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Dry January : 5 bonnes raisons de ne pas boire d’alcool pendant un mois

Vous buvez peut-être trop d'eau et ça peut être dangereux pour votre santé

Plus que quelques jours avant que le mois de janvier pointe le bout de son nez. Et comme chaque année, de nombreuses personnes adopteront une bonne hygiène de vie en commençant par le Dry January. Une tradition qui persiste et qui consiste à ne pas boire de l’alcool jusqu’au 30 janvier. Voici 5 raisons de se mettre au mocktail.

D’après l’agence sanitaire Santé publique France, la consommation d’alcool est la deuxième cause de mortalité. C’est pour cela que sur le même principe que le Mois sans Tabac, plusieurs associations concernées par l’addiction, le cancer et la santé publique ont repris le concept du Dry January pour inciter les Français à arrêter l’alcool pendant un mois et prendre conscience de cet effet sur leur corps et leur comportement. Si l’alcool a un effet très festif, il est surtout dangereux pour la santé avec de nombreux effets néfastes.

La perte de poids

On ne vous l’apprend pas, mais les boissons alcoolisées sont très caloriques. Si vous avez tendance à boire beaucoup, cela risque de se faire ressentir dans vos jeans… Et oui, qui dit calories, dit prise de poids. En janvier 2019, le Docteur Richard De Visser, professeur à l’université de Sussex en Angleterre, a révélé que 54% des participants du Dry January avaient perdu du poids. Pour garder la ligne, vous savez par quoi commencer.

Un sommeil réparateur

Vous avez l’impression de mieux dormir en ayant bu ? C’est une erreur. L’alcool altère la quantité et la qualité de la mélatonine, l’hormone du sommeil. Si vous buvez souvent de l’alcool, votre cycle du sommeil en est perturbé et vous risquez de faire des insomnies. Toujours d’après l’étude du Dr Richard Visser, 70% des personnes qui ont arrêté de boire de l’alcool en janvier ont mieux dormi.

Une belle peau

Teint pâle, acné… L’alcool peut en être la cause. Boire a un effet diurétique et par conséquence votre corps va être déshydraté. Une consommation excessive ou régulière assèche la peau et peut même être ridée beaucoup plus vite. C’est pour cela qu’il est conseillé de boire beaucoup d’eau après les excès pour éliminer les toxines et réhydrater votre corps. Un mois sans alcool va vous aider à retrouver une belle peau pulpeuse et lumineuse.

Des économies

Si votre santé vous remerciera d’arrêter de boire de l’alcool, votre compte en banque aussi. 86% des personnes sondées par le professeur de l’université de Sussex, qui ont décidé de ne plus toucher à une seule goutte pendant un mois, ont réussi à faire des économies. Ce qui n’est pas négligeable, surtout après les fêtes.

Une meilleure santé

Un mois sans alcool peut faire des miracles… D’après l’enquête du professeur, 65% des sondés avaient une meilleure santé générale. Consommer de l’alcool régulièrement élève la pression artérielle, favorise le risque d’hypertension, d’hémorragie cérébrale et de cirrhose du foie, une maladie chronique et irréversible. Vous pouvez aussi souffrir de troubles du rythme cardiaque et augmenter le risque de mort subite. Pour être en forme et en bonne santé, il est préférable de se faire plaisir avec de bons smoothies.

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Cannabis ou placebo, même effet

Selon une étude parue dans The Journal of the American Medical Association (JAMA) Network Open, la majorité des essais cliniques évaluant l’effet du cannabis sur la douleur indiquent que les placebos ont un effet analgésique aussi puissant. Or, l’abondante couverture médiatique de ces études cliniques passe souvent sous silence que les vertus du cannabis sont équivalentes à celles du placebo.

Étant donné l’intérêt croissant du cannabis pour traiter les douleurs persistantes et récalcitrantes, une équipe de chercheurs du département de neurosciences cliniques de l’Institut Karolinska, en Suède, a voulu évaluer l’ampleur de l’effet placebo mesuré dans des essais cliniques randomisés à double insu (c’est-à-dire que, d’une part, les patients qui reçoivent le placebo sont choisis au hasard et que, d’autre part, les patients et les expérimentateurs ignorent ce que chaque patient reçoit) comparant un composé actif issu du cannabis (un cannabinoïde) à un placebo ayant la même apparence, la même odeur ou le même goût.

