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Cannabis thérapeutique: un comité officiel va évaluer son intérêt

De l’Insane OG, une souche de marijuana présentée au « Dr. Greenthumb », le dispensaire phare de médecine et de loisirs qui a ouvert le 15 août 2018 à Sylmar en Californie AFP/ARCHIVES – FREDERIC J. BROWN

L’Agence du médicament ANSM a créé un comité pour « évaluer la pertinence de développer en France l’utilisation thérapeutique du cannabis », et ses premières conclusions seront connues « d’ici la fin de l’année », a-t-elle annoncé lundi.

Les propositions de ce comité « seront basées sur l’analyse de l’ensemble des données scientifiques disponibles et l’expérience d’autres pays l’ayant déjà mis en place, en prenant en compte le point de vue des patients », a indiqué l’ANSM dans un communiqué.

« Des représentants associatifs, des professionnels en santé et en sciences humaines seront étroitement associés aux travaux de ce Comité, soit en qualité de membres, soit en étant auditionnés », a précisé l’Agence, selon laquelle les membres de cette structure seront nommés « dans les prochaines semaines ».

« Une première réunion se tiendra courant octobre et le Comité remettra ses premières conclusions d’ici la fin de l’année », selon l’ANSM.

Nommé pour un an, ce comité scientifique spécialisé temporaire (CSST) devra évaluer « l’intérêt thérapeutique du cannabis pour le traitement de certaines pathologies » et « les modalités de mise à disposition du cannabis dans le cadre d’une utilisation médicale ».

Dans une tribune publiée en juillet, plusieurs élus PS, LREM et EELV ont demandé la légalisation du cannabis à usage thérapeutique, qui pourrait selon eux apaiser les souffrances de 300.000 patients, en rappelant qu’une trentaine de pays ont légalisé partiellement ou totalement le cannabis à usage médical.

Ces élus et médecins font valoir « l’efficacité du produit dans la gestion de la douleur chronique, les troubles physiques provoqués par les chimiothérapies et les spasmes musculaires liés à la sclérose en plaques ».

En France, les médicaments à base de cannabis peuvent faire l’objet d’une Autorisation de mise sur le marché (AMM) depuis 2013.

Dans les faits, un seul en a bénéficié: le Sativex, spray destiné à soulager des malades atteints de sclérose en plaques. Il a obtenu cette autorisation en janvier 2014 mais n’est toujours pas commercialisé, en raison d’un désaccord sur son prix de vente.

En revanche, la consommation des joints de cannabis est pénalisée quel qu’en soit l’usage: la loi française ne fait pas de distinction entre leur usage récréatif et thérapeutique.

En juillet, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait affirmé qu’elle n’excluait pas d’autoriser les cigarettes de cannabis à usage thérapeutique si elles apportent « un plus » par rapport aux médicaments déjà autorisés.

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K2, la drogue de synthèse qui inquiète les USA

PAR BRUNO ALVAREZ

ACTUALITÉ
Les autorités sanitaires américaines ont lancé l’alerte devant le nombre croissant et préoccupant d’overdoses ces derniers mois. Le « K2 » ou « Spice », un cannabis de synthèse 100 fois plus puissant que la marijuana, fait des ravages aux États-Unis. Pour le moment, la France est encore épargnée par le phénomène.

Un cannabis de synthèse environ 100 fois plus puissant que la marijuana inquiète les autorités sanitaires américaines. Car cette drogue fait des ravages aux États-Unis où, à la mi-août, une soixantaine d’étudiants de la prestigieuse université de Yale ont été victimes d’overdose liée à ce produit. Et les cas se multiplient de plus en plus chez les jeunes Américains.

À la mi-juillet déjà, la Food and Drug Administration avait averti les consommateurs que du cannabis synthétique, coupé avec de la mort-aux-rats, avait provoqué l’hospitalisation de centaines de personnes victimes de graves hémorragies et entraîné au moins quatre décès.

