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La consommation de marijuana chez les seniors atteint des niveaux record

Selon une récente étude publiée dans JAMA Internal Medicine, la consommation de cannabis chez les Américains de 65 ans et plus a bondi de près de 46 % entre 2021 et 2023. Un phénomène inattendu qui traduit, pour certains, les effets secondaires de la légalisation et, pour d’autres, une banalisation préoccupante d’une substance restée longtemps taboue. Le professeur Jean Costentin, expert en pharmacologie, revient sur cette tendance, ses racines, ses dangers – notamment pour la santé des seniors – et alerte sur un aveuglement collectif. Il tient à préciser que les opinions qu’il exprime ici, comme ailleurs, sont entièrement indépendantes des institutions auxquelles il appartient ou a appartenu.

avec Jean Costentin

La consommation de marijuana chez les seniors atteint des niveaux record

avecJean Costentin

Atlantico : La consommation de marijuana aux États-Unis chez les personnes ayant 65 ans et plus a augmenté de près de 46 % entre 2021 et 2023, selon une nouvelle étude publiée dans JAMA Internal Medicine. Quelle est l’ampleur de la hausse de la consommation de cannabis chez les seniors ? Y a-t-il une différence entre les taux de consommation chez les hommes et les femmes âgés ?

 Jean Costentin : Soulignons tout d’abord la qualité, la rigueur et la notoriété de la revue médicale qui publie cet article; revue qui est l’émanation de l’Association Médicale Américaine.

De longue date, comme d’autres collègues n’hésitant pas à l’exprimer, nous avions prévu et prévenu que la légalisation du cannabis, tant à visée « thérapeutique » que « récréative » (disons sans ambages  toxicomaniaque), se traduirait inéluctablement par un accroissement du nombre de ses consommateurs. Cette augmentation nous l’attendions surtout chez les adolescents et les adultes jeunes ; ce qui  a été constaté (U.S.A., Canada…). Elle concerne maintenant, aux USA,  des séniors de 65 ans et plus.

Alors que dans ce 3ème âge le pourcentage des consommateurs de cannabis était inférieur à 1% en 2005, il a été multiplié par 4 en 2018, et il continue de croître, comme en atteste cette étude, qui montre l’augmentation importante de la proportion des consommateurs séniors,  7% des séniors en avaient consommé au cours du mois précédent l’enquête.

L’étude  donne quelques précisions sur la sociologie des séniors concernés : les femmes ne sont pas épargnées par cette augmentation. Ces séniors, pour ceux de race blanche, ont un certain bagage intellectuel, un bon niveau de revenus, sont mariés, résident dans un État américain ayant légalisé de cannabis (38 États l’ont légalisé à des fins « thérapeutiques » dont 24 comme drogue).

La France est-elle particulièrement touchée par ce phénomène ? La consommation de marijuana chez les seniors est-elle en hausse en France ?  Quels facteurs ont contribué  à l’augmentation de cette consommation

 Jean Costentin : La proportion des usagers de cannabis diminue avec leur âge, ses consommateurs étant plus nombreux chez les moins de 35 ans. Par contre l’âge moyen des consommateurs est en augmentation constante ; il était de 25 ans en 1992, il est passé à 33 ans en 2021. Cette augmentation de l’âge moyen des consommateurs résulte d’une moindre consommation par les plus jeunes et d’une prolongation de cette consommation chez ceux qui l’ont débutée dans les années 1990. Chez les 18-24 ans, 50% l’ont expérimenté alors que chez les 25-34 ans ils sont 60%.

Les chiffres des séniors français ne sont pas connus ; l’étude américaine n’ayant pas (encore ?) son équivalent en France.

La  consommation du cannabis chez les séniors ne peut que s’accroître malgré le caractère prohibé de cette drogue dans notre Nation. Elle se situe dans le prolongement d’une toxicomanie durant leur jeunesse. Il avait été fallacieusement prétendu que l’arrêt du cannabis que consommait l’adolescent se produirait lors de son entrée dans la vie professionnelle ; puis cela a été différé à la période où il s’inscrirait dans une vie familiale ; et de constater maintenant que cela déborde sur le troisième âge.

 Cette fidélisation à la drogue est renforcée par l’accroissement du taux de tétrahydrocannabinol/THC dans les produits en circulation ; ce qui accroit la ténacité de l’addiction, de l’accrochage, de la dépendance. Cette fidélisation est majorée par le faible coût de la drogue, qui n’obère pas le budget du consommateur ; fidélisation enfin par une accessibilité facile ; sa distribution étant assurée en de multiples lieux par plus de 200.000 dealers,  épaulés par l’Ubérisation qui assure une distribution à domicile.