Ils ont donc analysé les résultats de 20 études publiées depuis septembre 2021 qui regroupaient au total 1459 personnes âgées de 33 à 62 ans, dont un peu plus de la moitié étaient des femmes. L’intensité de la douleur était estimée (par le biais d’une auto-évaluation) avant et après le traitement (par le cannabinoïde ou le placebo).

Cette méta-analyse n’a pas montré une différence significative entre l’effet du placebo et celui du véritable cannabinoïde pour soulager les douleurs éprouvées par les participants, à l’instar d’une autre méta-analyse publiée en 2021 dans la revue Pain. « Le placebo procurait un soulagement modéré à élevé et cliniquement approprié », ce qui suggère que « l’effet placebo contribue considérablement à la réduction de la douleur observée dans ces essais cliniques randomisés », écrivent les chercheurs dans The JAMA Network Open.

De plus, la durée de l’essai clinique, qu’il soit de 45 minutes ou de plusieurs mois, n’a eu aucun effet significatif sur la réponse au placebo.

Ces scientifiques ont également observé une association entre le risque de biais dans une étude et la force de l’effet placebo qui y a été mesurée. Plusieurs essais cliniques comparant un cannabinoïde à un placebo échouent en effet à cacher adéquatement ce que reçoit le patient, car de nombreux participants arrivent à distinguer le placebo du cannabinoïde actif, en dépit du fait qu’ils ont les mêmes odeurs, goûts et apparences. Or, ces études conduisent généralement à une surestimation de l’efficacité du cannabis, soulignent les chercheurs.

 Des études ont montré que des reportages dans les médias de masse et la presse populaire ainsi que des informations obtenues sur Internet stimulaient les attentes envers un traitement

— Les auteurs de l’étude

Parmi les études analysées par les chercheurs de l’Institut Karolinska, celles qui présentaient un faible risque de biais (c’est-à-dire qui cachaient le mieux ce qui était administré aux participants) étaient aussi celles où la réponse au placebo était la plus élevée. « Probablement que, dans ces études, les participants réussissaient à maintenir leurs attentes positives face au traitement tout au long de l’essai et bénéficiaient ainsi davantage de l’effet placebo », avancent les auteurs de l’étude.

Ces derniers soulignent par ailleurs le fait que « les facteurs contextuels jouent un rôle important dans les réponses placebos ». « Les communications au sujet des traitements, de leur efficacité et de leurs effets indésirables façonnent les attentes des patients ainsi que leur réponse au placebo », relatent-ils dans un article paru dans Nature Reviews Neuroscience.

Pour cette raison, ils ont analysé la couverture médiatique (par les médias de masse et par les revues scientifiques) qu’avait reçue chacune des études cliniques de leur méta-analyse.

Ils ont observé que ces études visant à évaluer l’effet des cannabinoïdes sur la douleur avaient fait l’objet d’une très grande attention médiatique et d’un fort engagement sur les réseaux sociaux. Ceux-ci étaient le plus souvent positifs, et ce, indépendamment des résultats cliniques qui, eux, étaient peu tranchés en faveur du cannabis, comme l’ont décrit les chercheurs dans la première partie de leur article.

Ils ont notamment trouvé que les articles de nouvelles et les blogues, particulièrement, avaient un fort biais positif envers l’efficacité des cannabinoïdes dans le traitement de la douleur. Les scientifiques de l’Institut Karolinska croient que cette couverture médiatique favorable pourrait même expliquer en partie les fortes réponses placebos qu’ils ont observées dans leur méta-analyse, car « des études ont montré que des reportages dans les médias de masse et la presse populaire ainsi que des informations obtenues sur Internet stimulaient les attentes envers un traitement ».

« Cette attention médiatique hors du commun composée de reportages positifs envers les cannabinoïdes faisant fi des résultats scientifiques [soit de l’ampleur de l’effet examiné ainsi que de la qualité des études] pourrait contribuer à maintenir de hautes attentes chez les personnes qui participeront à de futurs essais cliniques, voire influencer leur réponse placebo. Et de ce fait, elle pourrait avoir un impact sur les résultats de ces futures études, de même que sur les décisions réglementaires, la pratique clinique ainsi que l’accès des patients aux cannabinoïdes pour soulager leur douleur », concluent-ils.

