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Il fallait s’y attendre, 2ème édition !


Dans les messages du 28 Août, (cliquez ici) nous rapportions les premières conséquences de l’autorisation récente du cannabis récréatif dans 19 états américains :

Forte augmentation de la consommation de cannabis comparée à celle de 2012 (de 50% environ) mais hausse également du recours à d’autres drogues.

Pas étonnant constate le psychiatre Jeffrey Roth qui conclut « rendre le cannabis illégal n’aide pas…mais le rendre légal, ça envoie un message et tout le monde se précipite dessus…on pouvait s’y attendre »

En France où on s’accroche à la recherche d’un possible effet thérapeutique, le rapport d’étape de l’expérimentation nationale n’est guère flatteur : En 16 mois, 1790 volontaires ont été inclus dans l’étude, 540 l’ont abandonné, parmi eux 186 pour cause d’effets indésirables, 200 pour inefficacité.

Analysé par le comité de suivi, l’intérêt du cannabis en psychiatrie n’est pas prouvé à ce jour (après 16 mois d’observation). Ce résultat encore provisoire, est cohérent avec les observations précédentes de la Haute Autorité de Santé (HAS) qui juge le service médical rendu minime ou inexistant (Pour le cannabidiol, CBD seul, l’ASMR est mineure de niveau IV et pour l’association THC+CBD l’ASMRest inexistante de niveau V).

Dans une étude clinique classique d’un candidat médicament, un tel taux d’abandon (30%) aurait
conduit à son arrêt immédiat.
Attendons la fin de l’expérimentation mais d’ores et déjà, il fallait s’y attendre, l’intérêt thérapeutique du cannabis n’est pas prouvé.

Pr JP Tillement et JP Goullé

Cocaïne : des risques « même à faible dose, même lors des premières prises »

La cocaïne est une drogue aux effets stimulants qui comporte des risques variés sur la santé. La Dr Geneviève Lafaye, addictologue, répond à toutes vos questions sur la cocaïne.

Elle est dérivée des feuilles de coca. La cocaïne est une substance stimulante, qui a des effets « boostant ». Cette drogue est largement diffusée en France. Elle est parfois coupée et mélangée à d’autres produits, comme des médicaments.

La cocaïne est principalement sniffée, mais peut aussi être aussi fumée ou injectée quand elle est sous forme de crack. Ce stupéfiant est constitué de cristaux de cocaïne mélangés à du bicarbonate de soude. Le mélange est chauffé et fumé ou injecté. « Les effets sont alors plus rapides et s’estompent plus vite, ce qui amène à des consommations plus fréquentes que lorsque la cocaïne est sniffée« , alerte la docteure Geneviève Lafaye.

Des risques neurologiques, cardiaques et vasculaires

Des risques pour la santé existent, « même à faible dose, et même lors des premières prises« , insiste la spécialiste. « Il peut toujours y avoir des conséquences, que ce soit sur le plan neurologique, vasculaire ou cardiaque. » Par exemple, « il n’est pas rare que les personnes qui consomment de la cocaïne aient des effets paranos« . La cocaïne peut aussi rendre plus agressif et plus impulsif, prévient l’addictologue.

Autre danger de la cocaïne : des conséquences néfastes au niveau du nez. « Quand on consomme régulièrement de la cocaïne, on peut avoir un trou au niveau de la cloison nasale (la partie qui sépare les deux narines), qui s’agrandit progressivement, voire plus de cloison du tout.« 

Une dépendance rapide

La dépendance à la cocaïne s’installe rapidement et facilement. « On s’imagine qu’être dépendant c’est consommer tous les jours. Avec la cocaïne, ce n’est pas forcément le cas » note la docteur Lafaye. Il peut ainsi y avoir dépendance même lorsqu’on consomme cette drogue par séquence.
Et plus on est dépendant, plus il est difficile d’arrêter seul. Faire appel à des professionnels est alors nécessaire. 

