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Salle de shoot : nouvelle agression

Une nouvelle agression perpétrée ce mardi, rue Ambroise-Paré (Xe) sur une jeune femme enceinte, a ravivé l’inquiétude et la colère des riverains.

C’est l’événement de trop. La goutte d’eau qui fait déborder le vase, dans un quartier sous tension depuis des mois. L’agression devant témoins, mardi soir, vers 19 h 30 d’une jeune femme enceinte rue Ambroise-Paré (Xe), à quelques mètres de la salle de consommation de drogue, a ravivé l’inquiétude des riverains. Ceux-là mêmes qui recensent, semaine après semaine, la multiplication des incivilités, cambriolages, intrusions dans les immeubles, deal, jet de seringues et scènes d’injection de drogue en pleine rue.

«Nous n’avons jamais connu une telle insécurité »

«Cette jeune femme sortait de l’hôpital Lariboisière où elle avait rendu visite à son père, et venait de s’engager dans l’escalier qui mène au parking souterrain, lorsqu’un homme, sous la menace d’un couteau, a tenté de lui arracher son sac à main, détaille un habitant du quartier qui a échangé avec la victime avant qu’elle ne soit prise en charge par la police. Elle pleurait, était en panique totale et commotionnée. Très choquée. Je l’ai encouragée à porter plainte. Sans qu’un lien avec la salle de shoot soit établi, il n’en demeure pas moins que jamais, avant l’ouverture du lieu, voici plus d’un an, ce quartier n’avait connu une telle insécurité et une telle série d’agressions. Nous n’en pouvons plus. »

Une surveillance policière plus étroite

Intégré depuis peu à la Zone de sécurité prioritaire (ZSP) du XVIIIe arrondissement élargie, le secteur de la Lariboisière-Gare du Nord, fait désormais l’objet d’une surveillance policière plus étroite, mais n’en demeure pas moins «extrêmement anxiogène » : «Nous avons rencontré le préfet de police, Michel Delpuech il a y a dix jours et lui avons transmis un recueil de plusieurs dizaines de pages, horodaté et illustré de photos, des incidents survenus ces six derniers mois dans notre quartier, souligne un membre du collectif Riverains Lariboisière Gare du Nord, qui vient d’être associé au comité de suivi de la ZSP. Nous avons bénéficié d’une écoute attentive et bienveillante. »

« 9 jours sur 10, un problème est signalé »

Le collectif, qui exige depuis des mois le déplacement de la salle de consommation dans un quartier sans riverains ni commerçants, recense dans leur long document aux allures de cahier de doléances le nombre de shoots de rue observés — parfois devant des enfants — , de cessions de stupéfiants, d’Autolib’ squattées par des toxicomanes et de seringues abandonnées. Mais également, les vitrines brisées des commerçants, le nombre de cambriolages, de bagarres, d’invectives aux passants et d’intrusions dans les halls d’immeubles.

Bilan des intéressés : «Sur 180 jours, nous avons recensé 157 délits… Ce qui signifie que 9 jours sur 10, un problème est signalé dans le quartier. » La préfecture de police, quant à elle, avance plus de 4 000 contrôles au total, aux abords de la salle, parmi lesquels près de 1 500 ont relevé d’une infraction pénale.

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La Fête est finie

 La Fête est finie

Un film de Marie Garel-Weiss

Film autobiographique sur l’addiction aux drogues dures, ce premier long métrage est un coup de poing.

La fête a-t-elle commencé ?

La fête est finie, mais avait-elle commencé ? En effet, le premier long métrage, prometteur et largement autobiographique, de Marie Garel-Weiss ne présente pas l’addiction à la drogue comme un phénomène de mode ou de révolte, mais bien plutôt comme une maladie, un besoin morbide dont on doit tenter par tous les moyens de se défaire. Son film raconte l’arrivée dans un centre de désintoxication, suite à un pétage de plomb, de Céleste, 19 ans, qui va y faire la rencontre de sa vie, Sihem, belle jeune fille perdue comme elle mais différemment. C’est sur cette trame délicate et fragile que va jouer pendant 90 minutes le talent de la jeune réalisatrice, servie par deux magnifiques actrices, Zita Hanrot (découverte dans Fatima de Philippe Faucon, 2015) et Clémence Boisnard (répérée dans une boîte de nuit par l’assistante du casting). Toutes deux font merveille pour exprimer, chacune à sa manière, le désespoir et la rage des toxicomanes. On pourrait dire que le film est découpé en deux parties presque distinctes : d’abord le centre de cure où leur amitié exclusive est mal vécue par les autres pensionnaires et la direction, puis finalement rejetée ; ensuite le monde réel et leur difficulté pour résister à la drogue et tenter de survivre.