 Dans le même temps cette consommation a tendance à  régresser chez les adolescents. Ce n’est pas par l’effet d’une  prévention que n’effectue ni l’éducation nationale, ni les pouvoirs publics, et moins encore des addictologues, qui prônent au contraire sa légalisation. Cette diminution peut être interprétée par un phénomène de mode. Depuis le temps que sévit cette drogue, elle s’est un peu « ringuardisée », d’autant que devenant la drogue des Papys il faut trouver autre chose.  Aux adeptes du changement, les alternatives ne manquent pas : le protoxyde d’azote, des cannabinoïdes de synthèse beaucoup plus puissants que le THC (Buddah blue, Pète ton crâne ou PTC,  le H4CBD,  le spice, le K2, l’hexahydrocannabinol (HHC) et deux de ses dérivés, le HHC-acétate (HHCO) et l’hexahydroxycannabiphorol (HHCP), tous désormais classés comme stupéfiants … des  dérivés du cannabidiol/CBD, tel le H4CBD, le H2CB ; des cathinones (dont la 3MMC) ; l’ecstasy / MDMA, revenue sur le marché noir avec des doses beaucoup plus élevées qu’aux premiers temps de son utilisation. Malgré cette baisse du cannabis, par transfert vers d’autres drogues, la France reste en Europe la Nation la plus intoxiquée par cette drogue.

Quels sont les facteurs qui ont contribué à l’augmentation de la consommation de cannabis chez les seniors ?

 Jean Costentin : Les explications que je vais évoquer sont celles qui me viennent à l’esprit, et ne doivent donc être considérées que comme telles.

A l’âge où les pathologies se multiplient, qu’un état d’inconfort s’accroit, qu’un mal être s’installe, qu’émergent des interrogations existentielles, avec une thanatophobie croissante que n’apaise plus une croyance religieux qui s’amenuise, le libre accès à cette drogue légalisée étant levé le tabou de l’interdiction, se voit justifiée par des considérations thérapeutiques. Ses effets psychotropes, «appétitifs », «de récompense», toxicomanogènes, font le reste, installant l’addiction, la dépendance, l’accrochage.

La légalisation s’est appuyée sur son caractère « thérapeutique », qui est le cheval de Troie, le faux nez, du cannabis toxicomaniaque.  La conclusion d’une analyse de l’académie de Médecine remettait les choses en place ; elle concluait : « le cannabis – un faux médicament mais une vraie drogue ». Plus trivialement je traduis cette conclusion, en m’appuyant sur la signification du mot « shit » anglais, utilisé pour désigner sa résine ou haschisch : « le cannabis un vrai merdicament ».

Dans les indications revendiquées pour le cannabis/THC figurent l’anxiété et la dépression, particulièrement fréquentes chez les séniors. Si le cannabis, en aigu, réduit fréquemment ces troubles (aux bad trips, c’est-à-dire aux pénibles expériences près)  il convient d’ajouter qu’au cours d’un usage chronique du cannabis, une tolérance survenant, ces troubles réapparaissent avec une intensité bien supérieure à celle qui précédait la consommation.

Pourquoi les gériatres s’inquiètent-ils de l’augmentation de la consommation de cannabis chez les seniors ? Quels sont les risques pour la santé chez les personnes âgées suite à cette consommation de marijuana ? 

 Jean Costentin : Un certain nombre des méfaits décrits au cannabis concernent assez spécifiquement les adolescents (crétinisation, diminution de l’attention, syndrome amotivationnel, délires, hallucinations, déclenchement  d’une schizophrénie latente, incitation au passage à d’autres drogues…). Certains méfaits  peuvent aussi concerner, avec une particulière acuité,  les séniors. Parmi ceux-ci : des méfaits cardio-vasculaires : troubles du rythme ; angor ; risque accru  d’infarctus du myocarde ; variations tensionnelles et accidents vasculaire cérébraux. Au plan neuropsychique, des perturbations cognitives  peuvent décompenser ou majorer  une maladie d’Alzheimer ; même si l’hypothèse d’un effet ralentisseur de certains processus neuro-dégénératifs a été avancée ? ; les perturbations de la mémoire de travail, de la mémoire à court terme, peuvent majorer ceux qui caractérisent la maladie d’Alzheimer. La conduite automobile, déjà quelque peu altérée par le vieillissement, s’en trouvera davantage perturbée. Des hallucinations, des troubles délirants, ébrieux, des perturbations de l’équilibre avec des chutes sont souvent rapportées.

Ajoutons pour conclure que, n’ayant pas de très grandes raisons d’être fiers de la société que nous laissons à nos jeunes, n’ajoutons pas à leurs troubles la lamentable exemplarité d’aïeux, shootés, camés ; d’aïeux plus préoccupés par leurs paradis artificiels que par l’héritage terrestre que nous devrions laisser.