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Lettre du CNPERT Septembre 2022

Cliquez ici pour lire la lettre de Septembre 2022

Chers Collègues,

Voici la lettre de rentrée du CNPERT (N°80). Elle apporte l’encouragement chaleureux à poursuivre notre action d’un de nos plus anciens membres, professeur de biologie de l’enseignement supérieur, nous l’en remercions. Il a tenu à conserver l’anonymat.

Cette rentrée promet d’être animée voire vive : comme nous vous l’avons appris, la consommation de drogues augmente, c’est le constat de l’OEDT. Dans cette lettre, vous trouverez l’histoire de « Malchance », cette étudiante brillante, sombrée dans la déchéance socio-professionnelle, conséquence d’un syndrome schizophrénique activé par le cannabis et l’alcool. Son parcours « d’absence de soins » comme le décrit si bien notre collègue, le docteur Régis Brunod, souligne les difficultés administratives rencontrées pour la traiter et l’impossibilité actuelle de traiter un patient non consentant.

Sans quitter le cannabis, le voici associé au tabac. Une étude anglaise montre qu’il y a quatre fois plus d’utilisateurs de cannabis chez les fumeurs, comparés aux non-fumeurs. Les auteurs concluent à une double addiction, une forme de synergie entre les deux toxiques.

Une autre étude montre les dégâts immédiats et à venir de la consommation de cannabis pendant l’adolescence : perte de motivation, échec scolaire et risque ultérieur de chômage. On ne peut s’empêcher, en lisant ce travail, de le rapprocher de l’initiative récente de certains sénateurs (31/348) voulant argumenter et inscrire dans la loi la dépénalisation ou la légalisation du cannabis. Attention danger ! Nous espérons qu’ils tiendront compte de ces données.

Le développement d’une toxicomanie est un sujet passionnant, difficile et encore mal compris. Il est particulièrement intéressant de découvrir avec le docteur Jean-Luc Saladin le rôle des aires pré-frontales dans l’acquisition ou le refus de l’état de dépendance : il le fait de façon didactique à l’aide de l’imagerie cérébrale qu’il propose au patient. Il en tire des options thérapeutiques nouvelles. Le Président J. Costentin rappelle, en complément, les fonctions physiologiques des endocannabinoïdes, leurs récepteurs et les interactions avec le THC.

Voici du grain à moudre pour l’année académique

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Jean Paul Tillement

« On pouvait s’y attendre » : la consommation de cannabis en forte augmentation chez les jeunes Américains

Aux Etats-Unis, la consommation de cannabis chez les jeunes a atteint des records, l’année dernière, selon les résultats d’une étude de l’université du Michigan publiée cette semaine. « Pas étonnant », pour le spécialiste des addictions Jeffrey Roth. 

Loig Loury – franceinfo

Radio France

 

Sur cette photo d'archive prise le 20 avril 2022, une personne fume un produit concentré de cannabis, lors du Mile High 420 Festival à Denver, dans le Colorado.  (PATRICK T. FALLON / AFP)
Sur cette photo d’archive prise le 20 avril 2022, une personne fume un produit concentré de cannabis, lors du Mile High 420 Festival à Denver, dans le Colorado.  (PATRICK T. FALLON / AFP)

Les jeunes Américains n’ont jamais été aussi nombreux à consommer du cannabis, selon les résultats d’une étude annuelle de l’université du Michigan publiée cette semaine. Près de 45% des 19-30 ans interrogés déclarent ainsi avoir fumé de la marijuana en 2021, contre moins de 30% dix ans plus tôt. 