Un scénario tout simple Marie Garel-Weiss, réalisatrice de deux courts métrages (L’amour dans les saunas hétéroxuels et La Vie de garçon diffusés sur Canal+), est surtout scénariste et coscénariste, notamment pour des programmes courts télévisuels ou le film Atomic Circus des frères Poiraud. On retrouve bien sa touche dans ce scénario pourtant simple, mais qui analyse bien les errements de la psyché humaine, dans des allers et retours sur ces jeunes filles paumées et leurs familles respectives. Sihem, d’origine maghrébine, à la fois rejetée et adorée par ses parents, aurait pu comme ses sœurs faire une belle carrière dans la justice. Céleste a rejeté sa mère, l’a agressée pour lui voler un collier afin de se droguer, et elle la retrouve vers la fin du film lorsqu’elle devient (très vite, trop vite ?) clean. C’est en effet la limite de ce beau premier film : on dirait que la réalisatrice a voulu coûte que coûte trouver une sorte de happy end. Céleste, enfin sortie d’affaire après un sevrage d’une centaine de jours, grâce à l’appui d’un groupe de parole (thérapie qu’elle refusait au début), va aider à son tour Sihem lorsqu’elle la retrouve dans la rue entre la vie et la mort alors qu’elles s’étaient violemment disputées puis séparées.


Réalisme poétique
Malgré tout, ce film très réaliste mais aussi poétique, ouvre sur un monde difficile où le moindre faux pas risque de faire chuter à nouveau. Les toxicomanes, tout comme les alcooliques, vivent avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête et il leur faut une grande force de caractère pour résister à la tentation. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que, dans les groupes de parole, il y a des personnes qui ont arrêté depuis plus de vingt ans et qui viennent pour encourager les autres ! Il faut souligner aussi la très belle photo de Samuel Lahu et la musique originale de Ferdinand Berville et Pierre Allio.

Un magistrat s’inquiète de l’usage grandissant du cannabis

Un magistrat s'inquiète de l’usage grandissant du cannabis

André-Frédéric Delay : « Sur les 18-30 ans, un quart des hospitalisations est lié aux stupéfiants ». 

Quelle réponse la justice doit-elle apporter face l’usage grandissant du cannabis ? Le juge, André-Frédéric Delay ouvre des pistes de réflexion. Quelle réponse la justice doit-elle apporter face à l’usage grandissant du cannabis ? Le juge André-Frédéric Delay ouvre des pistes de réflexion.

André-Frédéric Delay, vice-président du tribunal de grande instance du Puy connaît bien la question de la consommation de cannabis, à travers son ancien métier de policier, aujourd’hui en tant que magistrat. Il accepte de nous éclairer sur ce phénomène de société.

Que pensez-vous des nouvelles dispositions en matière de répression de l’usage du cannabis ?

J’ai compris qu’il y aurait une amende délictuelle, avec quand même des possibilités de poursuites. Mais pour le moment c’est très flou. En réalité, ça ne change pas grand-chose. Il y a bien longtemps que l’usage de cannabis n’est réprimé que par une amende. Seuls des cas exceptionnels appellent d’autres sanctions. Je traite régulièrement par ordonnances pénales des affaires d’usage de stupéfiants, souvent associées d’ailleurs à des conduites sous l’empire de la drogue.

Vous parlez là de petits usagers ?

Tout dépend ce que l’on entend par petits usagers. Si vous entendez simple consommateur par rapport à celui qui détient des quantités importantes ou celui qui en revend, alors oui, celui-ci n’est pas renvoyé devant un tribunal, mais il est poursuivi malgré tout pour avoir commis un délit et il est le plus souvent puni d’une amende qui varie en fonction des ressources, entre 200 et 500 euros.

