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La lettre N°57 du CNPERT est parue

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CANNABIS IL DÉNONCE UN «JEUNOCIDE» AU PAYS DE JUSTIN TRUDEAU

Tandis que le Canada fête la libéralisation du cannabis, le biologiste et toxicologue valaisan Nicolas Donzé estime cette évolution totalement irresponsable du point de vue de la lutte contre les addictions.

Pour le biologiste et toxicologue de l'Hôpital du Valais, que ce soit le tabac, l'alcool ou les divers drogues, on doit se focaliser sur le problème de l'addiction entre l'individu et la substance.

Pour le biologiste et toxicologue de l’Hôpital du Valais, que ce soit le tabac, l’alcool ou les divers drogues, on doit se focaliser sur le problème de l’addiction entre l’individu et la substance. Image: DR

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S’exprimant dans le cadre d’une réunion avec des patients lundi en Valais, Nicolas Donzé, biologiste en chef adjoint et toxicologue à l’Hôpital du Valais, a eu des mots lourds de sens pour critiquer la libéralisation du cannabis au Canada. Pour lui cette évolution n’est rien moins comparable à un «jeunocide» au pays de Justin Trudeau.

Ces mots ont heurté certaines personnes présentes, mais lui s’en défend: «J’aime utiliser des expressions fortes, le but est d’amener les gens à réfléchir. En libéralisant le cannabis, on favorise l’agression de toute une jeunesse. Le cannabis a des défauts et des qualités, mais pour moi, l’élément central c’est la relation entre l’individu et la substance.»

Menace sur les 18-25 ans

Nicolas Donzé n’est pas inconnu dans le monde des drogues en Suisse, où il a passablement publié sur la question. Pour lui la consommation «festive» de cette plante n’a pas de raison d’être, en particulier auprès des jeunes: «Du point de vue du développement du cerveau, l’adolescence ne s’arrête pas à 18 ans, mais à 25 ans.»

En tant que biologiste, il s’intéresse sur les interactions entre le produit et le corps, en particulier ses effets sur la dopamine dans l’addiction que crée le cannabis. «L’addiction, précise-t-il, est une maladie du comportement qui perturbe notre mémoire, notre envie d’apprendre, qui est essentiel à notre vie, surtout pendant cette période de notre vie, entre 15 et 25 ans, où la possibilité de devenir addicte est significative.»

La plante à cent molécules

Pour lui, le cannabis n’est pas une drogue douce: «On sous-estime sa puissance. On libéralise un produit qu’on ne connaît pas ou mal. Les deux cannabinoïdes les plus connus sont le THC et le CBD, mais quand on fume un joint, même légal, riche en CBD et contenant moins de 1% de THC, la présence de 100 autres phytocannabinoïdes ne peut être ignorée. Le cannabis n’est pas la plante d’une molécule, mais de plus d’une centaine de substances différentes.»

Des vertus thérapeutiques à développer

Si le biologiste dénonce son utilisation récréative, il regrette cependant que le cannabis ait été écarté de la pharmacologie: «Il présente des vertus thérapeutiques de plus en plus intéressantes. Il serait dommage de gaspiller un tel potentiel. De nombreuses études doivent être encore faites pour trouver la bonne dose, la bonne occasion pour la bonne maladie.» Mais pas pour la bonne rigolade… (Le Matin)

Ma cabane au canna… bis

Addiction aux opiacés : la première cause de mort par overdose en France

De nouveaux chiffres alertent sur la dangerosité des opiacés : le nombre de décès lié à leur surconsommation augmente en France.

Elle est la première cause de moralité par overdose en France. L’addiction aux opiacés serait responsable de plus de 500 décès chaque année, soit six fois plus que l’héroïne et cinq fois plus que la méthadone. Des chiffres alarmants, publiés par Le Monde ce 16 octobre, qui mettent l’accent sur les dangers de ces médicaments à base de dérivés d’opium. Les médecins ne cessent de dénoncer les risques engendrés par le recours aux antidouleurs, notamment l’accoutumance.

Selon le quotidien, la consommation de ces substances aurait connu un bond ces dernières années. Depuis 2004, les opioïdes forts auraient en effet connue une progression de 88 %. Pour l’oxycodone, analgésique très puissant, la hausse s’élèverait même à 1950 %.