Depuis l’an dernier, 19 Etats américains, ainsi que la capitale fédérale, autorisent l’usage récréatif du cannabis, désormais accessible à plus de 140 millions d’Américains. Il n’est donc pas étonnant de voir la consommation augmenter, selon Jeffrey Roth, psychiatre à Chicago, et spécialiste des addictions : « Rendre le cannabis illégal n’aide pas… Mais le rendre légal, ça envoie un message, et tout le monde se précipite dessus… On pouvait s’y attendre ! »

L’usage de drogues hallucinogènes également en hausse 

L’étude publiée cette semaine, elle, n’avance pas les causes de cette hausse de la consommation, mais assure que les niveaux observés l’an dernier sont « les plus hauts jamais enregistrés » depuis les premiers relevés en 1988. D’après Jeffrey Roth, il ne faut pas, pour autant, céder à l’inquiétude : « La question est plutôt : est-ce qu’on peut enfin entendre le genre de difficultés que peuvent traverser les jeunes consommateurs ? La légalisation, ce n’est pas le problème… Mais peut-on commencer à discuter de l’usage de cannabis, ou d’autres drogues ? »

Car l’usage de drogues hallucinogènes, plus généralement, a augmenté. LSD, ecstasy, mescaline, ou champignons… 8% des jeunes adultes déclarent en avoir consommé en 2021. Ils étaient 3% il y a dix ans. 

Le binge drinking, une pratique dangereuse

Appelé aussi « biture express », le binge drinking est une pratique de plus en plus fréquente chez les jeunes vivant dans les pays industrialisés. Elle consiste en boire dans un court laps de temps plus de six verres standard d’alcool. Explications, facteurs de risques, dangers… On fait le point sur cette pratique en vogue chez les jeunes.  

alcool jeune

Sommaire

Le binge drinking est un phénomène très présent en France et qui touche plus particulièrement les jeunes. Il s’agit d’une alcoolisation intense et ponctuelle, ou intoxication alcoolique aiguë. Si ce type d’alcoolisation diffère de l’alcoolisme standard, il peut générer de graves conséquences à court terme et à long terme chez les jeunes et les adultes le pratiquant. Définition, prévention, traitement… On fait le point sur ce phénomène qu’est le binge drinking.

Définition : le binge drinking, c’est quoi ? Est-il plus présent chez les jeunes ?

Le terme de binge drinking nous vient tout droit d’Outre-Manche. Il est traduit en français par « alcoolisation ponctuelle importante » (API). Le binge drinking est une pratique qui consiste en une consommation d’alcool excessive et très rapide. Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), le binge drinking décrit une alcoolisation d’au moins six verres standard d’alcool lors d’une soirée, dans un court laps de temps.

Pour rappel, un verre standard d’alcool équivaut à :

– 10 cl de vin ou de champagne

– 25 cl de bière

– 2,5 cl de pastis ou de whisky ou autre alcool fort

Quels sont les symptômes de cette alcoolisation aiguë ?

Le binge drinking, c’est donc un phénomène où les personnes impliquées boivent beaucoup et se mettent dans un état d’ivresse important. Il n’y a pas vraiment de symptôme à proprement parler du binge drinking, En terme de profils, les études montrent que les individus de sexe masculin sont plus exposés à ce phénomène. Ce sont également des personnes jeunes, voire très jeunes. Dans un rapport publié en 2017, l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT), 44% de jeunes âgés de 17 ans déclaraient avoir pratiqué le binge drinking durant le dernier mois. Cette consommation d’alcool excessive peut aussi se produire dans des environnements spécifiques, notamment dans le milieu des soirées étudiantes et des grandes écoles.

À lire aussi

Foie, cerveau… Quels sont les risques et conséquences de cette addiction ponctuelle ?

Si le binge drinking est une pratique fréquente, elle peut avoir de nombreuses conséquences à court terme et à long terme. En effet, le binge drinking va avoir plusieurs types de conséquences :

Les conséquences sur le moment

– Le consommation d’alcool va entraîner une altération des facultés cognitives et comportementales

– La prise de risque peut être accrue au niveau du comportement. Cela peut être le fait de prendre la route en état d’ivresse ou encore d’avoir des rapports sexuels non protégés

– La consommation d’alcool peut engendrer de l’agressivité et des troubles du comportement, rendre agressif (violences aux personnes) ou conduire à se mettre soi-même dans des situations dangereuses, sur la voie publique ou ailleurs

