Recherche

Catégorie

Accueil

De Juin 2011 à Janvier 2015

Légaliser le cannabis « serait un signal désastreux » estime Chevènement

Cliquez sur l’image pour voir la vidéo

Chevenement

Invité de l’émission Preuves par 3, Jean-Pierre Chevènement a réagi à la proposition de Daniel Vaillant de légaliser la consommation et la production de cannabis : « C’est original du point de vue de la politique agricole commune parce qu’il faudrait avoir une vue européenne des choses. Mais honnêtement, je pense que ce débat a déjà eu lieu à l’intérieur du gouvernement de la gauche plurielle. Il opposait Bernard Kouchner, ministre de la Santé, et moi-même. Moi, comme ministre de l’Intérieur, j’ai toujours été hostile ».

Le sénateur de Belfort  a réitéré son opposition à toute légalisation : « Aujourd’hui, je pense que ce serait un très mauvais signal donné vis-à-vis de la jeunesse parce qu’il y a des résines de cannabis qui sont aussi dures que les drogues les plus dures, et après le cannabis, nous aurions des trafics de cocaïne, d’héroïne, et vous ne changeriez pas les mœurs des trafiquants, des dealers qui empoisonnent nos cités.»

Concernant la ligne de Claude Guéant, qui estime que ce n’est pas parce que la lutte contre les dealers est dure qu’il faut l’abandonner, Jean-Pierre Chevènement a estimé : « Je pense que ça serait un signal désastreux, alors il faudrait avoir une vue d’ensemble de ce que cela signifierait du point de vue des drogues dans notre pays. Est-ce que vraiment ce serait efficace ? Alors je sais que M. Vaillant propose un débat public. Mais enfin, c’est déjà un signe. C’est déjà un signe, il dit ce qu’il pense. Je lui fais ce crédit. Mais il veut un débat public et il est évident qu’il leste quand même par avance la hotte du candidat de gauche à l’élection présidentielle. »

Par ailleurs, interrogé sur les prochaines élections sénatoriales, Jean-Pierre Chevènement ne croit pas à un basculement à gauche de la Haute Assemblée.

Enfin, il est également revenu sur le procès Colonna et la réquisition du Parquet. Ministre de l’Intérieur à l’époque où Claude Erignac a été assassiné, Jean-Pierre Chevènement estime que les « charges sont écrasantes ».

« Claude Erignac a été assassiné de manière particulièrement odieuse et lâche. Il se trouve que je le connaissais, j’ai pu vivre des moments très douloureux avec sa femme et ses enfants dans la journée qui a suivi. Naturellement, la justice doit faire son travail : j’étais encore ministre de l’Intérieur quand six membres du commando, qui a assassiné le Préfet Erignac, ont été arrêtés. Je connais leurs dépositions qui ont été faites en garde-à-vue mais les juges les connaissent également. Pour mois, les charges sont écrasantes parce qu’il y a aussi le témoignage des épouses. (…) « On ne peut pas imaginer de charges plus écrasantes que celles-là. » (…) « Il y avait « gloire à toi Yvan » sur les murs ou sur les falaises de Corse, pendant quatre ans, quand il se cachait. Pourquoi se cachait-il d’ailleurs ? Et je n’ai pas vu, après qu’Alessandri se soit désigné comme le coupable, après qu’il eût été condamné à trente ans de réclusion, des inscriptions « gloire à toi Alessandri ».

Source

28/01/2015 :Cannabis : le texte de Benbassa part en fumée au Sénat

Le Sénat a rejeté mercredi en commission la proposition de loi de l’écologiste Esther Benbassa qui vise à autoriser « l’usage contrôlé du cannabis » sous la houlette de l’Etat. Elle sera examiné en séance le 4 février.

Et si le cannabis devenait légal ?  Presque un an jour pour jour après le dépôt de la proposition de loi de l’écologiste Esther Benbassa (lire notre article sur le sujet), l’idée a encore du mal à passer au Sénat. Le sénateur EELV Jean Desessard dresse pourtant un rapport accablant de la politique de lutte contre le cannabis.