LA PRESCRIPTION, DÉBUT DE L’ADDICTION

Lucie, trente-quatre ans, a accepté de témoigner pour RTL. Elle explique qu’après une opération des yeux il y a dix ans, elle se voit prescrire un antalgique à base de codéine. C’est le début de son addiction, raconte-t-elle : « Tout de suite, j’ai accroché… La diminution de la douleur, mais aussi un apaisement corporel, un bien-être ». Elle arrêtera à la fin du traitement, pour rechuter quelques mois après à cause d’une crise de névralgie, c’est-à-dire une douleur causée par la lésion ou l’irritation d’une partie du système nerveux. Cela fait deux ans que Lucie dépasse chaque jour la dose journalière maximum autorisée. Ingénieure médicale, elle sait pourtant qu’il ne faut dépasser une semaine de médication.

12 MILLIONS DE FRANÇAIS ACCROS

Selon l’Observatoire français des médicaments antalgiques (Ofma), près de 12 millions de Français seraient addicts aux opacités. Aux États-Unis, les overdoses de drogue ont tué plus de 63 000 personnes en 2016, soit plus que les accidents de voiture ou le Sida. Une étude montrait même que le nombre d’Américaines dépendantes aux opiacés pendant la grossesse a quadruplé en 15 ans.

Dans cette crise des opacités, des scientifiques se penchent sérieusement sur le développement d’un antidouleur plus puissant que la morphine qui n’entraînerait pas d’addiction. Ils espèrent pouvoir démarrer des essais cliniques sur l’Homme d’ici un an et demi

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Un pigeon ayant une passion pour l’alcool est l’oiseau de l’année

Pigeon alcoolique

Agence QMI

Publié le 15 octobre 2018

Le pigeon des bois, ou kereru, amuse régulièrement les Néo-Zélandais en tombant en état d’ébriété à force de manger des fruits fermentés, au point où les habitants de ce pays l’ont élu «oiseau de l’année» cette fin de semaine.

Année après année, les insulaires ont pris l’habitude de voir cet oiseau s’intoxiquer en dévorant des fruits contenant de l’alcool. Les pigeons peuvent alors se laisser balancer sur de très minces branches dans les arbres au gré du vent, quand ils ne tombent pas carrément au sol.

Plusieurs internautes ont lancé une vaste campagne pour offrir au kereru le titre d’oiseau de l’année, un hommage décerné annuellement par l’organisme Forest & Bird afin de sensibiliser à la conservation de la nature. Le pigeon a finalement été couronné en vertu d’un total de 5833 votes, soit plus de 2000 voix d’avance sur son plus proche rival.

Contrairement à environ 80 % des oiseaux du pays qui voient leur population décliner, le nouveau roi des oiseaux néo-zélandais ne figure pas sur la liste des oiseaux en danger de la Nouvelle-Zélande. Même si la population de kereru est stable, le pigeon est à risque de disparaître localement dans certaines régions de la Nouvelle-Zélande où ces prédateurs ont été insuffisamment contrôlés, a précisé l’organisme Forest & Bird.

Le concours a généré une participation record en Nouvelle-Zélande avec plus de 48 000 votes. Les organisateurs ont noté avec humour être parvenus à déjouer des tentatives d’interférence internationale en annulant quelque 1800 votes provenant de l’Australie.

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Combien de temps l’alcool et les drogues restent-ils dans notre organisme ?

Alcool, cannabis, drogues dures… La consommation de ces substances laissent des traces dans l’organisme. Mais pour combien de temps exactement ?

Combien de temps l'alcool et les drogues restent-ils dans notre organisme ? LESZEKCZERWONKA/ISTOCK

 


Dès qu’une personne consomme de la drogue ou de l’alcool, son corps commence à la décomposer. Au cours de ce processus, un composé issu de son métabolisme laisse des traces dans son sang, son urine et ses cheveux. Parfois plusieurs jours après avoir consommé le produit. Toutefois, la durée de présence détectable dans l’organisme dépend de la nature du produit consommé.