– Dans certains cas, le binge drinking peut générer des intoxications alcooliques aiguës, avec notamment des comas éthyliques

– Le binge drinking chez les jeunes peut aussi générer des troubles le lendemain de l’état d’ivresse avec des troubles du sommeil, de la concentration, ou encore des pertes de mémoire

– Le binge drinking répété peut aussi impacter financièrement a personne qui le pratique, en raison d’achats massifs d’alcool

Les conséquences à long terme :

En plus des conséquences immédiates sur la santé et la vie sociale, le binge drinking peut avoir plusieurs types de conséquences sur le long terme :

– Un risque accru de développer une addiction à l’alcool

– Un risque plus élevé également de développer des formes de cancer (gorge, côlon…)

– Le binge drinking chez les jeunes peut également à long terme entraîner des maladies cardiaques (cardiopathies) ou encore des troubles du foie (cirrhose). Des conséquences neurologiques (cerveau) telles que des neuropathies ou encéphalopathies peuvent aussi se manifester.

Prévention et traitement : comment soigner et arrêter le binge drinking ?

Il n’est pas forcément aisé de détecter le binge drinking chez les jeunes. Mais en cas de suspicion, il est important de dialoguer avec ce dernier sur les dommages générés par l’alcool. Il faut développer une relation de confiance, pour permettre au jeune victime de binge drinking de prendre conscience de sa consommation d’alcool. En cas de difficulté à dialoguer, il est aussi possible d’en parler avec son médecin traitant.

Source

Entre cannabis et tabac, peut-on choisir ?

 Professeur Jean-Paul Tillement et Professeur Jean-Pierre Goullé

Comment répondre aux principales questions que pose le projet de légalisation de l’usage du cannabis. Ce message s’adresse aux utilisateurs actuels ou futurs, à ceux qui les renseignent, à ceux qui les combattent.

On pourrait, d’un trait de plume, rejeter toute idée de légalisation de l’usage du cannabis : c’est une drogue avérée, ce qu’une grande majorité de français admet. Or nous avons déjà deux drogues légales qui font des ravages dans notre pays, l’alcool, 41000 morts par an et le tabac,75000 morts par an : pourquoi en ajouter une troisième ?

Dans son projet de lutte contre le tabagisme, le Ministère des solidarités et de la santé affirmait, le 20 décembre dernier :

Le bon sens dit non, la médecine aussi.

« Première cause de mortalité évitable, de mortalité par cancer et de mortalité avant 65 ans, le tabac est responsable dans notre pays de près d’un décès sur huit. La stratégie nationale de santé et le plan Priorité Prévention font de la lutte contre le tabac une priorité de santé publique de premier plan.

Le programme national de lutte contre le tabac 2018-2022 traduit la volonté d’agir encore plus fortement contre ce fléau : combinant des actions sur le volet économique et sur les volets sociaux et sanitaires, il élargit la palette d’interventions. Toutes ces actions doivent converger vers un but : aider nos jeunes enfants d’aujourd’hui à devenir, dès 2032, la première génération d’adultes sans tabac ».

Dans de telles conditions, comment concilier cette lutte contre le tabagisme, son objectif zéro tabac et souhaiter l’usage de cannabis ?

Pourquoi alors de nombreux pays s’engagent ils dans cette voie ? Sommes nous en retard ? La question peut se poser et pourtant les preuves des méfaits du cannabis s’accumulent : les voyants sont tous au rouge, montrant son rôle aggravant dans les accidents de la route, dans l’augmentation des urgences hospitalières, dans les comportements violents, dans les crimes et plus insidieux encore, dans les échecs scolaires, mais aussi sur l’enfant à naître, les possibles effets sur la transmission parentale (épigénétique),l’augmentation de l’attrait pour les autres drogues pour ne citer que les plus connus.

Le choix de la légalisation est à l’évidence paradoxal mais peut s’expliquer. On laissera de côté les recherches individuelles de besoin d’évasion, d’idées nouvelles, l’envie de transgression pour ne s’intéresser qu’aux fournisseurs. L’Europe a été littéralement envahie et véritablement inondée par les marchands de drogue. Ceux-ci ont utilisé très tôt des stratégies industrielles et commerciales très habiles et ils ont pris de court nombre de gouvernements.

