Recherche

Catégorie

Actualités

Cannabis : Un seul joint suffit pour affecter la conduite pendant 13 heures

Pour la première fois, une étude a analysé les effets du cannabis sur la conduite dans la vie réelle. Ses résultats viennent d’être publiés dans la revue « Clinical Chemistry ».

 Par Géraldine Woessner

Publié le  Le Point.fr

« C’étaient des joints de qualité », précise Jean-Claude Alvarez, chef de service du laboratoire de pharmacologie-toxicologie du CHU de Garches, à l’origine de l’étude. On l’espère : pour mesurer les effets du cannabis, les recherches en conditions réelles sont rarissimes. Pour cette étude française VIGICANN, les chercheurs ont pris le risque de donner à leurs cobayes de vrais joints, fumés comme dans la vraie vie, avant de tester leur vigilance psychomotrice et leurs performances de conduite sur la durée.

Quinze fumeurs « réguliers », fumant un à deux joints par jour, et quinze fumeurs « occasionnels », s’en autorisant un à deux par semaine, ont été sélectionnés, tous des hommes âgés de 18 à 34 ans. « L’idée était d’éviter les situations excessives, en se rapprochant le plus possible de la vie réelle », explique Jean-Claude Alvarez.

Les chercheurs ont mesuré leur taux de THC, avant et après consommation, à la fois grâce au test salivaire utilisé par les forces de l’ordre lors des contrôles routiers, et par prélèvement sanguin. Ils ont également analysé leurs performances au volant.

Alors que les effets du cannabis sur la conduite sont encore mal connus, les résultats sont riches d’enseignement.

Un temps de réaction allongé de 17 % à 20 %

Que l’on soit fumeur chronique ou occasionnel, les effets du cannabis sur la conduite sont réels, et importants : le temps de réaction des cobayes, après avoir fumé, est allongé de 17 % à 20 %. « Dans le contexte de la conduite, c’est une éternité. » Mais surtout, les effets de la drogue sont plus prononcés et durent plus longtemps chez le fumeur occasionnel que chez le fumeur régulier. Alors qu’ils s’estompent au bout de huit heures chez les seconds, ils persistent pendant treize heures chez les fumeurs du dimanche, même s’ils n’ont pas le sentiment d’être toujours sous emprise. « Le temps de réaction reste plus long, la trajectoire centrale est différente, et la conduite modifiée », souligne Jean-Claude Alvarez.

Or s’il est interdit de consommer, de posséder ou de produire du cannabis en France, et que son usage est impliqué dans 14 % des accidents mortels de la route, son impact sur la conduite reste largement ignoré, notamment des jeunes et des fumeurs occasionnels : ces cinq millions de Français qui ont fumé, selon des statistiques récentes, du cannabis dans l’année.

Depuis 2017, la lutte s’est renforcée avec la possibilité offerte aux policiers et gendarmes d’effectuer des tests salivaires au bord de la route, sans cause préalable, c’est-à-dire en l’absence d’infraction. Un autre volet de l’étude, qui sera bientôt publié, montre que ces tests, parfois décriés, sont relativement fiables, au moins dans les premières heures suivant la prise de stupéfiants. leurs résultats confirment alors ceux des analyses sanguines. « Mais cinq heures après que les gens ont fumé un joint, on n’en détecte plus que la moitié, et plus aucun au bout de huit heures », tempère Jean-Claude Alvarez… Alors que les effets de la drogue, eux, se font encore ressentir.

Source Le Point

Les e-cigarettes peuvent causer des pneumonies lipidiques (Sciences et Avenir)

Certains utilisateurs de cigarette électronique développent des symptômes semblables à ceux des pneumonies lipidiques, probablement à cause des huiles de cannabis de contrefaçon.

Vapotage et pneumonie lipidique

Des huiles utilisés pour vapoter pourrait causer des pneumonies lipidiques.

Assistera-t-on bientôt à une épidémie de maladies pulmonaires liées au vapotage ? Aux États-Unis, plus de 450 personnes sont tombées malades après avoir vapoté, dont au moins six sont décédées. La cause exacte de ces effets néfastes des e-cigarettes n’a toujours pas été élucidée, mais deux rapports, publiés simultanément par le Centre de contrôle et prévention des maladies américain (CDC) et dans le New England Journal of Medicine le 6 septembre 2019, montrent que des huiles de cannabis utilisées avec l’e-cigarette pourrait être la cause de certains de ces cas.