Malgré une répression sévère, et un cout estimé à 676 millions d’euros, la France reste l’un des premiers pays consommateurs de cannabis en Europe. On compte aujourd’hui 1,2 million d’usagers réguliers. En 2011, 42 % des jeunes de 17 ans avaient déjà expérimenté cette substance. Un constat cinglant, qui justifie selon le sénateur, la nécessité d’un usage contrôlé du produit. La vente au détail serait ainsi autorisée, mais encadrée par l’Etat.

« Assécher les mafias »

« Légaliser ca permettrait de contrôler le produit, d’assécher les mafias, de faire des économies dans la lutte contre la répression. Ça permettrait même de faire des économies grâce aux recettes puisque c’est l’Etat qui serait l’organisateur de la vente de cannabis » explique le sénateur EELV Jean Desessard (voir dans la vidéo).

Présenté ce matin en commission des affaires sociales, le rapport a été rejeté en masse. Un choix que justifie la sénatrice UMP Catherine Deroche (voir la vidéo) : « Ce qui est ressortie c’est que la proposition de loi telle qu’elle a été formulée était peut-être restrictive, et que ça devait partir sur un débat plus large, peut-être réévaluer aussi les propositions faites en matière de contravention pour les jeunes qui étaient pris en situation d’usage de cannabis, comment on travaillait mieux sur l’éducation thérapeutique. Le réduire a une simple loi avec un article disant on l’égalise dans certaines conditions des produits à certains dosage, nous paraissait trop restrictif et avec un message brouillé ». La proposition de loi  sera examinée en séance publique le 4 février prochain. Les initiateurs du texte devront savoir convaincre.

Source

Votre ado vous inquiète ? Consultez !

Cannabis, alcool, écrans… Si vous craignez qu’il dérape, sachez qu’il existe 400 lieux d’écoute pour vous aider. Ces structures méconnues font actuellement l’objet d’une campagne d’information.

JULES* a 16 ans et demi et, depuis deux ans, il fume. Du cannabis. Presque tous les jours, parfois dès midi. Si ce lycéen de première sait « quand il est clair » que sa consommation, qui le scotche « en mode qué-blo sur le canapé » est malsaine, « quand il est en crise, en parler avec lui devient impossible.

Et surtout rien n’y fait », soupire Jeanne*. C’est une mère seule et à bout, qui a pris sa demi-journée pour venir pousser la porte du Trait d’union : un centre d’accompagnement et de prévention en addictologie, en plein centre-ville de Boulogne (Hauts-de-Seine).

Ici, se niche aussi une consultation jeune consommateur (CJC), faite pour ceux qui s’inquiètent de la dérive d’un adolescent de 12 à 25 ans vers la dépendance : à la drogue, à l’alcool, aux jeux ou aux écrans. Jamais entendu parler ? C’est pour cela qu’elles font l’objet jusqu’au 8 février d’une campagne à la télévision et la radio. Des CJC, ouvertes aux adultes et pensées pour accompagner leurs enfants, les empêcher de s’empêtrer dans une addiction qui deviendrait nocive et difficile à surmonter, il en existe 400 en France. Des consultations anonymes et gratuites. Instaurées en 2005, elles sont en pleine relance. Un besoin qui se ressent au vu des chiffres de l’OFDT (Observatoire français des drogues et  des toxicomanies), qui pointent un penchant inquiétant des jeunes Français pour les addictions. 42 % des ados de 17 ans ont déjà expérimenté le cannabis et 53 % ont bu au moins cinq verres dans le mois.

« Tous nos ados ne sont pas dans une démarche destructive, loin de là », sourit Jean-Pierre Couteron, psychologue et président de la fédération Addictions, qui anime ces consultations à Boulogne. « Mais il est important qu’on leur donne l’espace et les moyens de temporiser, avant que ça ne dérape vers des problèmes graves. Quand on est étudiant, on peut boire pour fêter un examen. Mais pas avant, ni systématiquement du jeudi au dimanche ! »