Un effet très nocif et parfois fatal

Appelé « K2 », « Spice », ou encore « Black Mama » par les initiés, le cannabis de synthèse contient des substances psychotropes qui reproduisent les effets du cannabis naturel. « Mais ces molécules, les cannabinoïdes synthétiques, sont nombreuses et diffèrent selon les produits. Elles sont surtout beaucoup plus puissantes que le THC, le composant actif du cannabis », explique le Dr Agnès Cadet-Taïrou, responsable du pôle Tendances récentes et nouvelles drogues à l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Comparé au principe actif du cannabis traditionnel, la version synthétique dite « K2 » contient des molécules beaucoup plus nombreuses et plus puissantes. (Photo : d’illustration : EPA)

 

« Ces produits peuvent être vendus sur internet sous forme de poudre ou de liquide, mais ils sont surtout mélangés à des feuilles broyées ressemblant au cannabis standard, poursuit la spécialiste. Il s’en vend également sous forme dite « e-liquide », utilisée avec des cigarettes électroniques. Et comme il existe une multitude de molécules, il est à la fois difficile de savoir précisément ce qu’il y a dedans et il n’existe pas d’effets standards : pour certains, le produit aurait un effet relaxant, sédatif ; pour d’autres, c’est un euphorisant. Mais les effets secondaires sont nombreux. »

Accidents cardiaques, problèmes de rein et de foie, confusions, malaises, tensions artérielles, états psychiatriques délirants et paranoïaques… Et donc de récents cas de décès aux États-Unis.

Drogue apparue au début des années 2000

C’est là-bas que cette drogue est apparue au début des années 2000. 11 % des adolescents américains avaient déjà testé au moins une fois cette substance en 2012, selon le National Institute on Drug Abuse.

La famille des cannabinoïdes de synthèse comprend une centaine de substances différentes, interdites en France depuis 2009. La plus connue, présente dans la variété dite « Spice », est composée de l’AMB-Fubicana, un dérivé de l’AB-Fubicana, qui n’est autre qu’un antidouleur.

Mais si les effets varient, c’est que les trafiquants modifient la formule pour élaborer ce cannabis ultra-puissant. Ainsi, ils compliquent le travail des autorités qui établissent la liste des substances illicites aux États-Unis.

Pas encore répandue en France

En France, cette drogue de synthèse n’est pas encore très répandue même si l’on sait que les adolescents consomment beaucoup de cannabis. En 2017, l’étude ESCAPAD de l’OFDT évaluait que 4 % des jeunes de 17 ans déclaraient « avoir déjà consommé un produit imitant les effets d’une drogue », en majorité un cannabinoïde de synthèse.

« À Mayotte, il y a eu une vague de surdoses avec un produit similaire appelé « la chimique » en 2015, précise le Dr Agnès Cadet-Taïrou. Mais en métropole, la situation n’est pas dramatique. En tout cas, pas comparable à celle des États-Unis. Mais cela ne veut pas dire que la menace n’existe pas », prévient la spécialiste française, qui reste très mesurée.

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L’alcool serait dangereux pour la santé dès le premier verre

TF1    JT 20H

D’après une étude scientifique récente, les dégâts de l’alcool apparaissent dès le premier verre consommé.

Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 20H du 02/09/2018 présenté par Anne-Claire Coudray sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 20H du 2 septembre 2018 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.

Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 20H du 02/09/2018 présenté par Anne-Claire Coudray sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 20H du 2 septembre 2018 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.

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Le cannabis persiste jusqu’à 6 jours dans le lait maternel

Le cannabis persiste jusqu’à 6 jours dans le lait maternel
Le cannabis persiste jusqu’à 6 jours dans le lait maternel

Selon des chercheurs américains, le THC (principe actif du cannabis) pourrait persister jusqu’à 6 jours après consommation dans le lait maternel. Devant le manque de données concernant l’impact neurologique sur les nourrissons, les scientifiques appellent naturellement les femmes allaitantes à stopper toute prise de marijuana.

Des scientifiques de l’Université de Californie à San Diego ont cherché à savoir quels composants du cannabis pénètrent dans le lait maternel et combien de temps ils y restent. Pour cela, ils ont étudié 54 échantillons provenant de jeunes mères consommant du cannabis à des degrés divers.

Résultat, ils ont détecté du tétrahydrocannabinol, ou THC, le principal composant psychoactif de la marijuana, dans 63% des échantillons de lait maternel. Et ce jusqu’à six jours après la dernière consommation déclarée par la mère.

