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Alcool: les mécanismes du cerveau qui peuvent vous entraîner vers l’addiction

Ce lundi, Maïtena Biraben recevait Michel Reynaud, addictologue, président du Fond Actions Addiction. Il a notamment expliqué les mécanismes du cerveau qui peuvent faire sombrer une personne dans l’alcoolisme.

Alcool : même après des semaines d’abstinence, les lésions cérébrales perdurent

Des examens d’IRM menés par des scientifiques ont montré que certaines zones du cerveau continuent à se dégrader même après une abstinence totale chez les gros consommateurs d’alcool. Cette découverte réfute la croyance actuelle selon laquelle les changements dans le cerveau commencent à se normaliser immédiatement après l’arrêt de la consommation d’alcool.

_© iStock

Une consommation régulière et excessive d’alcool peut non seulement être responsable de cancers, maladies cardiovasculaires et digestives mais aussi de troubles cognitifs sur le long terme. Les personnes concernées peuvent par exemple présenter une altération de la mémoire, des capacités de planification, d’attention et de prise de décisions, sachant que plus la consommation d’alcool commence à un âge précoce, plus la détérioration du cerveau est importante. Un travail de l’Institut des neurosciences d’Alicante et de l’Institut central de la santé mentale de Mannheim (Allemagne) a permis de découvrir comment les dommages dans le cerveau perdurent les jours suivants malgré des semaines d’abstinence.

La recherche souligne en effet que six semaines après l’arrêt de l’alcool, des modifications au niveau de la substance blanche du cerveau ont encore lieu, comme l’ont révélé des examens de neuro-imagerie. Ces derniers ont été réalisés auprès de 90 patients âgés de 46 ans en moyenne hospitalisés dans le cadre d’un programme de désintoxication, et ce pendant leur période d’abstinence avérée. Les scientifiques ont ensuite comparé les résultats de ces analyses à ceux d’un groupe témoin composé de 36 hommes âgés de 41 ans en moyenne sans problème d’alcool. « Jusqu’à présent, personne ne pouvait croire qu’en l’absence d’alcool, les dommages au cerveau progresseraient », expliquent-ils.

Une région cérébrale liée à la mémoire est touchée

Les dommages observés pendant le début de la période d’abstinence, période critique en raison du taux élevé de rechutes, touchaient principalement l’hémisphère droit et la région frontale du cerveau. Une découverte qui met à mal l’hypothèse selon laquelle les changements structurels causés par une trop grande consommation d’alcool sont «effacés» après son arrêt. « Les altérations sont plus intenses dans le corps calleux et la fimbria. Le corps calleux est lié à la communication entre les deux hémisphères. La fimbria contient les fibres nerveuses qui assurent la communication entre l’hippocampe, fondamental pour la formation de la mémoire, le noyau accumbens et le cortex préfrontal », ajoutent les chercheurs.

Or, le noyau accumbens fait partie du système de récompense du cerveau tandis que le cortex préfrontal est fondamental dans la prise de décision. Les chercheurs souhaitent maintenant caractériser de manière précise et indépendante les processus inflammatoires et dégénératifs liés à la consommation d’alcool. Ils espèrent ainsi mieux comprendre comment évoluent les lésions cérébrales induites par l’alcool au cours de cette période d’abstinence précoce (2 à 6 semaines) chez les personnes ayant des problèmes de dépendance. A noter que Santé publique France recommande un maximum de dix verres par semaine, dont maximum deux verres par jour et des jours sans consommation.

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Réduire l’obésité et la consommation d’alcool pour prévenir 30.000 cas de cancer du sein en 10 ans

« La consommation régulière d’alcool est le deuxième contributeur le plus important — 13% des cancers du sein de femmes pré-ménopausées et 6% des femmes post-ménopausées, ce qui représente 11.600 cas au cours des 10 prochaines années qui sont attribuables à la consommation régulière d’alcool. »

Des chercheurs australiens ont montré qu’en gardant un poids sain et en limitant sa consommation d’alcool à moins d’un verre par jour il était possible de prévenir des milliers de cancers du sein au cours des dix prochaines années.

