Recherche

Catégorie

Actualités

Cannabis : l’Observatoire des drogues émet des réserves sur la mise en place d’amendes

La mission d’information sur la possibilité de punir l’usage illicite de stupéfiants par une amende forfaitaire poursuit ses auditions. Mardi 12 septembre, l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) a mis en garde contre le risque de « standardiser » la sanction au détriment des soins.

Mieux identifier le profil des consommateurs pour mieux les prendre en charge. C’est en gros le message que l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), auditionné par la mission d’information de l’Assemblée nationale sur l’usage de stupéfiants, a voulu faire passer aux députés, alors que ceux-ci étudient la possibilité de punir les usagers de drogues (en particulier de cannabis) par une simple amende en lieu et place de la procédure judiciaire – longue et coûteuse – actuellement en vigueur. Les consommateurs de stupéfiants sont aujourd’hui passibles d’un an de prison et de 3 750 € d’amende.

Individualisation de la prise en charge

« S’il est effectivement nécessaire de réformer la réponse pénale qui est par ailleurs inefficace, les amendes forfaitaires risquent de standardiser les sanctions », a estimé Julien Morel d’Arleux, directeur de l’OFDT. Pour ce dernier, la mise en place d’amendes ne doit pas uniquement servir à désengorger les tribunaux et les commissariats. La réforme doit être l’occasion de repenser la réponse pénale en trouvant un équilibre entre « sanction et soin ».

Le directeur de l’OFDT plaide ainsi pour une meilleure prise en charge des usagers de droguevia le développement de « peines alternatives », comme les stages de sensibilisation ou le suivi médical. Julien Morel d’Arleux a également expliqué que pour être efficace, la réponse pénale doit être « individualisée »pour s’adapter à toute « la palette des consommateurs ».

Citant l’exemple du système judiciaire portugais, le directeur de l’OFDT a émis l’idée de créer des commissions pluridisciplinaires – regroupant professionnels de santé et juges – qui examineraient individuellement chaque cas d’usager en fonction du type de consommation. L’objectif est de trouver des réponses plus adaptées pour les jeunes, sachant que la France est le pays du monde où les mineurs consomment le plus de cannabis. Ces commissions permettraient de mieux prendre en charge les consommateurs les plus problématiques en les orientant vers un traitement médical spécifique.

Changer la perception sociale du cannabis

Également entendue mardi 12 septembre par la mission d’information, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues (Mildeca) a rappelé que la réponse pénale variait largement en fonction des régions et des tribunaux (du simple rappel à la loi au procès). Et si la France possède une des législations les plus sévères au monde en matière de répression contre les consommateurs, sur plus de 100 000 procédures traitées chaque année, 45 000 aboutissent à un simple rappel à la loi.

Ainsi, les amendes rendraient systématiques les condamnations pour usage de drogue et mettraient fin à une certaine « tolérance » vis-à-vis du cannabis. Pour le président de laMildecaNicolas Prisse, « le système d’amendes forfaitaires doit s’appliquer indistinctement à toutes les drogues. Car si seul le cannabis est sanctionné d’une amende, cela induit qu’il est moins dangereux », a-t-il expliqué.

L’OFDT a souligné lors de l’audition que le cannabis nuit gravement à l’apprentissage scolaire et provoque chez les jeunes des retards de développement. « Tout l’enjeu aujourd’hui est de faire changer les mentalités en France vis-à-vis du cannabis car il bénéficie d’une bonne perception sociale. C’est comme un rite de passage chez les adolescents », a avancé Julien Morel d’Arleux. Selon l’OFDT, seulement 20 % des adolescents considèrent que l’usage de cannabis est dangereux pour la santé.

Sylvain Labaune

Cannabis : alcool, tabac et drogues dures menacent

123m-cannabis-drug-4-9.jpg

NEWS L’usage du cannabis à l’adolescence augmente considérablement le risque d’autres dépendances chez le jeune adulte : la marijuana est une porte d’entrée majeure vers l’addiction.

