Le ministre de la Justice est revenu sur les propos tenus par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sur le sujet.
Éric Dupond-Moretti, ici assistant à l’audition solennelle des auditeurs de justice de l’École nationale de la magistrature au palais de justice de Bordeaux, le 17 février 2023.
Dimanche, Gérald Darmanin s’était prononcé pour un retrait des 12 points du permis en cas de conduite sous stupéfiants, et l’introduction de la qualification d’« homicide routier ».
En visite en Corse, Gérald Darmanin avait ensuite précisé vouloir « être beaucoup plus dur avec ceux qui conduisent sous l’emprise de drogues, de stupéfiants ou d’alcool bien évidemment ». « La perte du permis n’est automatique qu’en récidive aujourd’hui », avait pointé le ministre, qui avait appuyé sur la thématique dans la soirée sur Twitter : « Renforcer les sanctions contre ceux qui conduisent sous drogue et/ou alc
« Nos services ont déjà réfléchi à cela dès le mois de décembre. En suite, il a été question, même si c’est davantage du périmètre du ministre de l’Intérieur, du permis à points que Gérald Darmanin n’a évoqué dans son intervention qu’en matière de drogue. Mais j’ai vu dans une extrapolation médiatique qu’il a été aussi question d’alcool », affirme ainsi le ministre de la Justice.
« J’aimerais en revanche rappeler et j’espère que mes mots ne seront pas mal interprétés, que la consommation d’alcool, avec modération, n’est pas prohibée, alors que la consommation de drogue est une infraction », ajoute Éric Dupond-Moretti.
« Moi je ne souhaite pas tomber dans le sensationnel et l’émotionnel, il faut prendre du recul pour travailler à ces questions avec raison. »
Actuellement, la conduite sous l’usage de stupéfiants est sanctionnée de la perte de six points. Des peines complémentaires peuvent aussi entraîner une suspension du permis pour une durée maximale de trois ans et une annulation du permis, avec trois ans maximum d’interdiction de demander un nouveau permis.
Comme il l’a affirmé dimanche, Gérald Darmanin veut également « rendre obligatoire la visite médicale de tout consommateur avéré de drogue, pour qu’il soit autorisé à conduire s’il se soigne
Le ministre de l’Intérieur, qui a rappelé sa volonté d’arrêter de retirer des points pour les excès de vitesse inférieurs à 5 km/h, a souligné qu’« environ 600 personnes meurent chaque année dans des accidents de la route liés aux stupéfiants et qu’un total de 800 000 contrôles routiers » contre la drogue ont eu lieu en 2022, « soit le double des années précédentes ». Il a promis qu’il y en aurait « un million cette année ».
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Extrait d’un discours qui critique l’excès de consommation d’alcool dans la société.
L’alcool, bienfait ou fléau social? Les perceptions sur ce liquide distillé ont grandement varié dans notre société, ou selon les décennies, comme le prouvent des reportages tirés de nos archives.
D’une condamnation sans équivoque…
« Quand un citoyen vient me dire que presque la moitié de sa fortune et que presque tout son salaire passe dans l’alcool […], je me dis : Et vos enfants? Et votre femme? Et votre avenir? Et l’éducation de vos enfants? Qu’est-ce que vous en faites? »— Une citation de Cardinal Paul-Émile Léger, 4 mai 1964
En 1964, l’Église catholique possède encore une influence considérable dans la société canadienne-française et québécoise.
Chaque opinion et commentaire de l’archevêque de Montréal, le cardinal Paul-Émile Léger, a un effet sur la population.
Alors quand le prélat fustige, comme il le fait dans cet extrait d’un discours enregistré le 4 mai 1964, les ravages sociaux que provoque l’alcool, on l’écoute d’un air attentif et, chez certaines personnes, peut-être contrit.
Par Benjamin ROLLAND, psychiatre, addictologue, maître de conférences des universités, praticien hospitalier, Inserm U1028 / CNRS UMR5292, responsable du Sual (Service universitaire d’addictologie de Lyon), Université Claude Bernard Lyon 1
La consommation excessive d’alcool a des conséquences sur le cerveau. Elles peuvent être limitées et même inversées après un arrêt prolongé de la consommation d’alcool, mais toutes les régions du cerveau ne récupèrent pas de la même façon.