Dans un premier temps ont été proposés des produits peu concentrés en tétrahydrocannabinol (THC), d’activité réelle mais modérée et suffisante pour créer un temps de« récréation » souvent convivial et somme toute sur le moment anodin. La propagande bien orchestrée et la naïveté en ont fait une « drogue douce » à la mode dans certains milieux ; le piège s’ouvrait. Progressivement, discrètement, les concentrations ont augmenté jusqu’à créer le besoin.

La manœuvre est habile : l’effet s’épuise rapidement par répétition des doses, tous les trois jours par exemple. Si donc on veut maintenir les mêmes sensations, il faut augmenter les doses. Ce que ne sait pas l’utilisateur, c’est que le pouvoir addictogène, lui, ne s’épuise pas mais augmente. L’utilisateur devient donc de plus en plus dépendant et, pour maintenir un même effet, il augmente les doses et le pouvoir addictogène : le piège se referme progressivement. Ce piège est solide car le THC ne s’élimine que lentement et donc s’accumule dans l’organisme. Ses localisations préférentielles sont les lipides cérébraux, d’où les effets psychiques mais pas seulement :le cœur et le risque d’infarctus, les vaisseaux avec les accidents vasculaires cérébraux et l’artérite des membres périphériques, les pathologies pulmonaires, pour ne citer que les plus fréquents.

 Les effets du cannabis sont dits concentrations dépendantes, plus celles-ci s’élèvent, plus les effets sont intenses et de nouveaux effets apparaissent, non plus seulement somatiques mais aussi psychiatriques.  On comprend l’engrenage dans lequel tombe le toxicomane. Il n’a pas conscience de l’aspect cumulatif de ses prises et de leur caractère insidieux : le cannabis est une drogue dure mais lente (qui pourrait faire croire qu’elle est douce) qui agit par accumulation. Il est difficile de s’en débarrasser. A l’opposé de l’alcool qui s’élimine relativement vite de l’organisme, le THC persiste : aussi peut-on remarquer que les cellules de dégrisement bien connues des commissariats de police, efficaces en cas d’ivresse alcoolique, sont sans effet pour le cannabis.

Cette stratégie des doses progressives des trafiquants, les premières étant même parfois gratuites, est très efficace, elle empoisonne et emprisonne le toxicomane. Elle est soutenue par des organisations puissantes, les unes internationales (livraisons discrètes à domicile ou par la poste), d’autres artisanales mais aussi actives. Elles visent à rendre l’addiction irréversible.

Pourquoi l’Europe est-elle ainsi « privilégiée » ? Parce qu’elle peut payer, cette industrie est hautement lucrative.

Peut-on encore agir ? Les campagnes de répression et de prévention sont peu efficaces pour le cannabis. La loi de 1970  n’est que très peu appliquée, beaucoup d’élus et même certains magistrats considèrent qu’elle est inapplicable : 

« On ne peut mettre tout le monde en prison ». Il y a du vrai dans ce propos mais il résulte d’un manque initial de réactivité des pouvoirs publics : le laisser faire. Et la société subit la loi des trafiquants qui ont réussi à atteindre leur but : un très grand nombre d’intoxiqués, l’objectif étant de rendre le processus irréversible.

Est-ce pour autant désespéré ? Non, il y a un premier contre-exemple, celui du tabac. Les campagnes d’information successives, le coût sans cesse augmenté des cigarettes, l’interdiction de fumer dans les lieux publics ont actuellement un impact positif sur la baisse du tabagisme. Il n’est malheureusement que très partiel mais il est convaincant et invite à le poursuivre. L’alcoolisme lui aussi est en régression, sa diminution doit beaucoup aux campagnes de sensibilisation aux maladies qu’il provoque, aux accidents de la route où la gravité va de pair avec la consommation d’alcool, à la déchéance physique et mentale auxquelles il peut conduire. Il pose d’autres problèmes que le tabagisme, certainement plus difficiles, très préoccupants chez les jeunes.