Le débat n’est pas neuf, et il ne manquera pas d’usagers pour rétorquer que malgré le fait qu’ils ont consommé du cannabis alors qu’ils étaient adolescents, ils n’en sont pas pour autant devenus accros à d’autres substances toxiques. C’est possible, mais lorsqu’on analyse l’évolution d’une large population, le constat est bien là.

Une équipe britannique a examiné des données concernant quelque 5000 adolescents, suivis quand ils étaient âgés de 13 à 18 ans. Ils ont été interrogés à plusieurs reprises chaque année, et ont renseigné leur consommation de cannabis : non-utilisateursconsommateurs occasionnels (moins d’une fois par semaine) ou consommateurs réguliers (au moins une fois par semaine).

Bien d’autres facteurs ont été pris en compte lors de l’analyse, comme la situation familiale et socio-économique, les troubles du comportement, d’autres addictions (tabac, alcool…)… Les participants ont été revus à l’âge de 21 ans, et ils ont été interrogés sur leur consommation d’alcool, de tabac et de drogues durant les trois derniers mois. Ce terme de drogue recouvre la cocaïne, les opioïdes, les hallucinogènes, les amphétamines ou encore les sédatifs.

Le résultat, relayé par la revue médicale Le Généraliste, montre que par rapport aux non-utilisateurs, les jeunes qui consommaient régulièrement du cannabis s’exposent, à 21 ans donc, à un risque multiplié par 3 de boire de l’alcool de manière inconsidérée, par 26 de consommer des drogues dures, et par 37 d’être dépendants à la nicotine.

La hausse du risque de dépendance est constatée dès une consommation occasionnelle, mais plus l’usage du cannabis a été fréquent, plus le risque augmente.

Autant dire que l’habitude de fumer un joint n’est pas un comportement anodin, ni sur le moment, ni à terme.

Source

Comment gérer des adolescents qui fument du cannabis

Cliquez ici pour voir la vidéo

Les Français consomment de plus en plus jeunes. Or le cannabis perturbe le processus de maturation du cerveau et peut provoquer des difficultés scolaires.

En vérifiant le contenu des poches du pantalon de son fils qu’elle s’apprêtait à enfourner dans le lave-linge, Marie a trouvé un petit sachet en plastique avec un reste d’herbe. Elle avoue être tombée des nues. «Je ne suis pas naïve. Je sais que les joints circulent dans les soirées des adolescents. Moi-même, lorsque j’étais à la faculté, j’en ai fumé quelques-uns. Mais Arthur vient seulement d’avoir 15 ans…»

Marie a fait la découverte brutale d’une réalité statistique: les Français sont les plus jeunes consommateurs de cannabis en Europe. Ainsi, entre 15 et 16 ans, près d’un jeune sur trois en a déjà consommé au moins une fois, comme le rappelait en juillet l’observatoire européen des drogues et des toxicomanies. À 17 ans, ils sont 42 %… «À cette époque de la vie, avec l’alcool ou le cannabis, ils font la première expérience d’une substance chimique qui modifie leur état de conscience et leurs sensations. La majorité des jeunes utilisent ces substances de façon récréative, même si certains d’entre eux s’en servent pour soigner des souffrances de l’enfance», explique Jean-Pierre Couteron, président de la Fédération addiction et coauteur de Adolescents et cannabis. Que faire? à paraître en octobre 2017 aux Éditions Dunod.

«La majorité des jeunes utilisent ces substances de façon récréa­tive, même si certains d’entre eux s’en servent pour soigner des souffrances de l’enfance »

Jean-Pierre Couteron, président de la Fédération addiction

Alors que nos adolescents connaissent bien les effets néfastes de l’alcool, ils sous-estiment ceux du cannabis, qu’ils jugent plus sûr. Or l’usage du cannabis est loin d’être anodin. Tout d’abord, contrairement à une certaine mythologie, le cannabis va avoir un impact sur le corps. Fumer régulièrement va entraîner des épisodes plus fréquents de bronchite chronique et des symptômes respiratoires plus sévères. Il semble également impliqué dans la survenue d’accidents vasculaires cérébraux chez des adultes jeunes. Mais chez les ados, les effets délétères du cannabis vont affecter en tout premier lieu les neurones.