Il m’arrive de ne pas accepter d’ordonnance pénale, si je m’aperçois que la personne possède des antécédents importants d’usage de stupéfiants. Dans ce cas, la comparution devant un juge est peut-être nécessaire, pour arriver à une prise de conscience, pour engager des soins. Il faut essayer de trouver dans notre « boîte à outils » des moyens d’aider le sujet de sortir de son addiction.

La consommation de cannabis a-t-elle réellement explosé ?J’ai du mal à quantifier l’augmentation. Je peux dire par contre que l’essentiel des ordonnances pénales concernaient auparavant des conduites en état alcoolique. Maintenant, sur une cinquantaine de dossiers que je traite, j’en ai à peu près une vingtaine avec du cannabis.

Je vais à l’hôpital psychiatrique deux fois par semaine (depuis 2011, la loi impose l’intervention d’un juge avant le douzième jour d’hospitalisation sans consentement). L’an dernier, j’ai rendu près de 350 ordonnances, soit une cinquantaine de dossiers en plus par rapport à 2016. Sur les 18-30 ans, un quart des hospitalisations est lié à une consommation de produits stupéfiants, ce qui est énorme. En général, du cannabis, la drogue ordinaire, que l’on prend pour se calmer, pour dormir le soir. On voit apparaître la cocaïne, qui est un peu comme la bouteille de champagne pour les fêtes. On se fait plaisir avec un petit rail de coke.

À travers votre expérience, que pouvez-vous dire sur les méfaits du cannabis ?L’usage provoque la psychose cannabique. Une modification de l’état de conscience. Sur les personnalités fragiles, il favorise l’apparition de failles importantes de type psychotique. Je n’évoque même pas les problèmes induits comme la désocialisation, les troubles de la concentration, le décrochage scolaire. Les gens connaissent très mal les effets du cannabis, en particulier les professionnels de la route. Le gars qui se fait un joint le week-end en boîte de nuit, ne se rend pas compte qu’il sera contrôlé positif au volant, le lundi ou le mardi. En plus, les cannabis sont beaucoup plus nocifs qu’avant, plus chargés en THC. Les drogues douces n’existent plus.

La dépénalisation, vous n’y pensez même pas ?

Ce serait catastrophique. L’argument selon lequel on autorise l’alcool ne tient pas. Ce n’est pas parce que l’on a une drogue dure avec laquelle on est extrêmement complaisant que pour autant il faut en rajouter une autre. L’alcool est culturellement accepté, on est moins désociabilisé en buvant. Mais les effets du cannabis sont tout autant sinon plus redoutables que ceux de l’alcool. Avant de parler de dépénalisation pour désengorger les tribunaux, mieux vaudrait réfléchir à l’éducation. Faire peur aux jeunes, ça ne sert à rien. Il est préférable de les faire réfléchir sur la manière de conduire leur vie

On pourrait penser que la Haute-Loire est relativement privilégiée, sur le plan de la délinquance en général. Qu’en est-il concernant les stupéfiants ? N’allons pas croire que la Haute-Loire soit épargnée. Tout le monde sait qu’il y a des dealers professionnels qui vendent aux portes des lycées de Monistrol-sur-Loire, de Roche-Arnaud et de La Chartreuse. Il y a une très grande porosité entre la plaque urbaine stéphanoise et l’est de la Haute-Loire. Le département est un territoire de consommation et d’échanges de stups. D’ailleurs les « clients » que j’avais à Saint-Étienne avant, je les retrouve au Puy.

Philippe Suc Source

Le désarroi des parents face à la consommation excessive de cannabis

Plus de 7 % des jeunes de 17 ans présenteraient un risque élevé d’usage problématique, soit environ 60 000 adolescents de cet âge.

LE MONDE | Par François Béguin

Que faire lorsqu’un adolescent se met à avoir une consommation excessive de cannabis ? Cette question, des milliers de parents se la posent chaque année en France, avec souvent le sentiment d’être bien démunis et bien seuls pour y répondre.

Aucune famille ne semble a priori immunisée contre une telle situation. Médecin à Bordeaux (Gironde), Stéphanie, qui préfère garder l’anonymat, et son mari, dentiste, n’avaient par exemple jamais pensé que l’un de leurs enfants puisse un jour être concerné par une telle addiction. Lorsqu’un soir celui-ci, alors en classe de troisième, rentre en stop parce qu’il s’est endormi dans le bus de retour du collège, « défoncé » après avoir fumé du cannabis, ils tombent des nues. A cette époque pourtant, avec une consommation quasi-quotidienne, ses résultats scolaires plongent.