Des pneumonies causées par l’inhalation d’huile

« Il est vraiment très rare de voir des pneumonies aussi sévères chez des adolescents« , s’étonne le Dr. Kevin Davidson, pneumologue à l’hôpital WakeMed en Caroline du Nord (États-Unis) et auteur du rapport publié par le CDC. « Au début, nous avons pensé qu’il s’agissait d’une infection, mais nous n’avons trouvé de microbe pathogène dans aucun des poumons des cinq patients que nous avons étudiés, décrit le médecin. Ce que nous avons trouvé, ce sont des cellules pulmonaires remplies de vacuoles lipidiques, typiques de la pneumonie lipidique. » Le deuxième rapport, qui s’est penché sur des patients dans l’Utah (de l’autre côté du pays), est arrivé à la même conclusion : les symptômes pulmonaires de ces patients sont causés par l’inhalation d’huile, qui n’est pas censée se trouver dans des e-liquides classiques. Or, tous ces patients avaient vapoté des huiles contenant du tétrahydrocannabinol (THC), une molécule présente dans le cannabis. 

Des huiles de marijuana de contrefaçon

« Ce qui est intéressant, c’est que la plupart de ces cas sont arrivés dans des États où les produits issus de la marijuana sont illégaux, c’est-à-dire dans des États où ces produits ne sont pas régulés, avance le Dr. Davidson. Il se peut que la cause de ces maladies ne soit pas directement liée aux huiles de cannabis mais à quelque chose qui serait ajouté aux huiles de contrefaçon. » Car, avec la montée du vapotage aux États-Unis, la contrefaçon d’huiles de cannabis a aussi augmenté significativement. Le Boston Globe a relaté début septembre l’arrestation d’un homme dans le Wisconsin, qui cachait dans son appartement 30.000 recharges de THC pour e-cigarette qu’il vendait 16 dollars l’unité.

Source

EXPOSITION : LE MOIS SANS TABAC, LE CHATEAU D’OLERON.

EXPOSITION : LE MOIS SANS TABAC, 12 novembre 2019-12 novembre 2019, LE CHATEAU D’OLERON.

Dans le cadre du mois sans tabac, cette exposition montre les conséquences d’une addiction (drogue, alcool, tabac). Cette exposition est réalisée par la communauté de communes, en collaboration avec des acteurs du milieu médical.Les heures d’ouverture ne sont pas définies à ce jour.L’entrée est libre est gratuite.

Dans le cadre du mois sans tabac, cette exposition montre les conséquences d’une addiction (drogue, alcool, tabac). Cette exposition est réalisée par la communauté de communes, en collaboration avec des acteurs du milieu médical.

Les heures d’ouverture ne sont pas définies à ce jour.L’entrée est libre est gratuite. – – Contact : tel: +33 5 46 47 60 51 -courriel: le-chateau-oleron-tourisme@marennes-oleron.com
Salle de l’Arsenal de la Citadelle, 17480 Le Château-d’Oléron (insee:17093)Salle de l’Arsenal de la Citadelle, 17480 Le Château-d’Oléron

Source

Maladies de la cigarette électronique : le cannabis en cause ? (France info)

Après la survenue de maladies respiratoires chez les vapoteurs, les autorités sanitaires américaines appellent à ne pas ajouter de produit à base de THC, substance active du cannabis, dans le liquide des e-cigarettes.

Comment expliquer les cas de maladies pulmonaires liés au vapotage aux États-Unis ? Selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), 215 personnes à travers 25 états aux Etats-Unis ont développé une maladie pulmonaire grave et un décès a été constaté la semaine dernière.

A lire aussi : La cigarette électronique aide-t-elle vraiment à l’arrêt du tabac ?

THC et maladies pulmonaires

Face à ce constat, les autorités sanitaires américaines ont appelé vendredi les citoyens, en particulier les jeunes, à ne pas utiliser d’ingrédients achetés dans la rue, à commencer par du cannabis, dans les cigarettes électroniques car ces pratiques seraient en effet liées à l’apparition de ces maladies pulmonaires.