Au cours des cinquante dernières années, la consommation d’alcool a diminué régulièrement en France, une baisse principalement imputée à la diminution de la consommation de vin. Malgré tout, aujourd’hui, encore 10 % des Français adultes sont en difficulté avec l’alcool.
La consommation excessive d’alcool n’est pas sans dommage sur le cerveau. De nombreuses études ont révélé que le volume de structures cérébrales impliquées dans la cognition et l’apprentissage se réduit de façon conséquente chez les personnes dépendantes à l’alcool. Cette diminution est partiellement réversible après un arrêt prolongé de la consommation, mais toutes les régions du cerveau ne récupèrent pas de la même façon. Quelles sont celles qui bénéficient d’un arrêt de l’alcool ? Et, dans le cas de celles qui n’en bénéficient pas, quelles en sont les conséquences ?
L’alcool diminue le volume cérébral
Même chez des buveurs modérés mais réguliers, une réduction globale du volume cérébral a été constatée. Elle n’est toutefois pas définitive : à l’arrêt de l’alcool, on constate une récupération partielle du volume du cerveau, qui s’accompagne d’une amélioration des capacités cognitives. De nombreux facteurs influent sur cette récupération : l’âge, le genre, des facteurs génétiques, l’existence d’antécédents familiaux d’addiction à l’alcool, le tabagisme, etc.
L’altération cérébrale liée à l’alcool peut-elle, elle-même, influencer les comportements liés aux addictions ? En d’autres termes, peut-elle augmenter les risques de rechute ? Pour le savoir, la première étape était de déterminer quelles régions cérébrales, parmi celles impliquées dans l’addiction, s’avéraient les plus touchées par ces variations de volume. L’équipe de Timothy Durazzo et Dieter Meyerhoff, sans doute les auteurs les plus connus dans le domaine de la neuroimagerie structurale dans l’alcoolodépendance, s’est récemment penchée sur la question.
Une récupération immédiate
Les chercheurs ont analysé par IRM les cerveaux de 85 personnes alcoolodépendantes une semaine, un mois et sept mois après qu’elles ont arrêté de consommer de l’alcool, et les ont comparés aux images cérébrales d’individus témoins consommant très peu ou pas d’alcool, donc sans dépendance.
Étaient considérées comme dépendantes les personnes dont la consommation avait été de plus de 204 verres d’alcool dits « standards » (un verre standard correspond à peu près à un « ballon » de 12 cl de vin soit 10 g d’éthanol) par mois au cours des huit dernières années pour les hommes, et 108 verres pendant les six dernières années pour les femmes. Cette différence s’explique par le fait que les hommes éliminent l’alcool plus rapidement que les femmes, et que les effets cérébraux et organiques sont plus importants chez ces dernières, à dose égale.
Au sujet des différences entre les genres, il est intéressant de souligner que si les hommes nés entre 1891 et 1910 étaient trois fois plus susceptibles que les femmes nées à la même période d’avoir un usage problématique de l’alcool, ce ratio s’est progressivement amenuisé au cours du XXe siècle. Au point qu’aujourd’hui, il n’existe plus d’écart significatif entre les garçons et les filles nés entre 1991 et 2000.
Dans l’étude, les IRM ont révélé que toutes les régions étudiées (cortex cingulaire antérieur, insula, cortex préfrontal dorsolatéral, cortex orbitofrontal) étaient altérées au moment où les participants entamaient leur période d’abstinence. Après l’arrêt de l’alcool, néanmoins, le volume des structures cérébrales affectées augmentait à nouveau au fil du temps, et ce dès que les personnes cessaient leur consommation. Les effets de l’arrêt de consommation étaient en effet détectables dès la première semaine ou le premier mois d’arrêt. Ces récupérations suivaient toutefois des trajectoires très différentes selon les individus, certains récupérant moins bien que d’autres.
En outre, une structure ne récupérait jamais : l’hippocampe. Or celle-ci joue un rôle important la mémorisation, en particulier dans la formation de nouveaux souvenirs.
Des différences qui expliqueraient l’inégalité face à l’alcool
Les anomalies neurobiologiques survenant dans l’hippocampe semblent donc plus persistantes que celles se produisant dans le cortex. Ceci pourrait entraîner des problèmes d’apprentissage, en particulier en ce qui concerne les nouvelles tâches intervenant dans la gestion de l’abstinence sur le long terme. Conjugué au fait que la plasticité de la matière grise observée durant l’abstinence varie d’un individu à l’autre, ceci suggère que certaines personnes pourraient présenter plus de risques de rechute.