Les jeunes poussent évidemment rarement la porte les premiers. La première consultation s’adresse aux parents, pour trouver avec eux comment inciter leur enfant à venir au moins une fois. « Il faut lui présenter un intérêt à le faire », explique Jean-Pierre Couteron : « Si vous demandez à un adolescent d’aller se faire soigner d’une addiction il ne viendra pas. Si le rendez-vous est une obligation, il s’assiéra devant vous sans piper mot et il ne se passera rien. » Sceller une alliance pour parvenir à une transaction partagée, c’est tout l’enjeu quand le jeune vient à son tour. Pas de concessions. : « Quand ils répliquent tous que tout le monde le fait, la réponse est : Non, ce n’est pas vrai. » Pas question pour autant de se poser en juge, ni de nier l’aspect plaisir. « Depuis sa fenêtre, un ado ne voit que des avantages à fumer ou à boire. L’intérêt de cette consultation, c’est qu’il soit surpris de se trouver face à un adulte capable de reconnaître que sa drogue est pour lui à un moment donné une solution. » Juste par plaisir ou pour masquer un problème plus sérieux, comme Chloé (lire ci-contre), qui nécessiterait une prise en charge plus longue. Quelle place sa consommation occupe-t-elle dans sa vie ? « On l’oblige à faire un pas de côté pour se regarder, ensuite on peut lui fixer des objectifs atteignables. » La plupart du temps, en quelques séances, le pire est évité.

* Les prénoms ont été changés. L’annuaire de ces consultations fait l’objet d’une page spéciale sur le site Drogues-info-service.fr.

Source

Editorial : Cannabinoïdes mortels, ça vous étonne ?  Une catastrophe peut -elle en  prévenir une autre ?

Le dernier message du blog (voir ci dessous) :   « Russie, Plus de 700 intoxications au cannabis synthétique« , est terrifiant, instructif et confirme ce que beaucoup d’entre nous répètent  à longueur de messages. Les apprentis sorciers à la recherche de drogues de plus en plus actives (et chères) font des ravages : le cannabis synthétique, en fait les cannabis synthétiques, les  cannabinoïdes, ont tué en Russie et la Douma va légiférer, certainement par un niet définitif.

Le message sera-t-il entendu chez nous, n’est-il pas temps de prendre la mesure de ce danger des cannabinoïdes  de synthèse, de plus en plus puissants, demande exige, mais aussi de plus en plus toxiques, et avec eux des autres drogues de synthèse pour en faire la chasse et les interdire définitivement et sans tergiverser.

Nous ne cessons de les dénoncer (voir les messages de Jean-Pierre Goullé dans les lettres N° 29 et 31 du CNPERT), elles inondent l’Europe, leur marché prospère dans une relative indifférence .

Ne peut-on prendre en compte la malheureuse expérience russe pour anticiper le risque de les voir déferler sur notre territoire.

Le législateur serait bien avisé d’accepter que sous le vocable de « cannabis », il y a beaucoup d’autres substances toxiques autres que le THC qui s’engouffreront dans la brèche qu’il veut créer et qu’il ne contrôlera pas.  Une modification réglementaire de la liste visant leur interdiction est nécessaire .

Jean-Paul Tillement

Editorial : le blog est en deuil.

DELAVEAU-P (1)C’est avec une grande tristesse que nous annonçons le décès brutal du Professeur Pierre Delaveau dans la nuit du 24 au 25 Août 2014 à Tours.

Membre du CNPERT, il avait adhéré très tôt, avec enthousiasme, à l’idée de la création du blog auquel il a apporté travail, soutien et compétences. Spécialiste des plantes médicinales, il en surveillait les possibilités d’emploi thérapeutique mais aussi les déviances et plus particulièrement les toxicomanies provoquées par les plantes hallucinogènes et euphorisantes.

Son message était clair : le règne végétal peut fournir de nombreuses plantes psychoactives, bien répertoriées, facilement  accessibles.

La puissance des pourvoyeurs de drogues est telle qu’ils peuvent à partir du vivier qu’elles représentent, multiplier leurs offres dans tous les pays, pratiquement sans restriction. C’est la raison pour laquelle notre collègue s’opposait fermement à toute libéralisation de la consommation de cannabis sachant bien que ce serait le début d’une explosion de la consommation de drogues et qu’alors d’autres plantes et substances dérivées suivraient le même chemin, cannabinoïdes, cocaïne et dérivés, substances de synthèse etc…

Pourquoi en tolérer une et pas les autres ? La situation actuelle montre que le danger est bien réel avec le développement nouveau de la consommation de Khat, de solanées et de champignons hallucinogènes.