« Dans de nombreux cas, les patients ont reconnu l’utilisation récente de produits de cigarette électronique contenant du tétrahydrocannabinol (THC) lors d’une conversation ou d’entretiens avec le personnel de santé » relèvent les CDC dans un communiqué daté du 30 août 2019.

Toux, essoufflements, vomissements…

Les enquêteurs n’ont cependant pas identifié de marque ni de produit spécifique ayant causé ces maladies, qui se manifestent par une toux, un essoufflement, des douleurs de poitrine, et dans certains cas des vomissements et des diarrhées.

En attendant les résultats d’une enquête plus approfondie, les CDC appellent les vapoteurs à ne pas acheter de recharges ou de liquides dans la rue, notamment au THC, la substance psychoactive du cannabis.

Ils « ne doivent pas modifier les produits de cigarettes électroniques ou leur ajouter des substances qui ne sont pas prévues par le fabricant« , ont averti les CDC et la Food and Drug Administration (FDA).

Le vapotage séduit les ados

« Indépendamment de l’enquête en cours, les produits de cigarettes électroniques ne doivent pas être utilisés par les jeunes, les jeunes adultes, les femmes enceintes et les adultes qui ne consomment actuellement pas de tabac« , rappellent les autorités. Le vapotage consiste à inhaler des vapeurs créées par le chauffage à haute température d’un liquide à l’intérieur de la cigarette électronique. Habituellement, ce liquide contient de la nicotine mais l’usage du liquide contenant du THC se répand.

Aux États-Unis, les autorités sanitaires s’alarment la popularité du vapotage chez les adolescents et ont engagé une politique de fermeté contre les fabricants pour faire respecter l’interdiction de vente aux moins de 18 ou 21 ans, selon les Etats.

En France, les adolescents ont dernièrement délaissé la cigarette au profit de la cigarette électronique : un peu plus de la moitié des lycéens français ont expérimenté la cigarette électronique (52,1%) contre un tiers (35,1 %) en 2015, rapportait en juin dernier une étude de l’OFDT.

Source

Faut il légaliser le cannabis ? par JP Bruneau – edvo.fr

Le débat est relancé une fois de plus ! Pour obtenir la légalisation du cannabis « en oubliant notre efficace principe de précaution », nos 1,5 million de cannabiculteurs ou d’usagers ou d’usagers revendeurs de cannabis, entre autres, sont toujours à l’affût ! Nous sommes les champions d’Europe en nombre de consommateurs.
Le cannabis fumé n’a pourtant rien de thérapeutique pour nos jeunes et moins jeunes !
On ne fait pas fumer de l’opium pour soulager les douleurs des malades ; ont extrait certains principes actifs de l’opium pour en faire les médicaments comme la codéine, la morphine. Il en est de même pour le cannabis, avec des extraits qui sont déjà dans nos médicaments comme le CESAMET, MARINOL, et le SATIVEX prescrivable depuis 2015 en France pour 5000 malades atteint de sclérose en plaques (SATIVEX en vaporisation buccale, toujours pas en pharmacie car les « labos » veulent imposer un prix exorbitant !… Donc rien de nouveau !).

L’idée du Premier Ministre de faire cultiver ce cannabis thérapeutique dans la Creuse pour améliorer les ressources des cultivateurs creusois, demandera la mise en place d’un service de sécurité coûteux pour éviter les pillages ! Le cadre juridique actuel autorise en France la culture du chanvre sativa (utilisé par l’industrie pour la graine et la fibre) contenant obligatoirement moins de 0,21% de THC (principe actif du cannabis), et c’est déjà très compliqué à gérer pour nos cultivateurs déclarés et contrôlés !
Comme dans la plupart des Etats qui ont commencé par la légalisation de l’usage thérapeutique du cannabis, il faut s’attendre à une pression des lobbyistes commerciaux et des usagers récréatifs pour demander la légalisation de l’usage récréatif du cannabis ; l’argumentaire avancé par les startups internationales dans ce domaine est lisible dans tous les articles de presse ; ils n’attendent que la légalisation pour commercer plus de 1000 produits à base de cannabis (parfums, champoing, dentifrice, bonbons, chewingum, cosmétiques , boissons, encens, vêtements, …) startups qui aux USA en sont arrivés à vous organiser soirées ou mariage cannabis …clé en main … avec services de sécurisation….