L’étude avait toutefois certaines limites. D’abord, aucune IRM n’avait été réalisée avant l’arrêt de l’alcool. L’obtention de tels enregistrements est bien entendu difficile, en raison de contraintes à la fois techniques et éthiques. Ensuite, la plupart des sujets n’avaient pas passé les trois enregistrements successifs (à une semaine, un mois et sept mois après l’arrêt de l’alcool), ce qui limite la valeur des données recueillies. Enfin et surtout, aucune mesure cognitive associée n’a été réalisée (ce point doit faire l’objet de recherches futures). C’est regrettable, car elles auraient été nécessaires pour montrer que les atteintes des structures cérébrales ont de réelles significations cliniques.
À la recherche des origines de la susceptibilité individuelle
Les études du même type déjà réalisées sur des sujets alcoolodépendants ont montré qu’ils subissent deux types d’atteintes. D’une part, des atteintes qu’on peut qualifier « d’irritation », à la fois diffuses et fréquentes, mais aussi réversibles après arrêt de l’alcool. D’autre part, des atteintes devenues « fixées », qui perdurent bien après l’arrêt de l’alcool.
Dans ce contexte, beaucoup de questions restent sans réponse. D’abord, même si l’on suspecte l’existence d’un lien fort avec les atteintes cognitives (lesquelles se séparent d’ailleurs selon les deux mêmes types – « irritatifs » et « fixés »), celui-ci n’a jamais vraiment été correctement étudié jusqu’à présent, alors qu’il a une importance évidente en pratique. Ensuite, il est crucial de comprendre pourquoi certaines atteintes (la plupart) sont réversibles, alors que d’autres se figent et laissent des traces, sinon indélébiles, au moins durables. Enfin, il est essentiel de comprendre pourquoi certains sujets sont plus exposés que d’autres aux atteintes fixées.
S’agit-il d’une question de dose et de durée d’exposition à l’alcool ? Trop simpliste, sans doute. Les différences observées d’un patient à l’autre s’expliquent probablement par des facteurs individuels de susceptibilité neurobiologique à l’alcool, encore méconnus. Mieux connaître ces déterminants sera l’enjeu majeur des prochaines années pour les chercheurs.
De nombreux Français ont consommé de l’alcool pour les fêtes de Noël et du Nouvel an. Face aux possibles excès, certains veulent se rattraper avec le « Dry January », le mois de janvier sans alcool. Dans l’émission « Bienfait pour vous », Laurence Cottet, autrice de « Non ! J’ai arrêté », partage ses astuces pour relever le défi.
Après les excès des fêtes, il est temps pour beaucoup de ralentir sur la consommation d’alcool. Certains vont s’essayer ou s’essayent depuis le jour de l’An au défi du « Dry January », c’est-à-dire un mois de janvier sans alcool.
Ce challenge s’adresse à tout le monde, et particulièrement à toutes celles et tous ceux qui s’interrogent sur leur consommation ou qui désirent faire une pause. Pour réussir ce défi, Laurence Cottet, autrice de Non ! J’ai arrêté, donne quelques conseils dans l’émission Bienfait pour vous.
Ne pas voir ce défi comme une punition
« D’abord, il ne faut pas le faire comme une punition. Il faut vraiment prendre la décision de le faire », prévient-elle auprès de Mélanie Gomez et Julia Vignali. L’autrice, qui raconte dans son livre comment elle est arrivée à limiter drastiquement sa consommation d’alcool, explique que le Dry January doit être « ludique et pédagogique » pour toutes les personnes qui veulent relever le défi.
« C’est pour apprendre aussi des informations sur l’alcool, ses méfaits, etc », ajoute Laurence Cottet.
Relever le challenge en groupe
L’autrice de Non ! J’ai arrêté, conseille également de réaliser ce challenge entouré. « Il y a des groupes d’entraide, notamment sur Facebook, à commencer par le mien, Alcool Addiction France Janvier », partage-t-elle, soulignant que ce groupe compte 3.500 membres. « C’est génial parce que vous mettez un post en disant que vous avez démarré, mais que ça va être compliqué, et vous avez plein de gens qui répondent que vous n’êtes pas tout seul. »
« Ne le faites pas seul, et profitez de ce janvier sobre pour vous interroger sur votre relation à l’alcool », ajoute Laurence Cottet. Et pour les participants qui ne parviendraient pas à tenir le zéro alcool en janvier, pour cause d’anniversaire ou autre, pas de panique selon le docteur Christele Peybernard, psychiatre addictologue, le principal est de réduire sa consommation. « Il y aura un bénéfice de toute manière », relève-t-elle.
