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Drogues au travail : un sujet tabou en France ? (Source JIM.fr)

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Paris, le lundi 31 octobre 2011 – Le président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MIDLT), Etienne Apaire, s’est exprimé cette année en faveur d’un élargissement des actions de dépistage de consommation de drogues dans le monde du travail. Aujourd’hui, ces tests ne sont autorisées que pour les « postes à risque », une notion trop restreinte selon Etienne Apaire. Ce sentiment est partagé par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Ce dernier tout en considérant que toute opération de dépistage dans le monde du travail doit s’entourer de gardes fous estime de fait que de nombreuses autres professions mériteraient d’être concernées par rapport à celles aujourd’hui ciblées.

L’exception française

Ces différentes prises de position paraissent signer une évolution des consciences dans un pays où la question de la consommation de substances illicites en milieu professionnel semble encore largement taboue. A l’occasion d’une séance commune entre les Académies nationales de pharmacie et de médecine le 19 octobre dernier de nombreuses voies se sont en effet élevées pour évoquer les lacunes de la France en la matière. Les professeurs Michel Lhermitte et Jean-Marie Haguenoer (Lille) ont en effet pu observer que « peu d’enquêtes effectuées en milieu professionnel ont été publiées en France, ce manque pouvant s’expliquer par une volonté d’anonymat sur le sujet au niveau des directions d’entreprise et des médecins du travail qui privilégient le soutien individuel face au problème des toxicomanies ». Néanmoins, à leurs yeux, ce silence est dommageable. Ils jugent en effet que : «La publication des résultats permettrait de connaître l’ampleur du phénomène et de mettre en place des campagnes plus efficaces d’information et de prévention dans le monde du travail ». Par ailleurs, ils insistent sur l’utilité des opérations de dépistage : « Le dépistage des substances illicites est nécessaire, car ces substances psychotropes modifient la vigilance et font courir des risques en milieu du travail, d’autant plus par exemple que l’association cannabis-alcool augmente encore le risque. La connaissance de la consommation est, de plus, un facteur primordial au niveau des postes de sécurité ». Le retard de la France dans ce domaine a été confirmé par la communication du Professeur Jean-Pierre Goullé (Le Havre) et du docteur Patrick Mura (Poitiers) qui ont remarqué que : « La surveillance de la consommation de drogues et de médicaments psychotropes en milieu professionnel est un domaine où la France est très en retard par rapport à d’autres pays, alors qu’il s’agit d’un problème majeur de santé publique ».

Léa Crébat

La réponse du professeur J. Costentin au Dr Jean-Pierre Daulouède

Pour des salles de shoot : Réunis au colloque THS cette semaine, des experts demandent leur création en France.

Les scientifiques du colloque International Toxicomanie Hépatites Sida qui se déroulait à Biarritz la semaine du 10 octobre dénoncent dans un communiqué « la politique frileuse du gouvernement français » en matière de réduction des risques de la toxicomanie et notamment de salles d’injection thérapeutiques.

Citant le premier ministre François Fillon qui avait estimé que « ces salles n’étaient ni utiles, ni souhaitables », le docteur et président du colloque, Jean-Pierre Daulouède, regrette qu’existe « en France, une politique de santé publique basée sur l’idéologie et l’électoralisme, qui ne débouche sur rien de bon. Des milliers de morts auraient pu être évités ! »

Il donne l’exemple de la salle de consommation de drogues de Bilbao soutenue par l’Europe et la Région Aquitaine.

Réponse du Professeur Costentin, Pt du CNPERT

A propos d’une déclaration du docteur Daulouède organisateur d’un colloque «T.H.S.»(Toxicomanies –Hépatites – SIDA) à Biarritz (déclaration parue dans le journal Sud-Ouest…voir ci dessus)

A la suite d’un congrès, organisé comme caisse de résonance des convictions  de son organisateur, le docteur Daulouède, celui-ci a déclaré au journal Sud-Ouest que la position exprimée par le Premier Ministre, Monsieur Fillon, à propos des salles de shoots pour toxicomanes (à savoir qu’elles étaient ni utiles, ni souhaitables), illustrait une politique de santé publique basée sur l’idéologie
et l’électoralisme, et d’ajouter que leur mise en œuvre aurait évité des milliers de morts (sic).

En mesurant les termes avec lesquels nous exprimerons notre indignation, nous dirons tout d’abord que ce sont les propos du docteur Daulouède qui sont profondément imprégnés d’idéologie.

La conclusion sage et ferme du Premier Ministre sur ce battage médiatique est en effet la résultante d’avis éclairés, pesés  et convergents.