Sous prétexte de liberté ou de guerre perdue contre la drogue, il est toujours possible de manipuler les plus influençables. Les consignes ministérielles ont permis à tout le système répressif de pratiquer le simple avertissement pour tout usager de drogues et l’incitation aux soins. Se servir de l’argument d’emprisonnement des usagers est une grosse manipulation puisque moins de 100 usagers multirécidivistes simples usagers sont incarcérés et presque tous le sont pour des faits antérieurs où la peine de prison avec sursis tombe ou l’aménagement de peine n’a pas été respecté.

Les brigades de lutte contre les stupéfiants sont les services les moins pourvus en effectifs et en équipements spécialisés, depuis plus de 20 ans ! La suppression de la police de proximité dans nos cités, « l’ilotage », depuis 15 ans et l’avertissement plutôt que la sanction recommandée par notes ministérielles depuis 2004 pour le simple usage de cannabis, fait qu’il est difficile de parler de résultats dans cette lutte ! L’application d’une sanction contraventionnelle comme pour le défaut de port de ceinture de sécurité permettrait très rapidement de parler de résultat !

S’appuyer sur l’exemple de vendre et fumer du tabac n’est pas crédible ; ce produit est légalisé, vendu sous contrôle d’Etat, mais cela n’empêche pas les mineurs d’y accéder par la vente de tabac de contrebande entre autres. (1 cigarette sur 4 est vendue illégalement et surtout depuis l’instauration du paquet neutre).
En France 79 000 morts évitables par an liés aux maladies du fumeur (fumeur de tabac et/ou de cannabis). Aucun des « experts » prônant la légalisation ne dit que fumer du cannabis est 7 fois plus cancérigène que le tabac ; alors que la mortalité et le nombre de malades fumeurs augmentent chaque année !

Aucun ne dit que fumer du cannabis est aussi dangereux que l’abus d’alcool pour la conduite des véhicules alors que l’usage de tabac seulement ne modifie ni les réflexes ni le comportement des conducteurs.
On ne parle pas non plus des victimes « innocentes » des fumeurs de cannabis à cause des accidents de la route ou au travail. (www.association-marilou.org).
Ces 50 dernières années, les politiques ont fait évoluer nos mœurs en réduisant la liberté de vente et de consommation d’alcool ou de tabac, en utilisant la voie répressive. Donc libéraliser l’usage d’une drogue supplémentaire, serait en opposition à ce principe de précaution.

Dans cette logique libertaire, pourquoi pas supprimer tous les contrôles de vitesse et ne compter que sur la sagesse des conducteurs !
Dire que la légalisation du cannabis, pour mieux contrôler l’usage et le commerce, est la meilleure solution est d’une naïveté dangereuse dans un pays latin comme le notre car une liberté acquise ne se reprend pas.
Arguments de propagande : la légalisation de cannabis permet de neutraliser le trafic et génère des emplois et des profits pour l’Etat. Faux !

Le trafic est solidement organisé en France, surtout dans les cités de toutes les villes et nous sommes devenu le Pays le plus gros consommateur d’Europe. Vendre le cannabis légal taxé en officine avec accès aux adultes seulement sous prétexte de protéger les mineurs reste du domaine de l’utopie. Le cannabis  » herbes ou résine ou cannabis synthétique pour vapoteuse » vendu en officine sera obligatoirement moins puissant en THC que les variétés vendues sur le darknet ou dans les cités. Sémilla, skunk, Spip… Les dealers de nos cités n’ont pas attendu la légalisation ; ils sont tous multicartes à présent en proposant tous les produits stupéfiants. Le dealer ne paie ni taxe ni charge donc il sera concurrent, avec des produits plus puissants, en quantité non limitée, moins chers et à proximité…

Une officine comme le Coffee Shop en Hollande, interdit l’accès aux mineurs, et permet pour l’adulte l’achat avec limitation à détention de 5 grammes pour un usage privé … avec une carte de membre pour limiter l’accès à l’officine (interdit aux étrangers) et un contrôle bien compliqué pour les usagers cannabiculteurs ?