En s’appuyant sur des études, le docteur affirme que le mois de janvier sans alcool « apporte des bénéfices sur la santé, le sommeil, la peau, la baisse du poids, de la tension artérielle, de la glycémie, du cholestérol pour ceux qui en ont, et les effets bénéfiques se voient au-delà du mois ».
Certaines personnes profitent des réveillons de fin d’année sans consommer la moindre goutte d’alcool. Elles ont expliqué pourquoi à France 3 Champagne-Ardenne.
Sans alcool, la fête est plus folle. Beaucoup ne croient pas à cet adage, mais il n’empêche que certaines personnes se passent de la moindre goutte d’alcool lors des réveillons de fin d’année.
Raisons de santé, pas d’envie particulière, nécessité de rester sobre pour conduire… France 3 Champagne-Ardenne a lancé un appel à témoignages, qui montre que les raisons de cette abstinence peuvent être fort diverses et variées.
La sécurité avant tout
Maxime Gallet invoque la sécurité. « J’ai eu ma fille il y a deux ans, et depuis je ne bois pas pour rentrer en sécurité à la maison avec ma petite famille. Le réveillon du Nouvel An est fait pour passer de bons moments en famille. Ma femme admire le fait que je ne bois pas, elle se sent rassurée quand je prends la voiture après les fêtes. »
Et la santé aussi
Coraline n’a bu ni à Noël, ni au Nouvel An. « Je ne bois pas d’alcool car j’ai fait une cure en avril et je n’ai toujours pas repris. Mes proches sont contents, comme ça je peux conduire et m’occuper des enfants [rires]. Et comme dit le dicton : sans alcool, la fête est plus folle. »
Le travail en embuscade
Kody est un sapeur-pompier volontaire (SPV) des Ardennes. « Étant d’astreinte le soir du réveillon, je me dois de ne pas boire d’alcool. Je suis jeune conducteur également, et je ne faisais pas le réveillon chez moi. Je n’y ai pas le droit, même si un verre serait bien. La tolérance zéro est importante, pour toutes personnes reprenant le volant. Ma famille est assez étonnée que je ne puisse pas boire un verre, mais les lois restent les mêmes au moment des fêtes. » Il termine par un conseil. « Faites attention à vous sur la route. »
L’alcool ? Il n’apporte « rien » à Élise Rémy. « Faire une fête sans orgie alcoolisée semble inconcevable pour beaucoup. Pourtant, une soirée 100 % non alcoolisée s’avère tout à fait possible. Boire n’est pas en soi une nécessité. S’amuser, prendre du bon temps, créer des liens sont faisables sans nécessairement ingurgiter des doses excessives d’alcool. On peut très bien s’amuser sans. Souvent, les gens ne comprennent pas qu’on puisse passer un bon repas sans goûter à l’alcool. Personnellement l’alcool ne m’apporte rien. Je suis très bien sans. » Elle finit avec un petit appel bienvenu. « Je respecte les gens qui boivent, alors respectons les gens qui ne boivent pas. »
Moins de verres pour soi, plus d’attention aux autres
Alexis Maravilha s’amuse très bien sans boire. « Je ne bois d’alcool car je trouve ça inintéressant. Et cela peut me permettre de m’occuper des personnes qui ont bu. En contrôlant si elles sont aptes à conduire ou non, si elles doivent rester avec nous, si il faut les stopper. J’ai déjà goûté à différents alcools et je n’ai pas aimé, hormis une coupe de champagne. Au final, je ne bois pas et mes soirées se passent tout aussi bien. »
Manon livre un joli souvenir. « Quand j’étais jeune et que l’on allait en soirée avec mes parents, papa disait toujours à maman : ‘on fait moitié moitié, j’emmène la voiture, et toi tu la ramènes’. Aujourd’hui, je ne bois pas, je sers de Sam à mes parents. Ils peuvent profiter pleinement de leurs soirée. »
De son côté, Marie est également une Sam. « Depuis des années, je préfère ne pas boire pour reprendre le volant. Une fois, au Nouvel An, on m’a dit : ‘bois un coup’. J’ai été tentée par l’ambiance. Et après, je n’étais pas en état de reprendre le volant. Et les autres étaient bien alcoolisés. Donc ça m’a bien refroidie. »