« S’il est important de se préoccuper de l’état de la planète que nous allons laisser à nos enfants, il est plus important encore de nous préoccuper de l’état des enfants que nous allons léguer à notre planète » (devise du centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies / CNPERT).

La plante de cannabis, ses composants et leur rôle sur les effets recherchés

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La plante de cannabis contient une multitude de composants. Chacun d’eux présente un profil pharmacologique bien précis. La présence et les proportions de chacun de ces composants peuvent différer largement entre différentes catégories de cannabis, et d’un produit à l’autre. Lorsqu’on tente d’estimer les effets associés à un produit du cannabis donné, il est donc important de prendre en compte sa composition globale.

Le cannabis est une plante dont la fleur femelle est la partie généralement consommée. Cette partie de la plante est celle qui contient la plus importante concentration en cannabinoïdes, en plus de renfermer les terpènes.

Cannabinoïdes

Ces substances chimiques sont les responsables des effets recherchés par les personnes qui font usage de cannabis. Les cannabinoïdes les plus abondants présents naturellement dans la plante sont le tétrahydrocannabinol (THC), le cannabidiol (CBD), le cannabinol (CBN) et le cannabigérol (CBG). Ceux-ci produisent des effets différents.

THC

Il est responsable des effets psychoactifs (comme l’euphorie), ainsi que des effets stimulants et relaxants. Au Québec, dans l’optique de réduire les conséquences sur la santé associées à l’usage de cannabis, aucun des produits vendus sur le marché réglementé ne peut contenir plus de 30 % de THC. Par comparaison, dans certaines juridictions, la teneur de certains produits peut atteindre 90 % de THC.

CBD

Il est consommé principalement pour le soulagement de symptômes, comme différents types de douleurs. Toutefois, les preuves scientifiques sont à ce jour insuffisantes pour conclure à son efficacité à cette fin.

Les propriétés et effets du CBN et du CBG sont encore peu connus. Ces cannabinoïdes suscitent l’intérêt de certaines personnes consommant du cannabis à des fins médicales, sans que les preuves de l’efficacité existent toutefois.

Terpènes

Ces composés organiques sont présents dans de nombreux végétaux, dont le cannabis. Ils confèrent arômes et saveurs au cannabis.

  • Plus d’une centaine de terpènes existent et peuvent guider le choix de faire usage d’un produit de cannabis plutôt qu’un autre.
  • Bien que les terpènes soient naturellement présents dans la plante de cannabis, il est possible d’en faire l’ajout aux produits de cannabis. Cela peut permettre de camoufler le goût caractéristique du cannabis ou de rehausser un arôme spécifique, rendant alors les produits plus attrayants, en plus de diversifier l’offre disponible sur le marché.

Depuis longtemps, on classe le cannabis en trois catégories : Indica, Sativa, Hybride. Les plantes de cannabis étant désormais fortement hybridées, cette classification ne peut être associée de manière fiable à des effets précis (p. ex. : des effets énergisants ou des effets relaxants). Cette caractérisation est aussi une stratégie de marketing utilisée par les acteurs commerciaux pour diversifier leur offre de produits.

Note(s)

Ce fascicule fait partie d’une série de six fascicules élaborés à la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) en vue d’enrichir les connaissances des professionnels des directions de santé publique dont les mandats portent sur les substances psychoactives et, plus spécifiquement, sur le cannabis. Les thématiques abordées dans ces fascicules sont les suivantes :

  1. la plante de cannabis et ses composants
  2. les types de produits
  3. les méthodes de consommation
  4. les effets du cannabis sur la santé physique, mentale et cognitive à court et long terme
  5. l’encadrement légal et réglementaire au Canada et au Québec
  6. les données d’enquête disponibles pour suivre l’usage et ses effets

« Plus dangereux que l’ecstasy et la cocaïne » : la poussière de singe, drogue ravageuse, débarque en France

« Monkey dust », c’est son nom. Cette substance psychoactive, dont les effets chimiques peuvent être désastreux, apparaît en France. Explications.

La police est venue interpeller la femme de 29 ans chez elle.
Une nouvelle drogue de synthèse, appelée « Monkey dust », qui circule déjà au Royaume-Uni, a débarqué en région parisienne en ce mois de mai 2025. (©Illustration Fabien Hisbacq – Actu Occitanie)

Par Briac TrébertPublié le 6 juin 2025 à 21h35

Elle vient officiellement de débarquer sur le marché des stupéfiants en Île-de-France. Et provoque l’inquiétude.

« On reçoit de plus en plus de coups de fil d’enquêteurs nous demandant des informations sur la Monkey dust », constate un laboratoire spécialisé auprès du Parisien, ce mercredi 4 juin 2025. L’une des premières saisies a eu lieu courant mai 2025 en Seine-Saint-Denis, d’après le parquet de Bobigny.  

