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Cannabis : la Thaïlande fait marche arrière

Trois ans après la légalisation, la Thaïlande fait marche arrière sur le cannabis récréatif
Trois ans après la légalisation, la Thaïlande fait marche arrière sur le cannabis récréatif © REUTERS / REUTERS

Martin Lagrave 17/06/2025

Devenue en 2022 le premier pays asiatique à dépénaliser le cannabis, la Thaïlande s’apprête à interdire son usage récréatif. Une nouvelle réglementation face à une explosion des usages récréatifs et des trafics.

Ce qu’il faut retenir : 

  • La Thaïlande s’apprête à interdire l’usage récréatif du cannabis , trois ans après l’avoir légalisé en 2022.
  • Seul l’usage médical resterait autorisé , sur ordonnance.
  • Plus de 90 % des magasins pourraient fermer. 
  • Le gouvernement invoque l’explosion de la consommation chez les jeunes , les trafics, et l’absence d’encadrement légal .

Déjà la fin d’une parenthèse en Thaïlande. En 2022, Bangkok faisait figure de pionnière en Asie en retirant le cannabis de la liste des stupéfiants. Ainsi, la vente, la culture et la consommation de cannabis devenaient légales du jour au lendemain.

Une certaine euphorie s’est alors propagée dans le pays et plus de 10 000 dispensaires ont vu le jour, dopés par l’afflux de touristes et par l’engouement local. Toutefois, cette libéralisation s’est faite sans encadrement légal strict et ce vide juridique a rapidement laissé place au désordre.

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Désormais, la coalition gouvernementale menée par le parti conservateur Pheu Thai veut faire machine arrière. Le ministre de la Santé a annoncé le 8 mai qu’une nouvelle loi était en préparation pour autoriser la consommation de cannabis uniquement sur prescription médicale, délivrée par un professionnel agréé, rapporte The Diplomat.

Un secteur menacé d’effondrement

Pour les acteurs du secteur, le choc est brutal. Chokwan Kitty Chopaka, militante bien connue de la cause et propriétaire d’une boutique à Bangkok, estime que 90 % des points de vente pourraient fermer. Son propre magasin a baissé le rideau début 2025, faute de rentabilité. Après l’explosion de la demande, l’offre a rapidement excédé les besoins : prix à la baisse, concurrence déloyale des produits illégaux.

Trois ans après la légalisation, la Thaïlande fait marche arrière sur le cannabis récréatif
Trois ans après la légalisation, la Thaïlande fait marche arrière sur le cannabis récréatif SOPA Images/SIPA / © SOPA Images/SIPA

Le retour à un usage strictement médical menace toute une économie parallèle en plein développement. Le cannabis était vu comme un relais de croissance, notamment dans l’agriculture et le tourisme. En 2022, une étude estimait le potentiel du secteur à plus d’un milliard de dollars par an.

Des raisons politiques et sanitaires

Officiellement, ce revirement s’appuie sur plusieurs motifs : une consommation croissante chez les jeunes, une multiplication des points de vente illégaux, et l’essor inquiétant du trafic international. Depuis 2022, la floraison rapide de boutiques – plus de 10 000 enregistrées – a échappé à tout contrôle centralisé.

Nombre de commerçants ont contourné les limites légales, notamment le taux maximum autorisé de THC (0,2 %), en vendant des produits plus puissants que prévu. Parallèlement, le marché noir s’est renforcé, alimenté à la fois par la demande locale et par des réseaux cherchant à exporter discrètement la marchandise.

Trois ans après la légalisation, la Thaïlande fait marche arrière sur le cannabis récréatif
Trois ans après la légalisation, la Thaïlande fait marche arrière sur le cannabis récréatif Sakchai Lalit/AP/SIPA / © Sakchai Lalit/AP/SIPA

Les autorités thaïlandaises affirment avoir intercepté, en douze mois, plus de 800 tentatives de contrebande dans les aéroports du pays. Des voyageurs étrangers, notamment britanniques, ont été arrêtés en possession de fleurs, d’huiles ou de produits dérivés du cannabis, dissimulés dans leurs bagages. Certains de ces produits ont fini par réapparaître sur des marchés asiatiques et européens.

Drogues et alcool au travail : une épidémie silencieuse qui gangrène le monde professionnel

Une enquête d’ampleur réalisée sur plus de 110 000 salariés révèle une explosion de la consommation de stupéfiants et d’alcool en entreprise. Le malaise est profond, et la Bretagne est en première ligne.

La société iThylo, spécialisée dans les dépistages en entreprise, vient de publier une étude édifiante portant sur les usages de substances psychoactives au travail entre 2017 et avril 2025. Les résultats, issus de plus de 110 000 tests salivaires et éthylotests, dévoilent une réalité préoccupante : la consommation de drogues et d’alcool en milieu professionnel est en forte hausse.