« La quantité de THC potentiellement absorbée par le nourrisson était relativement faible », explique Christina Chambers, principale auteure de ce travail. « Mais nous ne savons toujours pas si cette dose peut être délétère pour le bébé. » Les conseils des chercheurs ne peuvent donc aller que dans le sens de ceux de l’Académie américaine de pédiatrie. A savoir, s’abstenir de toute consommation au cours de l’allaitement.

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Bientôt quatre nouvelles salles de shoot à Paris ?

Anne Souyris, adjointe Santé et Relations avec l’AP-HP du maire de Paris, vient de proposer la création de quatre nouvelles salles de shoot. Une aberration ne venant jamais seule, elle y adjoint (évidemment), pour satisfaire toute la population des toxicomanes, un bus itinérant pour aller au-devant des fumeurs de crack, dans les rues de la capitale.

Il y a quatre ans, le ministre de la « Santé », Marisol Touraine, assignait à ces salles de shoot un caractère expérimental dont les résultats devaient être analysés pendant six ans ; leur existence serait alors reconsidérée. Les résultats doivent être jugés si positifs que madame Souyris propose déjà d’en ouvrir plein d’autres. Ce fut pourtant dans la douleur que les habitants du quartier de la gare du Nord accueillirent cette salle ; douleur qui, d’ailleurs, n’est toujours pas calmée.

Cette grande première, qui n’a que deux ans d’existence, n’a été suivie que par Strasbourg, après une inconvenante course-poursuite pour savoir qui, de Paris ou de Strasbourg, pourrait se glorifier d’être la première ville à s’en doter – ainsi qu’à s’endetter, car leur coût de fonctionnement est exorbitant.

La proximité de l’hôpital Lariboisière venait sécuriser le processus d’accueil des « overdoses », justification principale du « Shootez-vous en toute sécurité ». Cela a été une incitation à l’auto-administration de plus fortes doses de drogues ; ainsi, le nombre d’« overdoses » s’est accru, mais la mortalité s’est réduite, du fait de la sécurité apportée par l’hôpital voisin.

Les deux arguments principaux de ces salles de shoot étaient, au nom de la « réduction des risques », la prise en charge des overdoses et la prévention de la contamination par les virus du SIDA et de l’hépatite C, résultant de l’échange de seringues contaminées. Ces deux arguments sont fallacieux.

On dispose, désormais, d’un agent bloquant les récepteurs sur lesquels agissent l’héroïne, la morphine, la méthadone et d’autres opioïdes, pour déclencher l’inhibition de la respiration, qui caractérise « l’overdose » ; il s’agit de la naloxone : Nalscue®, qui peut être administrée, en spray, par quiconque, en tous lieux, hors les salles de shoot.

Depuis longtemps, la contamination par le virus du SIDA n’est plus le fait des toxicomanes, qui accèdent librement et le plus souvent gratuitement à la fourniture de seringues et d’aiguilles. Elle est, principalement, le fait de pratiques homosexuelles masculines, avec des partenaires multiples, s’adonnant à des injections de drogues stimulantes pour leur permettre d’« assurer » (les cathinones sont très en vogue dans cette « indication »). On lira sur ce sujet le bulletin épidémiologique hebdomadaire du 19 septembre 2017 qui donne des chiffres précis obtenus à partir d’un questionnaire auto-anonyme réalisé en 2015.
On peut alors se poser la question si, plutôt que de salles de shoot supplémentaires, ce n’est pas d’« homo-sexodromes » dont la capitale devrait se doter.

Un collectif d’une dizaine d’associations agissant contre les toxicomanies (dont j’avais assuré la coordination) avait contesté, avec maints arguments à l’appui, le principe de ces salles de shoot ; l’Académie nationale de médecine ainsi que celle de pharmacie avaient exprimé, d’une façon très argumentée, leurs réserves. Ils n’ont pas été entendus.

Aujourd’hui, les personnels de ces salles s’appliquent à en justifier le bien-fondé (défense de leur emploi oblige) alors que les objections et critiques précédemment émises se vérifient chaque jour. Et l’on aboutit à ce grand écart entre ceux qui voudraient les faire fermer et ceux qui voudraient les multiplier.