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DOULEUR POST-OP : Le cannabis pourrait au contraire l’exacerber

Dans cette situation précise, après une chirurgie, le cannabis pourrait avoir l’effet contraire de celui attendu et espéré : cette étude menée par une équipe de la Cleveland Clinic et présentée lors du Congrès annuel 2022 Anesthesiology suggère en effet que la consommation de cannabis peut exacerber la douleur post-op.  

« Le cannabis est de plus en plus utilisé comme traitement alternatif de la douleur chronique, mais il existe peu de données précisant comment le cannabis peut affecter les résultats des patients après une chirurgie », résume l’auteur principal, le Dr Elyad Ekrami, chercheur à l’institut d’anesthésiologie de la Cleveland Clinic. « Notre étude montre que les adultes qui consomment du cannabis ressentent plus -et pas moins- de douleur postopératoire. Ces mêmes patients vont donc faire une consommation plus élevée d’opioïdes après la chirurgie ».

Cannabis, plus de douleur post-op et plus d’opioïdes

L’étude a analysé les dossiers de 34.521 patients, dont 1.681 consommateurs de cannabis, ayant subi des chirurgies électives à la Cleveland Clinic de janvier 2010 à décembre 2020. Les consommateurs de cannabis en avaient consommé dans les 30 jours précédant la chirurgie, tandis que les autres participants n’en avaient jamais consommé. L’analyse révèle chez les patients consommateurs de cannabis :

  • des niveaux de douleur accrus de 14 % au cours des 24 premières heures suivant la chirurgie – vs témoins ;
  • chez ces mêmes patients, une consommation d’opioïdes accrue de 7 % après la chirurgie.

Mais ne peut-on imaginer que les patients éprouvant les niveaux de douleur les plus élevés consomment alors plus de cannabis (?)

« L’association entre la consommation de cannabis, les scores de douleur et la consommation d’opioïdes a déjà été rapportée dans des études plus petites », ajoutent les auteurs, qui précisent que leur étude est plus large et n’a pas inclus les patients souffrant de douleur chronique ou ceux ayant reçu une anesthésie locale.

De plus, l’étude a bien pris en compte les facteurs de confusion possibles, dont l’âge, le sexe, le tabagisme et la consommation d’autres substances, ainsi que la dépression et les troubles psychologiques.

Des recherches supplémentaires devront donc être menées pour mieux cerner les effets du cannabis post-op ou plus largement en cas de douleur aiguë. D’autant que l’augmentation post-opératoire des doses d’opioïdes après la chirurgie, chez les patients consommateurs de cannabis est en soi préoccupante.

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2022 ou le bilan calamiteux de la libéralisation du cannabis en Californie

avec Xavier Raufer

La piraterie financière est risquée : condamné au fil des ans à tous niveaux de la jus­tice euro­péenne, M. Soros ne l’ignore pas. Mais là, son soutien généreux à la « proposition 64 », libéra­tion totale du cannabis en Californie (en pleine vigueur depuis 2018) voit triompher son projet libertaire. Le « libéral » Los Angeles Times en tête, tous le crient à présent : cette « Proposition 64″ sème le chaos. Ci-après, exposons le désastre qu’elle provoque en Californie – désastre qu' »oublient » bien sûr nos médias « d’informa­tion ».

Souvenez-vous du fan-club : Le MondeLibération et tant de naïfs, filous ou « idiots utiles » : le cannabis lé­galisé, fini le harcèlement des pauvres et minorités de couleur… la Californie enri­chie de milliards de dollars… Dealers et gangs marginalisés par « les forces du marché « . Bref : « gagnant-gagnant ». Sauf qu’en fait, la « proposition 64 » déchaîne l’anarchie : explosion des drogues illi­cites… ravages écologiques… Braquages et kidnappings criminels… cor­ruption mas­sive de fonctionnaires et élus. Pire : le crime or­ganisé pille, évince et ruine le com­merce légal du can­na­bis, (boutiques et planteurs, souvent Noirs ou Latinos). Un cauchemar.