Un doublement des cas positifs en moins de 10 ans

En 2017, 2,6 % des salariés testés étaient positifs à l’alcool ou aux stupéfiants. En 2025, ce taux atteint 5,3 %, soit une augmentation de 107 %. Le phénomène s’est particulièrement aggravé depuis la crise du Covid, avec une progression de 43 % de l’alcool et 52 % des drogues entre 2022 et 2025. Contrairement à certains préjugés, cette consommation ne se limite plus à quelques profils urbains festifs ou à des cadres stressés : elle touche désormais massivement les travailleurs précaires et les intérimaires.

Le cannabis reste la substance la plus détectée, avec 1,8 % de positivité en moyenne. Mais c’est la cocaïne qui connaît la plus forte progression : +1 200 % entre 2017 et 2025. Les cas les plus frappants concernent des groupes de travailleurs consommant collectivement, notamment sur les chantiers de nuit. L’héroïne, bien que marginale, apparaît dans un tiers des tests envoyés pour confirmation.

Alcool : des pics en soirée… et le vendredi

Les tests réalisés en fin de journée ou durant les horaires de nuit révèlent une nette augmentation des cas positifs à l’alcool, atteignant jusqu’à 7 % dans certaines tranches horaires. Le vendredi se distingue également par un pic de consommation, preuve que la veille de week-end relâche les freins chez certains salariés.

L’étude révèle aussi des disparités régionales inquiétantes : la Bretagne arrive en tête avec 6,6 % de tests positifs cumulant alcool et stupéfiants, bien au-dessus de la moyenne nationale. Une statistique qui interroge, tant sur les habitudes que sur les conditions de travail dans la région.

Derrière les chiffres se cache un mal-être plus profond. Si l’étude souligne les risques accrus d’accidents du travail (jusqu’à 20 % selon l’INRS) et le gouffre financier lié à ces comportements, elle soulève surtout une question de fond : pourquoi tant de salariés consomment-ils ? Fuite, perte de sens, pression psychologique, déstructuration sociale ? Les réponses, elles, peinent à émerger. Mais une chose est sûre : une société qui voit ses travailleurs se réfugier dans la drogue et l’alcool est une société en perdition.

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Consommation de cannabis chez la population générale (tiré de l’EQC)

Les données sur la consommation de cannabis présentées sur cette page sont tirées de l’Enquête québécoise sur le cannabis. Cette enquête offre une vue approfondie des différentes modalités de consommation.

Consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois

Situation actuelle

Consommateurs : personnes qui ont pris ou essayé de la marijuana, du cannabis, du pot ou du haschich au moins une fois au cours de la dernière année.

Les données issues de l’Enquête québécoise sur le cannabis (EQC) de 2024 indiquent que 18 % des Québécois de 15 ans et plus ont consommé du cannabis au cours des 12 mois précédant l’enquête, les hommes en plus grande proportion que les femmes (22 % contre 14 %).

Les jeunes adultes de 21-24 ans représentent le groupe d’âge où l’on retrouve la plus grande proportion de consommateurs de cannabis (35 %) au cours de la dernière année, suivis par les 25-34 ans (31 %), les 18-20 ans (28 %), les 35-54 ans (21 %) et les 15-17 ans (16 %). La plus faible proportion de consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois est observée chez les personnes de 55 ans et plus (8 %).

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Whisky, rhum, cognac… Les Français boivent (un peu) moins d’alcools forts paraît-il

Santé !•Que ce soit dans les bars, restos, magasins ou à la maison, les Français consomment moins de spiritueux. Les ventes ont baissé de près de 3 % en 2024

Les achats de spiritueux ont chuté de 2,6% en 2024 en France.
Les achats de spiritueux ont chuté de 2,6% en 2024 en France. - Caro / Waechter / Sipa

M.L. avec AFP

L’essentiel

  • Les achats de spiritueux en France ont reculé de 2,6 % en 2024, avec une baisse dans tous les canaux de distribution et types d’alcools forts.
  • Malgré cette baisse, les Français ont consommé près de 268 millions de litres de spiritueux en 2024, ce qui représente environ 7 bouteilles par personne de plus de 19 ans sur l’année.
  • Le directeur général de la FFS affirme pourtant que tous les indicateurs sont à la baisse et que les exportations, qui représentent la moitié de la valeur du secteur, ont également chuté de manière significative.

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Qu’on se le dise, les Français boivent moins. Enfin un peu moins. Enfin un peu moins d’alcools forts en tout cas. Selon la Fédération française des spiritueux (FFS), les achats de spiritueux en France ont en effet reculé de 2,6 % en 2024, que ce soit dans les grandes surfaces, chez les cavistes, dans les bars et même les dans boutiques de duty free.

Les grandes et moyennes surfaces ont écoulé 247 millions de litres de ces alcools distillés d’au moins 15 %, soit une diminution de 3,8 % par rapport à 2023. Si les alcools blancs, dits « festifs » résistent mieux, les whiskys et anisés, dont plus de la moitié des ventes se fait en supermarchés, poursuivent leur recul. La tendance est identique pour les cafés et restaurants, avec 20,8 millions de litres, en baisse de 2 %.

Veuillez fermer la vidéo flottante pour reprendre la lecture ici.