A l’évidence, le risque est grand de multiplier les toxicomanies.

Pharmacien, docteur en médecine, docteur ès sciences, Pierre Delaveau a enseigné la pharmacognosie à la faculté de pharmacie de Paris et parallèlement a dirigé le service de biologie de l’hôpital Foch de Suresnes. Membre des académies de médecine,  pharmacie et de l’académie dentaire, il avait participé à de nombreuses commissions professionnelles, administratives et réglementaires nationales et européennes.

Il était Chevalier de la légion d’honneur, officier dans l’ordre national du Mérite et officier dans l’ordre des Palmes académiques.

Il était notre référent dans le domaine des substances psychoactives d’origine végétale. Enthousiaste, passionné, il n’a cessé de multiplier les mises en garde contre la consommation des drogues et leurs méfaits, particulièrement chez les sujets jeunes lors de la maturation cérébrale.

Avec le professeur Pierre Delaveau, nous perdons un Maitre, un sage et un excellent communicant qui ne se départait jamais d’une rare élégance et d’une grande courtoisie.

Nous perdons aussi un ami fidèle, un conseiller toujours disponible et attentif, un soutien sans faille.

Nous présentons à son épouse, à ses enfants et petits enfants nos bien sincères condoléances, nous partageons leur chagrin sachant que nous conserverons le beau souvenir de la place qu’il a prise dans notre action.

Il a été enterré dans l’intimité familiale le 29 Août. Un hommage solennel lui sera rendu à l’Académie nationale de pharmacie le 17 Septembre à 14h30, 4 avenue de l’Observatoire  Paris 6e.

 JP Tillement et JP Goullé

————————————

J’ai appris, avec une peine indicible, le décès de notre parfait et magnifique ami, le professeur Pierre Delaveau,
Beaucoup de ceux à qui j’effectue le transfert de ces mails variés le connaissaient et l’appréciaient.
Il en était un des récipiendaires de ces mails, il  appréciait beaucoup d’entre eux, mais évidemment pas tous; il m’incitait à lui en adresser d’autres.
Je poursuivrai ces envois, mais un peu plus tard.
Comme disait le poête « ne me secouez pas, je suis plein de larmes »… et je sais que beaucoup d’entre vous aussi..
Professeur Jean Costentin

La Lettre du CNPERT de Juillet 2014 est disponible en cliquant ici

Radio Canada : le cannabis chez nos ados

 Cette semaine on s’intéresse aux effets de l’utilisation du cannabis chez nos adolescents.

Docteure Louise Perreault, pédiatre, directrice du département de pédiatrie du Centre de santé et des services sociaux de Rouyn-Noranda, est avec nous pour en parler…

Pour écouter cliquez ici

 

Le professeur Costentin sur RTL

Ecouter la suite de l’émission (à partir de 9’20 »)

Le CNPERT vous souhaite une douce année 2014

Joie, santé ,bonheur pour une année sans drogue et pleine de bon sens

Il est indispensable d’en rêver et d’y travailler

           Bonne Année avec nous

Professeurs Jean Costentin, Jean Pierre Goullé, Jean Paul Tillement

 

 

 

Assemblée Générale du CNPERT

L’Assemblée Assemblée Générale 2013 du CNPERT s’est tenu le mercredi 18 décembre, de 15h à 17h dans l’amphithéâtre de l’Association Familles de France, à Paris,

Elle a été suivie d’une communication et de deux conférences :

  • -Dr. A. Fabre « Le cannabis dans l’antiquité »

  • -Pr. J. Costentin « Pourquoi il ne faut pas dépénaliser l’usage du cannabis » .-

  • -Pr. J.-P. Goullé « les nouvelles drogues »

  • Cliquez sur l’image ci dessous pour télécharger la présentation
  • Goulle Guerbet

 

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