Même si la consommation de cannabis est nettement moins importante chez les jeunes hollandais, il faut prendre en considération le côté strict de l’éducation et la prévention précoce dans ce pays nordique, comme en Suède. L’usage contrôlé, réglementé, en Hollande n’a pas neutralisé le trafic des stupéfiants (plaque tournante la plus importante d’Europe depuis la dépénalisation) et la criminalité liée à l’usage des drogues.
Dans notre Pays, les mineurs étant les plus ciblés par l’offre illicite de cannabis, il faudra toujours autant de policiers et de gendarmes pour les protéger. Les dealers n’iront pas pointer davantage au chômage, le cannabis n’étant que le produit d’amorçage pour vendre le reste. Il faudra plus de contrôles dans les cités pour limiter la vente cannabis de contrebande et plus de dépistages car il y aura plus de conducteurs adultes attirés par ce produit plus exotique que le tabac « s’il est vendu en officine ». Donc davantage de répression pour limiter l’accidentologie sur les routes et au travail.

Dans notre Société où faire fortune compte plus que l’intérêt général, les startups cannabis dans leurs nouvelles boutiques, avec toutes les nouvelles variétés de cannabis et les moyens d’en produire ou avec plus de mille produits ou supports (dentifrice, shampooing, pâte à mâcher, bière au cannabis, vêtements en fibre de chanvre cannabis, etc…) auront bientôt leurs boutiques en France. Les taxes seront insuffisantes pour prendre en charge les conséquences de cet usage récréatif dangereux pour la santé 10 à 20 ans plus tard comme nous l’avons vu pour le tabac plus tardivement. Ce seront encore les non fumeurs qui seront là pour payer !
Utile pour soigner : faux ! La fumée d’opium ou du cannabis, entre autres méfaits, est toxique pour les poumons jusqu’à preuve du contraire !

Si l’on veut réduire efficacement et durablement le problème drogues en France qui gangrène la vie dans nos cités et plus particulièrement la vie des jeunes, il faut remettre en place l’ilotage avec ses cinq missions tel qu’il avait été conçu initialement, avec une police de proximité au contact de la population, surtout partout où les dealers exploitent les cités.
Il faut simplifier la répression pour le simple usage de cannabis pour rappeler l’interdit avec une amende à paiement immédiat proportionnelle à l’infraction. Il ne faut pas retirer le caractère délictuel de l’usage dès qu’il y a soupçons d’usage revente ; ce qui permet au policier, au gendarme et au magistrat de poursuivre les investigations pour lutter contre le trafic, mais aussi, quand il y a accident derrière cet usage (piéton imprudent sous effet, conducteur de 2 roues ou des autres véhicules ou engins de travail).

En matière d’appréciation des conduites à risques, l’usage des drogues doit être considéré pas moins que le défaut de port de casque ou de ceinture de sécurité ou d’abus d’alcool, et permettre une interpellation. S’il y a dépénalisation du simple usage pour le cannabis, produit psychotrope neuro toxique, qui à faible dose modifie le comportement, il faudra attendre l’accident ou des faits plus graves, pour permettre le dépistage et la sanction !
Pour sauver des vies, les pouvoirs publics sont de moins en moins tolérants vis-à-vis de l’usage d’alcool et du tabac. Nous savons que l’effet d’un simple joint de cannabis associé à l’usage d’alcool au seuil de tolérance, multiplie par 14 le risque d’accident ; alors, dépénaliser ou légaliser l’usage du cannabis serait le plus mauvais signal dans l’évolution de nos mœurs alors que nous sommes devenus champion pour cette pratique.

La majorité des parents, même ex-consommateurs, sont hostiles à une libéralisation de cet usage, surtout face aux difficultés scolaires et aux troubles de comportement de leurs ados « dits consommateurs festifs » qui ont généralement, sous cet effet, une consommation d’alcool aussi « libérée » !

Jean-Paul BRUNEAU
Ex-policier formateur anti drogue – double DU en addictologie – président fondateur d’EDVO ayant accompagné plus de trois milles toxicomanes dans leur rétablissement en 32 ans de bénévolat.
www.edvo.fr

Crise des opiacés : une première amende de 572 millions de dollars contre un laboratoire américain

Le laboratoire Johnson & Johnson est accusé d’avoir provoqué une vaste dépendance aux médicaments antidouleur par des pratiques promotionnelles agressives.  