Cette nouvelle étude, menée par des chercheurs de l’University of New South Wales, a pris en compte six études de cohortes australiennes comprenant 214.536 femmes au total. Elles visaient à voir si le changement de certaines habitudes quotidiennes pouvait permettre de prévenir des cas de cancer du sein chez les femmes avant et après la ménopause.

Leurs résultats, parus dans l’International Journal of Cancer, ont montré que chez les femmes en pré-ménopause, la consommation régulière d’alcool expliquerait 12,6% des cas de cancer du sein dans les dix prochaines années, et que le recours à un contraceptif oral pendant au moins cinq ans représentait 7,1% des cas. Ces facteurs combinés représenteraient 18,8% des futurs cas de cancer du sein. Chez les femmes en post-ménopause, le fait d’être en surpoids ou obèses expliquerait 12,8% des cancers du sein de la prochaine décennie, la consommation fréquente d’alcool 6,6% et la prise d’hormonothérapie (MHT) 6,9%. Ces trois facteurs combinés représenteraient 24,2% des futurs cas.

« Nous avons trouvé que les niveaux actuels de surpoids et d’obésité (définis par un indice de masse corporelle de 25 ou plus) sont responsables d’une plus vaste proportion de futurs cancers du sein évitables –plus précisément, 17.500 ou 13% des cancers du sein au cours de la prochaine décennie », a commenté l’auteur de l’étude le Dr. Maarit Laaksonen.

« La consommation régulière d’alcool est le deuxième contributeur le plus important — 13% des cancers du sein de femmes pré-ménopausées et 6% des femmes post-ménopausées, ce qui représente 11.600 cas au cours des 10 prochaines années qui sont attribuables à la consommation régulière d’alcool. »

Les chercheurs ont tenu à souligner le fait que cette étude était l’une des premières à montrer que la consommation fréquente d’alcool était une des principales causes modifiables de cancer du sein chez les femmes avant la ménopause. Bien que les recommandations australiennes actuelles préconisent de ne pas dépasser deux verres d’alcool par jour, l’étude a montré que le risque de cancer du sein augmentait en cas de consommation moyenne quotidienne d’un seul verre d’alcool.

Le Dr Laaksonen a aussi précisé que « nos résultats soutiennent les recommandations australiennes et internationales actuelles de ne recourir à l’hormonothérapie pendant la période la plus courte possible, et de n’y recourir que pour soulager les symptômes de ménopause et non pas pour prévenir les maladies chroniques. »

Elle a aussi ajouté que les femmes ne devaient pas interpréter ces résultats en pensant qu’il était nécessaire d’arrêter la prise de leur pilule contraceptive. « En ce qui concerne la contraception orale, il n’est pas recommandé que les femmes restreignent leur prise — le Cancer Council note qu’au cours de la vie d’une femme, l’effet de la prise d’un contraceptif oral est en fait protecteur contre le cancer, du fait qu’il offre une protection sur le long terme contre les cancers des ovaires et de l’endomètre, signifiant que les bienfaits potentiels, y compris les bienfaits reproductifs, viennent contrebalancer les méfaits. »

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Au Colorado, les aliments au cannabis envoient du monde aux urgences

Les innombrables aliments qui contiennent du THC deviennent l’une des causes croissantes des visites à l’hôpital pour les consommateurs de cannabis.

NASTASIC VIA GETTY IMAGES
Les cookies au cannabis figurent parmi les premiers modes d’administration du cannabis comestible.

SANTÉ – Le nombre de visites aux urgences dues au cannabis dans un hôpital du premier État américain à avoir complètement légalisé cette drogue a triplé en quelques années, selon une étude qui avertit surtout des dangers des aliments infusés au cannabis.