Près de sept bouteilles par personne en 2024

Pourtant, ce sont donc quand même près de 268 millions de litres de spiritueux qu’ont ingurgité les Français en 2024. Si l’on se base sur les chiffres de l’Insee et que l’on ne compte que les personnes de plus de 19 ans, soit 57 millions de Français, cela représente un peu moins de cinq litres par personne sur une année. Ou près de sept bouteilles de Vodka, Whisky, gin ou autre.

Cocaïne, cannabis, alcool… Les consommations de drogues ont explosé de 107% dans les entreprises

Marine Cardot

"Les consommateurs de cannabis sont des gens aisés", raconte sur RMC Jérémy, bac+5 et père de famille. (Photo d'illustration).
« Les consommateurs de cannabis sont des gens aisés », raconte sur RMC Jérémy, bac+5 et père de famille. (Photo d’illustration). – Victoria Hazou – AFP

Explosion de l’usage de la cocaïne, intérimaires et travailleurs de nuit surexposés… Les tests positifs à l’alcool et aux drogues ont doublé en 8 ans, selon une étude publiée par Ithylo, qui réalise les dépistages en entreprise.

Épidémie d’addictions chez les salariés français. Selon une nouvelle étude, les tests positifs à l’alcool ou aux stupéfiants ont augmenté de 107% en huit ans dans les entreprises. Le taux de positivité a ainsi plus que doublé, passant de 2,6% en 2017 à 5,3% en 2025. Les consommations marquent notamment une forte hausse après la période Covid.

« Ce n’est plus une série de cas isolés, mais une dynamique massive et persistante », alerte l’étude.

Elle a été réalisée par l’entreprise Ithylo (qui réalise ces dépistages) sur un large panel de salariés (plus de 100.000 échantillons), principalement dans les secteurs du BTP, de l’énergie, du transport et de l’industrie. Il faut savoir que les entreprises sont autorisées à faire pratiquer ces tests inopinés et obligatoires pour les salariés en postes dits « hypersensibles », c’est-à-dire pour lesquels la consommation de drogues présente un danger grave pour eux-mêmes et leurs collègues.

13 fois plus de cas positifs à la cocaïne

Selon les résultats, l’usage de la cocaïne explose particulièrement, avec 13 fois plus de cas positifs à la cocaïne en huit ans. Si cette drogue semblait autrefois réservée à certains milieux festifs ou de cadres urbains, elle s’est aujourd’hui installée, même chez les ouvriers.

« Nous pensions l’usage de cocaïne marginal en entreprise. C’est désormais une réalité présente sur les chantiers, les sites industriels et les bureaux », s’alarme Jean-Jacques Cado, président d’Ithylo.

Le cannabis reste la substance la plus dépistée (1,8% de salariés positifs). L’alcool, quant à lui, enregistre un net pic en soirée, notamment après 17 heures et les vendredis, avec des taux jusqu’à deux fois supérieurs à la moyenne.

Les intérimaires et les précaires plus vulnérables

Mais alors qui sont les salariés qui consomment sur leur lieu de travail? Les travailleurs les plus précaires sont les plus vulnérables face au risque d’addiction. Les intérimaires sont particulièrement concernés: alors qu’ils ne représentent que 15% de l’échantillon total, ils concentrent à eux seuls 25% des cas positifs au cannabis, 31% à la cocaïne et 18% à l’alcool.

Selon différentes études sur le sujet, une surexposition aux addictions est observée pour les salariés qui ont des conditions de travail plus difficiles: notamment les horaires décalés, l’isolement, la faible intégration aux collectifs et le manque d’accès à l’information ou à la prévention.

La moitié des intérimaires déclarent en effet ne pas savoir vers qui se tourner en cas de souffrance liée à une consommation. Beaucoup craignent aussi que se signaler leur coûte leur mission. « L’efficacité d’une politique de prévention se mesure à sa capacité à atteindre les plus fragiles », explique Jean-Jacques Cado.

« Exclure les intérimaires, c’est créer des angles morts où les risques explosent. »

« Ils avaient consommé ensemble »

Des cas de consommation de groupe ont même été observés. Jean-Jacques Cado cite notamment l’exemple d’un chantier de nuit de 21 personnes, où 7 intérimaires logeant ensemble avait été testé positifs à la cocaïne. « L’un d’entre eux avait apporté la substance et ils avaient consommé ensemble », raconte-t-il.

Ce phénomène s’accentue sur les équipes de nuit, souvent moins encadrées et plus isolées, où les tests révèlent jusqu’à 1 salarié sur 5 positif sur certains sites. Selon l’étude, ces chiffres suggèrent une utilisation des substances comme outil de compensation: pour rester éveillé, tenir physiquement, gérer l’ennui ou simplement s’extraire d’un rythme pénible.

« On voit très clairement que la consommation se déplace là où le regard s’éteint. Moins de supervision, plus de fatigue, plus de tentations. C’est un terrain fertile pour les comportements à risque », souligne Jean-Jacques Cado.