Crise des opiacés : une première amende de 572 millions de dollars contre un laboratoire américain
Crise des opiacés : une première amende de 572 millions de dollars contre un laboratoire américain

Le jugement est aussi historique que le procès, qui s’était ouvert en mai dernier. Un tribunal a condamné hier, lundi 26 août, le groupe Johnson & Johnson à payer 572 millions de dollars à l’Etat de l’Oklahoma pour sa responsabilité dans la crise des opiacés.

Il s’agit du premier jugement civil contre un laboratoire aux Etats-Unis pour une crise qui a fait des dizaines de milliers de morts par overdose.

« Pratiques trompeuses »

« La crise des opiacés est un danger imminent pour l’Oklahoma et ses habitants », a déclaré le juge Thad Balkman lors d’une audience lundi à Norman.

Le juge a estimé que le laboratoire Janssen, division pharmaceutique de Johnson & Johnson, avait adopté des pratiques « trompeuses de marketing et de promotion des opiacés », causant une crise de la dépendance à ces médicaments antidouleur, des morts par overdose et une hausse des syndromes d’abstinence néonatales dans l’Etat -c’est-à-dire quand un bébé a été exposé à la drogue pendant la grossesse et naît dépendant à la drogue. « La crise des opiacés a ravagé l’Etat de l’Oklahoma. Elle doit être contenue immédiatement », a poursuivi le juge, fondant son jugement sur une loi contre les « nuisances publiques ».

Le laboratoire se défend de toute responsabilité

Le demi-milliard de dollars demandé à Johnson & Johnson servira à financer des programmes dans l’Etat pour remédier à la crise. Le groupe a immédiatement fait savoir qu’il ferait appel. « Janssen n’a pas provoqué la crise des opiacés dans l’Oklahoma », a déclaré Michael Ullmann, vice-président et directeur juridique de Johnson & Johnson. J&J estime avoir respecté la loi et rappelle que ses médicaments ne représentaient que 1% du marché des opiacés.

Déploiement de moyens persuasifs auprès des prescripteurs

Janssen distribue les comprimés de Nucynta et le patch Duragesic, qui contient du fentanyl, l’un des opiacés de synthèse les plus puissants, et que le laboratoire a inventé.

Initialement, le patch était prescrit aux malades du cancer pour des douleurs aigues. Mais le laboratoire est accusé d’avoir créé la demande via une grande campagne auprès des médecins, par des moyens marketing, des financements de recherche et des événements « d’éducation » et de formation. Le laboratoire a au fil des années cherché à les convaincre, apparemment avec succès, que ses médicaments ne créaient pas de dépendance.

« Pseudo-addiction »

L’industrie utilisait le terme de « pseudo-addiction » pour persuader les médecins que les patients qui présentaient des signes d’addiction, par exemple en demandant des doses d’opiacés de plus en plus fortes ou en revenant chez le médecin avant l’épuisement théorique de l’ordonnance précédente, ne souffraient pas réellement d’addiction, mais en fait de sous-traitement de la douleur », a conclu le juge.

« La solution, selon le marketing des prévenus, était de prescrire au patient plus d’opiacés », a-t-il écrit dans son jugement.

Plusieurs laboratoires ont préféré éviter la case procès

D’autres groupes pharmaceutiques avaient préféré régler l’affaire à l’amiable, en particulier le groupe au coeur de l’épidémie: Purdue Pharma, vendeur du notoire Oxycontin. Purdue a réglé 270 millions de dollars avant le procès. Un autre laboratoire, l’Israélien Teva, a aussi négocié un règlement à 85 millions de dollars.

2000 plaintes sur le territoire américain

Le procès a été comparé aux actions en justice contre les fabricants de tabac qui se sont soldées par un accord de plus de 200 milliards de dollars en 1998. Les opiacés ont fait 47.000 morts par overdoses en 2017 aux Etats-Unis. Mais alors que l’Etat avait demandé 17 milliards de dollars, le juge a accordé une somme plus modeste.

Au-delà de cette procédure, près de 2.000 autres plaintes ont été déposées contre les fabricants de médicaments opiacés par diverses juridictions aux Etats-Unis.