L’expérience du Colorado avec le cannabis, autorisé pour usage récréatif en 2014, est la plus ancienne des États-Unis, ce qui rend l’étude publiée, ce lundi 26 mars, dans les Annales de Médecine interne particulièrement intéressante. Le cannabis thérapeutique est légal dans 34 des 50 États américains, et l’usage récréatif l’est dans 10 États.

Les chercheurs ont analysé un demi-million de passages aux urgences de l’hôpital de l’Université du Colorado à Aurora de 2012 à 2016, dont environ 2500 ont été au moins partiellement attribués à la consommation de cannabis.

Cookies et bonbons

Chaque année, le nombre de visites dues à la marijuana a augmenté, passant de moins de 250 en 2012 à plus de 750 en 2016. Plus de 90% de ces visites étaient dues à l’inhalation, le reste étant pour du cannabis comestible, dans des cookies, des bonbons ou l’un des innombrables aliments dans lesquels les fabricants infusent du THC (tétrahydrocannabinol), la principale substance psychotrope de la plante.

En soi, le triplement du nombre de visites n’étonne pas Andrew Monte, professeur de médecine urgentiste et auteur principal. « Dès qu’il y a un nouveau médicament dans une communauté, il y a plus de visites aux urgences liées à lui », dit le docteur à l’AFP, par exemple des médicaments contre la tension artérielle.

En revanche, s’alarme-t-il, la proportion de visites dues au cannabis ingéré était bien supérieure à sa « part de marché ». Dans le Colorado le cannabis comestible ne représente que 0,3% du poids de THC vendu, à comparer aux 10% des admissions aux urgences.

Des effets peu prévisibles

« Il existe une naïveté à l’égard du cannabis comestible, dit Andrew Monte. Le phénomène comestible est connu des médecins urgentistes depuis longtemps, mais aucune donnée n’existait jusqu’à notre étude ». « Malheureusement, les effets du cannabis comestible sont beaucoup moins prévisibles et plus longs », ajoute-t-il. « Les gens ne s’attendent pas à ce que cela déclenche anxiété ou psychose« .

Le cannabis inhalé agit en moins de dix minutes, atteint un pic de concentration dans le sang en 30 à 90 minutes et est évacué en quatre heures. Par ingestion, le pic prend trois heures, et le THC reste dans l’organisme jusqu’à 12 heures après ingestion. Cette lenteur peut conduire des consommateurs néophytes à manger trop, trop vite, provoquant intoxication et parfois des symptômes psychiatriques aigus.

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Cannabis thérapeutique : un homme de 70 ans décède d’une attaque cardiaque

par Mégane Fleury – Publié le 19.02.2019

Le cannabis thérapeutique aurait montré son intérêt dans plusieurs pathologies, mais pourrait néanmoins être néfaste pour les malades cardiaques. 

Canada, Grande-Bretagne, Grèce : chaque année, la liste de pays autorisant le cannabis thérapeutique s’allonge. Mais connaît-on tous les effets de la plante ? Des chercheurs canadiens indiquent qu’elle pourrait être néfaste chez les personnes âgées atteintes d’une maladie cardiaque. Ces derniers l’ont constaté en réalisant une étude de cas sur un homme de 70 ans, malade coronarien, dont les résultats sont publiés dans le Canadian Journal of Cardiology.

Il consomme une sucette au cannabis et fait une attaque 

L’homme de 70 ans consommait du cannabis pour soulager ses douleurs et mieux dormir. Il a fait une attaque cardiaque trente minutes après avoir consommé une sucette infusée au cannabis, qui contenait 90 milligrammes de tétrahydrocannabinol (THC), la substance active de la marijuana.

Une dose jugée inappropriée par les médecins. En guise de comparaison, fumer un joint fait inhaler 7 mg de THC, et les personnes ayant recours au cannabis thérapeutique utilisent en général des doses à 2,5 mg. Cette surconsommation a donné à cet homme des hallucinations et a provoqué de l’anxiété, ce qui a ensuite conduit à l’attaque cardiaque.