Il faut toutefois noter que l’étude met particulièrement en avant les conduites addictives dans les milieux ouvriers du fait de la composition de l’échantillon, ce qui ne veut pas dire que les drogues ou l’alcool sont absents des bureaux.

Accompagner plutôt que licencier

Ces comportements peuvent être très dangereux, pour le salarié lui-même et ses collègues. Le risque d’accidents du travail graves est multiplié par 2 dès lors qu’il existe une consommation d’alcool hebdomadaire excessive (au moins 2 verres par jour chez les femmes et 4 verres par jour chez les hommes), selon l’étude « Les conduites addictives de la population active », grâce aux chiffres de de la cohorte Constances.

Mais alors que se passe-t-il lorsqu’un salarié est testé positif aux substances psychoactives? « Dans la plupart des cas les entreprises vont avoir une démarche d’accompagnement pour aider le salarié à sortir de son addiction », assure Jean-Jacques Cado.

Évidemment en cas de récidive, des sanctions disciplinaires comme un licenciement peuvent être prises. Mais dans un premier temps, ce n’est pas le plus efficace car l’employé pourra retrouver un emploi dans une entreprise moins regardante, selon le spécialiste.

« Le dépistage n’est pas un piège, ni une stigmatisation. C’est un électrochoc bienveillant. Il révèle ce que le collaborateur n’ose pas dire, ce qu’il cache sous pression, par solitude ou en état d’épuisement », explique-t-il. Son entreprise propose notamment une ligne d’écoute confidentielle permettant aux salariés concernés de discuter avec un professionnel de santé, parfois pour la première fois.

L’INRS (institut national de recherche et de sécurité au travail) conseille notamment aux employeurs de mettre en place des actions de prévention, en concertation avec le CSE et les syndicats. Il peut s’agir notamment d’évaluer et de limiter les risques psychosociaux (qui jouent un rôle dans les conduites addictives).

L’entreprise peut aussi limiter les consommations d’alcool sur le lieu de travail (lors des pots par exemple). Elle doit par exemple veiller à fournir systématiquement des boissons non alcoolisées et à mettre à disposition des salariés de quoi se restaurer.

Marine Cardot

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Au moins 24 millions d’Européens ont consommé du cannabis en 2024

Publié le 11 juin 2025

By Aurélien BERNARD 

Consommateurs de cannabis en Europe

Le cannabis reste la substance illicite la plus consommée en Europe, avec 24 millions d’adultes, soit 8,4% de la population âgée de 15 à 64 ans, déclarant en avoir consommé au cours de l’année écoulée, selon le Rapport européen sur les drogues 2025 publié par l’Agence des drogues de l’Union européenne (EUDA).

Publié le 5 juin, ce rapport annuel offre un aperçu complet des tendances actuelles en matière de drogues dans les États membres de l’UE, en Norvège et en Turquie, sur la base de données issues d’enquêtes nationales et de sources répressives.

La France, l’Espagne et l’Italie en tête du classement pour la consommation au cours de la vie

Le rapport fait remonter les disparités importantes en matière de consommation à travers le continent.

La France enregistre la plus forte consommation de cannabis au cours de la vie chez les adultes âgés de 15 à 65 ans, avec 50,4 % d’entre eux déclarant en avoir consommé au moins une fois. L’Espagne suit avec 43,7 %, puis l’Italie avec 34,8 %.

La moyenne européenne de la consommation au cours de la vie se situe, elle, à 8,4%, montrant d’énormes disparités dans les approches culturelles du cannabis au sein de l’Europe.

Bien que le cannabis soit illégal dans la plupart des pays européens, 4,6 millions de personnes ont déclaré en consommer quotidiennement. Plus de 90% des consommateurs ont indiqué que leur consommation avait lieu à domicile, et 80% ont déclaré le consommer sous forme de joint, qu’il s’agisse d’herbe ou de résine.

La consommation chez les jeunes est en baisse, mais l’initiation précoce persiste

Si la consommation chez les adultes reste stable ou en augmentation, la situation semble évoluer chez les jeunes. Depuis 2003, le pourcentage de jeunes de 15 à 16 ans déclarant avoir consommé du cannabis au cours du mois précédent est passé de 9,7 % à 5,7 %, et la consommation au cours de la vie dans cette tranche d’âge a diminué de 21% à 13%.

L’initiation précoce persiste. 2,6 % des élèves interrogés ont déclaré avoir essayé le cannabis avant l’âge de 13 ans, ce qui suggère que si la consommation globale chez les jeunes est en baisse, les efforts de prévention restent difficiles en matière d’exposition précoce.

Puissance et trafic

Le rapport attire l’attention sur une tendance persistante : l’augmentation de la puissance de la résine de cannabis.

« Les tendances indexées montrent que la teneur moyenne en THC de la résine a presque doublé entre 2013 et 2023, tandis que celle du cannabis herbacé est restée globalement stable », indique le rapport. Cette évolution est attribuée en partie à l’évolution des techniques de production et à l’évolution des préférences des consommateurs.