Influence sur le quotient intellectuel

«À l’adolescence, le cerveau est encore en pleine maturation. Le cannabis va perturber ce processus avec le risque d’effets persistants à long terme», souligne le professeur Marie-Odile Krebs, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris. Connu pour diminuer la mémoire de travail, entraîner des troubles de l’attention et des fonctions exécutives (planification, capacité d’établir des priorités, flexibilité mentale, résolution de problèmes, capacités créatrices), le cannabis va avoir des répercussions sur les résultats scolaires. C’est ce qu’a démontré une étude de l’Inserm menée sur une cohorte de 1000 personnes et publiée en mai dernier. «Nos résultats ont montré que la consommation de cannabis avant 17 ans peut aggraver ou induire des difficultés scolaires se traduisant à terme par un niveau d’études inférieur chez ces jeunes», affirme Maria Melchior, coauteur de l’étude. Et ce, indépendamment du milieu social considéré et des difficultés psychologiques ou scolaires des jeunes.

«À l’adolescence, le cerveau est encore en pleine maturation. Le cannabis va perturber ce processus avec le risque d’effets persistants à long terme»

Marie-Odile Krebs, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne

Ces résultats confortent ceux d’une étude néo-zélandaise datant de 2012 qui montraient que commencer à fumer avant 18 ans et continuer pendant des années influaient sur le quotient intellectuel. Il en ressortait que les consommateurs les plus réguliers qui avaient commencé très jeunes avaient jusqu’à huit points de QI en moins !

Plus inquiétant, le cannabis peut également précipiter l’apparition de troubles psychiatriques tels que dépression, troubles anxieux voire troubles psychotiques. «Sans que l’on sache aujourd’hui déterminer qui sont les plus vulnérables. D’autant que pour le cannabis, comme pour l’alcool, il existe une grande variabilité individuelle», met en garde Marie-Odile Krebs. En clair, certains peuvent fumer sans modération sans qu’il leur arrive rien, contrairement à d’autres qui vont réagir à des quantités minimes. «Ce message doit passer auprès des jeunes», insiste Marie-Odile Krebs.

«Il faut trouver le point d’équilibre entre: ne pas retarder le moment où l’on réagit et lui renvoyer de telles angoisses ou préjugés que l’enfant cache tout»

Jean-Pierre Couteron, président de la Fédération addiction

Quant aux parents, conscients des risques, ils peuvent, comme Marie, ne pas imaginer l’âge des premières consommations. «Or à 13, 14, 15 ans, lorsque les enfants commencent à faire des choses seuls, cela les expose aux autres. C’est à ce moment qu’ils vont rencontrer le tabac, l’alcool, le cannabis. À cet âge, je dis aux parents: accompagnez-les. Soyez là, lorsqu’ils rentrent d’une soirée. Cela vous permet de vérifier dans quel état ils sont lorsqu’ils rentrent», souligne Jean-Pierre Couteron. Ensuite, poursuit le spécialiste, il n’est jamais trop tôt pour réagir. «Il faut trouver le point d’équilibre entre: ne pas retarder le moment où l’on réagit et lui renvoyer de telles angoisses ou préjugés que l’enfant cache tout.»

Une consultation chez le médecin traitant ou dans une «consultation jeunes consommateurs» (des rendez-vous mis en place dans presque tous les départements français) peut permettre de dédramatiser.

Pour toute information, le numéro «Drogues info service», 0800 23 13 13, est gratuit depuis un poste fixe.