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E.D.V.O.

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Melania Trump soutient les jeunes face à la drogue

Paris Match|Kahina Sekkai

  • Melania Trump 13

    Melania Trump a récompensé Andrea Marquez lors du forum du CADCA à Oxon Hill, dans le Maryland, le 7 février 2019.

    Mandel Ngan / AFP

  • Melania Trump 12

    Melania Trump a récompensé Fatima Rashid lors du forum du CADCA à Oxon Hill, dans le Maryland, le 7 février 2019.

    Mandel Ngan / AFP

  • Melania Trump 9

    Melania Trump a récompensé Stevi Johnson lors du forum du CADCA à Oxon Hill, dans le Maryland, le 7 février 2019.

    Mandel Ngan / AFP

Jeudi, Melania Trump est allée à la rencontre de jeunes qui œuvrent au sein d’une organisation de lutte contre la drogue.

Une première sortie en solo depuis la fin du «shutdown». Jeudi, Melania Trump s’est rendue dans le Maryland, dans les locaux du Community Anti-Drug Coalitions of America’s Youth Initiative, à la rencontre des «leaders de demain» qui luttent activement dans la prévention contre la drogue et le combat contre l’addiction, à des échelles locales. Elle a remis des prix à quatre jeunes activistes, venus de Californie, du New Jersey, de l’Oklahoma et du Texas.

Ce déplacement a été réalisé dans le cadre de son initiative «Be Best», qui s’implique notamment dans la crise des opiacés qui frappe les Etats-Unis. Deux jours auparavant, au discours sur l’état de l’Union prononcé par Donald Trump, la First Lady avait d’ailleurs invité Ashley Evans, une ancienne toxicomane qui va bientôt récupérer la garde de sa fille après avoir bénéficié de l’aide d’une association locale de l’Ohio pour sortir de la drogue. Melania Trump s’est ensuite rendue au Bureau de la politique nationale de contrôle des drogues, où elle a assisté à une présentation de la situation actuelle.

«En tant que First Lady, j’ai tenu dans mes bras des bébés souffrant du syndrome d’abstinence néonatal, une conséquence de l’addiction aux opiacés chez les femmes enceintes. J’ai rencontré des mères qui ont perdu leurs enfants à cause de l’addiction à la drogue», a déclaré Melania Trump, qui a voulu envoyer un symbole positif : «La guérison est possible».

Dépendance au cannabis : comment décrocher ?

L’addiction au cannabis touche de plus en plus de jeunes adultes, surtout quand ils ont commencé dès l’adolescence. Aujourd’hui, des consultations spécialisées les aident à décrocher.

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 En 2018, près d’un adulte sur deux a déclaré avoir déjà fumé du cannabis au cours de sa vie, ce qui en fait la substance illicite la plus consommée. Si on parle souvent de drogue « douce », on estime qu’un quart des usagers présentent un risque élevé de dépendance. Les médecins observent également un phénomène inquiétant : l’augmentation de l’âge des consommateurs. Le cannabis ne se limite plus à l’adolescence.

Lorsque la consommation de cannabis devient une addiction et a des conséquences physiques et psychiques, les services d’addictologie peuvent proposer un sevrage. Dans un environnement protégé et entouré de professionnels de santé, en simple consultation ou lors d’un séjour de trois semaines, le patient prend généralement conscience de son addiction et apprend à résister aux tentations.

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Paris Match Rubrique « votre Santé » « Le cannabis »

Paris Match (17 au  23 janvier 2019- page 102)

Une anthologie de la désinformation, de la rouerie, de la manipulation des faits et des esprits.