L’alcool :

Seule substance licite de cette liste, l’alcool peut entraîner de graves problèmes pour la santé s’il est consommé de manière excessive et trop régulière. Cette substance est également très longue à digérer pour l’organisme puisqu’il faut environ 1 demi-heure pour que le foie commence le processus de décomposition après la consommation d’un verre d’alcool standard (12 cl pour le vin, 25 cl pour la bière). La présence d’alcool dans le sang est comprise entre 10 à 12 heures dans le sang et de 3 à 5 jours dans l’urine.

Le cannabis :

Le cannabis est la drogue qui reste le plus longtemps dans notre organisme. Si nous ne sommes pas tous égaux face à la consommation de cannabis, le THC, substance psychoactive du cannabis responsable de l’effet planant, reste entre 1 et 3 semaines dans le sang, et 7 à 30 jours dans l’urine.

La cocaïne :

Bien qu’elle soit dangereuse pour la santé, la cocaïne a une durée de vie dans notre organisme beaucoup plus courte que le cannabis. En effet, ce produit consommé généralement par inhalation ou injection laisse des traces dans notre sang pendant 1 à 2 jours, et 3 à 4 jours dans notre urine.

L’héroïne :

Drogue appartenant à la famille des opaciés, l’héroïne se consomme, tout comme la cocaïne, par injection ou inhalation. Sa durée dans l’organisme s’avère elle aussi relativement courte : environ 12 heures dans le sang et 3 à 4 jours dans l’urine. A noter que l’héroïne a un pouvoir addictif très puissant. Si elle disparait relativement « rapidement » de l’organisme, celui-ci y deviendra très vite accro, en moyenne après quelques prises. Chez certaines personnes, une prise suffit à les faire basculer dans la dépendance.

Le LSD :

Cette drogue hallucinogène très puissante qui se consomme par l’ingestion est celle qui disparaît le plus vite de l’organisme. En effet, les traces de LSD dans le sang se dissipent au bout de 2 à 3 heures, de 1 à 2 jours dans l’urine et mettent trois jours à disparaître des cheveux.

L’ectasy :

L’ectasy est une drogue synthétique issue de la molécule MDMA et se prend par voie orale sous forme de pilule. La présence d’ectasy après ingestion est détectable dans le sang durant 2 à 3 heures et 3 à 4 jours dans l’urine.

Vous l’aurez compris, ces substances mettent du temps à être évacuées de l’organisme humain. Ces métabolites sont précieux pour les dépistages de drogues, car ils permettent de déterminer précisément si une personne a consommé des substances psychotropes ou non. Les tests de dépistage des drogues dans les cheveux sont très précis puisque la plupart des drogues (à l’exception du LSD) laissent des traces pendant environ 90 jours.

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Lettre du CNPERT N° 56

Sécurité routière et drogues le double combat à mener

(Lettre à Monsieur le Premier Ministre)

Pr. Jean Costentin

Pour un Homme d’Etat, au-delà de toutes considérations politiques, l’imperium réside dans le sens du Devoir, de l’Honneur, de la Morale (quand bien même ces mots soient en obsolescence). C’est ce qui le distingue du politicien, ne pouvant détacher son regard du compteur qui dénombre ses électeurs potentiels. Cet imperium inclut l’attention qu’il porte à la….

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Voici ce qui accélère le vieillissement du cerveau

Des chercheurs américains ont dressé la liste des facteurs responsables du vieillissement précoce du cerveau. Ils sont parvenus à ces résultats suite à l’examen de plus de 30.000 personnes, révèle la plateforme informatique McKnight’s Senior Living.

Les employés de l’Université Johns Hopkins et de l’Université de Californie ont détaillé les facteurs accélérant le processus de vieillissement cérébral, lit-on sur la plateforme d’information McKnight’s Senior Living.

Il s’est ainsi avéré que l’abus de cannabis et d’alcool accélérait le vieillissement cérébral ainsi provoquait des problèmes psychiques à cause de la diminution flux sanguin.

Une consommation modérée d'alcool est-elle vraiment bénéfique?
Plus de 30.000 participants âgés de 9 mois à 105 ans ont pris part à l’étude. Les chercheurs ont basé leurs conclusions sur 62.454 analyses SPECT, une tomoscintigraphie par émission monophotonique qui permet de récupérer des images ainsi que des reconstructions en trois dimensions d’organes et de leur métabolisme à l’aide d’un ensemble de gamma-caméras tournant autour du patient.