Parmi ceux que nous connaissons, nous lui apprendrons ou lui rappellerons :

– L’avis négatif de l’Académie Nationale de Médecine exprimé par son communiqué du 11 janvier 2011, paru dans le Bulletin National de l’Académie nationale de médecine 2011, 195, 203-4.

– L’avis négatif du Conseil National de l’Ordre des Médecins exprimé par un communiqué, relaté dans son bulletin d’information N°18 Juillet-Août 2011, p.6; consultable sur le site http://www.conseil-national.medecin.fr

– L’avis négatif de la Mission bicamérale (Assemblée Nationale – Sénat) exprimé dans son volumineux rapport « Toxicomanies : Rejeter la fatalité, renouveler les stratégies »; avis résumé par : « le rejet de l’expérimentation des centres d’injection supervisé, non adapté à la situation française et objets de graves questionnements juridiques »….

– La position argumentée du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT) qui compte parmi ses membres de nombreux hospitalo-universitaires ; CNPERT qui a même pris l’initiative d’une pétition  nationale, ayant recueilli la signature de nombreuses personnalités médicales et scientifiques (texte ci-joint).

Quant aux » milliers de morts qui auraient pu être évitées », ils l’auraient été beaucoup plus surement par une prévention à base de pédagogie et d’une application sans faille des dispositions législatives propres à contenir l’expansion de la pandémie
toxicomaniaque. En ces matières, les déclarations de notre confrère et néanmoins contradicteur, n’ont pas été très audibles, si tant est qu’il en ait effectuées….
Pr. Jean Costentin  président du CNPERT

Paris, premier consommateur de cannabis

consommation de cannabis à paris

 

Rien de surprenant : Paris arrive en tête des départements où l’on consomme le plus de cannabis. La capitale est à la fois un marché gigantesque et une véritable plateforme du trafic mondial. D’après les données récoltées en 2008 par l’OFDT, le département est celui où les consommateurs réguliers sont les plus nombreux (12 % des jeunes de 17 ans). Dans la catégorie expérimentation, Paris arrive en 2e position avec tout de même 54 % des jeunes de 17 ans déclarant avoir au moins consommé une fois du cannabis. Enfin, 86,2 interpellations pour 10 000 habitants ont eu lieu dans la capitale la même année, amenant Paris à la 5e place du classement des interpellations.

Lire la suite

 

J P Goullé (CNPERT) apporte 2 compléments d’information :

1 – Les drogues à 17 ans – Résultats de l’enquête ESCAPAD 2008

2 – Interpellations par habitant pour usage de cannabis en 2008

L’herbe, « la porte d’entrée dans la drogue » (SudOuest.fr)

Il n’y a pas de « drogue douce ». Le cannabis est un premier pas vers la dépendance.

par Marie-Christine d’Welles. PH. DR

Native de Bordeaux, l’écrivain Marie-Christine d’Welles est la fondatrice d’Enfance sans drogue, association de mères de famille misant sur la prévention pour « enrayer » le fléau.

« Sud Ouest Dimanche ». Pourquoi le cannabis est-il plus dangereux que le tabac ?

M.-C. d’Welles. Le tabac, qui est très nocif par ailleurs, est un poison pour le corps mais pas pour l’esprit. Ce n’est pas une drogue psychotrope : personne n’a jamais tué ou provoqué un accident de voiture sous l’empire du tabac.

Tous les consommateurs de cannabis ne deviennent pourtant pas des drogués…

Cela dépend des effets ressentis. Il y a ceux qui ont détesté, qu’on appelle les vaccinés. Il y a ceux qui ont trouvé l’expérience agréable et qui, lorsqu’ils seront en difficulté, chercheront refuge dans un joint. Mais le cannabis reste surtout la porte d’entrée dans la drogue.

Y a-t-il plusieurs cannabis ?

Oui. Un verre de cidre n’est pas un verre de cognac. Il y a entre deux cannabis la même différence qu’entre deux alcools. Ainsi, la résine vendue aux enfants est peu dosée. À l’opposé, deux taffes tirées à partir de certains cannabis vendus dans des coffee-shops en Hollande peuvent, en raison de leur fort dosage, provoquer une syncope (NDLR : le gouvernement néerlandais vient de réagir, lire ci-dessus).

Comment les parents peuvent-ils deviner que leur enfant fume des joints ?

Beaucoup de mauvaise humeur, une incapacité – sans raison – à se lever le matin, des résultats scolaires en baisse. Mais ce qui est pervers, c’est qu’il peut se passer deux à trois ans avant l’apparition de signes extérieurs. Il y a aussi, dans le cas des enfants qui n’ont jamais eu de bronchite, une toux grasse, caractéristique.

