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Les intoxications au cannabis chez les enfants ont triplé en 4 ans

 

Les intoxications au cannabis chez les enfants ont triplé en 4 ans
  • VIDÉO – Les ingestions accidentelles de résine de cannabis par de jeunes enfants sont en constante augmentation depuis 2014. Avec des conséquences parfois sévères.

Rien n’échappe à la curiosité des enfants. Une sucrerie qui traîne sur la table du salon? Hop, dans la bouche. Il faut donc faire attention à tout ce qui se trouve à la portée de ces mains baladeuses… En particulier s’il s’agit de substances dangereuses, comme le cannabis. Les intoxications accidentelles d’enfants ne cessent d’augmenter, révèle une nouvelle étude de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), publiée au mois d’août 2018. Entre 2015 et septembre 2017, près de 200 cas ont été recensés par les centres d’addictovigilance. Un chiffre qui a presque triplé par rapport à la période 2010-2014.

La consommation de cannabis en quelques chiffres
Un rapport parlementaire préconise des amendes de 150 à 200 euros plutôt que la prison pour les consommateurs de drogue. Cette mesure vise surtout les fumeurs de cannabis. Quelques chiffres sur la substance illicite la plus consommée de France.
Cinq fois plus de cas graves

Ces intoxications se font le plus souvent par l’ingestion de résine de cannabis (appelée aussi «haschich»). Elles ont lieu à la maison, dans un cadre familial, avec une recrudescence au cours de la période estivale et lors des fêtes de fin d’année, observe l’Agence du médicament. Les très jeunes enfants en sont les principales victimes. En 2014, 7 intoxications sur 10 concernaient des tout-petits d’un an et demi ou moins, constatait une étude menée par des médecins français, publiée en août 2017 dans la revue Pediatrics . C’est toujours le cas en 2017, souligne l’ANSM, le plus jeune patient étant âgé de seulement 7 mois.

Les principaux symptômes retrouvés sont la somnolence avec des phases d’agitation, des vomissements, la dilatation des pupilles, une faiblesse du tonus musculaire (hypotonie), et des battements du cœur rapides et irréguliers (tachycardie). Heureusement, l’agence n’a relevé aucun mort mais l’intoxication aiguë peut aboutir à un coma, une insuffisance respiratoire et des convulsions.

Ces conséquences graves semblent de plus en plus récurrentes, selon l’ANSM. En effet, entre 2015 et 2017, les hospitalisations ont doublé par rapport à la période 2010-2017, et le nombre de cas graves avec mise en jeu du pronostic vital est cinq fois plus élevé. Une tendance qui existe depuis 2004, puisque 2 comas ont été observés entre 2004 et 2009 contre 29 entre 2010 et 2014, ajoute l’étude parue dans Pediatrics.

Des substances de plus en plus dangereuses

Cette gravité croissante s’expliquerait par un changement dans la production du cannabis. Celui-ci est de plus en plus concentré en THC (la substance psychoactive du cannabis). «Les formes hybrides de cannabis qui permettent une récolte plus abondante mais contiennent plus de THC ont remplacé les plants traditionnels», constatait l’étude de Pediatrics. La teneur moyenne en THC dans le haschich «a triplé en dix ans pour atteindre 23%», souligne l’ANSM.

La consommation et la détention de cannabis sont interdites en France, et y exposer son enfant peut être passible d’une peine de prison. Devant le moindre soupçon d’ingestion, il faut immédiatement appeler le Samu (le numéro 15).

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Avec une photo choc, il dénonce «la banalisation du cannabis»

Parce qu’il a été victime d’un conducteur sous l’empire de la drogue, le président du Basket-club d’Orchies (BCO) Frédéric Szymczak a publié sur Facebook, un an après son accident, une photo impressionnante de son visage meurtri ce jour-là. Son but : choquer pour dénoncer l’usage du cannabis dont l’image s’adoucit.

Frédéric Szymczak vient de publier sur Facebook une photo de son visage meurtri par l’accident de moto qui lui est arrivé il y a tout juste un an.

Frédéric Szymczak vient de publier sur Facebook une photo de son visage meurtri par l’accident de moto qui lui est arrivé il y a tout juste un an.

La campagne de promotion du cannabis dit « thérapeutique » lui hérisse le poil. Et pour cause. Le président du Basket-club d’Orchies Frédéric Szymczak estime avoir été confronté à la réalité du cannabis il y a un an, alors qu’il circulait à moto, et pour lui, elle n’a rien d’une médecine douce.