Source

NON, la cigarette électronique n’est pas le moyen idéal pour cesser de fumer

Lors de son introduction, il y une dizaine d’années, la cigarette électronique (e-cigarette) a été présentée comme un outil formidable pour obtenir des fumeurs de cigarettes combustibles qu’ils cessent progressivement de fumer. Depuis, son usage n’a cessé de se développer, encouragé par  les producteurs commerciaux qui se sont engouffrés dans ce nouveau marché.

Mais aucune preuve scientifique sérieuse n’était  venue attester que l’e-cigarette n’était pas nocive, ou beaucoup moins nocive que la cigarette combustible. Toutefois, cela n’empêchait pas certains psychiatres addictologues de vanter les mérites du produit et d’en faire un outil essentiel pour cesser de fumer, en prétendant qu’il n’y a pas dans la vapoteuse « ce qui tue », à savoir de l’oxyde de carbone et des goudrons. Mais, depuis quelque temps, une certaine méfiance ne cessait de s’accroître parmi la population et des doutes s’élevaient sur  les vertus de l’e-cigarette.

Or, de nouvelles études viennent d’être publiées qui établissent très nettement que les liquides produits par le vapotage se montrent très dommageables au niveau cellulaire. Ces travaux ont conduit l’OMS a déclarer, dans son rapport du 26 Juillet sur l’épidémie du tabac, que la cigarette électronique est incontestablement nocive pour l’organisme, et à recommander une régulation de ce produit. Dans le même temps, on apprend que San Francisco vient d’en interdire l’usage sur son territoire. La Chine envisagerait également de prendre des mesures dans ce sens.

Une première étude, menée par des chercheurs de Stanford (1), montre que des cultures de cellules-souches vasculo-endothéliales exposées aux liquides de l’e-cigarette (e-liquids) ou au sérum de vapoteurs réagissent par une viabilité réduite, une production accrue de formes  réactives d’oxygène, une activation du stress oxydatif, et une inhibition de la faculté de former des tubes vasculaires et de migrer, une spécificité de ce type cellulaire.

Ceci confirme un dysfonctionnement endothélial. De plus, le milieu conditionné de ces cultures ainsi traitées induit chez des macrophages un état pro-inflammatoire, caractérisé par la production d’interleukines-1ß et -6, deux cytokines qui induisent le stress oxydatif. L’exposition des cultures au sérum des vapoteurs induit également les mêmes phénomènes, perturbant le fonctionnement des cellules endothéliales, en particulier leur aptitude à former des vaisseaux (capacité pro-angiogénique). Les chercheurs ont également observé une production accrue des cytokines inflammatoires dans le sérum des fumeurs de e-cigarettes. Globalement ce tableau correspond aux troubles qui précèdent les maladies cardiovasculaires.

Certes, il s’agit là d’une étude « in vitro », technique qui comporte des limites bien connues. Mais ces résultats ont été confirmés par une autre recherche, menée cette fois chez des souris (2). Celles-ci ont été exposées pendant 3  jours ou 4 semaines à l’air ambiant (contrôles), ou à la vapeur de cigarette électronique contenant soit un mélange de propylène glycol et glycérol végétal, soit ce même mélange plus de la nicotine, soit le mélange avec nicotine et des parfums, ou à la fumée de cigarettes combustibles.

Le stress oxydatif, l’inflammation et la mécanique pulmonaire ont été évalués. Les résultats montrent que la vapeur de l’e-cigarette, spécialement celle contenant l’ensemble des composants accroît le nombre de cellules retrouvées dans le liquide de lavage bronchio-alvéolaire, ainsi que les marqueurs du stress oxydatif, ceci au moins de façon comparable, et dans beaucoup de cas même supérieure à la fumée de cigarette combustible. Le taux de protéine présent dans le liquide de lavage bronchio-alvéolaire était uniquement élevé chez le groupe exposé à la vapeur contenant l’ensemble des composants, pour tous les temps observés. Ces données montrent que l’exposition à la vapeur de cigarette électronique peut déclencher des réponses inflammatoires et affecter le système respiratoire de manière négative. De plus,, dans beaucoup de cas, les parfums ajoutés dans l’e-cigarette exacerbent ces effets néfastes.

