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La consommation de crack se répand et ne touche plus uniquement certaines personnes marginalisées. Cette drogue, qui s’inhale, est extrêmement dangereuse et provoque l’addiction dès la première prise. BFMTV a enquêté à Compiègne, dans l’Oise.
Chaque semaine, il ouvre la porte de son camion à Compiègne, dans l’Oise. Laurent Baisadouli s’occupe de la maraude. Il distribue aux toxicomanes du matériel stérile pour éviter la transmission d’hépatites ou du sida. Depuis deux ans, il constate qu’un nouveau produit inonde les rues de la ville: le crack, une drogue très puissante qui s’inhale et se présente sous la forme de petits cailloux.
Très facile de s’en procurer, selon un utilisateur
Cet usager qui préfère garder l’anonymat est venu chercher une pipe pour en fumer. Ce dérivé de la cocaïne, dangereux, est devenu la nouvelle drogue dans cette commune connue avant tout pour son palais et sa forêt. Suscitant l’addiction dès la première prise, elle provoque des dommages rapides et irréversibles sur le cerveau et peut même entraîner un arrêt cardiaque ou respiratoire.
« J’ai commencé ici à Compiègne, confie à BFMTV un consommateur qui assure qu’il est assez facile de s’en procurer. Le crack, c’est comme le shit maintenant. Voire plus facile. »
Le crack touche de nouvelles personnes
Il y a encore deux ans, ce stupéfiant était une drogue exclusivement parisienne, consommée par un public marginalisé. Aujourd’hui, le crack touche de nouvelles personnes et se répand dans tout le département.
« Au centre de soins de Creil, en 2013, on n’avait aucune demande de pipe à crack, remarque Laurent Baisadouli, chef de service du Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction de risques pour usagers de drogues à Montataire. Ensuite, en 2014, on a eu à peu près une centaine de distributions. Quasiment 200 en 2015. Et là, courant 2016, on est à 400 distributions de pipes à crack depuis le début de l’année. »
Accro dès la première prise
Proche de Paris, desservi par l’autoroute A1 qui conduit aux Pays-Bas, Compiègne se situe à un carrefour de la drogue. Auparavant, le trafic se limitait surtout du cannabis. Les trafiquants ont ainsi vu dans le crack une nouvelle opportunité.
« De toute façon, comme à la première prise vous êtes addict au crack, c’est bien plus facile, dénonce pour BFMTV Julien Soir, secrétaire départemental adjoint du syndicat Alliance police. Au lieu d’avoir un client qui va revenir une fois par semaine pour prendre 5g ou 8g, là on a un client qui va revenir quotidiennement pour reprendre une dose de crack. »
Elle n’avait «aucune raison» de devenir addict aux drogues et à l’alcool.
Issue d’une des plus grandes familles de France, Marie de Noailles affirme avoir eu une enfance heureuse, des parents aimants, un cadre de vie privilégié, …
Pourtant, à l’âge de 13 ans, elle a basculé dans l’addiction. Témoignage.
Cliquez ici pour voir la vidéo
Les informations fournies par ce blog ne sont pas toujours très drôles …
Voici un lien qui vous permettra de voir les « Perles du Web » qui,
pour se changer les idées, recensent (non exhaustif bien sur )
les meilleures vidéos et diaporamas trouvés sur Internet
(ce lien est en permanence dans la colonne de droite dans la rubrique « Blogroll »)
Regardez par exemple cette vidéo (1′ 18″)
Sécurité routière – Interview de Bernard Ladevèze, Directeur départemental et régional de la Prévention routière
La Prévention routière se réjouit de la généralisation des tests de dépistage aux stupéfiants…
C’est effectivement une bonne chose. Grâce au “DrugWipe”, le test anti-drogues, on a un test en quelques minutes seulement, très fiable qui plus est du point de vue de ses résultats. Et si le contrôle s’avère positif, la prise de sang obligatoire qui s’ensuit montre à la fois l’importance de la consommation de drogue et de quel produit il s’agit exactement. Je précise que Toulouse était en phase d’expérimentation depuis de longs mois sur ce test du DrugWipe.
Quel est le lien exact entre drogue au volant et accidentologie ?
Il est démontré que dans 14 % des accidents, on multiplie par deux le risque d’accident dès lors que l’on a fumé du cannabis.
Ce risque est certes multiplié par 8,5 en cas d’alcoolisation au volant, mais il est hélas démontré que l’association des deux, alcool et drogue, multiplie le risque d’accident par 14 ! Je crois que ce pourcentage doit vraiment faire réfléchir, à commencer les jeunes qui fument de plus en plus, je parle de consommation de drogue, la plupart du temps de cannabis.
Certains spécialistes parlent de catastrophe sociale sans mentionner les problèmes au volant…
C’est évidemment un tort. Je vais vous lister les conséquences de la consommation de cannabis au volant : difficulté à se concentrer et à rester attentif à l’activité routière autour de soi ; altération de la vision, de l’audition et des capacités de coordination ; temps de réaction allongé et capacité de contrôle de la ligne droite amoindri avec un conducteur qui zigzague facilement ; réponse détériorée en situation d’urgence, etc. Tout cela, on le constate dans bon nombre d’accidents mettant en scène des jeunes.
Celui qui prend ou fume de la drogue doit attendre combien de temps avant de reprendre le volant ?