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Facebook combat (enfin) la vente de drogue sur son réseau social

Une crise majeure aux USA

Facebook a pris très au sérieux la vente de stupéfiants qui était facilitée par son réseau social depuis quelques années. Plusieurs mesures ont été mises en place à la suite d’un rapport du CDC qui rapporte que 30 000 Américains sont morts d’une overdose de substances opioïdes.

Facebook et drogue.jpg© iStock / maselkoo99

Pour lutter contre la vente de drogues sur son réseau social, Facebook a banni de sa recherche de nombreux termes relatifs à ces substances illicites. Sont notamment concernés les noms de nombreuses drogues opioïdes, très addictives. Il s’agit d’un changement qui arrive quelques heures après la publication d’un rapport par le CDC (Centre de contrôle des maladies et de la prévention aux USA) selon lequel 30 000 Américains sont morts en 2017 suite à une overdose d’opioïde, soit 50 % de plus qu’en 2016.

Il s’avère que Facebook est devenu au fil du temps une véritable place de marché pour vendeurs et acheteurs de drogues, où sont organisées rencontres et transactions. Avec la mise en place de ce filtrage, Facebook espère pouvoir contrer ce phénomène. À noter qu’il ne s’applique qu’aux pages et non pas aux profils. On peut donc trouver des utilisateurs qui contournent le changement opéré par Facebook en modifiant le nom de leur profil, avec celui d’une drogue en particulier. Facebook va donc devoir encore travailler sur son outil pour le rendre plus efficace.

L’idée est aussi de se servir de ce système pour faire de la prévention. Ainsi, aux États-Unis, si vous tapez « acheter Xanax », un seul résultat s’affiche et présente la mention « Besoin d’aide ? Si vous ou une personne que vous connaissez lutte contre une substance opioïde, nous souhaitons aider en offrant confidentiellement un traitement, en plus d’informations sur la prévention. » Le message est suivi d’un lien vers le site gouvernemental d’aide contre l’addiction aux drogues.

capture d'écran message drogue.jpg© TechCrunch

Facebook travaille dessus depuis plusieurs mois

Précisons que cette volonté de Facebook de mettre un terme à la vente de stupéfiants ne date pas d’hier. En novembre 2017, Mark Zuckerberg s’étonnait d’apprendre que son réseau social était le théâtre d’un gigantesque réseau de vente de drogues. Cinq mois plus tard, en avril, le PDG de Facebook était entendu au Capitole pour répondre aux questions de personnalités politiques, suite au scandale Cambridge Analytica.

L’homme politique David McKinley avait alors demandé à Mark Zuckerberg : « Votre plateforme est utilisée pour acheter des drogues très addictives sans prescription. Avec le respect que je vous dois, Facebook permet ce genre de pratique, par conséquent vous faites du mal aux gens. Êtes-vous d’accord avec ces propos ? » Le PDG n’avait alors pas répondu directement à la question en se justifiant : « Il y a de nombreux secteurs de contenus où nous devons faire un meilleur travail pour faire respecter nos règles. »

En juin, Facebook annonçait travailler sur de nombreuses restrictions en matière de drogue. Il avait notamment annoncé qu’un lien vers un site d’aide contre l’addiction à la drogue serait mis en place. L’objectif était clairement de montrer que le réseau social ne fermait pas les yeux devant certaines dérives de sa plateforme. À voir si ces nouvelles dispositions seront, à terme, déployées sur d’autres versions que la seule mouture américaine de Facebook.

Quelles drogues consomme-t-on le plus dans le monde?

Publié le vendredi 17 août 2018 

Plusieurs emballages de plastique contenant du fentanyl sont présentés sur une table en bois après avoir été saisis par les autorités.

Plusieurs paquets de fentanyl saisis à l’aéroport international O’Hare de Chicago en novembre 2017 Photo : Reuters/Joshua Lott

Bernard Kouchner et les quatre autres « médecins de la drogue » publient un livre accablant. Pour eux !

par Jean Costentin

Ils étaient cinq pour faire leurs sottises et ils voudraient en faire davantage.