Parallèlement à l’augmentation de la puissance, les saisies de cannabis ont également atteint des niveaux records. En 2023, les États membres de l’UE ont signalé 259 000 saisies de résine totalisant 551 tonnes et 219 000 saisies de cannabis herbeux totalisant 201 tonnes.

L’Espagne, en particulier, a connu une forte augmentation des saisies de beuh depuis 2019, suggérant selon le rapport des changements dans les flux de trafic et les centres de production.

Selon l’EUDA, les méthodes de trafic se diversifient, le cannabis arrivant désormais par avion de ligne en plus des itinéraires traditionnels par conteneurs et camions.

« Depuis 2019, le volume de cannabis saisi a considérablement augmenté en Espagne », note le rapport, suggérant des liens croissants entre l’Europe et les marchés légaux au Canada, aux États-Unis et en Thaïlande.

Préoccupations sanitaires liées aux concentrés et aux substituts du cannabis

L’essor des concentrés tels que la rosin et le shatter, parallèlement à la prolifération des cannabinoïdes semi-synthétiques tels que le HHC, le HHC-P et le THCP, suscite une inquiétude croissante parmi les professionnels de la santé.

Ces derniers sont souvent vendues dans des zones grises légales, commercialisées comme des alternatives au cannabis, mais sans faire l’objet du même contrôle réglementaire.

« Bien que les connaissances sur les effets du HHC chez l’homme soient limitées, des inquiétudes ont été soulevées à mesure que des études ont été publiées, notamment certains rapports faisant état de liens avec la psychose », note le rapport.

En Tchéquie, le Centre d’information toxicologique a enregistré plus de 170 consultations liées au HHC entre juin 2022 et février 2024, dont beaucoup concernaient des jeunes ayant consommé des produits comestibles tels que des gummies.

Une image incomplète de la consommation et des effets nocifs

Les auteurs avertissent que leurs chiffres pourraient sous-estimer les niveaux réels de consommation, compte tenu du statut illégal du cannabis dans de nombreux pays de l’UE. La stigmatisation sociale et les risques juridiques peuvent dissuader les consommateurs de révéler leurs habitudes de consommation lors d’enquêtes nationales.

Alors que les débats sur la légalisation du cannabis s’intensifient en Europe, les données brossent un tableau complexe : une consommation élevée et persistante, des modèles de production et de trafic en mutation et des risques émergents pour la santé publique liés aux nouveaux produits à base de cannabinoïdes. Avec une constante : l’interdiction du cannabis ne fait pas baisser sa consommation et génère des externalités négatives dangereuses pour les consommateurs et les sociétés.

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La consommation de marijuana chez les seniors atteint des niveaux record

Selon une récente étude publiée dans JAMA Internal Medicine, la consommation de cannabis chez les Américains de 65 ans et plus a bondi de près de 46 % entre 2021 et 2023. Un phénomène inattendu qui traduit, pour certains, les effets secondaires de la légalisation et, pour d’autres, une banalisation préoccupante d’une substance restée longtemps taboue. Le professeur Jean Costentin, expert en pharmacologie, revient sur cette tendance, ses racines, ses dangers – notamment pour la santé des seniors – et alerte sur un aveuglement collectif. Il tient à préciser que les opinions qu’il exprime ici, comme ailleurs, sont entièrement indépendantes des institutions auxquelles il appartient ou a appartenu.

avec Jean Costentin

La consommation de marijuana chez les seniors atteint des niveaux record

avecJean Costentin

Atlantico : La consommation de marijuana aux États-Unis chez les personnes ayant 65 ans et plus a augmenté de près de 46 % entre 2021 et 2023, selon une nouvelle étude publiée dans JAMA Internal Medicine. Quelle est l’ampleur de la hausse de la consommation de cannabis chez les seniors ? Y a-t-il une différence entre les taux de consommation chez les hommes et les femmes âgés ?

 Jean Costentin : Soulignons tout d’abord la qualité, la rigueur et la notoriété de la revue médicale qui publie cet article; revue qui est l’émanation de l’Association Médicale Américaine.

De longue date, comme d’autres collègues n’hésitant pas à l’exprimer, nous avions prévu et prévenu que la légalisation du cannabis, tant à visée « thérapeutique » que « récréative » (disons sans ambages  toxicomaniaque), se traduirait inéluctablement par un accroissement du nombre de ses consommateurs. Cette augmentation nous l’attendions surtout chez les adolescents et les adultes jeunes ; ce qui  a été constaté (U.S.A., Canada…). Elle concerne maintenant, aux USA,  des séniors de 65 ans et plus.

Alors que dans ce 3ème âge le pourcentage des consommateurs de cannabis était inférieur à 1% en 2005, il a été multiplié par 4 en 2018, et il continue de croître, comme en atteste cette étude, qui montre l’augmentation importante de la proportion des consommateurs séniors,  7% des séniors en avaient consommé au cours du mois précédent l’enquête.