«  Il y a tout juste un an, mon épouse et moi nous sommes fait renverser par un chauffard complètement défoncé au cannabis, dit-il. Son permis lui avait déjà été retiré une fois, et malgré tout, il a continué de décider de la vie ou de la mort des autres.  » Le commentaire, posté sur Facebook, s’accompagne d’une photo saisissante de l’Orchésien, prise quelques jours après l’accident.

Bilan de l’accident : des blessures au visage, des côtes cassées et des brûlures aux jambes pour le pilote, un orteil cassé pour son épouse.

Le kiné orchésien ne s’en cache pas, il a posté cette photo pour choquer, et interpeller les consciences sur la trop grande complaisance dont ferait preuve la société à l’égard du cannabis aujourd’hui. «  Le cannabis, ça n’est pas un médicament. Le cannabis, c’est une drogue contre laquelle il faut lutter. Il faut que les gens se rendent compte des conséquences que peut avoir la consommation de ce produit, notamment au volant  ».

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Alcool et apéro : le binge-drinking, une nouvelle tendance dangereuse pour le cœur

Boire beaucoup d’alcool, très vite, en très peu de temps, voilà ce qu’on appelle le binge-drinking. Cette façon de consommer l’alcool très en vogue chez les jeunes en quête de sensations fortes pourrait avoir des conséquences à long terme bien plus graves qu’une simple gueule de bois.

Alcool et apéro : le binge-drinking, une nouvelle tendance dangereuse pour le coeurLIGHTFIELDSTUDIOS/ISTOCK

Différentes études démontrent déjà que le binge-drinking est une pratique dangereuse qui provoque de nombreux troubles à court terme : intoxication éthylique aiguë, black out, perte du sommeil… Des recherches menées à la Vanderbilt University School of Nursing, dans le Tennessee, révèlent aujourd’hui que cette pratique est aussi néfaste sur le long terme.

Des risques cardiovasculaires élevés

Les recherches menées par Mariann Piano, doyenne associée à la recherche à l’université de Vanderbilt démontrent que les risques cardiovasculaires comme l’hypertension artérielle, le cholestérol ou encore la glycémie sont plus élevés chez les jeunes adultes qui pratiquent fréquemment le binge-drinking. Selon le National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism, on commence à parler de binge-drinking à partir de 5 unités (verres standards) consommés rapidement pour les hommes contre 4 pour les femmes.

Des symptômes différents pour les hommes et les femmes

Cette étude, publiée dans le Journal of the American Heart Association démontre par ailleurs des syndromes différents chez les hommes et les femmes. Chez les premiers, cette consommation excessive d’alcool a des effets sur le cholestérol et amène une hypertension artérielle plus élevée : deux facteurs qui contribuent aux développements des maladies cardiovasculaires. Les femmes concernées ont elles, généralement, des taux de glycémie plus élevés que les abstinentes.

Pour les chercheurs, les jeunes adultes ne doivent pas ignorer que l’alcoolisme répété peut avoir des effets sur le long terme. « Le danger va au-delà des mauvais résultats scolaires et d’un risque accru de blessures accidentelles » alerte Mariann Piano.

Une génération qui boit plus vite que la précédente

Pour cette étude, les chercheurs ont examiné l’hypertension artérielle, le cholestérol, la glycémie et d’autres risques cardiovasculaires chez 4 710 adultes âgés de 18 à 45 ans sur deux périodes d’un an. Parmi eux, 25,1% des hommes et 11,8 % des femmes disent avoir pratiquer le binge-drinking plus de 12 fois dans l’année. Par ailleurs, un étudiant d’université sur 5 signale au moins trois épisodes de binge-drinking au cours des deux dernières semaines précédents l’entretien. « Un taux record » pour la directrice de l’enquête.

En 2016, une étude de l’INPES, révélait déjà que le nombre de jeunes ayant connu l’ivresse plusieurs fois au cours de l’année avait considérablement augmenté au cours des 10 dernières années, mettant en lumière cette nouvelle façon de consommer l’alcool.

Comparativement aux anciennes générations, cette propension à multiplier les épisodes de beuverie et sa régularité exposent donc ces jeunes à un risque accru de méfaits liés à l’alcool dans le futur.

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Un peu d’humour de temps en temps ….

Les buralistes  prêts à se dévouer pour vendre du cannabis

Par le Professeur Jean Costentin : Président du CNPERT (Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies)

En toute honnêteté au regard de la Loi, les buralistes tirent l’essentiel de leurs revenus de la vente de produits nocifs. Ce faisant, prenant appui sur des dépendances qu’ils installent puis qu’ils s’appliquent à entretenir, ils précipitent nombre de leurs clients, selon les produits vendus, dans la maladie, la marginalisation, la déchéance physique et psychique, la ruine.