Source

La drogue qui rend zombie

La drogue qui rend zombie : le cannabis synthétique qui fait des ravages au Royaume-Uni et en Europe du nord s’implante en France

Moins cher, plus violent, et particulièrement prisé des jeunes pour qui il a la réputation de procurer des sensations particulièrement fortes, le cannabis de synthèse débarque en France. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les effets sont désastreux. 

Au secours

 

La drogue qui rend zombie : le cannabis synthétique qui fait des ravages au Royaume-Uni et en Europe du nord s'implante en France

 

En Angleterre, en Allemagne, en Belgique, une même scène se reproduit : des personnes inconscientes gisant sur le pavé suite à une forte prise de cannabis de synthèse. Ce cannabis low-cost serait 100 fois plus dévastateur que l’original, quels sont les risques liés à sa consommation? Quels-sont ses effets sur les consommateurs ?

Le Cannabis de synthèse entraîne des effets secondaires semblables à ceux observés suite à la prise de Cannabis végétal .Mais leur  intensité se révèle souvent décuplée en raison de la surdose des jeunes consommateurs qui sous-estiment  la forte concentration des substances utilisées.

Ils recherchent avant tout à ressentir des sensations immédiates ,si possibles plus intenses (voir plus extrêmes) lors de chaque prise .

Mais pour y parvenir ,ils y associent de plus en plus l’alcool (consommé rapidement et à jeun) , la cocaïne ou les amphétamines ( « les tases », la Mdma., le speed…).

Découvrez le savoir-faire et les perspectives d’avenir des entrepreneurs soutenus par Bpifrance dans la série « Paroles d’Entrepreneurs »

Cette prise de risque s’inscrit bien au carrefour de l’immédiateté et des conduites « festives »plus globales  , avec la recherche de plaisir dans un comportement initiatique de groupe .

Quelle est cette nouvelle drogue, encore assez peu connue en France?

De quoi est-elle composée?

Le Cannabis de synthèse entre dans le groupe des cannabinoides , avec une action sur les récepteurs nerveux centraux (CB1) dont les effets psychotropes sont les plus connus (euphorie, désinhibition, somnolence, voir véritable dissociation avec confusion , hallucination, bouffée délirante ,effets « psychédéliques »).

Les récepteurs cannabinoides CB2 se retrouvent sur des cibles plus périphériques pouvant influencer les effets immunosuppresseurs et anti-inflammatoire(d’où de possibles actions antalgiques et autres )

Ces substances évoluent au rythme de leurs découvertes ,Avec noms plus ou moins attractifs qui réveillent l’imaginaire , comme Le « SPICE DIAMOND! »

Jusqu’à présent, la consommation de cette drogue semble assez marginale en France. Quelles sont les tendances de consommation aujourd’hui? Faut il s’inquiéter d’une hausse de la consommation dans les années à venir?

Le prix et l’accès rapide aux substances cannabinoides de synthèse favorise leur utilisation.

Mais il me paraît essentiel de souligner les risques inhérents aux associations de produits aux effets  qui s’additionnent avec des risques de ralentissement cardiaque voir d’accélération avec arrêt cardiaque .

Les troubles les plus fréquents justifient une surveillance clinique dans un lieu médicalisé calme .

Selon moi ,Les jeunes consommateurs ne doivent pas se sentir traqués et jugés dans leurs conduites addictives ;mais il me paraît essentiel de maintenir l’écoute .

Elle permet en effet d’expliquer les risques secondaires des poly-consommations et elle aide les liens familiaux et sociétaux à mieux fonctionner .

Les consultations jeunes consommateurs ne s’attaquent pas à des produits Mais s’adressent à des jeunes qui ont besoin d’être entendus et conseilles pour limiter les prises de risques !

Source

Augmentation du nombre et de la sévérité des intoxications liées à la consommation de cocaïne

Point d’Information ANSM.