Entrons dans les détails :

ENVIRONNEMENT RAVAGÉ – Sécurité, police, etc. : dur d’imaginer pays plus désorganisé que les États-Unis, ± 340 millions d’habitants, police fédérale, FBI, moins de 15 000 agents de ter­rain (special agents). La caricaturale Californie est plus minimale encore, côté répressif : au nord-ouest de l’État, le comté de Mendocino, fief de la culture du cannabis, (Emerald Triangle) compte 5 000 fermes illégales. Or au bureau du sheriff local, la « force anti-drogue », c’est… un sergent et un aide à mi-temps. Le cannabis totalement libéré en 2018, la boîte de Pandore li­bère ainsi un ouragan ; d’abord, un crime organisé désormais impuni. Dans la vallée de Juniper Flat, éclosent en quatre ans 1 300 fermes illégales ; 2018-2021 : l’espace des serres de culture du cannabis y explose de… + 4 200%.

Sur 6 comtés de la vallée centrale, (7 800 km2), 2 330 km2 de serres – dont moins de 10% lé­gales (de même, dans tout l’État). En 2021, le sheriff de San Bernardino rase 8 200 serres illé­gales, illico rebâties. Licites ou pas, ces serres donnent 4 voire 5 récoltes par an. De façon ab­surde, la production légale de cannabis y est de 3 180 tonnes, interdites à l’export. Or la Cali­fornie en fume moins de 1 000 tonnes par an ; ce, plus les milliers de tonnes illicites : résultat, 500g. d’herbe se vendaient $2 000 en 2018, $300 en 2022. Le cannabis légal-taxé coûte ± $15 le gramme ; celui des gangs, de 5 à 10$ le g. Inévitablement, le continuum licite du cannabis, planteurs et boutiques sous licence, court vers la faillite.

Dans ces vallées hors de toutes lois sur le travail, des camps d’ouvrier latinos réduits à l’escla­vage, gardés par des bandes armées et chiens d’attaque. Sur les routes, des camions d’hommes cagoulés et armés assurent l’ordre criminel. En mode « Ruée vers l’or », toutes auto­rités locales ignorées, abondent les fusillades, braquages, règlements de comptes et enlève­ments. Épouvantés, les paysans de ces vallées n’osent plus y cultiver leurs champs. Les journa­listes approchant ces terres sauvages sont menacés de mort et leurs voitures, sabotées.

Plus, le désastre écologique : rivières détournées, terres inondées des pesticides et désher­bants, animaux sauvages abattus. Les narcos pompent par millions de litres une eau déjà rare ; les puits des fermiers sont à sec.

EXPLOSION CRIMINELLE – Hypocrisie babacool : les « Coffee Shops » d’Amsterdam sont en Cali­fornie d’aimables « dispensaires » ; quoique clandestins, ils prolifèrent : une trentaine rien qu’à East-Los-Angeles. La police les ferme ? Ils rouvrent le lendemain. Sous le contrôle des gangs (CripsBloodsLatin KingsM-18, etc.) Ils vendent du cannabis bradé – mais aussi de la cocaïne, de l’héroïne, du meth’, etc. Des gangsters armés protègent ces « dispensaires » criminalisés »des pillages ou braquages. À juste titre : certains gagnent 25 000 dollars par jour.

CORRUPTION MASSIVE – délivrance de licences, permis d’achat de terres, bâtir ou agrandir des bâtiments et zones cultivées, forages pour l’eau : les comtés et municipalités de Californie dé­cident ici de l’essentiel. À jet continu, ces élus et fonctionnaires locaux sont harcelés, menacés, intimidés par les narcos – eux-mêmes sous la féroce pression de donneurs d’ordres parfois loin de la Californie : cartels mexicains, triades de Hong-Kong ; tous connaissant une seule sanction en cas d’échec : la mort. Sur le terrain, les « autorités » locales sont démunies – surtout, face à une corruption massive, à coups de « cadeaux » de dizaines de milliers de dollars.

Au gouvernement de la Californie, qu’imaginent les anarchistes-Soros, coupables du dé­sastre ? La fuite en avant. En mode agriculture soviétique, plus de liberté encore ; suivre le « modèle » de la Colombie britannique voisine où désormais, la possession de tous les stupé­fiants – héroïne, crack, meth’, etc. – est dépénalisée pour quelques grammes.