Phénomène loin d’être marginalFin de l’argent de poche, interdiction de sortie… Stéphanie et son mari multiplient les sanctions mais rien n’y fait. Au domicile familial, les positions se figent, « c’était la guerre », dit la mère de famille. C’est finalement le recours à CAAN’abus, une consultation jeune consommateur (CJC) conseillée par la ligne d’appel gratuite et anonyme Drogue info service, qui permet de faire retomber la tension. « La psychologue nous a aidés à lâcher prise, raconte Stéphanie. On le flique moins. On est moins sur lui, ça ne se termine plus en pugilat, à le plaquer au sol… »

Le phénomène est loin d’être marginal. Selon les chiffres publiés mardi 6 février par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 7,4 % des jeunes de 17 ans, soit environ 60 000 adolescents d’uniquement cet âge, seraient susceptibles de présenter en 2017 un « risque élevé d’usage problématique » de cannabis. Une population qui représentait un quart (24,9 %) des jeunes ayant fumé au moins une fois dans l’année écoulée, en hausse de 3 points par rapport à 2014 (21,9 %).

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ALCOOL AU VOLANT : LES PÉNALITÉS

Quelles sont les pénalités en cas d’alcool au volant ?

Les sanctions si vous atteignez une concentration d’alcool autorisée (0,25 mg/litre d’air, mesurés par l’éthylomètre) peuvent être très importantes, car les effets de l’alcool sur la conduite peuvent mener à de graves accidents de la route.

Alcool au volant :

– de 0,25 à 0,39 mg/litre d’air expiré mesurés à l’éthylomètre
La teneur maximale autorisée dans l’air expiré mesurée à l’éthylomètre est inférieure à 0,25 mg/litre d’air expiré, correspondant à 0,50 g/litre dans le sang (le rapport est un multiple de deux sans tenir compte des unités, en réalité il est de 2000). Si vous présentez une concentration de 0,25 mg/litre d’air, ou supérieure, correspondant à 0,50 g/litre dans le sang, vous perdrez alors automatiquement six points sur votre permis de conduire, et vous risquez même jusqu’à trois ans de suspension de permis s’il s’agit d’une récidive, avec 90€ d’amende.
Votre véhicule sera évidemment immobilisé !

– au-delà de 0,40 mg/litre d’air expiré mesurés à l’éthylomètre
Si vous présentez une concentration mesurée à l’éthylomètre de 0,40 mg/litre d’air expiré, ou davantage, correspondant à 0,80 g/litre dans le sang, les sanctions sont très lourdes.
Vous perdrez 6 points sur votre permis de conduire, avec une possible suspension jusqu’à trois ans, voire une annulation de permis, avec jusqu’à 4500€ d’amende et même deux ans de prison.
En outre, vous serez obligé(e) de participer à un stage de sensibilisation sur l’alcool au volant, entièrement à vos frais !

Effets de l’alcool : et en cas d’accident ?
En cas d’accident, les sanctions se multiplient pour le conducteur en état d’ébriété :
– jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, 75 000€ d’amende, une perte de six points sur le permis de conduire, et même une suspension ou une annulation du permis pouvant durer jusqu’à dix ans.
– En cas de décès de tiers, le conducteur risque jusqu’à sept ans de prison et 100 000€ d’amende, un retrait de six points et un retrait de permis pouvant durer jusqu’à dix ans.

La légalisation du cannabis au Canada fait craindre le pire à certains médecins

 Le Dr Paul Poirier, cardiologue et chercheur à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, s’inquiète des effets du cannabis sur la santé générale des gens.
  

Le Canada va se joindre cette année aux quelques endroits dans le monde où le cannabis est légal.

La décision du gouvernement fédéral laisse peu de gens indifférents, on le sait. Mais au-delà du cadre législatif, TVA Nouvelles a voulu connaître l’avis des médecins.

Le Dr Paul Poirier, cardiologue et chercheur à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, s’inquiète des effets du cannabis sur la santé générale des gens.