Une augmentation préoccupante du nombre et de la sévérité des intoxications liées à la consommation de cocaïne a été constatée par le réseau des centres d’addictovigilance français (CEIP-A*) et rapportée à LAgence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

L’ANSM souhaite donc rappeler aux médecins des services d’urgences, des services d’urgences psychiatriques, cardiologiques, neurologiques et du SAMU, les symptômes d’une intoxication par la cocaïne afin de permettre une prise en charge médicale plus rapide de ces patients.

Les données du réseau des CEIP semblent montrer un nombre de signalements d’intoxication à la cocaïne multiplié par deux entre 2015 et 2016 et cette augmentation continue d’être constatée pour l’année 2017. Elle pourrait être liée à l’augmentation de la concentration du produit vendu (augmentation de la « pureté » de la cocaïne) et à sa plus grande disponibilité.

Une enquête nationale d’addictovigilance est en cours afin de mieux circonstancier les cas et l’évolution de la consommation de cocaïne en France. Les résultats seront présentés prochainement.

L’ANSM rappelle aux professionnels de santé :

————–
*Centre d’Evaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance – Addictovigilance

« Nuggets »

Le court-métrage d’animation qui met en lumière les ravages de l’addiction

Le nombre hallucinant d’overdoses aux États-Unis en lien avec les opioïdes a fait resurgir un court métrage d’animation percutant. Réalisée en 2014, l’œuvre épurée du réalisateur allemand, Andreas Hykade, fait aujourd’hui le tour des réseaux sociaux. (plus de 12 millions de « vu » sur Youtube)

Source

Nice : série d’intoxication au cannabis chez des bébés

En moins de quinze jours, cinq enfants ont été admis dans un hôpital niçois pour des intoxications au cannabis. L’un d’eux était en coma profond et a dû être placé en réanimation.

Le chef des urgences pédiatriques d’un hôpital niçois s’est alarmé mardi d’une série d’intoxications au cannabis chez des bébés, après avoir soigné en moins de 15 jours cinq nourrissons qui en avaient avalé.

« Il est important de prévenir les parents, même s’ils sont eux-mêmes consommateurs, que laisser traîner des boulettes de cannabis peut avoir des conséquences importantes, allant jusqu’à l’hospitalisation », a déclaré le docteur Hervé Haas, chef de service à l’hôpital Lenval, spécialisé dans la pédiatrie, confirmant la série d’hospitalisations de nourrissons, âgés de un à deux ans, révélée par Nice-Matin.

Aucun antidote n’existe

L’un de ces enfants, qui ont été admis depuis la mi-août aux urgences, était en coma profond et a dû être placé en réanimation, a-t-il précisé. Tous ont ensuite récupéré. « Les cas d’intoxication au cannabis sont malheureusement assez réguliers mais là, ce qui est remarquable, c’est d’en avoir cinq en moins de quinze jours », explique le médecin. Dans quatre cas sur cinq, les médecins se sont vus expliquer que le bébé avait ingéré du cannabis trouvé dans un parc.

L’ingestion de cannabis peut entraîner des séquelles graves chez un bébé et aucun antidote n’existe, rappelle le Dr Haas. Les bébés sont simplement perfusés pour les hydrater et placés sous surveillance neurologique, avant d’être rendus à leur famille au bout de 24 ou 48 heures.

Les cinq bébés admis à l’hôpital Lenval, chez lesquels la présence de cannabis a été confirmée par un prélèvement de sang ou d’urine, présentaient des symptômes d’ébriété et de somnolence importante, a relaté le médecin.

Source

Maroc : Consommation de drogues et violences : les liaisons dangereuses

Par Qods Chabâa et Khadija Sabbar le 26/08/2017 

cover: L'association "Non à la drogue" réagit à l'agression sexuelle dans le bus

© Copyright : Le360

Souvent les crimes commis au Maroc sont attribués à la consommation de drogues. La corrélation existe même si elle n’est pas systématique. Les explications des spécialistes aux lecteurs de le360.