Comment prévenir ?

Nous avons beaucoup travaillé à Enfance sans drogue. La meilleure prévention pour pouvoir en discuter avec les enfants est de connaître les produits, leurs effets. C’est comme avec la sécurité routière : les adolescents doivent se retrouver face à des parents qui s’intéressent aux dangers et vont les mettre en garde.

Peut-on évoquer les joints, le hasch, avec de jeunes enfants ?

Oui, ce doit être un sujet ouvert et pas tabou. Si les parents savent de quoi ils parlent, ils peuvent l’évoquer dès le CM1 ; par exemple lors des repas familiaux. À cet âge-là, avant l’adolescence, la personne importante, dont la parole compte, c’est le père ou la mère. Dès lors, les enfants sauront.  Source

Trop d’alcool et de cannabis chez les jeunes (SudOuest.fr)

Le phénomène est frappant en Aquitaine, puisqu’en termes d’alcoolisation précoce et de prise de substances illicites, la région obtient de pires résultats que la moyenne nationale.

 Les adeptes du binge drinking n'ont d'autre objectif que l'ivresse rapide, la « cuite ».  PQR  Les adeptes du binge drinking n’ont d’autre objectif que l’ivresse rapide, la « cuite ». PQR

Cette nuit qui vient de s’écouler, et comme toutes les fins de semaine, des dizaines de milliers d’adolescents se sont « déchirés ». Il y a quelques années, l’utilisation pronominale du verbe restait cantonnée aux beuveries d’adultes. Le mot fait désormais florès chez les adolescents. Qu’ils soient pratiquants ou non de ces soûlographies du week-end, ils savent tous qu’il désigne une recherche de « biture », avec pour carburant la fusion dans l’organisme de bières raides et d’alcools extrêmes, comme la vodka. Lesquels alcools viennent parfois radicaliser le rendement d’un joint de cannabis, car les mêmes peuvent aussi être fumeurs. Et tout cela, si possible, à vitesse intersidérale. Car ils plébiscitent aussi un nouveau rituel : le « binge drinking », une opération à l’efficacité garantie pour atteindre le supposé nirvana de l’ivresse. Lire la suite

Certaines drogues sont-elles « séquestrées » dans les graisses corporelles ?

Je vous adresse le lien d’un article récent, avec la réaction d’une lectrice. Peut-être pourrez-vous confirmer ou nuancer l’affirmation selon laquelle certaines drogues sont « séquestrées » dans les graisses corporelles, et « relarguées » (lors d’un amaigrissement par exemple) ?

Alain Cohen

Plusieurs études ont montré que l’adolescence constitue (vu sans doute l’importance de la construction neurophysiologique et psychosociale à cet âge), une période de grande vulnérabilité pour les effets neuro-psychiatriques des drogues. Mais en cette époque périlleuse de « pandémie cannabique » [1], peu de travaux avaient encore évalué l’impact spécifique d’un usage précoce du cannabis, comparativement à une prise plus tardive.

Une étude brésilienne (Université fédérale de São Paulo) précise désormais ce point, en confrontant les performances cognitives et le fonctionnement exécutif [2] de jeunes venus à la consommation de cannabis, avant ou après l’âge de 15 ans. Cette recherche porte sur 104 consommateurs chroniques de cannabis (49 usagers avant 15 ans, et 55 après) et sur 44 sujets-contrôles.

Si aucune différence n’est observée pour le Quotient Intellectuel parmi ces trois groupes, les résultats des tests neuropsychologiques révèlent par contre, chez les usagers précoces de cette drogue, des performances « plus pauvres » que chez les usagers plus tardifs et chez les sujets-témoins, en matière de fonctionnement exécutif. Cet impact significatif affecte notamment les tâches concernant une attention soutenue et le contrôle de l’impulsivité. Par exemple, dans un test de tri de cartes, les consommateurs précoces commettent plus d’erreurs que les sujets-contrôles (en moyenne 10 contre 6,44) et complètent moins de tâches qu’eux (2,77 contre 3,5).

Au terme de cette étude, il ne fait donc plus aucun doute que l’usage régulier du cannabis peut présenter « davantage d’effets délétères sur le fonctionnement neuro-cognitif, lorsqu’il commence avant l’âge de 15 ans. » Et il n’est pas inutile de rappeler que l’aliéniste Moreau de Tours avait déjà précisé, dès 1845, l’incidence pathogène du cannabis pour le risque de psychose, dans son ouvrage « Du haschich et de l’aliénation mentale » [3].