«Un joint, ça pourrait équivaloir à 10 cigarettes. Et à certaines places, on a vu une recrudescence des maladies coronariennes chez les jeunes», illustre-t-il en entrevue avec Sébastien Dubois.

Selon lui, les effets de la consommation de cannabis peuvent être multiples sur le cœur et les artères.

Le Dr Poirier donne l’exemple du Colorado où le cannabis est légal depuis quelques années et où ses collègues médecins traitent de plus en plus de jeunes patients pour des problèmes coronariens.

«Quand je parle de jeunes, je ne parle pas de 60 ans et moins, c’est 50 et 40 ans et moins… Ça, c’est jeune», dit-il.

Source avec Interview video du Dr Poirier

Quand les artistes donnent l’exemple …

L’actrice Mathilde Seigner placée en garde à vue pour alcool au volant après un accident

BOIRE OU CONDUIRE – L’actrice Mathilde Seigner a été placée en garde à vue pour conduite en état alcoolique, ce vendredi 29 décembre. La nuit dernière, elle a perdu le contrôle de son véhicule et a heurté la barrière d’un grand lycée parisien.

Entre boire et conduire, on ne le dira jamais assez, mais il faut choisir. Selon les informations de LCI, la comédienne Mathilde Seigner, qui conduisait sous l’effet de l’alcool, a perdu la nuit dernière le contrôle de son véhicule, qui est venu s’encaster dans les barrières du lycée Henri IV, dans le 5e arrondissement de Paris. Les faits se sont déroulés aux alentours de 3 heures du matin. Tôt dans la matinée, Mathilde Seigner a été placée en garde à vue pour conduite en état alcoolique.

Selon Closer, les riverains ont alerté les pompiers qui ont, à leur tour, alerté la police. « Elle était vraiment très alcoolisée, il a été décidé de différer la mesure de garde à vue », a raconté une source médicale au magazine people. Toujours selon la publication, l’actrice ne souffre que de blessures légères au niveau du nez, provoquées par le choc. Hormis cela, aucun blessé n’est à déplorer.

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« D’ici 10 ou 20 ans, les gens ne boiront plus du tout d’alcool »

 

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D’après un professeur britannique, d’ici 10 ou 20 ans, les gens ne boiront plus d’alcool, sauf en de rares occasions, pour quelques irréductibles. Selon lui, les consommateurs vont peu à peu se tourner vers l’alcool synthétique qui permet de profiter visiblement des effets de l’ivresse sans tous les défauts de l’alcool.

David Nutt est un psychiatre, spécialiste des drogues et des effets que ces drogues ont sur le cerveau. Il est aussi spécialiste de l’addiction, de l’anxiété et du sommeil. Il a créé une société pour essayer de mettre au point un alcool synthétique qu’il appelle «  alcosynth  ».

En fait, cet alcool synthétique est un simple mélange de benzodiazépines, c’est-à-dire qu’il fait un mélange d’anxiolytiques qui permettent notamment de traiter l’insomnie, qui sont des anti-anxiété, etc., de façon à remplacer l’alcool classique.

L’alcool classique est en effet une toute petite molécule qui est simplement de l’éthanol, qui est métabolisé par le foie. Mais celui-ci ne peut métaboliser qu’à peu près 15 à 17 milligrammes par heure, et cet alcool métabolisé dans le foie est transformé en une autre molécule qui est acétaldéhyde ou éthanal, qui elle est toxique. C’est cette molécule-là qui provoque les fameux vomissements, la fameuse gueule de bois et qui va détruire petit à petit le foie.

Quels effets secondaires?

Le médecin constate qu’il y a à peu près 3 millions de morts par an directement à cause de l’alcool. En France c’est 40.000 personnes par an. Le chercheur voulait donc trouver une solution qui empêche cet effet de dégradation du foie et tous les problèmes hépatiques, etc., en remplaçant l’alcool par quelque chose qui donne le même effet au niveau cérébral: l’état d’ivresse, la perte d’anxiété, la perte des inhibitions.

Les benzodiazépines sont des molécules qui vont agir au niveau cérébral à peu près avec les mêmes effets que l’éthanol qui arrive au niveau du cerveau. Le problème, c’est qu’on ignore encore les effets secondaires des benzodiazépines si on en de façon récréative et régulière.