Et la France ? voici ses « écologistes » muets devant un immense ravage de l’environnement ; ses « socialistes » oublieux de milliers d’esclaves maltraités, voire tués, dans les fermes illicites de cannabis. Ses « antiracistes » délaissant ces Noirs qui achètent du cannabis illicite bourré de pesticides et de poisons anti-nuisibles ; ses « féministes-Gucci » aveugles aux femmes exploitées par centaines dans des « dispensaires » sous emprise des gangs. Une « presse d’infor­mation » en­fin, en mode « circulez, y’a rien à voir ».

Quelle honte.

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Cannabidiol : ce que vous devez oser demander et savoir  

Source : Académie de Médecine

Dans le chanvre (Cannabis sativa) sont présents de nombreux cannabinoïdes dérivés d’un même précurseur, le cannabigérol (CBG). Des enzymes spécifiques convertissent le CBG en d’autres molécules, dont les plus connues sont le tétrahydrocannabinol (THC), psychotrope addictif majeur du cannabis, et le cannabidiol (CBD), non addictif mais dont les effets indésirables méritent d’être mieux connus.

Le CBD, substance active d’origine le plus souvent naturelle, fait partie des phyto-cannabinoïdes. Le CBD est présent dans la fleur de cannabis séchée et des produits de composition complexe qui, pour pouvoir être commercialisés, doivent être, conformément à la règlementation, pauvres (<0,3%) en THC (substance la plus psychoactive du cannabis). De nombreux produits contenant du CBD sont ainsi commercialisés :  huiles, produits cosmétiques, produits alimentaires (boissons alcoolisées ou non, sucreries, tisanes), et produits à usage vétérinaire (1).

Contrairement au THC, le CBD ne relève pas de la réglementation des stupéfiants, ni de celle des psychotropes. Cependant, l’arrêté du 30 décembre 2021 indique que les produits contenant du CBD ne peuvent, sous peine de sanctions pénales, revendiquer des allégations thérapeutiques, à moins qu’ils n’aient été autorisés comme médicament.[1] Au regard de la règlementation européenne sur les nouveaux aliments, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a suspendu l’évaluation du CBD dans l’attente de données complémentaires sur la sécurité d’emploi.

Dans le corps humain, le CBD se lie à plusieurs dizaines de récepteurs différents, notamment ceux de la sérotonine et de la dopamine, et à des acides aminés excitateurs et inhibiteurs. Les données constatées in vitro (cultures cellulaires) et chez l’animal ne sont pas extrapolables à l’espèce humaine en termes d’effets cliniques, thérapeutiques ou indésirables. En dehors d’une utilisation en thérapeutique adjuvante (2) à dose élevée dans des épilepsies pharmaco-résistantes les preuves scientifiques d’un intérêt thérapeutique de l’usage du CBD seul manquent.

Souvent présenté sous la dénomination de « cannabis light », « cannabis légal » ou « cannabis bien-être », le CBD est revendiqué comme favorisant le « bien-être », les usagers rapportant des finalités d’usage pour soulager l’anxiété, le stress ou la douleur, améliorer le sommeil, voire aider au sevrage en cannabis (riche en THC) (3). Il est alors difficile de faire la part d’un effet propre de la substance (pharmacologique) et d’un effet placebo.

Le CBD peut induire des effets indésirables (troubles digestifs, toxicité hépatique, somnolence, fatigue), dont la fréquence augmente avec la dose par prise et la dose quotidienne. Il existe aussi un risque d’interaction avec de nombreux médicaments, d’autant plus élevé que la dose de CBD consommée est élevée. Une augmentation des concentrations sanguines de certains de ces médicaments, donc de leurs effets indésirables, peut en résulter.

Le CBD n’étant pas une substance classée parmi les stupéfiants, son usage associé à la conduite d’un véhicule n’est pas interdit. Toutefois, les produits contenant du CBD contiennent toujours du THC, mais en quantité variable, ce dont le consommateur n’est pas forcément clairement informé. Selon la concentration en THC, la quantité et la fréquence d’usage du produit contenant du CBD, il est donc possible que le prélèvement d’un utilisateur de CBD soit testé positif pour le THC, lors du sport ou dans le cadre de la sécurité routière.