Les moqueries et responsabilités, merci bien
Raccompagner les autres car elle n’a pas bu, ça agace au contraire un peu Cécile. « Mon conjoint et moi ne buvons pas d’alcool. On n’aime pas et on n’en voit pas l’intérêt. Le problème, c’est que bien souvent, on ne prévoit rien de ‘bon ou festif’ à la place. À croire que seuls les apéros alcoolisés comptent et qu’on ne sait rien boire d’autre de bon. Alors qu’il existe tellement de bon jus de bons fruits, cocktails, ou autres. Ou alors on est relégué au rang des gamins avec sirop et soda… »
Quand vous dites que vous n’aimez pas, vous avez l’impression que vous-même n’êtes pas normal. Cécile, qui ne boit pas d’alcool au réveillon
« En plus on nous laisse bien souvent les responsabilités alors qu’on n’en veut pas. C’est bien malheureux à dire, mais… La consommation d’alcool, comme le vin, appartenant à la culture et au patrimoine français, est tellement forte et élargie à l’alcool en général… Que quand vous faites le choix de ne pas boire, et dites que vous n’aimez pas, vous avez l’impression que vous-même n’êtes pas normal. Puisque tout le monde aime ça, et que vous ne respectez pas les règles de la société qui a banalisé l’alcool. Bien souvent, le vin, champagne, et autres de ce genre ne sont même pas considérés comme de l’alcool. Contrairement à de l’alcool plus fort, type whisky, vodka, et autres. »
Montrer l’exemple
Pour Gégé, les raisons sont plutôt « simples. Mon compagnon et moi-même ne buvons pas d’alcool au réveillon, et de manière très rare d’ailleurs… Je trouve cela totalement ridicule, j’ai les enfants et je veux leurs montrer que l’on peut passer un bon moment sans forcément boire de l’alcool. Mes proches ne comprennent pas forcément, mais respectent. »
Pas d’alcool, pas de disputes
Un homme souhaitant conserver l’anonymat, sans doute pour éviter de subir les foudres des lobbies de l’alcool, raconte que « c’est mon cas. Mais pas que : nous sommes une tablée de 25 environ qui ne boit pas une seule goutte d’alcool (et c’était déjà le cas pour Noël). En ce qui me concerne, c’est une nouveauté : il n’y avait pas un réveillon, depuis que je suis adulte, où je ne buvais pas un ou plusieurs verres. Ce sera la première fois cette où je n’angoisserai pas en me demandant comment va se dérouler la soirée. Souvent, cela dégénérait et se terminait en engueulades violentes. »
Un très mauvais souvenir
Constance Lagarde a 26 ans, mais contrairement à nombre de personnes de son âge, profite de ses soirées et festivités autrement : l’alcool, très peu pour elle depuis une situation très difficile survenue lors du Nouvel An 2020. « Mon ex-compagnon n’a pas su se retenir de boire, plus qu’il ne fallait : une bouteille de whisky à lui seul. Il pensait avoir l’alcool gentil : il faisait des câlins à tout le monde. Mais il a fini par avoir le vin méchant. Il est devenu incontrôlable en fin de soirée, il a levé la main sur moi, et a failli me tuer en m’étranglant. On a dû faire intervenir la police, j’ai porté plainte, et je l’ai quitté. »
J’ai toujours peur lorsqu’il y a énormément d’alcool aux fêtes. Constance Lagarde, qui ne boit quasiment plus depuis qu’on a tenté de l’étrangler
« Depuis, je ne bois plus d’alcool, ou alors vraiment juste un seul verre lors de grandes occasions. Je me contente de boire du soft [toute boisson sans alcool; ndlr] et cela ne m’empêche pas de faire la fête et de profiter de l’ambiance. Mais j’ai toujours peur lorsqu’il y a énormément d’alcool aux fêtes. Et je me méfie énormément. Je me prive même parfois d’aller dans certaines soirées où je sais que les gens ne savent pas s’empêcher de trop boire, pour éviter d’assister à des bagarres ou de voir les gens saouls, ce qui me gâche la fête de mon point de vue. Je pense qu’on peut très bien s’amuser sans avoir recours a la consommation d’alcool. »
Pour rappel et en guise de conclusion, l’abus d’alcool nuit à la santé, selon une expression consacrée.