Et le cannabis dans tout cela. On peut d’abord observer qu’il est souvent associé à l’alcool, au tabac ou encore aux deux. Les effets sont cumulés. Combattre les deux mais ouvrir les portes au troisième semble défier le bon sens. Et pourtant, bon nombre de voix passent outre ce raisonnement. Certains voient dans la légalisation du cannabis, la possibilité d’en contrôler l’usage alors que l’exemple du Canada prouve l’inverse. D’autres y voient le moyen de renflouer les caisses d’un état, l’expérience américaine (Colorado) montre le contraire, la consommation augmente, les hospitalisations aussi, le bilan économique est négatif.

Il semble que deux observations majeures devraient être prises en compte dans les décisions prises. La première est la connaissance de la psychologie du toxicomane. Lorsque l’addiction est bien ancrée, la demande est toujours la même « toujours plus, toujours plus vite », compenser le manque. Il faut sans cesse augmenter les doses. Malheureusement les salles de « shoot » actuelles, même si ce n’est pas leur but, favorisent l’accrochage car elles offrent tranquillité et une sécurité (relative) à l’escalade des doses et aux expériences multiples, on peut y apporter sa drogue sans y être obligé de se soigner. Le but clairement affiché est la réduction du risque. Mais le réduire, c’est déjà l’accepter et pratiquement renoncer au sevrage. La véritable décision médicale est au contraire de supprimer le risque.

La seconde est la puissance actuelle des réseaux de diffusion des drogues et les multiples propositions d’autres drogues, substances naturelles ou de synthèse qu’ils offrent. L’actualité le prouve. Ce sont eux qu’il faut combattre mais les moyens légaux sont limités et insuffisants.

L’arme qu’il nous reste est l’éducation. Nous sommes nombreux à penser que si le futur expérimentateur d’une drogue connaissait le risque encouru, les dangers et les méfaits connus, les expériences désastreuses de toxicomanes dépassant le seul individu mais frappant aussi des familles voire des communautés entières, la prise de risque serait moins évidente, plus prudente et plus lucide. Malheureusement en France actuellement, l’information est limitée et incomplète.

Dans les établissements d’enseignement, les interventions des gendarmes sont très utiles mais rares et limitées aux risques judiciaires, amendes, rappel à la loi, stages d’information, prison…Elles ne sont pas ou peu éducatives. Il faut aller plus loin et véritablement enseigner comment refuser l’appât de la drogue. C’est ce levier qu’il faut actionner : mettre en place un véritable plan éducatif enseigné dans les établissements scolaires comme tout autre enseignement sous le titre par exemple d’éducation à la santé. Autrement dit, prendre, imposer, le temps d’une véritable information, précise, claire et détaillée, preuves scientifiques et médicales à l’appui, des dégâts provoqués par les drogues (toutes), sur le cerveau surtout lorsqu’il est en construction à l’adolescence, mais aussi sur d’autres organes.

Mais alors, comment justifier la légalisation ?  Légaliser le cannabis irait à l’opposé de toute mesure d’éducation, de prévention et serait même une forme d’incitation déguisée : comment apprendre à refuser ce qui est permis ?

Il y a là un choix à faire entre la facilité d’accepter de suivre une dérive qu’on n’a pas pu maitriser en temps utile ou résister aux pressions qui s’exercent et qui flattent.

On attend la voix courageuse qui osera dire non à la drogue, à celle-ci comme aux autres.

Harry Potter : Daniel Radcliffe se confie sur son addiction à l’alcool pendant le tournage de la saga

Harry Potter : Daniel Radcliffe se confie sur son addiction à l’alcool pendant le tournage de la saga
©Dan Wooller/REX/SIPA

SAUVEGARDER

Cela fait neuf ans que la saga « Harry Potter » a pris fin au cinéma. La semaine dernière, Daniel Radcliffe est revenu sur son parcours d’acteur et ses années d’apprenti sorcier à Poudlard dans l’émission « Off Camera ». Une période de popularité compliquée à gérer selon lui. 