[1] Errements d’une chaîne nationale : si on légalisait le cannabis

[2] Comprendre les fonctions exécutives

[3] Moreau J. Du Haschish et de l’aliénation mentale

Vos réactions

La drogue reste dans les graisses – Le 31 août 2011

Merci pour cet article très intéressant. Si seulement l’information pouvait être transmise à l’ensemble de la population qu’il n’y a pas de drogues douces ! En exposant le dégât véritable que représentent les drogues sur l’aptitude, la vivacité et la réelle joie de vivre, une prise de conscience peut s’opérer qui éloigne les jeunes de la tentation de prendre de la drogue. De plus, les drogues restent dans les parties graisseuses du corps et peuvent y continuer leur travail néfaste de destruction. Certaines personnes, dans certains traitements, auraient réveillé les résidus d’une drogue prise des années avant et refait des trips, alors qu’elles ne prenaient plus de drogues depuis de longues années. Voilà ce qui fait la principale différence entre la drogue et l’alcool ou le tabac, sans, bien sûr, gommer les effets néfastes de l’alcool et du tabac.

Maryvonne Legoux

Commentaire de Jean Paul Tillement (CNPERT)

C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai pris connaissance de votre message sur les dangers spécifiques du cannabis avant l’âge de 15 ans et de la réaction de notre collègue, M.Legoux
Je souscris à vos conclusions avec les commentaires suivants:

– J’ai la notion que la maturation du cerveau n’est pas terminée à 15 ans mais plus tard, vers 20 ans.
– La drogue considérée comme « douce » est le cannabis. L’émergence d’épisodes schizophréniques montre bien qu’il n’a rien de doux.
– Diffuser l’information sur les méfaits des drogues est nécessaire (je m’y emploie) mais pas suffisant. il faut contrer la désinformation ambiante très puissante, exemples :
-> si on libéralisait le cannabis…à la télé
-> arrêter de « stigmatiser » les drogués (mais jamais les trafiquants, pourquoi?)

– L’alcool et le tabac sont des drogues, certainement les deux plus fréquentes.

Il est inutile de les dissocier des autres « drogues », en réalité des substances de synthèse qui leur sont pratiquement toujours associées et qui représentent le danger majeur de l’avenir car faciles à fabriquer, pas chères, discrètes: ne nécessitant pas de surfaces cultivées et  utilisables en injection
-La liposolubilité caractérise certaines drogues, en particulier le cannabis.

C’est la substance la plus liposoluble que je connaisse: elle s’accumule dans les lipides, le cerveau et les tissus adipeux d’où elle est relarguée progressivement.

Comme le note votre correspondante, elle peut être libérée brutalement en cas d’amaigrissement rapide. La liposolubilité explique aussi l’absence de syndrome de sevrage net. Mais ce n’est pas le cas de toutes les drogues, en particulier des nouvelles molécules.
Les substances les plus récentes sont beaucoup moins liposolubles, passent cependant la barrière hémato-encéphalique et sont éliminées plus rapidement, d’où la possibilité d’un syndrome de sevrage. En pratique, elles sont suffisamment hydrosolubles pour étre injectées par voie intraveineuse. D’où la demande de salles de « shoot » présentées comme des solutions humanitaires!
Pour plus de détail, consultez mon blog: http://Drogaddiction.com 

 

La levée de la prohibition du cannabis en France n’est probablement pas pour demain

Alors que la consommation de cannabis en France est une réalité, souvent à titre d’expérimentation, principalement parmi les jeunes, mais moins à titre régulier, pro et anti cannabis s’affrontent régulièrement, au nom des grands principes.

Le cannabis est la première substance illicite consommée en France et c’est surtout son trafic qui fait désordre dans les quartiers déshérités, ce qui fait que certains pensent que c’est le poids économique de la prohibition qui pourrait faire pencher la balance en faveur de la légalisation de la consommation.

En effet, des milliers de personnes sans travail régulier vives et font vivre leur famille grâce au trafic de cannabis en leur évitant de tomber dans la misère, voire la criminalité.

Alors, peut-on leur confisquer leur seule source de revenus au profit d’une régie d’État ?

Un récent rapport de la Commission mondiale de la politique des drogues, publié à New-York, constate l’échec de la guerre à la drogue et préconise la dépénalisation du cannabis, considère, à tort ou à raison comme drogue douce, par rapport aux drogues dures telle que la cocaïne.

Plus près de chez nous, un ancien ministre de l’Intérieur, Daniel Vaillant recommande une « légalisation contrôlée » du cannabis, en expliquant que si le cannabis était traité comme le tabac, il rapporterait des milliards à l’État.