L’affaire de l’agression sexuelle dans le bus à Casablanca a défrayé la chronique. Ces jeunes qui ont agressé Zineb, souffrant de troubles mentaux, étaient-ils sous l’effet de la drogue? En tout cas, des voix exprimées sur les réseaux sociaux ont évoqué ce lien entre la consommation de drogue et la violence de ces jeunes.

Plusieurs crimes au Maroc sont d’ailleurs attribués à la consommation de toutes sortes de psychotropes chez une population éclectique. C’est ce que nous confie Abdessamad Touhfi, le coordinateur national de l’association «Non à la drogue». «La majorité des crimes au Maroc sont dus aux drogues. Notre expérience dans le domaine de la lutte contre l’addiction nous l’a révélé, multiples cas à l’appui».

Cette structure qui œuvre au Maroc pour la protection des jeunes contre l’addiction aux drogues vient d’ouvrir il y a trois ans un centre où un traitement gratuit est offert aux jeunes du quartier Aïn Sebaâ. Le docteur Nadia Bousfiha, membre de l’association, suit de près le comportement de plusieurs jeunes. «Elle leur parle, les écoute et si le toxicomane a besoin de passer des nuits dans un centre, on l’envoie pour poursuivre le traitement», explique Abdessamad Touhfi, relevant que la majorité des jeunes ont surtout besoin d’attention, et d’écoute.

Pour lutter contre ce phénomène de consommation massive de drogues chez les jeunes, Abdessamad Touhfi souligne qu’il faut s’intéresser aux écoles et protéger ces jeunes dans le milieu scolaire et dans leur quartier. «Nous sommes au stade où il faut d’abord empêcher ces jeunes d’accéder à la drogue, les protéger de ces dealers qui leurs proposent ces produits toxiques», exhorte le coordinateur national de la campagne «Non aux drogues».

Source

Cinq semaines pour en finir avec les addictions

Si la direction du centre mutualiste d’addictologie de Saint-Galmier (Loire) a changé en novembre dernier, l’établissement reste dans la continuité de ce qui a fait son succès depuis 1999.

« Cinq semaines pour faire une parenthèse dans sa vie, prendre du temps pour soi.» C’est ainsi que Julie Bajard, psychiatre, définit le séjour des 500 patients annuels du centre mutualiste d’addictologie (CMA) de Saint-Galmier (Loire).

Reprendre de bonnes habitudes

Alcool, drogues, médicaments, jeux… Les addictions revêtent des formes différentes. Le CMA n’est pas un centre de désintoxication mais un centre de post-cure où les néo-patients sont sevrés depuis déjà quelques semaines. Venir au centre est une étape parenthèse sur la route de la guérison. Une escale de cinq semaines.

« Ce centre a plusieurs vertus, la remise en forme en est une, mais les patients restent des personnes souffrant d’addiction et qui sont donc malades », rappelle le docteur Bajard.

Des personnes qui par ailleurs sont traitées de manière différente en fonction des cas. Un très grand nombre de thérapies sont proposées, la relaxation et la balnéothérapie étant les plus prisées. Un bar « thérapeutique » a également été créé dans le but de « préparer les malades à prendre des habitudes, se retrouver et consommer autre chose que de l’alcool ».

Au-delà des activités, l’idée du centre est de confronter les patients en formant une micro-société. « Il n’y a pas de séparation entre malades et docteurs. Tout le monde se côtoie au quotidien, nous mangeons tous ensemble », souligne la psychiatre.

Un projet de thérapie par les animaux

D’autres thérapies sont envisagées comme la « pet thérapie » (thérapie par les animaux) mais des questions d’hygiène sont encore à régler.

Le centre souhaiterait également développer un accompagnement des familles, trop souvent mises de côté et pour qui l’épreuve de l’addiction d’un proche peut être mal vécue.

Centre mutualiste d’addictologie, 1 rue Marie-Curie, 42 330 Saint-Galmier. Tél. 04.77.52.77.22.

Source

 

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