L’étude  donne quelques précisions sur la sociologie des séniors concernés : les femmes ne sont pas épargnées par cette augmentation. Ces séniors, pour ceux de race blanche, ont un certain bagage intellectuel, un bon niveau de revenus, sont mariés, résident dans un État américain ayant légalisé de cannabis (38 États l’ont légalisé à des fins « thérapeutiques » dont 24 comme drogue).

La France est-elle particulièrement touchée par ce phénomène ? La consommation de marijuana chez les seniors est-elle en hausse en France ?  Quels facteurs ont contribué  à l’augmentation de cette consommation

 Jean Costentin : La proportion des usagers de cannabis diminue avec leur âge, ses consommateurs étant plus nombreux chez les moins de 35 ans. Par contre l’âge moyen des consommateurs est en augmentation constante ; il était de 25 ans en 1992, il est passé à 33 ans en 2021. Cette augmentation de l’âge moyen des consommateurs résulte d’une moindre consommation par les plus jeunes et d’une prolongation de cette consommation chez ceux qui l’ont débutée dans les années 1990. Chez les 18-24 ans, 50% l’ont expérimenté alors que chez les 25-34 ans ils sont 60%.

Les chiffres des séniors français ne sont pas connus ; l’étude américaine n’ayant pas (encore ?) son équivalent en France.

La  consommation du cannabis chez les séniors ne peut que s’accroître malgré le caractère prohibé de cette drogue dans notre Nation. Elle se situe dans le prolongement d’une toxicomanie durant leur jeunesse. Il avait été fallacieusement prétendu que l’arrêt du cannabis que consommait l’adolescent se produirait lors de son entrée dans la vie professionnelle ; puis cela a été différé à la période où il s’inscrirait dans une vie familiale ; et de constater maintenant que cela déborde sur le troisième âge.

 Cette fidélisation à la drogue est renforcée par l’accroissement du taux de tétrahydrocannabinol/THC dans les produits en circulation ; ce qui accroit la ténacité de l’addiction, de l’accrochage, de la dépendance. Cette fidélisation est majorée par le faible coût de la drogue, qui n’obère pas le budget du consommateur ; fidélisation enfin par une accessibilité facile ; sa distribution étant assurée en de multiples lieux par plus de 200.000 dealers,  épaulés par l’Ubérisation qui assure une distribution à domicile.

 Dans le même temps cette consommation a tendance à  régresser chez les adolescents. Ce n’est pas par l’effet d’une  prévention que n’effectue ni l’éducation nationale, ni les pouvoirs publics, et moins encore des addictologues, qui prônent au contraire sa légalisation. Cette diminution peut être interprétée par un phénomène de mode. Depuis le temps que sévit cette drogue, elle s’est un peu « ringuardisée », d’autant que devenant la drogue des Papys il faut trouver autre chose.  Aux adeptes du changement, les alternatives ne manquent pas : le protoxyde d’azote, des cannabinoïdes de synthèse beaucoup plus puissants que le THC (Buddah blue, Pète ton crâne ou PTC,  le H4CBD,  le spice, le K2, l’hexahydrocannabinol (HHC) et deux de ses dérivés, le HHC-acétate (HHCO) et l’hexahydroxycannabiphorol (HHCP), tous désormais classés comme stupéfiants … des  dérivés du cannabidiol/CBD, tel le H4CBD, le H2CB ; des cathinones (dont la 3MMC) ; l’ecstasy / MDMA, revenue sur le marché noir avec des doses beaucoup plus élevées qu’aux premiers temps de son utilisation. Malgré cette baisse du cannabis, par transfert vers d’autres drogues, la France reste en Europe la Nation la plus intoxiquée par cette drogue.

Quels sont les facteurs qui ont contribué à l’augmentation de la consommation de cannabis chez les seniors ?

 Jean Costentin : Les explications que je vais évoquer sont celles qui me viennent à l’esprit, et ne doivent donc être considérées que comme telles.

A l’âge où les pathologies se multiplient, qu’un état d’inconfort s’accroit, qu’un mal être s’installe, qu’émergent des interrogations existentielles, avec une thanatophobie croissante que n’apaise plus une croyance religieux qui s’amenuise, le libre accès à cette drogue légalisée étant levé le tabou de l’interdiction, se voit justifiée par des considérations thérapeutiques. Ses effets psychotropes, «appétitifs », «de récompense», toxicomanogènes, font le reste, installant l’addiction, la dépendance, l’accrochage.

La légalisation s’est appuyée sur son caractère « thérapeutique », qui est le cheval de Troie, le faux nez, du cannabis toxicomaniaque.  La conclusion d’une analyse de l’académie de Médecine remettait les choses en place ; elle concluait : « le cannabis – un faux médicament mais une vraie drogue ». Plus trivialement je traduis cette conclusion, en m’appuyant sur la signification du mot « shit » anglais, utilisé pour désigner sa résine ou haschisch : « le cannabis un vrai merdicament ».