Cette drogue, que l’on peut traduire, comme « poussière de singe », peut entraîner de graves problèmes, « des overdoses mortelles et une augmentation des crimes et comportements violents au sein de la population », alertent les autorités britanniques qui préviennent depuis des mois sur ce fléau.

« Effets plus puissants et plus dangereux que l’ecstasy et la cocaïne »

La « Monkey dust » est une drogue qui peut « rapidement vous faire sombrer », disent les Anglais.

En Belgique, les douaniers ont aussi lancé des avertissements après des saisies, ces derniers mois. Cette drogue de synthèse est « très dangereuse et très addictive », et ses effets sont plus puissants et plus dangereux que ceux de l’ecstasy ou de la cocaïne, par exemple, écrivent-ils dans un communiqué

.Vidéos : en ce moment sur Actu

L’utilisation peut entraîner de graves hallucinations, des mouvements incontrôlés et même un comportement violent, donc. Les utilisateurs tombent souvent dans une diminution de la conscience qui les pousse à des actes dangereux, pointent les autorités belges.

La poussière de singe est une substance psychoactive synthétique, également connue sous le nom de MDPV (3,4 méthylènedioxypyrovalérone). Une drogue psychostimulante hautement addictive de la famille des cathinones, sous les appellations « 3-CMC, 3-MMC, 4-MEC, 3-MEC, 2-MEC, etchathinone, MDPV, alpha-PVP, méphédrone, 4-FMC, NRG1,sels de bain, bath salts… », liste le site Drogues-infos-service

La Monkey dust est un stimulant, souvent présent sous forme de cristaux ou de poudre, qui produit une puissante poussée d’énergie et une euphorie comparable à celle de la cocaïne, de l’ecstasy et des amphétamines.L’UkatSociétés privée de traitement de la toxicomanie au Royaume-Uni

La « poudre de singe » est parfois appelée « poussière de zombie », écrit l’Ukat, l’une des plus grandes sociétés privées de traitement de la toxicomanie au Royaume-Uni.

Elle est généralement sniffée, enveloppée dans du papier à rouler et avalée ou fumée dans une pipe.

Très bon marché, notamment comparée à d’autres drogues illicites, la « Monkey dust » est une drogue de prédilection pour les personnes en situation de pauvreté dont les difficultés financières peuvent aggraver leur consommation, pointent les spécialistes anglais.

L’effet puissant produit peut durer jusqu’à 12 heures, et, outre les effets euphorisants, peut également provoquer des hallucinations, de la paranoïa, des comportements irrationnels et une forte augmentation de l’agressivité. 

Ces réactions violentes peuvent être dues à la fois aux effets chimiques de la « poussière de singe » sur le cerveau – elle peut provoquer une chute des niveaux de sérotonine, conduisant à une augmentation de l’agressivité comme la cocaïne et la méthamphétamine – et au manque de contrôle de l’utilisateur sur son propre comportement en raison de la puissance de la drogue.

L’addiction à la « poudre de singe » peut être extrêmement néfaste, tant physiquement que mentalement, même un usage limité et à court terme. Elle comporte un risque élevé de surdose mortelle (des effets peuvent survenir dès 3 à 5 mg), et peut aussi entraîner des problèmes cardiaques et rénaux, des hallucinations et des psychoses… », liste l’Ukat.

Qu’est-ce que la Monkey Dust, cette drogue très addictive qui émerge en France ?

Par Juliette Vienot de Vaublanc Publié le 5 juin 2025

L’Agence de l’Union européenne sur les drogues a appelé jeudi 5 juin 2025 les pays du continent à la « vigilance » face à la menace que représentent les cathinones synthétiques, catégorie dont fait partie la Monkey Dust. Photo d’illustration.
L’Agence de l’Union européenne sur les drogues a appelé jeudi 5 juin 2025 les pays du continent à la « vigilance » face à la menace que représentent les cathinones synthétiques, catégorie dont fait partie la Monkey Dust. Photo d’illustration.  dejah_thoris / stock.adobe.com

Une des premières saisies de Monkey Dust en France a eu lieu il y a quelques semaines en Seine-Saint-Denis, d’après des informations du Parisien. Cette drogue de synthèse, dont les effets s’approchent de ceux de la cocaïne ou de la méthamphétamine, a causé de gros dégâts au Royaume-Uni ces dernières années.Partager

Déjà bien implantée chez certains de nos voisins, la Monkey Dust (« poussière de singe ») gagne du terrain dans l’Hexagone. L’une des premières saisies de cette drogue de synthèse a eu lieu en Seine-Saint-Denis il y a quelques semaines, d’après les informations du Parisien. Ce jeudi 5 juin, l’Agence de l’Union européenne sur les drogues (EUDA) a appelé les pays européens à la « vigilance » face à la « menace émergente » que représentent les drogues de synthèse, dont les cathinones, groupe dont fait partie la Monkey Dust.