Daniel Radcliffe n’avait que douze ans lorsque la célébrité lui est tombé dessus. Avec la sortie d’« Harry Potter à l’école des sorciers », premier volet d’une saga de huit films, le jeune acteur et ses deux acolytes à l’écran, Emma Watson et Rupert Grint, rencontrent un succès mondial. Dans un nouvel épisode de l’émission « Off Camera », présentée par le journaliste Sam Jones, Daniel Radcliffe est revenu sur ses débuts dans le cinéma et notamment sur la pression qu’il a ressentie lorsqu’il est passé du stade de petit garçon ordinaire à celui de visage du phénomène mondial « Harry Potter ».

« JE SUIS BEAUCOUP PLUS HEUREUX MAINTENANT »

« Puisque vous avez un travail génial, que vous êtes riche, vous n’avez pas le droit d’être triste ou peu enjoué par tout ça. Et je pense que cela ajoute de la pression », confie l’acteur de 30 ans. Dans cet entretien, Daniel Radcliffe évoque son addiction à l’alcool, survenue dans les premières années du succès des aventures d’« Harry Potter » imaginées par J.K. Rowling. « Le moyen le plus rapide pour oublier que vous étiez dévisagé en permanence, c’était de bien se saouler. Et quand tu es saoul, tu te dis “Oh, les gens me regardent encore plus mais c’est parce que je suis très ivre, donc je devrais peut-être boire plus pour les ignorer encore plus” », raconte Daniel Radcliffe.

Après « plusieurs tentatives » pour freiner sa consommation d’alcool, l’acteur explique qu’il n’a définitivement arrêté de boire qu’après le tournage de l’ultime volet de la saga « Les reliques de la mort : épisode 2 », en 2011. « J’ai été incroyablement chanceux d’être bien entouré à certains moments de ma vie. J’ai rencontré des gens très importants, certains acteurs, d’autres non, qui m’ont donné de bons conseils et se sont souciés de moi, affirme Daniel Radcliffe. Quand je pense à tout le chaos que j’avais dans ma vie, je me dis que je suis beaucoup plus heureux maintenant. »

Source

Lettre du CNPERT Juillet 2022

Table des matières

Evolution des toxicomanies : un vécu médical dans un milieu insulaire Docteur Régis Brunod

La kétamine Pr. Jean Costentin

In memoriam Le docteur Xavier du Ranquet,

Comme attendu la consommation de cannabis s’est accrue au Québec

La vape et le tabac chauffé Dr. Philippe Arvers – addictologue (Lyon) et Dr. Marion Adler – tabacologue (Paris)

Usage de drogues chez les élèves de 3ième en 2021, des résultats encourageants, mais à confirmer Pr Jean-Pierre Goullé

Cannabidiol – Attention aux allégations de santé ! Pr Jean-Pierre Goullé

Le cannabis – des méfaits en aigu, au long, voire au très long cours et éventuellement pour la progéniture. Pr. Jean Costentin

Les blagounettes de la CXXIX

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EDVO

Bonjour Madame, bonjour Monsieur,

Chers (res) adhérents (tes) , chers partenaires,

En raison des contaminations COVID au sein de notre structure depuis cette semaine (3 résidents positifs en isolement et 2 restent en famille à l’extérieur), je vous informe que notre journée « portes ouvertes » du 9 Juillet, est reportée en Septembre; je vous ferai parvenir une nouvelle invitation quand la date sera fixée dès que possible.

Pour celles et ceux qui avaient déjà réservé cette journée , vous voudrez bien nous excuser pour cette annulation et dans l’attente de notre prochaine invitation, je vous souhaite un bel été.

Bien cordialement.

Jean-Paul BRUNEAU

Président Fondateur de l’Association Nationale EDVO

06 09 21 26 92

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