Dans les indications revendiquées pour le cannabis/THC figurent l’anxiété et la dépression, particulièrement fréquentes chez les séniors. Si le cannabis, en aigu, réduit fréquemment ces troubles (aux bad trips, c’est-à-dire aux pénibles expériences près)  il convient d’ajouter qu’au cours d’un usage chronique du cannabis, une tolérance survenant, ces troubles réapparaissent avec une intensité bien supérieure à celle qui précédait la consommation.

Pourquoi les gériatres s’inquiètent-ils de l’augmentation de la consommation de cannabis chez les seniors ? Quels sont les risques pour la santé chez les personnes âgées suite à cette consommation de marijuana ? 

 Jean Costentin : Un certain nombre des méfaits décrits au cannabis concernent assez spécifiquement les adolescents (crétinisation, diminution de l’attention, syndrome amotivationnel, délires, hallucinations, déclenchement  d’une schizophrénie latente, incitation au passage à d’autres drogues…). Certains méfaits  peuvent aussi concerner, avec une particulière acuité,  les séniors. Parmi ceux-ci : des méfaits cardio-vasculaires : troubles du rythme ; angor ; risque accru  d’infarctus du myocarde ; variations tensionnelles et accidents vasculaire cérébraux. Au plan neuropsychique, des perturbations cognitives  peuvent décompenser ou majorer  une maladie d’Alzheimer ; même si l’hypothèse d’un effet ralentisseur de certains processus neuro-dégénératifs a été avancée ? ; les perturbations de la mémoire de travail, de la mémoire à court terme, peuvent majorer ceux qui caractérisent la maladie d’Alzheimer. La conduite automobile, déjà quelque peu altérée par le vieillissement, s’en trouvera davantage perturbée. Des hallucinations, des troubles délirants, ébrieux, des perturbations de l’équilibre avec des chutes sont souvent rapportées.

Ajoutons pour conclure que, n’ayant pas de très grandes raisons d’être fiers de la société que nous laissons à nos jeunes, n’ajoutons pas à leurs troubles la lamentable exemplarité d’aïeux, shootés, camés ; d’aïeux plus préoccupés par leurs paradis artificiels que par l’héritage terrestre que nous devrions laisser.

« S’il est important de se préoccuper de l’état de la planète que nous allons laisser à nos enfants, il est plus important encore de nous préoccuper de l’état des enfants que nous allons léguer à notre planète » (devise du centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies / CNPERT).

La plante de cannabis, ses composants et leur rôle sur les effets recherchés

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La plante de cannabis contient une multitude de composants. Chacun d’eux présente un profil pharmacologique bien précis. La présence et les proportions de chacun de ces composants peuvent différer largement entre différentes catégories de cannabis, et d’un produit à l’autre. Lorsqu’on tente d’estimer les effets associés à un produit du cannabis donné, il est donc important de prendre en compte sa composition globale.

Le cannabis est une plante dont la fleur femelle est la partie généralement consommée. Cette partie de la plante est celle qui contient la plus importante concentration en cannabinoïdes, en plus de renfermer les terpènes.

Cannabinoïdes

Ces substances chimiques sont les responsables des effets recherchés par les personnes qui font usage de cannabis. Les cannabinoïdes les plus abondants présents naturellement dans la plante sont le tétrahydrocannabinol (THC), le cannabidiol (CBD), le cannabinol (CBN) et le cannabigérol (CBG). Ceux-ci produisent des effets différents.

THC

Il est responsable des effets psychoactifs (comme l’euphorie), ainsi que des effets stimulants et relaxants. Au Québec, dans l’optique de réduire les conséquences sur la santé associées à l’usage de cannabis, aucun des produits vendus sur le marché réglementé ne peut contenir plus de 30 % de THC. Par comparaison, dans certaines juridictions, la teneur de certains produits peut atteindre 90 % de THC.

CBD

Il est consommé principalement pour le soulagement de symptômes, comme différents types de douleurs. Toutefois, les preuves scientifiques sont à ce jour insuffisantes pour conclure à son efficacité à cette fin.

Les propriétés et effets du CBN et du CBG sont encore peu connus. Ces cannabinoïdes suscitent l’intérêt de certaines personnes consommant du cannabis à des fins médicales, sans que les preuves de l’efficacité existent toutefois.

Terpènes

Ces composés organiques sont présents dans de nombreux végétaux, dont le cannabis. Ils confèrent arômes et saveurs au cannabis.

  • Plus d’une centaine de terpènes existent et peuvent guider le choix de faire usage d’un produit de cannabis plutôt qu’un autre.
  • Bien que les terpènes soient naturellement présents dans la plante de cannabis, il est possible d’en faire l’ajout aux produits de cannabis. Cela peut permettre de camoufler le goût caractéristique du cannabis ou de rehausser un arôme spécifique, rendant alors les produits plus attrayants, en plus de diversifier l’offre disponible sur le marché.

Depuis longtemps, on classe le cannabis en trois catégories : Indica, Sativa, Hybride. Les plantes de cannabis étant désormais fortement hybridées, cette classification ne peut être associée de manière fiable à des effets précis (p. ex. : des effets énergisants ou des effets relaxants). Cette caractérisation est aussi une stratégie de marketing utilisée par les acteurs commerciaux pour diversifier leur offre de produits.