Ce serait un pas vers l’assimilation du cannabis au tabac. Effectivement, le tabac est incontestablement une drogue dont la consommation met gravement en danger la santé et la vie de ceux qui en consomment (voire celle de ceux qui les côtoient), sous l’emprise d’une addiction.

On devrait aussi, par la même occasion parler des méfaits de l’alcool, dont fait partie le vin, un produit de grande tradition issu de notre terroir et auquel personne oserait s’attaquer.

Alors que cannabis, tabac et alcool produisent des effets néfastes sur la santé des consommateurs, ils se distinguent par le coté plus ou moins distingué de leur modèle de consommation.

Champagne, vins et alcools font partie des grands repas et des réceptions, que personne, aujourd’hui n’oserait attaquer et que le grand public cherche à imiter, chaque fois qu’il en à l’occasion et les moyens.

Fumer des cigarettes a été, pendant de longues années, particulièrement à partir de la naissance du cinéma, l’apanage des personnes distingués, mis en valeur par les acteurs de l’époque de grande renommée, alors qu’il est sur le point d’être banni de tous les lieux fréquentés par le public.

Pour ce qui est du cannabis, il se fume en douce, se remarque par l’odeur que la fumée dégagée et expose ceux qui en consomment et qui en détiennent à des sanctions pénales, même sans être des trafiquants.

Si un jour sa consommation devait être autorisée, elle serait soumise aux mêmes restrictions que celle du tabac.

Source

 

Lu dans 20 minutes.fr : Stress, alcool et tabac, un quotidien qu’on banalise

Enquête : La mutuelle Mep fait le point sur la santé des étudiants

La prévention et l’information des étudiants montpelliérains sur leur santé préoccupent de plus en plus la Mep, l’une des principales mutuelles étudiantes régionales. Dès le mois prochain des campagnes de sensibilisation seront axées sur les addictions à la drogue et à l’alcool, les violences sexuelles, le sommeil et le stress. Il s’agit des principaux problèmes relevés par une enquête réalisée à la fin de l’été sur des étudiants languedociens dont la plupart sont Montpelliérains.
« Nous programmons de nombreuses opérations de sensibilisation dès les premiers mois de la rentrée, en partenariat avec le Crous et les corpos, dans les résidences étudiantes et lors de soirées », insiste Jean-Baptiste Roussouly, responsable académique de la mutuelle. Il lancera également en novembre la semaine du bien être.
Parmi les chiffres « les plus inquiétants » pour la Mep, 20 % des étudiants ont renoncé, l’année dernière, à des soins de santé pour des raisons financières. « C’est en nette augmentation depuis deux ans ». L’autre constat qui interpelle : « le paradoxe de la perception des étudiants sur leur état de forme. 94 % s’estiment en bonne santé, mais 40 % d’entre eux ne gèrent pas le stress, 25 % ont des troubles du sommeil et 9 % ont eu des pensées suicidaires lors des douze derniers mois ».
Une santé étudiante qui est conditionnée, toujours d’après l’étude, par le lieu de vie. « On note des consommations excessives d’alcool et de tabac, plus fréquentes chez les étudiants qui vivent en colocation ». L’augmentation de la consommation de cannabis et de poppers inquiète également les responsables de la Mep.

Nicolas Guyonnet    Source

La cocaïne, cinquième pourvoyeur d’infarctus du myocarde du sujet jeune

Un article récent de Carillo et coll. Dans l’European Heart Journal (2011) rapporte ce chiffre préoccupant.

On savait depuis longtemps que la cocaïne, lors d’usages répétés, provoque des accidents cardiaques. Expérimentalement , on observe que, d’une part elle est vasoconstrictrice, diminuant le débit coronaire, et que d’autre part elle est thrombogène, cause de coagulation intravasculaire. Si on y ajoute ses effets toxicomanogènes, on comprend aisément qu’elle ait été supprimée de la pharmacopée.

Elle revient par le biais de son utilisation illicite plus grave que jamais : la raison en est simple et résulte de son utilisation par voie intraveineuse.

Le toxicomane, à la recherche d’un effet immédiat et intense, l’injecte sous forme d’un bolus, injection rapide flash.
Ce bolus atteint le cœur avant le cerveau et avant d’être dilué dans la masse du sang circulant ; la dose totale injectée est en contact direct avec le tissu cardiaque qui reçoit la dose maximale.

Utilisée par voie veineuse, en flash, elle est beaucoup plus toxique, ce qui explique l’observation de ces cardiologues et l’apparition de ces nouveaux accidents.

Jean-Paul Tillement

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