Parmi les produits toxiques qu’ils dispensent, citons : le tabac sous formes de cigarettes ; ou de tabac brut (à fumer dans une pipe ou à rouler) ; le tabac à priser (qui n’est plus guère prisé) ; le tabac à chiquer (plus assez chic pour perdurer) ; le papier à cigarettes, dont la version grand format n’a d’existence que pour fabriquer des « pétards » (cigarettes de chanvre indien / marijuana). Par surcroît de nombreux buralistes tiennent également un débit de boisson qui leur permet de dispenser aussi des tasses de café (drogue bien vénielle, mais drogue tout de même) ; des boissons alcooliques consommées sur place (vins, bière, pastis, whisky et autres spiritueux…).

Pour mémoire, rappelons que leur négoce est responsable, chaque année en France, de 79.000 morts avec le tabac et contribue aux 49.000 morts imputés à l’alcool.

Ces buralistes font aussi dans les produits des jeux, générateurs de dépendance. Ces produits peuvent, sinon mener à la ruine, du moins entretenir un état de pauvreté chronique ; ils s’adressent à des personnes qui mobilisent leurs maigres ressources sur le mode « en carrosse ou en galoche ». De plus aisées, peuvent être précipitées dans le dénuement, par ces agresseurs que sont les billets de la loterie nationale et autres produits de « la Française des jeux » : jeux de grattage ; le Cash, à 5 € le billet ; L’Euromillion à 2 € le billet ; le Loto  à 2 € le billet ; L’Amigo, qui a remplacé le Rapido,  (jeu en ligne avec des tirages à haute fréquences)…

Cette propension des buralistes à surfer sur les faiblesses humaines avec leurs pitoyables conséquences ne leur suffit plus, puisqu’ils se déclarent maintenant prêts à vendre du cannabis.

On doit continuer de leur interdire la vente des cigarettes électroniques/e-cigarettes et leurs recharges de nicotine*. La vente de ces produits est interdite aux mineurs, car ils constituent un mode d’entrée dans la dépendance nicotinique. Or nombre de buralistes ne respectent pas l’interdiction de la vente de cigarettes aux mineurs, on ne peut donc leur faire confiance avec cette alternative à la cigarette. De plus il serait malencontreux que l’acheteur d’une recharge de nicotine soit confronté à l’exposition des paquets de cigarettes dont il essaie de se détacher…

Dans l’opprobre on peut toujours faire pire ; leur demande d’être autorisés à vendre du cannabis en est une illustration. Savent-ils bien que la toxicité du cannabis l’emporte de loin sur celle du tabac ?

Ils devraient tout au contraire diversifier leur commerce pour atténuer le poids des drogues qu’ils dispensent et qu’ils vont devoir réduire. Leur négoce devrait s’ouvrir à bien d’autres produits d’une parfaite innocuité.

De grâce qu’ils n’aggravent pas leur image altérée par les drames auxquels ils contribuent, en leur ajoutant ceux du cannabis.

*« Le désastre des toxicomanies en France » J. Costentin, Ed. Docis 2018

 

Cannabis : Bernard Kouchner pérore chez Thierry Ardisson

Par Jean Costentin

Il y a quarante ans, ma grand-mère me disait : « Il n’y a que les sots qui ne changent pas. »

À cette époque, le journal Libération publiait « l’appel du 18 joint », requérant (déjà) la légalisation du cannabis. Parmi ses signataires figurait un certain Bernard Kouchner ; il précisait qu’il était médecin, pour faire ressortir sa position à contre-emploi. Les déjà lointaines fumées des barricades de Mai 1968 continuaient d’intoxiquer quelques esprits vulnérables. L’écrivain Marcel Jouhandeau conseillait à ces-héros (liaison facultative) des barricades : « Rentrez chez vous, dans dix ans vous serez tous notaires. » Visionnaire, mais dans l’euphémisme, car ces révolutionnaires d’opérette allaient prospérer, au-delà du notariat, comme patrons de grandes sociétés (Nouvelles Frontières, FNAC, etc.) et même comme ministres : Moscovici, Mélenchon.

N’oublions pas Kouchner : ne fut-il (en deux mots) pas élevé plusieurs fois à la dignité de secrétaire d’État, mais aussi de ministre (Santé, Affaires étrangères…). Son affrontement au « trou de la Sécu » lui valut le surnom de « Bernard Coûte cher ». II s’est auto-glorifié d’avoir été l’instigateur des « salles de shoot » pour les toxicomanes.