De son nom scientifique méthylènedioxypyrovalérone (abrégé MDPV), ce produit particulièrement addictif se présente sous la forme d’une poudre blanchâtre qui peut être sniffée, fumée dans une pipe, avalée ou injectée. Il a commencé à être vendu comme drogue de synthèse en 2004 aux États-Unis.

Jusqu’à son interdiction dans le pays au début des années 2010, les consommateurs américains pouvaient acheter des produits étiquetés comme sels de bain et contenant du MDPV. Du fait de la méconnaissance de sa composition, la Monkey Dust a un temps été qualifiée de « drogue du zombie », avant que ce qualificatif ne désigne finalement d’autres drogues de synthèse, retrace l’Observatoire des drogues et des tendances addictives.

« Drogue de prédilection pour les personnes démunies »

La Monkey Dust a des effets comparables à ceux de la cocaïne ou des amphétamines : le produit agit comme un puissant stimulant et diminue la perception de la douleur pendant quelques heures. Mais au-delà de ses effets euphorisants, la MDPV provoque aussi des hallucinations, voire une sévère paranoïa, augmente l’agressivité et les comportements violents. Particulièrement addictive, cette drogue incite également à consommer toujours plus, au risque de l’overdose.

Autre caractéristique préoccupante : son faible coût. « Son prix est très bas, notamment comparé à d’autres drogues illicites, ce qui en fait une drogue de prédilection pour les personnes démunies dont les difficultés financières peuvent aggraver leur consommation », alerte le centre britannique de traitement des addictions sur son site.

L’arrivée de ce produit particulièrement addictif et peu cher en France a de quoi inquiéter au vu de la situation de certains pays étrangers. Dans le centre de l’Angleterre, la Monkey Dust constitue un véritable fléau autour de la localité de Stoke-on-Trent. Depuis que cette drogue de synthèse a commencé à s’y répandre, en 2018, plusieurs cas de consommateurs commettant des actes de criminalité ont été rapportés.

Dans une moindre mesure, la Belgique est également touchée. Après une vaste opération de saisie et d’arrestations, début 2024, le parquet de Flandre-Orientale a tenu à mettre en garde contre les « répercussions graves sur la santé physique et mentale » de la consommation de MDPV, même à petite dose.

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Une consommation quotidienne d’alcool augmente le risque de cancer du pancréas

Une étude associe la consommation quotidienne d’alcool à un risque accru de cancer du pancréas

Si l’alcool est connu depuis longtemps pour être cancérigène, le lien avec le cancer du pancréas n’était jusque-là que suspecté.

Une vaste étude vient de le confirmer.

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C’est quoi cette étude qui affirme que le vin blanc et le champagne réduisent le risque d’arrêt cardiaque soudain ?

Maïwenn Furic

dim. 11 mai 2025

FAKE OFF – Pour éviter le risque d’arrêt cardiaque soudain, d’autres facteurs comme une alimentation riche en fruits, ou un contrôle de sa tension artérielle, ont été mis en avant par cette étude.

Boire du vin blanc et du champagne serait bon pour la santé. C’est en tout cas le message qui circule sur les réseaux sociaux. Plus particulièrement, leur consommation diminuerait le risque d’arrêt cardiaque.

Une nouvelle qui réjouit les amateurs de ces boissons alcoolisées, et qui trouve son public, tout particulièrement en France. Mais d’autres se montrent plus méfiants en raison des nombreux dangers que représente l’alcool pour la santé.

FAKE OFF

Cette nouvelle provient d’une étude publiée le 28 avril dernier dans le Canadian Journal of Cardiology. Elle est la première à explorer de manière aussi large les liens entre des facteurs non cliniques et le risque d’arrêt cardiaque soudain.

L’étude a été menée sur plus de 500.000 personnes adultes d’âge moyen à avancé, au Royaume-Uni, durant plusieurs années. Elle conclut qu’entre 40 % et 63 % des cas d’arrêts cardiaques soudains pourraient être évités grâce à certains changements de mode de vie.

Alimentation riche en fruits, gestion de son poids, contrôle de sa tension artérielle…

Les chercheurs ont identifié 56 facteurs de risque non médicaux, qui vont de l’alimentation à l’humeur, mais en passant également par le cadre de vie ou bien le niveau d’éducation.

Et justement parmi ces facteurs les plus efficaces pour réduire ce risque : une alimentation riche en fruits, la gestion de son poids, le contrôle de la tension artérielle, et enfin, une consommation modérée de vin blanc ou de champagne.

Cannabis, cocaïne, kétamine… En France, la consommation de drogues progresse, sauf chez les jeunes

En France, la consommation de drogues illicites progresse dans presque toutes les catégories, et aussi au travail. Le cannabis reste de loin la substance la plus utilisée. Seule exception dans cette tendance inquiétante avec l’usage chez les plus jeunes qui recule.

