le code pour encadrer les auteurs.

Parler de ce déséquilibre n’est pas inutile.

L’affaire Palmade permet enfin pour beaucoup de découvrir le « chemsex » et ses risques. Cette pratique, réservée un temps à la communauté homosexuelle, se développe dangereusement. Elle consiste en des fêtes sexuelles durant plusieurs heures, soutenues par la consommation de drogues qui désinhibent et permettent d’endurer ce « marathon sexuel extrême ».

Cette pratique a déjà provoqué des décès par overdose et s’accompagne de toutes les dérives possibles. En parler n’est pas inutile.

Par Damien Delseny Rédacteur en chef du service police-justice du Parisien

Source :Le Parisien 16/02/2023

Information fournie par Xavier de Beaurepaire

Chers amis lecteurs et sympathisants du blog


Le recueil, la sélection puis la diffusion sur le blog de l’actualité de la lutte anti-drogue est un travail quotidien, passionnant mais difficile. Quelle est la pertinence de l’information qui vous est transmise, comment le savoir ?


Le plus simple est de vous le demander, ce que nous avons fait en vous proposant une évaluation en étoiles de 1 à 5 ( durée 10 secondes après lecture du message) et mieux encore par un commentaire.

Notre demande n’est pas suivie d’effet à ce jour, aussi nous la renouvelons en insistant sur son importance pour mieux vous renseigner


Merci d’avance de nous apporter votre soutien
Jean-Paul Tillement, Jean-Pierre Goullé

Ce n’est vraiment pas une chance que d’avoir des parents consommateurs de cannabis

Pr. Jean Costentin

Des malchances aussi peuvent voler en escadrille.

(Formule de J.C. (Jacques Chirac) détournée par J.C. (Jean Costentin))

On sait que les enfants vivant au foyer de parents consommant du cannabis (et souvent d’autres drogues) sont à l’adolescence plus fréquemment victimes d’addictions que leurs copains dont les parents ne sont pas consommateurs de drogue. Des explications ne manquaient pas et d’autres viennent  s’y ajouter.

Mettons en exergue le mauvais exemple que donnent les parents toxicomanes à leur enfant. L’éducation se nourrit d’exemplarité, à défaut, comment interdire à autrui ce que l’on s’autorise ?

Les mises en garde effectuées par les parents sont des éléments majeurs de la prévention des toxicomanies, surtout quand l’Education nationale est totalement défaillante à cet égard et que, d’une façon désastreuse, des médias, des hommes et femmes politiques et même des addictologues prônent la légalisation des drogues.

Déplorons aussi les drogues qui traînent dans l’appartement et sont accessibles aux enfants. Dans une tribune du journal « Le Monde » (27/01/2023) madame Claudet, professeure, cheffe de service des urgences pédiatrique au CHU de Toulouse, s’émeut de l’augmentation des intoxications infantiles dues au cannabis.

En France elles ont été à l’origine, entre 2016 et 2019, de 1.500 admissions d’enfants de moins de 6 ans  aux urgences; 30% d’entre eux étaient dans le coma ; 40-60% ont été admis en réanimation, les ¾ ayant moins de 2 ans. Cette négligence parentale s’inscrit hélas dans la psychologie commune des cannabinophiles.

Ces chiffres reflètent l’intoxication croissante de notre société par cette drogue, dont la consommation dépasse désormais la période de l’adolescence. Ils résultent aussi de la teneur élevée en THC des produits en circulation. Sous la pression des consommateurs, cette teneur a été multipliée par 3 en 15 ans (passant de 9% en 2004 à 28% en 2019).

La professeure de pédiatrie fait sienne une notion souvent évoquée selon laquelle le cannabis constituerait « un cofacteur, de la mort subite inattendue des nourrissons ».

A ces données s’ajoutent la connaissance, de plus en plus solide (mais curieusement très peu médiatisée) des effets épigénétiques du THC. Leurs conséquences (qui résultent de modifications de l’intensité d’expression de certains gènes) peuvent être transmises par les consommateurs de cannabis aux enfants qu’ils pourraient concevoir.