Dans le sport, les bénéfices du CBD, notamment lors des phases de récupération, ne sont pas bien établis, et il ne faut pas méconnaître ses effets indésirables potentiels tels qu’une baisse de la vigilance ou des troubles digestifs, qui peuvent s’avérer incompatibles avec des performances sportives. Le CBD ne fait pas partie des substances dopantes. Néanmoins, son usage associé à des pratiques sportives peut conduire, comme déjà évoqué, à un test positif pour le THC (4).

L’Académie nationale de médecine appelle l’attention sur les risques liés à l’usage du CBD et propose que :

– les informations sur les emballages des produits non pharmaceutiques contenant du CBD  soient améliorées : risque d’interactions médicamenteuses ; procédure pour déclarer un effet indésirable ; risques associés à la conduite automobile ; risque de test positif au THC dans le cadre de la sécurité routière ou du sport ;

– les usagers soient informés sur la dose en milligrammes de CBD consommée par prise, et que, si elle dépasse 50 mg/jour, cette prise soit précédée, en cas de traitement médicamenteux en cours, par la recherche préalable, avec un professionnel de santé (médecin, pharmacien), de possibles interactions médicamenteuses, et ne conduise pas à un arrêt du traitement médicamenteux ;

– compte tenu de la diversité des produits contenant du CBD, la réglementation et les conditions d’accès à ces produits soient harmonisées, afin que les usagers disposent d’une information, voire d’un accompagnement adapté, en cas d’usage de ces produits

– enfin, que des travaux de recherche explorent l’hypothèse que la consommation de CBD fumé puisse constituer une incitation comportementale à l’usage de la cigarette (de tabac ou de cannabis).

Références

  1. Authier N., Le Petit Livre du CBD, First Editions, 28 septembre 2022, p.  49-55
  2. Alvarez J.C. et al., Le cannabidiol (CBD) : que faut-il retenir ? Tox Anal Clin, 2022, 34, p. 211-214
  3. Authier N. Le Petit Livre du CBD, Op cit., 64-65
  4. Mareck U. et al., Preliminary data on the potential of unintentional antidoping rule violations by permitted cannabidiol (CBD) use, Drug Test Anal, 2021, 13, p. 539-549

[1] C’est le cas, notamment, pour un médicament contenant exclusivement du cannabidiol purifié, l’Epidyolex, autorisé en France pour certaines formes d’épilepsies pharmaco-résistantes, et qui relève de la réglementation des substances vénéneuses.

Lettre du CNPERT , Décembre 2022

Cliquez ici pour lire la lettre

Réaction d’un lecteur à la Lettre du CNPERT de Décembre 2022

« Suite à la lecture des courriers que tu nous adresses ,je confirme largement tes observations.
Aujourd’hui dans notre région le nombre de consommateurs va grandissant ; les adultes âgés de 50 ans  plantent du cannabis dans les jardins ou les vignes ou les bois, avec des plantes de plus en plus puissantes ; il n’y a plus de différences de classes; paysans, profs,  médecins s’y mettent et nous remarquons l’effondrement social et sociétal qui s’en su
it.


Une catastrophe, tous ces gens deviennent asociaux, divorcent, perdent leur boulot et n’en retrouvent pas, ne veulent plus bosser parce qu’il vivent de leur commerce, sans scrupule ! c’est simplement DÉSOLANT.
Bon courage à vous. 
Merci de ce que vous faites pour notre jeunesse »

Lettre du CNPERT de Novembre 2022

Cliquez ici, pour lire la lettre du CNPERT, ou l’imprimer, ou la télécharger

Un billet d’humeur

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Professeur Jean Costentin Président du CNPERT (Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies)

à Madame Caroline Janvier

 Députée du Loiret

Madame la députée

    Je viens de prendre connaissance de vos déclarations dépitées sur le délai que s’accorde le nouveau ministre de la Santé pour tirer des conclusions de la pseudo étude (« expérimentation ») du cannabis dit « thérapeutique » dont vous avez contribué à la mise en place. 

    Avec quelques-uns de vos collègues cannabinophiles de l’Assemblée Nnationale vous avez décrété, a priori, que ce cannabis serait « thérapeutique ». Pour faire la démonstration que requérait le déroulement de votre projet, vous avez missionné un supplétif compliant, médecin psychiatre, professeur assez récemment dévoué à la pharmacologie (le docteur N. Authier).