C’est ce que je retiens du livre Toxic 1,dont je me suis infligé la lecture (focalisation sur les toxicomanies oblige).

« Toxic », ce livre l’est à tous les égards. Ce sont les élucubrations de cinq comparses (Bernard Kouchner, Patrick Aerberhard, Jean-Pierre Daulouède, Bertrand Lebeau et William Lowenstein) qui, irrépressiblement, à l’automne de leur vie, signent et persistent dans toutes leurs sottises émises au cours des trente dernières années.

Réjouissons-nous : en dépit des alternances politiques, qui auraient pu offrir à leurs thèses des fenêtres de plus grandes occasions, notre société n’a pas cédé à toutes leurs pressions qui visent, in fine, à la légalisation de toutes les drogues, à commencer par le cannabis. Certes, nous leur devons, au moins en partie, que la France soit championne européenne de la consommation des drogues (toutes confondues). Mais on imagine où nous en serions s’ils avaient été davantage entendus…

En couverture de l’ouvrage, les esquisses de leurs visages sont ponctuées de points noirs – dernière poussée d’acné juvénile ? Quoi qu’il en soit, leur lecture m’a donné des boutons.

Sous le titre « Toxic », un sous-titre : « Le combat des 5 médecins de la drogue ». Ils se revendiquent donc comme les seuls à avoir fait sa promotion ; le moment venu, cela facilitera l’instruction du procès de ces « cinq médecins du gang », comme ils s’autodésignent.

Dans un long chapitre, ils se racontent, sombrant dans l’auto et l’hétéro-congratulation : baroudeurs, Che-guévaristes ; confondant allègrement engagements politiques, engagements humanitaires (Médecins du monde, Médecins sans frontières…), toxicomanies ; avec un besoin irrépressible de faire parler d’eux. Jeunes ambitieux, ils vilipendèrent Claude Olievenstein (créateur du centre Marmottan, qui fut en son temps le shogun français de l’addictologie). Comme au Far-West, où il fallait atteindre Kit Carson pour devenir « le meilleur tireur de l’Ouest ». Ils ont tiré sur Olievenstein et ils réitèrent, alors qu’il n’est plus là pour se défendre.

Bernard Kouchner, comme pour s’excuser d’avoir été ministre d’un gouvernement « de droite », souligne, à plusieurs reprises, que ses idées étaient plus faciles à faire passer sous des ministres se présentant comme tels (Simone Veil, Michèle Barzach, Philippe Douste-Blazy, Roseline Bachelot).

Les cinq comparses exhalent une grande suffisance ; ils ont compris à la place des autres. Le drogué n’est pas le malade qui justifie que tout soit fait pour le guérir ; très au-delà de l’empathie, ils font dans la collusion revendiquée (humanitaire n’est pas synonyme d’humanisme ni d’éthique médicale).

Ils prétendent que l’interdiction des drogues empêche la prévention et l’information ; ignorant, ce faisant, que chaque année, en France, 130.000 décès sont imputables au tabac et à l’alcool, qui sont drogues licites. Répétant depuis quarante ans les mêmes sottises, ils se sont fermés aux évidences et entretiennent leur errance par un psittacisme affligeant. Ils ignorent résolument que divers aspects de la réduction des risques en font naître de bien plus importants.

Les moyens consacrés aux addictions et le nombre de leurs victimes n’ont jamais été aussi élevés, tandis que leur taux de guérison est pitoyable. Cela impose de repenser l’information, la prévention, la prise en charge des victimes, la répartition des moyens, le fonctionnement des structures – conclusions aux antipodes de celles du « gang des cinq ». Aussi faut-il enfin le démasquer et le neutraliser, car ils affirment que « l’audace qui les tient depuis plus de 30 ans n’est toujours pas apaisée » ; qu’ils « n’ont pas désarmé, et que leur combat continue ».

Notes:

  1. Toxic, B. Kouchner et coll., « Le combat des 5 médecins de la drogue ». Éd. Odile Jacob, mai 2018

Source

Les dentistes alertent des risques du cannabis sur les dents

Des études scientifiques démontrent que le joint fait plus de ravages en bouche que la cigarette. – AFP

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