Parmi celles-ci, est rapportée une raréfaction des récepteurs D2 de la dopamine dans leur noyau accumbens ; ce qui constitue un facteur de vulnérabilité aux toxicomanies. Ce déficit en récepteurs D2 incite l’adolescent qui en est victime à abuser de toutes les drogues qu’il expérimente, lesquelles provoquent une libération accrue de dopamine, venant compenser la diminution du nombre des récepteurs D2 qu’elle stimule. Cette compensation redouble le caractère « appétitif » de ces drogues, incitant à en user et bientôt à en abuser.

Fumer du cannabis ou se reproduire il faut choisir, car non seulement les cannabinophiles sont de mauvais parents mais, en outre, par ses effets épigénétiques ils reproduisent chez leur progéniture les errements qui les affectent

Positif aux stupéfiants et à l’alcool, il roule à contresens sur l’autoroute sur près de 100 kilomètres depuis Narbonne

Un homme a été arrêté dans la nuit de samedi 11 février au dimanche 12 par les gendarmes des Pyréenées-Orientales alors qu’il roulait sur l’A9. Et pour cause, cet automobiliste circulait à contresens et était positif aux stupéfiants et à l’alcool. 

Près de 100 kilomètres d’autoroute à contresens. Un automobiliste audois a été arrêté dans la nuit de samedi à dimanche parce qu’il roulait à sens inverse sur l’autoroute A9, depuis Narbonne, révèle France bleu. 

Interpellé à le Boulou

Cet Audois a été arrêté par les gendarmes au niveau du péage du Boulou dans les Pyrénées-Orientales aux alentours de 1 h 30, cette nuit.

Parti de Narbonne dans la soirée, il a roulé pendant près de 100 kilomètres à contresens. Les appels successifs de plusieurs automobilistes croisants son passage ont alerté les gendarmes qui ont prévenu les agents de la PAF, la police des frontières.

Ces derniers se sont rendus sur place et ont interpellé le conducteur alors qu’il arrivait au péage.  

Positif à l’alcool et aux stupéfiants

L’automobiliste a été arrêté et soumis à plusieurs tests afin de déterminer son aptitude à conduire à ce moment-là, et une éventuelle circonstance aggravante. Ils se sont révélés positifs.

En effet, cet Audois était non seulement positif à l’alcool, mais aussi aux stupéfiants d’après ce premier examen salivaire.

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Sécurité routière : le fléau de la drogue au volant

Sur la route, un accident mortel sur trois en France est aujourd’hui causé par la consommation de stupéfiants. En 2022, plus de 700 personnes auraient perdu la vie à la suite d’accident impliquant la prise de cocaïne ou de cannabis.

Il y a quatre ans, un homme, qui témoigne aujourd’hui pour France Télévisions, se fait prendre au volant de sa voiture sous l’emprise du cannabis. « J’avais l’impression que ça ne me faisait rien. Que ça ne m’empêchait pas d’être vigilant« , dit-il.

En 2022, il récidive. À 35 ans, le père de famille risque aujourd’hui deux ans de prison, une annulation automatique du permis et la confiscation de son véhicule. « Aujourd’hui, je me rends compte que ça a un impact réel« , confie-t-il. 

Une personne contrôlée sur cinq positive aux stupéfiants en 2020

En 2020, sur 450 000 contrôles ciblés, un sur cinq était positif aux stupéfiants, en majorité des hommes jeunes. Cette conduite à risque est de plus en plus répandue, malgré les messages choc des campagnes de prévention.

En 2021, après la vitesse excessive et l’alcool, les stupéfiants ont été la troisième cause d’accidents mortels.

Chaque année, 700 personnes perdent la vie sur la route, tués par des conducteurs sous l’emprise de la drogue. Les substances le plus détectées sont le cannabis, qui altère les réflexes, et la cocaïne, un excitant. 

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