Note(s)

Ce fascicule fait partie d’une série de six fascicules élaborés à la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) en vue d’enrichir les connaissances des professionnels des directions de santé publique dont les mandats portent sur les substances psychoactives et, plus spécifiquement, sur le cannabis. Les thématiques abordées dans ces fascicules sont les suivantes :

  1. la plante de cannabis et ses composants
  2. les types de produits
  3. les méthodes de consommation
  4. les effets du cannabis sur la santé physique, mentale et cognitive à court et long terme
  5. l’encadrement légal et réglementaire au Canada et au Québec
  6. les données d’enquête disponibles pour suivre l’usage et ses effets

« Plus dangereux que l’ecstasy et la cocaïne » : la poussière de singe, drogue ravageuse, débarque en France

« Monkey dust », c’est son nom. Cette substance psychoactive, dont les effets chimiques peuvent être désastreux, apparaît en France. Explications.

La police est venue interpeller la femme de 29 ans chez elle.
Une nouvelle drogue de synthèse, appelée « Monkey dust », qui circule déjà au Royaume-Uni, a débarqué en région parisienne en ce mois de mai 2025. (©Illustration Fabien Hisbacq – Actu Occitanie)

Par Briac TrébertPublié le 6 juin 2025 à 21h35

Elle vient officiellement de débarquer sur le marché des stupéfiants en Île-de-France. Et provoque l’inquiétude.

« On reçoit de plus en plus de coups de fil d’enquêteurs nous demandant des informations sur la Monkey dust », constate un laboratoire spécialisé auprès du Parisien, ce mercredi 4 juin 2025. L’une des premières saisies a eu lieu courant mai 2025 en Seine-Saint-Denis, d’après le parquet de Bobigny.  

Cette drogue, que l’on peut traduire, comme « poussière de singe », peut entraîner de graves problèmes, « des overdoses mortelles et une augmentation des crimes et comportements violents au sein de la population », alertent les autorités britanniques qui préviennent depuis des mois sur ce fléau.

« Effets plus puissants et plus dangereux que l’ecstasy et la cocaïne »

La « Monkey dust » est une drogue qui peut « rapidement vous faire sombrer », disent les Anglais.

En Belgique, les douaniers ont aussi lancé des avertissements après des saisies, ces derniers mois. Cette drogue de synthèse est « très dangereuse et très addictive », et ses effets sont plus puissants et plus dangereux que ceux de l’ecstasy ou de la cocaïne, par exemple, écrivent-ils dans un communiqué

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L’utilisation peut entraîner de graves hallucinations, des mouvements incontrôlés et même un comportement violent, donc. Les utilisateurs tombent souvent dans une diminution de la conscience qui les pousse à des actes dangereux, pointent les autorités belges.

La poussière de singe est une substance psychoactive synthétique, également connue sous le nom de MDPV (3,4 méthylènedioxypyrovalérone). Une drogue psychostimulante hautement addictive de la famille des cathinones, sous les appellations « 3-CMC, 3-MMC, 4-MEC, 3-MEC, 2-MEC, etchathinone, MDPV, alpha-PVP, méphédrone, 4-FMC, NRG1,sels de bain, bath salts… », liste le site Drogues-infos-service

La Monkey dust est un stimulant, souvent présent sous forme de cristaux ou de poudre, qui produit une puissante poussée d’énergie et une euphorie comparable à celle de la cocaïne, de l’ecstasy et des amphétamines.L’UkatSociétés privée de traitement de la toxicomanie au Royaume-Uni

La « poudre de singe » est parfois appelée « poussière de zombie », écrit l’Ukat, l’une des plus grandes sociétés privées de traitement de la toxicomanie au Royaume-Uni.

Elle est généralement sniffée, enveloppée dans du papier à rouler et avalée ou fumée dans une pipe.

Très bon marché, notamment comparée à d’autres drogues illicites, la « Monkey dust » est une drogue de prédilection pour les personnes en situation de pauvreté dont les difficultés financières peuvent aggraver leur consommation, pointent les spécialistes anglais.

L’effet puissant produit peut durer jusqu’à 12 heures, et, outre les effets euphorisants, peut également provoquer des hallucinations, de la paranoïa, des comportements irrationnels et une forte augmentation de l’agressivité. 

Ces réactions violentes peuvent être dues à la fois aux effets chimiques de la « poussière de singe » sur le cerveau – elle peut provoquer une chute des niveaux de sérotonine, conduisant à une augmentation de l’agressivité comme la cocaïne et la méthamphétamine – et au manque de contrôle de l’utilisateur sur son propre comportement en raison de la puissance de la drogue.

L’addiction à la « poudre de singe » peut être extrêmement néfaste, tant physiquement que mentalement, même un usage limité et à court terme. Elle comporte un risque élevé de surdose mortelle (des effets peuvent survenir dès 3 à 5 mg), et peut aussi entraîner des problèmes cardiaques et rénaux, des hallucinations et des psychoses… », liste l’Ukat.

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