Épaulé par Nicole Maestracci, ex-secrétaire du Syndicat de la magistrature, ascendant trotskiste, placée à la tête de la « Mission interministérielle de lutte (sic) contre les drogues et toxicomanies » (MILDT), il a commandité avec elle au professeur Roques un rapport comparatif sur les drogues. Ils avaient découvert en cet universitaire, pharmacien, éminent chimiste, une expertise extemporanée sur les drogues et toxicomanies.

Leur commande était implicitement d’affirmer que le cannabis était moins dangereux que le tabac et l’alcool ; raison évidente de ne pas continuer à l’interdire. Usant d’arguments partiels et partiaux, à partir de critères de dangerosité personnels et biaisés, la commande fut vite honorée et les médias lui réservèrent un accueil enthousiaste. À la fumée du tabac qui s’élève des salles de rédaction et des studios s’ajoutent souvent des vapeurs d’alcool et l’odeur du shit.

Une autre commande était passée à l’INSERM, pour établir un bilan sur le cannabis, mobilisant le sérieux de cet Institut national des sciences et de la recherche médicale. Les personnes auditées avaient été choisies pour être majoritairement favorables à la légalisation du cannabis. Si quelques-uns, d’un avis contraire, ont pu l’exprimer, la rédaction finale a éteint leurs voix. Heureusement, le législateur, au moment de trancher ce sujet, en dépit du réconfort apporté par les rapports commandités, a eu la main tremblante ; l’autre majorité politique qui lui a succédé a quelque peu rafraîchi ces esprits en ébullition…

Quarante ans après cet « appel du 18 joint », Bernard Kouchner, dans une émission télévisée d’Ardisson sur C8 (3 juin 2018), a voulu prouver qu’il était épargné par la maladie d’Alzheimer en ressortant ses anciennes antiennes. Péremptoire, affirmatif, suffisant, pontifiant, poncifiant, il est apparu fixé au stade cannombilical. Il n’a rien appris ni rien compris sur ce grave sujet sanitaire, social, sociétal. Il n’a, bien sûr, fait aucune référence aux multiples études toxicologiques, pharmacologiques, cliniques, épidémiologiques qui se sont accumulées. Le temps, pour lui, s’était arrêté il y a quarante ans. Il me revenait, avec émotion, la définition des sots de ma défunte grand-mère.

Les autres invités de l’émission demeurèrent bouche bée, ils se couchèrent, sans nerf ; nul n’osa contester cette sommité fleurie, coiffée d’une canitie sans calvitie. Seul l’avocat Gilles-William Goldnadel exprima une discrète réserve. Si B.K. (comme le bacille au même acronyme) avait alors excipé de son diplôme de médecin, cela aurait justifié une protestation auprès du Conseil de l’ordre pour incitation à des comportements nuisibles à la santé (ce qui peut faire encourir une interdiction d’exercer la médecine).

J’ai des scrupules à résumer sa très riche carrière à cette saillie déplorable, mais elle a déjà provoqué beaucoup de drames. Si, par malheur, ses recommandations étaient suivies, plus grand-chose de ses œuvres n’aurait grâce à mes yeux.

La Fédération des Syndicats Unifies de l’éducation et leurs n’importe quoi

par le Pr Jean  Costentin
> Quoi de plus important pour une centrale syndicale de l’éducation que de requérir la légalisation du cannabis. Elle n’a pas manqué d’ajouter : « encadrée »; comme on sait si bien le faire pour le tabac et ses 13 millions de fumeurs irrépressibles , ainsi que pour l’alcool avec ses 4 à 5 millions d’alcoolo-dépendants.
> Ces enseignants n’ont manifestement pas perçu (incompétence, coupable cécité ?) la plus grande précocité des premiers usages du cannabis (dès le collège, à partir de 12 ans).
> La FSU se rassure sur l’innocuité du cannabis dans ses relations avec la schizophrenie en excipant des propos d’un addictologue Brestois qui ignore , à l’évidence, l’énorme littérature médicale établissant, de façon irréfragable,  cette relation.
Pour l’information de la FSU, le mois précédent le moment où elle proférait cette énormité, une étude (Finlandaise) établissait qu’à partir de la consommation de 5 joints (en tout, et non pas par jour) l’incidence de la schizophrenie  croissait au cours de la période 15-30 ans.
On voudrait imaginer que leur revendication n’est pas en direction des élèves qui leur sont confiés, et qu’ils ont tant de mal à  éduquer, comme en atteste leur déplorable rang au classement international PISA des performances éducatives.
Certes, une consommation doublée, voire décuplée de cannabis permettrait à leurs adhérents de s’exonérer davantage de leur faillite éducative.
Cette revendication syndicale ne serait-elle destinée à satisfaire leurs adhérents consommateurs de ce cannabis, alors qu’il se dit qu’un certain nombre d’entre eux s’adonneraient à cette drogue crétinisante ; en l’occurrence cretinisante pour eux-même  et pour leurs élèves.
Face à cette scandaleuse déclaration on est incité à demander que soit complétée la loi sur l’enseignement jusqu’à l’âge de 16 ans, afin qu’elle stipule que l’ enseignement soit dispensé par des enseignants et pour des élèves indemnes d’intoxication cannabique; ce que des contrôles réguliers permettront de vérifier; sachant maintenant qu’on ne doit pas compter sur la FSU pour y veiller.