Par Henrik Lindell

Publié le 14/05/2025 • Lecture 7 m

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 Illustration de l’usage de la cocaïne • HUGO AZMANI/MAXPPP

La tendance est bien documentée depuis plus d’une décennie : la consommation générale des drogues augmente en France. Et avec elle sa cohorte d’horreurs, de vies détruites, de violence meurtrière et de corruption. Ainsi le fléau du narcotrafic dont « la France est submergée », selon le rapport de la commission d’enquête sénatoriale publié en mai 2024 et porté par les sénateurs Jérôme Durain (PS) et Étienne Blanc (LR).

Ce document de 600 pages constitue la base de la loi votée par l’Assemblée nationale le 29 avril 2025 visant à « lutter contre le narcotrafic » et instaurant une série de mesures répressives, comme la création d’un parquet national anticriminalité organisée, le gel des avoirs des narcotrafiquants, l’interdiction des trafiquants de paraître dans leur quartier de deal, le durcissement du régime carcéral, etc.

Hausse de la consommation

L’avenir dira si cette nouvelle loi est une réponse adéquate contre un mal à l’égard duquel les politiques publiques semblent jusqu’alors impuissantes. À ce titre, les derniers chiffres clés publiés en janvier 2025 par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), dont le rôle est d’éclairer les politiques publiques dans le domaine, offrent une lecture saisissante. À l’exception de l’héroïne, les produits illicites comme la cocaïne, l’ecstasy et différentes nouvelles drogues, dont la kétamine, enregistrent une forte croissance.

Prenons la cocaïne. Selon l’OFDT, 1,1 million de Français entre 11 et 75 ans avaient consommé au moins une fois la poudre blanche en 2023. Un chiffre qui justifie l’expression « tsunami blanc » utilisée dans le rapport sur le narcotrafic en 2024. En 30 ans, la proportion des Français utilisant ce produit au moins une fois par an a été décuplée en passant de 0,3 % de la population en 1992 à 2,7 % en 2023. Au total, un Français adulte sur 10 (9,4 %) a expérimenté la cocaïne au moins une fois au cours de sa vie contre 5,6 % en 2017. Cette évolution est la même pour l’ecstasy (ou MDMA) : en 2023, 750 000 Français l’ont utilisée au moins une fois.

Quant au cannabis, de loin la drogue illicite la plus consommée, son usage est toujours aussi conséquent et son usage, de plus en plus toléré, nombre d’élus français œuvrant d’ailleurs pour sa légalisation, voie déjà choisie par plusieurs pays (Allemagne, Canada, plusieurs États des États-Unis). Pas moins de 900 000 Français y ont recours quotidiennement et 1,4 million au moins 10 fois par mois, selon l’OFDT. Ce qui donne plus de deux millions de personnes dépendantes de cette drogue. Au total, la moitié des Français adultes ont déjà goûté au cannabis au moins une fois au cours de leur vie.

Davantage de drogues en circulation

L’OFDT explique cette expansion par plusieurs facteurs : l’offre, qui ne cesse de croître en quantité comme en qualité et de se diversifier grâce à la forte hausse de la production, elle-même stimulée par l’activité de plus en plus intense et perfectionné des réseaux criminels. C’est particulièrement le cas de la cocaïne, comme le résume le sociologue Clément Gérome, chargé d’études à l’OFDT : « Le produit est plus abordable et plus facile d’accès qu’à une époque et il est plus souvent consommé dans des contextes festifs, dans le cadre d’une sociabilité amicale. Pour des personnes qui n’ont jamais consommé, il y a désormais plus d’occasions de l’expérimenter. »

La vente, elle, a été grandement facilitée par Internet, le trafic des drogues s’étant largement « uberisé » : « À une époque, pour acheter, il fallait connaître des gens, rappelle Clément Gérome. Maintenant, il suffit de récupérer le compte d’un trafiquant sur un réseau social ou une messagerie instantanée et il vient vous livrer, où que vous soyez. »

Les nouveaux utilisateurs sont des hommes, surreprésentés pour tout ce qui concerne la consommation des drogues illicites, âgés en majorité de 25 à 44 ans. Le choix des produits consommés dépend d’abord du prix. Si la cocaïne à sniffer est devenue plus abordable, elle reste chère, puisqu’il faut débourser 66 € le gramme en moyenne. Ce coût est souvent considéré trop élevé par les jeunes consommateurs, qui préfèrent s’offrir un comprimé d’ecstasy pour 10 €. Les personnes les plus précaires, elles, utilisent surtout, et de plus en plus, du crack, substance composée de cocaïne « basée » avec du bicarbonate de soude, à fumer.