Comme on le voit, il n’est plus possible de prétendre que la cigarette électronique peut constituer un moyen idéal de transition pour cesser de fumer. D’ailleurs, les statistiques montrent que 75% des vapoteurs continuent de fumer des cigarettes combustibles. De plus, on constate que bon nombre d’adolescents se mettent à vapoter, pensant que c’est moins risqué, mais comme l’e-cigarette contient toujours de la nicotine, ils deviennent vite accrocs et se mettent à fumer des cigarettes combustibles. Donc, le vapotage contribue également à accroître le tabagisme chez nos jeunes.

Tout ceci devrait inciter certains addictologues à se montrer plus circonspects à l’avenir et à prendre conscience de la responsabilité qu’ils prennent, par leurs déclarations publiques,  vis-à-vis de nos jeunes adolescents.

  1. Journal of the American College of Cardiology 2019, 73, issue 21
  2. American Journal of Physiology. Lung Cellular and Molecular Physiology 2018, 315, Issue 5, L667-L672

Jean-Pierre PUJOL Professeur de Biochimie 

Membre du CNPERT (Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies)

 

 

 

 

 

 

Agnès Buzyn s’oppose à un retour de l’alcool dans les stades

105 députés LREM ont déposé fin juillet à l’Assemblée une proposition de loi visant à assouplir la loi Évin et à réautoriser l’alcool dans les stades.

C’est non. Pour la ministre de la Santé Agnès Buzyn, l’hypothèse d’un retour de l’alcool dans les stades n’est pas envisageable.

« La ferveur n’a pas besoin d’alcool pour s’exprimer dans nos stades », a jugé Agnès Buzyn dans un message publié ce vendredi sur Twitter. « L’alcool tue 41 000 personnes chaque année dans notre pays. Chacun de ces décès est évitable. Ne laissons pas de nouvelles incitations à la consommation d’alcool se rendre complices de ce bilan », a-t-elle martelé.

105 députés LREM (un tiers du groupe) ont déposé fin juillet à l’Assemblée une proposition de loi « visant à faire de la France une nation sportive » dans laquelle ils proposent « d’assouplir de manière encadrée » la loi Evin « dans les stades en étendant l’octroi d’autorisations temporaires de vente d’alcool aux sociétés sportives ». 

La loi Évin de 1991 contre le tabagisme et l’alcoolisme interdit la vente, la distribution et l’introduction de boissons alcoolisées dans tous les établissements d’activités physiques et sportives. Les clubs disposent d’une dérogation pour vendre de l’alcool dix fois par an. Mais ils veulent plus, souhaitant pouvoir s’aligner sur leurs concurrents européens et bénéficier de revenus substantiels les jours de match grâce à la vente d’alcool et à la publicité.

Une initiative qui fait « bondir les addictologues »

« Afin de prévenir toute polémique », les députés LREM ont répété ce vendredi leur attachement à la loi Évin. « En aucun cas, la proposition de loi qui sera finalement portée par le groupe dans son ensemble ne pourra s’apparenter à une remise en cause de la loi Évin à laquelle ce dernier reste profondément attaché, dans son esprit et dans sa lettre », ont-ils insisté dans un communiqué.  

LIRE AUSSI >> Le retour de l’alcool dans les stades, un projet qui divise

Les députés LREM font ainsi valoir que les sociétés sportives pourraient éventuellement bénéficier de certaines dérogations prévues par la Loi Évin qui autorise déjà les associations sportives à vendre de l’alcool dix fois par an.

L’initiative de ces députés a fait bondir les addictologues et la Fédération française d’addictologie (FFA) a envoyé ce vendredi une lettre ouverte à Agnès Buzyn. « L’ensemble des acteurs de l’addictologie représentés par la FFA attend (…) que vous vous opposiez fermement et publiquement à ces basses manoeuvres qui n’ont comme seul objectif de vider progressivement la loi Évin de l’ensemble des dispositions qui gênent le lobby alcoolier », écrit-elle.

Selon la FFA, l’autre objectif de la proposition de loi est « de réautoriser le sponsoring des activités sportives » par des entreprises du secteur de l’alcool, « en vue des jeux Olympiques et de la Coupe du monde de rugby » qu’organisera la France en 2024 et 2023. Ces derniers mois, des députés LR ont également signé des propositions de loi allant dans le même sens.

Source

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