David Nutt a d’ailleurs eu quelques soucis avec la couronne britannique: il était le responsable du service « drogues » au niveau de l’État britannique, et il a été licencié  après avoir un jour publié que « l’ecstasy était plus inoffensif que monter à cheval ».
On ne sait pas encore comment se composerait le produit distibué par « Alcarelle », la société fondée par David Nutt à cet effet, puisque le brevet n’a pas été déposé.

 

Substances synthétiques et vapotage : les nouveaux dangers du cannabis (France info)

La consommation de cannabis « débute de plus en plus tôt, pour certains vers l’âge de 12 ans« , alerte l’Académie de médecine dans un communiqué. Et ses modes de consommation varient : plus de THC, cannabinoïdes de synthèse, vapotage… ce qui fait craindre à l’Académie un risque de banalisation de la consommation.

Celle-ci indique en effet que les jeunes Français sont les premiers consommateurs de cannabis d’Europe. En outre, selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), depuis 2014, le prix de la résine et de l’herbe de cannabis baissent de façon significative (le gramme de résine est passé de 7,3 à 7 euros, tandis que le prix du gramme d’herbe est passé de 10,4 à 10 euros), ce qui les rend d’autant plus accessibles. Résultat : entre 2010 et 2014, l’usage de cannabis occasionnel a progressé de 38 % chez les 16-64 ans, et son usage régulier a augmenté de 41 %.

Schizophrénies et infections broncho-pulmonaires

Mais ce qui inquiète encore plus l’Académie, c’est la teneur en THC du cannabis consommé en France, qui augmente d’année en année. Selon l’OFDT, les produits à base de cannabis sont « de plus en plus diversifiés et de plus en plus forts en THC, comme le suggère le taux moyen observé par l’Institut national de la police scientifique (INPS) qui atteint en 2016 le nouveau record de 23 %, contre 6,5 % en 2000 et 11,1 % en 2010« . Derrière cette augmentation spectaculaire, une réelle « standardisation par le haut » : les usagers se sont en effet habitués à plus haute teneur en THC, d’où une forte attente.

A lire aussi : « Le dialogue pour briser le tabou du cannabis »

Bien que le cannabis soit considéré comme une drogue douce, ses dangers sont multiples. Selon l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, les risques liés à sa consommation peuvent être immédiats, mais aussi agir sur le long terme. En effet, l’usage de cannabis a, entre autres, un impact direct sur la conduite (près d’un jeune sur deux qui décède dans un accident de la route est sous l’emprise du cannabis) et favorise  « la survenue de troubles psychiques tels que les schizophrénies« , selon l’Académie de médecine. C’est également un facteur d’infections broncho-pulmonaires.

Des inquiétudes sur le cannabis de synthèse et le vapotage

Néanmoins, la résine et l’herbe de cannabis ne sont plus les seuls produits qui inquiètent les autorités de santé. L’OFDT évoque en effet « l’intérêt particulier pour l’inhalation de cannabinoïdes de synthèse conditionnés sous forme d’« e-liquide »« , qui est en forte augmentation depuis cet été. « Les fumeurs de cannabis de synthèse achètent Spice [une drogue censée reproduire les effets du cannabis naturel] sur Internet. Ils le font par périodes, c’est rarement régulier, car c’est un peu pour la défonce, c’est récréatif. En général, ils ne s’en remettent pas facilement. Ils ont des effets psychotiques, paranoïaques, ou des hallucinations d’une durée plus longue« , a confié à l’OFDT un infirmier du Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie de Marseille.

Le vapotage de cannabis gagne également du terrain, et l’OFDT déplore une tendance récente à la fabrication artisanale de cire et d’huile à partir d’herbes de cannabis. Les villes de Bordeaux, Lille, Lyon et Marseille seraient les premières concernées par cette consommation en vaporisateur ou en e-cigarette. Aussi l’Académie de médecine en appelle-t-elle aux pouvoirs publics, et demande « la mise en œuvre d’intenses campagnes s’adressant de façon prioritaire aux parents, aux éducateurs et aux personnels enseignants ; que l’information des jeunes, en particulier adolescents et jeunes adultes, sur les risques liés à l’usage du cannabis soit érigée en une priorité nationale« .

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