Pour une quantité moindre (un demi-gramme ou même moins), l’utilisateur obtient un effet psychostimulant violent, mais plus bref. « La fabrication du crack peut être faite par n’importe qui dans sa cuisine : on trouve même des tutos sur Youtube pour le faire. À part le Nord-Est parisien ou certains Dom-Tom, où la cocaïne est revendue déjà sous forme de crack, les usagers à Marseille, Bordeaux, Lyon, etc. le fabriquent ainsi eux-mêmes », précise Clément Gérome, qui a mené une étude de terrain sur le sujet. Les produits plus récents qui se développent en France attirent surtout une population dans la tranche d’âge des 25-34 ans. Ainsi la kétamine, à l’origine un anesthésiant, qui est consommé pour ses effets euphoriques et désinhibant.

Et un usage aussi au travail

Cependant, ces facteurs ne disent pas pourquoi les Français se droguent et surtout pourquoi ils le font de plus en plus. Notre pays serait-il plus mal en point aujourd’hui qu’hier ?

Avant d’esquisser une réponse, il faut rappeler qu’une société sans drogues, licites ou illicites, n’existe pas et n’a jamais existé. « Les drogues et les addictions sont inhérentes à notre société et aux citoyens et citoyennes qui la composent. Une société est ainsi confrontée à un double mouvement contradictoire : elle participe à leur développement tout en ayant la charge de leur régulation et de la gestion de leurs conséquences. », écrit Christian Ben Lakhdar, universitaire membre du collège scientifique de l’OFDT, dans Addicts. Les drogues et nous (Seuil, 2020).

Selon le psychanalyste et essayiste Jacques Arènes, « c’est tout simplement une tendance humaine de vouloir manipuler les états de conscience, par exemple en recherchant plus de plaisir ou pour s’apaiser. De ce point de vue, il n’y a rien de neuf ».

Fin observateur des mutations de la société, aux premières loges pour écouter les souffrances de ses patients dans son cabinet, il note cependant que quelque chose a changé ces dernières décennies : « La personnalité de base narcissique et hédoniste est plus présente qu’il y a 50 ans dans le monde occidental. Il y a une comme une injonction sociale à faire la fête, à prendre du plaisir, à rechercher plus d’intensité aussi. Je note également que plus on a du mal à vivre des expériences de base comme la relation humaine, le lien avec des gens, plus on a besoin d’intensité, de multiplier les expériences. Le fait que l’expérience commune est souvent vécue comme vide par nos contemporains pourrait en partie expliquer l’usage accru de produits psychostimulants, notamment ceux qui ont des effets désinhibants. »

D’autres psychologues et universitaires constatent aussi un nouveau phénomène préoccupant : la consommation accrue de drogues au travail, qu’il s’agisse de produits illicites, de psychotropes légaux ou de l’alcool. Marie Pezé, docteure en psychologie et spécialiste de la souffrance au travail et du burn-out, nous dit d’emblée : « Je ne connais personne qui ne prenne pas de psychostimulants de tout ordre dans le cadre de son travail… pour tenir. C’est la réponse à l’intensification et à l’accélération du travail en matière de demande d’objectifs inatteignables. De plus en plus de travailleurs sont sous antidépresseurs et anxiolytiques. On voit aussi de plus en plus de personnes prendre des drogues, notamment de la cocaïne, pratique fréquente chez les tradeurs, mais aussi chez certains ouvriers. Car partout il faut se doper pour tenir la cadence. »

D’après Marie Pezé, il est important de noter que « ce n’est pas l’alcool ou la drogue qui s’immisce au travail, mais le travail qui convoque l’alcool ou la drogue ».

Elle prend pour exemple ces infirmières qu’elle reçoit au sein de son cabinet : « Elles me le disent : “Je rentre à la maison épuisée, je surveille les devoirs, je prends un verre. Au bout de six mois, c’est la moitié de la bouteille et un pétard au canapé pour redescendre. Et le matin, ce sera des amphétamines piquées dans le service.” Le rythme de travail enclenche en effet un système d’hyperactivité compulsive dont on n’arrive pas à sortir. »

Un phénomène similaire est constaté chez les cadres supérieurs. « Depuis cinq ans, nous recevons en consultation de plus en plus de chefs d’entreprise, de directeurs d’hôpitaux, de directeurs d’administration, le top niveau. C’est donc la gouvernance qui craque alors que c’est elle qui a mis en place des organisations du travail très productivistes sans marge de manœuvre, sans autonomie. Ces personnes nous parlent de la perte du sens du travail. Dans leurs sphères, la cocaïne circule ouvertement. »