    L’étude qu’il a mis en place n’est pas recevable au regard des règles en vigueur pour adouber une molécule comme médicament ; d’autant qu’en l’occurrence il s’agit d’un mélange de nombreuses molécules différentes, en proportions variables. Ces règles de bonnes pratiques ont été élaborées au long cours et l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) les a faites siennes.

    Aussi, le cannabis ne saurait justifier de leur aggiornamento, associant en la circonstance: l’absence de groupe placebo ; l’absence d’une pratique en double insu ; un nombre de patients limité malgré les cinq indications différentes explorées, l’utilisation de formes galéniques différentes et de doses différentes; la révélation presque en temps réel des résultats intermédiaires, de nature à influencer les patients inclus dans l’étude ou qui accepteraient d’y participer; la médiatisation de toute l’opération ; à laquelle s’ajoute vos déclarations récentes…

    Il nous faut aussi évoquer votre souhait, publiquement exprimé, d’autoriser le cannabis dit « récréatif », dont on sait la fréquence avec laquelle la « récré » se termine mal. Il apparaît ainsi clairement que votre « cannabis thérapeutique » est le faux nez ou, au choix, le cheval de Troie du « cannabis récréatif » que vous appelez de vos vœux.

Rappelons votre proposition, insensée dans cette période où cent évènements majeurs agressent notre Nation, de lancer un référendum sur la légalisation de cette drogue ce qui, dans l’exercice de votre mandat national, interroge sur votre capacité de hiérarchiser les problèmes qui nous assaillent.

Cette légalisation du cannabis est manifestement poussée par des idéologues, des consommateurs de cannabis et des lobbies capitalistes impatients de faire de juteux profits sur l’intoxication déjà importante de nos concitoyens.

Votre impatience s’est déjà exprimée dans la mise en place d’une filière de production nationale du chanvre indien, alors que n’est pas validé son usage potentiellement thérapeutique ; cela visait à installer une situation d’irréversibilité.

    Alors que le nombre de patients qui devaient participer à cette « expérimentation » est loin d’être atteint, vous voudriez néanmoins que les conclusions en soient tirées dès maintenant.

    En apostille, permettez-moi Madame de vous demander si vous êtes bien informée des réserves majeures qu’ont exprimées sur cette expérimentation les Académies Nationales de Médecine et de Pharmacie ?

Permettez-moi de m’enquérir encore de vos connaissances sur les effets épigénétiques du cannabis, qui non seulement affectent ses consommateurs mais, en outre, font qu’ils les transmettent à leur progéniture s’ils viennent à se reproduire ? Enfin, vous souvenez-vous du souhait exprimé par le Président de la République : que la France connaisse en 2032 la première génération d’adultes sans tabac ? Si vos efforts de promotion du cannabis aboutissaient ils annihileraient ce grand projet, car le cannabis chevauche sur les épaules du tabac.

 Je vous prie d’agréer, Madame la Députée, l’expression de mes salutations distinguées.

Pr. Jean Costentin

Dr. en Médecine, Pharmacien, Dr. ès Sciences

Professeur émérite de la faculté de Santé de Rouen

Membre titulaire de l’Académie Nationale de Médecine

Membre titulaire de l’Académie Nationale de Pharmacie

Membre du collège de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD)

Président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT)

Directeur honoraire de l’unité de neuropsychopharmacologie du CNRS (1984-2008)

Directeur honoraire de l’unité de neurobiologie clinique du CHU de Rouen (1999-2011)

Seringues, matelas de fortune et excréments… des riverains s’alarment de la présence de toxicomanes dans leur rue à Nice

Des toxicomanes ont fait d’une voie privée condamnée du centre-ville de Nice un lieu de rassemblement régulier. Les riverains dénoncent cette situation, la Ville veut sécuriser le site et cherche une solution pérenne pour accueillir et accompagner ces personnes en difficulté.

Une voie privée est devenue de manière récurrente un point de fixation des consommateurs de drogues où vivotent dans des conditions déplorables des accros au crack, dérivé fumable, bon marché et très addictif de la cocaïne, et des toxicomanes à l’héroïne. 

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