Conduite sous l’influence du cannabis et accidents mortels dans les Etats de Washington et du Colorado

Pr J.-P. Goullé
Un rapport de 9 pages tire la sonnette d’alarme concernant la conduite sous l’influence de drogues aux États-Unis. Il considère qu’elle constitue une menace sérieuse pour la sécurité publique 

Lire la suite en cliquant sur CNPERT lettre N°55

JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LA DROGUE

23.000 jeunes de moins de 16 ans consomment de la drogue !

L’Algérie fait face un énorme problème de trafic et de consommation de drogue. Voisine à l’un des plus gros producteurs de kif, elle reste menacée au quotidien par le trafic qui se chiffre en dizaines de quintaux et une forte consommation de ce poison par les jeunes, dont certains sont devenus si accrocs. Le dernier chiffre communiqué par un médecin spécialiste parle de 23.0000 jeunes de moins de 16 ans qui ont consommé de la drogue en 2017 !

Conformément à une résolution en date du 7 décembre 1987, l’Assemblée générale de l’organisation des Nations Unies a décidé de célébrer la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues  tous le 26  du mois de juin afin de consolider  l’action et la coopération aux échelons national, régional et international dans le but de parvenir à une société affranchie de l’abus des drogues et ses multiples conséquences si nuisibles sur la sante et l’économie. Depuis, soutenue chaque année par la communauté internationale, cette journée a pour objectif de renforcer la sensibilisation au grand danger que sont les drogues illicites pour la société. A l’instar du reste des nations, l’Algérie a célébré ce jour particulier par l’organisation de campagnes de sensibilisation à travers les wilayas, sur les méfaits de ce fléau qui ravage de milliers de jeunes devenus des accros.
La consommation de la drogue est  devenue de plus en plus inquiétante  surtout en milieu de jeunes.  Les statistiques fournies, hier le mardi 26 Juin 2018 par  le docteur Youcef Terfaoui, médecin spécialiste des maladies non transmissibles, laissent prévoir une augmentation «sensible» du nombre de consommateurs ces dernières années.
En effet, ce médecin qui a était invité de l’émission «Kahwa ou Journane», de la chaine de télévision ‘’Ennahar’’, a révélé que le nombre de jeunes qui fréquentent les centres de prises en charge spécialisées de ce genre d’addiction, a pratiquement doublé en seulement cinq années.
Ainsi, le nombre de consommateurs de drogue qui était de 12.000 en 2012, est monté à 23.000 en 2017. Le médecin Youcef Terfaoui a précisé que les jeunes dont l’âge ne dépasse pas les 16 ans sont les plus grands consommateurs de différentes drogues et psychotropes.
Il a souligné justement que le cannabis et la drogue la plus consommée suivie des psychotropes et même de la cocaïne. Un constat qui confirme que l’Algérie tend à devenir un pays consommateur et non pas uniquement de transit de la drogue.
Les 701kg de cocaïnes interceptées récemment au port d’Oran et qui fait les choux gras des médias accréditent par ailleurs cette triste réalité. D’autres  chiffres rendus publics par  l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie dressent un tableau si sombre de l’amère situation vécue par le pays, plus 17 500 toxicomanes ont bénéficié d`une prise en charge médicale et thérapeutique au titre de l’année 2017. Sur ce nombre, plus du tiers sont des jeunes âgés de 26 à 35 ans. Selon le rapport de l’Office pour l’année 2017, la prise en charge des toxicomanes, pour soins et désintoxications, a concerné 16 218 personnes, bénéficiaires de consultations externes, 1177 autres en hospitalisation volontaire et enfin 172 toxicomanes ont fait l`objet d`injonctions thérapeutiques.
Autre chiffre qui mérite attention, sur le total des toxicomanes traités, 1 782 sont des femmes, contre 15 785 hommes (89,86%). Les statistiques ne prêtent pas à l’optimisme, puisque près de onze (11) tonnes de résine de cannabis ont été saisies en Algérie rien que pour les quatre premiers mois de l’année 2018.

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