Professeur Jean Costentin

Sur seulement un sixième de page, se présentant comme une question « < LE CANNABIS – Contre la psychose ? », un hymne est entonné à la gloire du cannabidiol (CBD). Il s’agit de l’un des 200 constituants de la famille chimique des cannabinoïdes que recèle le chanvre indien, dont la concentration vient juste derrière celle du tétrahydrocannabinol (THC).

L’auteur de ce billet oublie de rappeler que le THC est rendu responsable de la schizophrénie (la folie au sens commun de ce terme). Il ne voudrait surtout pas dévaloriser le cannabis, en un temps où d’aucuns veulent le légaliser, après la large dépénalisation que sa consommation (infliction d’une simple amende de 200 euros ; en solde de tout compte,  sans trace pour ignorer les récidives).

Chimiquement très voisin, du CBD,  le THC se forme à partir de ce premier au contact de l’acidité extrême du liquide gastrique) ; ce THC  est  seulement qualifié ici  de « drogue douce addictive ».

Ce billet vise à restituer une publication (sans titre, sans nom de la revue, sans date, ni désignation d’au moins un de ses auteurs). Il n’est pas signé, forme de journalisme avec port de gants (pour ne pas laisser de traces) et de masque (pour n’être pas reconnu).

Alors qu’il s’agit d’une molécule précise, le CBD,  ce billet est illustré par une photographie de marijuana…

Il fait état d’essais sur des sujets à hauts risques de psychose. Sont ils ou deviendront-ils psychotiques ? Il vaudrait mieux qu’ils le soient pour constater une efficacité sur le trouble déclaré.  Sur les 19 sujets traités par le CBD  vs. 17 autres sous placebo, est rapportée une normalisation de l’IRM fonctionnelle dans 3 zones cérébrales affectées par le processus psychotique.  Ainsi présenté cela correspondrait à 100% d’efficacité. C’est si beau qu’il va falloir lire sans délai cet article scientifique, mais comment le  trouver?

Ce même Paris Match  avait, en novembre 2013, chanté sur 4 pleines pages, sous la plume de R. Zarzavatdjian, les effets thérapeutiques du cannabis.  Après que je lui eus, à sa demande, communiqué la longue liste des arguments contraires en citant les avis des académies nationales de Médecine et de Pharmacie, il n’en a retenu aucun.

Ce n’était pas le moment d’invoquer le principe de précaution, alors que des  producteurs étaient prêts à en faire un médicament pour tout et donc  pour tous. Mais ils ont été ensevelis par une avalanche de données scientifiques convergentes qui invalidaient complètement le THC.

Tout cet investissement pour rien ? Toutes ces serres  pour la culture du cannabis devenant inutiles ?  Toutes ces filières prêtes pour son négoce, stérilisées ? Pas question !  A capitalistes  géniaux rien d’impossible ; ils ont recyclé aussitôt leurs espoirs du THC en ceux du CBD, aidés par le développement de cultivars pauvres en THC et riches en CBD. Et d’emboucher alors les trompettes de cette nouvelle renommée du CBD ; trompettes (à mon avis) bien mal embouchées. Leurs échos ont été largement relayés  par des médias dont le discrédit ambiant devrait s’aggraver en raison de la perception de leurs roueries et manipulations des faits et des esprits.

Pour conclure, le pharmacologue, plus que quiconque sans doute, est ouvert à toutes recherches susceptibles  de déboucher sur des innovations thérapeutiques, surtout en des domaines où la pharmacopée est démunie de médicaments efficaces. Il est par contre fermé aux manipulations et anticipations hasardeuses, qui font naître des espoirs à des stades beaucoup trop préliminaires, qui jouent de la crédulité publique et qui sont émises de façon subliminale, mais souvent  sans pudeur, au service d’une légalisation du cannabis. Tout porte pourtant à croire qu’elle ne tarderait pas à dépasser les dramatiques conséquences que l’on attribue au tabac et à l’alcool (respectivement 49.000 et 79.000 décès annuels en France).

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