Selon les résultats, la schizophrénie faisait vieillir le cerveau en moyenne de quatre ans, l‘abus de cannabis de 2,8 ans, le trouble bipolaire de 1,6 an, le trouble déficitaire de l’attention ou l’hyperactivité de 1,4 an et l’abus d’alcool de 0,6 an.

Les chercheurs n’ont pas observé de vieillissement accéléré auprès des personnes atteintes de dépression ou de démence, ce qui pourrait être dû à différents types de schémas cérébraux occasionnés par ces troubles.

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Les parents ont fumé le cannabis vert et ….

…..leurs enfants en ont eu les neurones agacés

Cette formule inspirée du Livre d’Ézéchiel (chapitre 18) m’est revenue en mémoire pour aborder, avec humour mais gravité, les dernières nouvelles publiées cette semaine sur le cannabis.

Une information vient de faire état d’un accroissement important des admissions hospitalières de bambins et d’enfants ayant consommé du cannabis que leurs parents avaient laissé traîner. À Nice, il y a un an, des parents ont été condamnés à un an de prison pour « détention, usage de stupéfiants et abandon moral de leur bébé de 14 mois » qui s’était intoxiqué, au domicile familial, en ingérant du shit.

Une étude du réseau d’addictovigilance (surveillance des addictions) montre une « hausse constante, depuis 2014 » (multiplié par 2,5 en trois ans), du nombre de ces intoxications. Elles se traduisent, indique l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), par une somnolence ou, au contraire, mais de façon deux fois moins fréquente, par une une agitation, une dilatation des pupilles, un relâchement musculaire et, dans les cas les plus graves, une accélération du rythme cardiaque, une détresse respiratoire, des convulsions, voire un coma.

Si ce constat se suffit à lui-même, il incite à plusieurs commentaires, concernant des problèmes en amont.

Quatre femmes sur cinq fumant du cannabis et qui « tombent » enceintes sont incapables d’arrêter leur consommation de tabac et de cannabis, infligeant à leur fœtus une triple agression : de la nicotine, du tétrahydrocannabinol (THC) et de l’oxyde de carbone (CO). Elle s’exprime par une prématurité, avec une hypotrophie plus marquée que ne le voudrait l’âge de la gestation, associée à d’autres graves conséquences : retard du développement, hyperactivité avec déficit de l’attention, risque accru de mort subite « inexpliquée » et, à l’adolescence, une attirance accrue pour les drogues.

Ce risque accru de toxicomanies paraissait dû aux carences éducatives et au déplorable exemple de parents consommateurs de drogues. Ces carences parentales expliquent, certes, beaucoup de choses, auxquelles s’associent le défaut d’attention portée à la santé de leur progéniture, parfois le choix de l’allaitement, alors que persiste la consommation du cannabis, et aussi la négligence qui laisse traîner les drogues en tous lieux…

Une découverte récente vient compléter l’explication du risque plus important de toxicomanies à l’adolescence. Elle concerne le phénomène de l’épigénétique.

Les travaux de l’équipe de Hurd montrent que la consommation de cannabis par les parents (avant la conception) ou par la maman (pendant la gestation) modifie non pas le code génétique (l’ADN chromosomique, le plan, en quelque sorte) mais l’expression de celui-ci, la façon de le lire.

Cela aboutit à une moindre expression des récepteurs D2 de la dopamine dans une structure cérébrale que l’on pourrait appeler le centre du plaisir – le noyau accumbens. Ces récepteurs D2, stimulés par la dopamine, déterminent la sensation de plaisir 1 qui est diminuée au prorata de leur réduction.

C’est pourquoi cet adolescent qui, comme tout un chacun, a besoin de cette sensation de plaisir recourt à des drogues dont l’effet commun, quelle que soit leur nature, est d’augmenter la libération de dopamine dans le noyau accumbens. Ainsi, ces récepteurs D2, moins nombreux, sont, sous l’effet de ces drogues, à tout instant, stimulés davantage (ce qui corrige leur raréfaction).

Des données importantes, comme celle des effets épigénétiques du cannabis, s’accumulent. On comprend aisément l’impatience de certains à obtenir la légalisation du cannabis, qui deviendra impossible quand de telles informations seront portées à la connaissance d’un large public

Jean Costentin  Docteur en médecine

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