Là aussi, il est prouvé que le cannabis reste plusieurs jours dans l’organisme avant de disparaître. Beaucoup croient alors être redevenus négatifs et pouvoir reprendre le volant sans risque, mais cela peut être une erreur. Il peut en effet y avoir résurgence de la positivité dans le sang en cas de choc émotionnel. C’est un élément loin d’être négligeable.
DROGUE Près d’un quart des Français pense que les effets sur le cerveau s’arrêtent juste après avoir arrêté de fumer. Une aberration pour les psychiatres..
Sans le pouvoir vulgarisateur d’« Il était Une fois la Vie », comment faire passer efficacement un message scientifique au grand public ? La question taraude quotidiennement Pier Vincenzo Piazza, professeur en neurosciences et chercheur sur les mécanismes de l’addiction aux drogues. Pour lui, la méconnaissance globale des Français sur les risques que représente le cannabis sur le cerveau des jeunes, est affligeante. Ce serait même « l’un des plus gros ratés de l’histoire en matière de transmission de l’info de la science au public. »
Un tout récent sondage Ifop commandé par la Mildeca*, illustre l’ampleur du décalage. Concernant l’usage de cannabis à l’adolescence, 23 % des Français pensent que les effets sur le cerveau s’arrêtent juste après avoir arrêté de fumer. Ils sont aussi nombreux à penser que le cannabis n’a pas de conséquences sur l’activité cérébrale à long terme. Dans le même temps, seulement deux personnes sur trois (65 %) considèrent que le cannabis présente des risques pour la santé dès la première consommation, tout en sachant que celle-ci intervient dès le collège (11-15 ans) pour un quart des adolescents. Par ailleurs, 47,8 % des jeunes de 17 ans déclarent avoir fumé du cannabis au cours de leur vie selon les chiffres de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) datant de 2014.
« Une vulnérabilité exacerbée de l’adolescent »
« C’est un âge où le cerveau est un organe en transition vers l’état adulte, précise Etienne Hirsch, neurobiologiste français, directeur de recherche au CNRS et à l’INSERM. Les processus de maturation cérébrale se poursuivent jusqu’à 25 ans. De là résulte une vulnérabilité exacerbée de l’adolescent vis-à-vis de la neurotoxicité des substances psycho actives. » Le cortex préfrontal, qui permet la prise de décision, l’adaptation du comportement à une situation, serait plus particulièrement concerné.
Dans les heures qui suivent l’usage du cannabis, les troubles observés concernent pèle mêle : l’attention, le temps de réaction, la mémoire de travail et les fonctions exécutives. Il existerait aussi une corrélation entre l’usage et plusieurs passages à l’acte : tentatives de suicide, boulimie, comportements sexuels à risques, selon plusieurs études. Si ces troubles tendent à disparaître dans les mois qui suivent un arrêt de la consommation, « chez l’adolescent, ils peuvent persister », embraye le spécialiste, « y compris après sevrage si la consommation a commencé avant 15 ans ».
Troubles anxieux, de l’humeur et schizophrénie
Le professeur Marie Odile Krebs, chercheuse et praticienne en psychiatrie, alourdit un peu plus le tableau en évoquant les risques cognitifs et psychiatriques du cannabis chez les ados : « Les mésusages, c’est-à-dire l’abus et la dépendance, s’observent dans la période charnière de 15-25 ans. Or le problème c’est que c’est à cet âge-là que débutent les principaux troubles psychiatriques de l’adulte », dont les troubles anxieux, de l’humeur, la schizophrénie et, de façon moins évidente, la dépression.
Régulièrement, elle entend de jeunes consommateurs jurer que leur joint du soir n’a aucune incidence sur leur système cognitif. « Ben, si, peste la scientifique. Lorsque la dépendance et l’abus sont présents à 18 ans, on voit un effet sur le fonctionnement intellectuel global à l’âge adulte, même chez ceux qui ne consomment plus de cannabis. L’effet âge est important. » Dans le cerveau, une réduction de la taille des dendrites et une diminution de la plasticité neuronale est observée. Bref, en d’autres termes, les neurones subissent une sérieuse crise de croissance. Et se développent aussi bien qu’une orchidée au cœur d’un site de pétrochimie. N’est ce pas « Il Etait Une fois la Vie » ?
LUXEMBOURG – L’année dernière, l’administration des Douanes et Accises a saisi plus de 27 kilos de drogue, dont une moitié de cannabis synthétique.
Les quantités saisies de tel ou tel produit varient énormément d’une année à l’autre, en fonction des enquêtes des douanes. (photo: Police grand-ducale)
Outre ce produit, les agents des douanes ont mis la main sur 4,2 kilos de marijuana, 3,3 kilos d’héroïne, 204 pilules d’ecstasy ou encore 4,8 kilos de produits pour couper la marchandise. Les quantités de cocaïne (417 grammes) et de haschich saisies (185 grammes) sont moins importantes. 206 personnes ont été interceptées et 51 000 euros confisqués. La majorité des saisies se font sur les routes, «mais pas forcément les plus grandes», nuance Paul Felten.
«La route nord-sud, des Pays-Bas vers la France, est empruntée par les consommateurs. Les grandes quantités transitent depuis le Maroc ou encore l’Afghanistan». Pour l’anecdote, les Douanes et Accises ont aussi réalisé leur saisie record de cigarettes contrefaites en 2015: 12,5 tonnes dans un semi-remorque!
(Thomas Holzer/L’essentiel) Source