Les jeunes consomment moins

Il existe cependant une bonne nouvelle : les plus jeunes ne consomment pas de plus en plus de drogues. Au contraire, et Clément Gérome est formel : « Nous voyons une baisse de la consommation pour l’ensemble des substances des jeunes en dessous de 17 ans. Un seul chiffre : 9,2 % des jeunes avaient un usage régulier du cannabis en 2014. Ils n’étaient plus que 3,8 % en 2022. Et qu’il s’agisse d’alcool, de tabac ou de cocaïne comme de tout autre produit illicite, cette diminution est un fait. Les nouveaux usagers sont moins souvent recrutés parmi les jeunes que parmi les classes d’âge 25-44 ans. »

Selon le sociologue, cette tendance est facile à analyser. Pour l’alcool, le tabac et le cannabis, « c’est l’effet de 20 ans de politiques de dénormalisation de ces produits, comme l’interdiction de la consommation dans les lieux publics, l’augmentation importante du prix pour le tabac et le changement de représentation du fait de fumer, y compris pour le cannabis, assimilé à des choses négatives. Pour l’alcool, c’est l’effondrement de la consommation quotidienne qui joue ce rôle », qui évite toute accoutumance chez les jeunes.

Néanmoins, l’universitaire reconnaît volontiers qu’il ne sait pas pourquoi les jeunes consomment de moins en moins de drogues illicites. « Certes, les jeunes sont peu solvables et ils habitent souvent chez leurs parents, observe-t-il, ce qui complique l’usage de produits illicites. Mais cela ne suffit pas pour expliquer cette nouvelle tendance, dont on ne peut que se féliciter. »

Source

Le narcotrafic en France

« Légaliser le cannabis en France serait une erreur, voici ce qu’il s’est passé à l’étranger »

Courrier des lectrices et des lecteurs. « Les allégations des promoteurs de la légalisation du cannabis sont contredites par les statistiques. Dans les pays qui ont légalisé cette drogue, on a constaté une augmentation et non une baisse de la consommation et un maintien du marché illicite. »

« Légaliser le cannabis pour faire de la prévention chez les jeunes en insistant sur ses méfaits est illogique. » Ici, une opération anti-drogue de la police à Bellevue, près de Nantes (Loire-Atlantique), en 2020.

« Légaliser le cannabis pour faire de la prévention chez les jeunes en insistant sur ses méfaits est illogique. » Ici, une opération anti-drogue de la police à Bellevue, près de Nantes (Loire-Atlantique), en 2020. | FRANCK DUBRAY / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Ouest-France Publié le 06/05/2025 

« La légalisation du cannabis revient de manière récurrente dans le débat politique, en arguant que cette mesure ne poserait aucun problème de santé publique. Or, c’est ne tenir aucun compte des nombreuses données médicales récemment publiées qui témoignent, au contraire des problèmes survenus dans les pays ayant procédé à la légalisation.

Les hospitalisations dues au cannabis ont augmenté de 12 et 22 % en Ontario et au Canada, où le cannabis récréatif a été légalisé en 2018. La proportion des automobilistes hospitalisés après un accident et positifs au THC (tétrahydrocannabinol, constituant psychoactif majeur du cannabisa doublé dans le pays. Le nombre de psychotiques a également triplé : les nouveaux cas de schizophrénie associés au cannabis sont passés de 3,7 % avant la légalisation à 10,3 % après légalisation. Chez les jeunes de 12 à 19 ans, le risque de développer des troubles psychotiques a été multiplié par onze.

« La consommation multipliée par vingt aux États-Unis »

Par ailleurs, les allégations des promoteurs de la légalisation sont contredites par les statistiques. C’est ainsi qu’il y a une augmentation et non une baisse de la consommation et un maintien du marché illicite. La consommation du cannabis a augmenté aussi bien au Canada qu’aux États-Unis.

Aux USA, le nombre de consommateurs a été multiplié par vingt, passant de 900 000 avant la législation (1992) à 17,7 millions après la législation. Quant au marché noir, il n’a pas disparu, le cannabis légal restant toujours plus cher que l’illégal, dénué de taxe. Il s’est réorganisé vers des drogues encore plus dangereuses.

Lire aussi : La légalisation du cannabis entraînerait-elle une hausse de la criminalité ? On vous répond

Ailleurs, il n’a pas été possible de fixer un taux minimal de THC dans le cannabis. En Uruguay, le taux de cannabis légal est passé de 2 % lors de la législation à 15 % aujourd’hui. Il est impossible de faire consommer du cannabis faiblement dosé à des utilisateurs habitués à des taux de 15 ou 20 %.

Légaliser le cannabis pour faire de la prévention chez les jeunes en insistant sur ses méfaits est illogique alors que permettre à un adulte de se le procurer librement rendra plus incitative sa consommation par les plus jeunes. Il convient donc de ne pas légaliser la consommation du cannabis en France, compte tenu de ses effets toxiques. Il faut au contraire instaurer des programmes de prévention et d’information sur les dangers de cette drogue, dès le plus jeune âge. »

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