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Les cannabidioties qui ont trompé l’opinion

par le Professeur Costentin

Fin mars, l’OMS a retiré le cannabis du tableau des drogues les plus nocives, où il figurait depuis 1961.

Les 53 pays membres ont donc ouvert la voie à la reconnaissance de ses vertus thérapeutiques. Il est vrai que le cannabis est, depuis longtemps, l’objet de manipulations par ceux qui militent pour sa légalisation. Évoquons, pour les contredire, quelques-unes de leurs entourloupes.

« La loi de 1970 qui le prohibe est obsolète »

Le temps ne conduit pas inéluctablement à l’obsolescence, les données sur cette drogue ont confirmé les dangers pressentis et en ont révélé d’autres, encore plus graves.

« Cannabis = jeunesse = liberté »

Enlevant dans cette équation le terme jeunesse, apparaît l’égalité idiote entre cannabis (drogue, assujettissement) et liberté ; 1.300.000 Français, jeunes en majorité, se sont fait passer les menottes du cannabis, annonçant pour certains la camisole.

« Le cannabis, lui, ne tue pas »

Qu’à la différence de l’héroïne des doses élevées de cannabis ne soient pas létales ne permet pas de conclure à son innocuité. Sa toxicité l’emporte sur celle du tabac souvent associé, avec une toxicité physique intrinsèque (infarctus du myocarde, AVC, cancer du testicule…) et surtout psychique (ivresse, désinhibition avec prise de risques sur la route, au travail, auto– ou hétéro-agressivité, dépressions et suicides, schizophrénie comportant 10 % de morts violentes, incitation à l’adjonction d’autres drogues (dont l’héroïne et ses overdoses)…

« Aux vieux l’alcool, aux jeunes le cannabis »

Le cannabis incite à la consommation d’alcool ; leur usage simultané est source d’accidents routiers et professionnels. La consommation de cannabis explose chez les jeunes ; 20 % d’entre eux en sont dépendants, parfois dès le collège. Drogue de la crétinisation, à l’âge des activités éducatives ; inducteur d’anxiété, de dépression, de schizophrénie, de consommation d’autres drogues. Les futurs parents en puissance devraient savoir (mais qui le leur dit ?) que son THC imprime des marques épigénétiques sur leurs gamètes, faisant transmettre à leur progéniture une vulnérabilité aux toxicomanies et à différents troubles psychiatriques.

« Légaliser le cannabis fera disparaître trafics et dealers »

Les trafics de drogues et leurs violences gangrènent notre nation. Ils survivront à la légalisation du cannabis par la vente, à plus bas prix que le cannabis « de régie », de produits plus fortement dosés en THC et par la proposition d’autres drogues.

« Légaliser le cannabis permettra d’engranger des taxes »

L’apport au budget de taxes prélevées sur le cannabis fait rêver les contribuables ignorant que celles sur le tabac et l’alcool ne couvrent pas la moitié des dépenses de santé qu’ils induisent. Pour un dollar qu’encaisse l’État du Colorado ayant légalisé le cannabis, il doit en débourser quatre pour couvrir les dépenses entraînées par cette drogue (santé mentale, physique, accidents, frais de justice…), sans compter l’incurie des consommateurs qui, de contribuables qu’ils devraient être, deviennent des assistés sociaux.

« Chacun mène sa vie comme il l’entend »

Oui, au cœur de l’Amazonie ; mais en société, ça ne devrait pas être aux frais de la collectivité. Si l’on est dangereux pour soi, ce doit être à ses frais, en prenant soin de ne pas l’être pour autrui ; en n’hybridant pas à sa convenance libéralisme et socialisme, sur le mode « le plaisir c’est tout pour moi, et ce qu’il en coûte c’est pour l’État ».

« La légalisation permettrait de faire une réelle prévention »

Les non-fumeurs de cannabis justifient leur abstention par sa toxicité (60 %) ou par son interdiction (40 %). Une légalisation fera penser aux premiers que ça n’est pas très dangereux et aux autres qu’ils n’ont plus le devoir d’y renoncer.

Vingt ans de prévention auprès des collégiens et lycéens m’ont convaincu qu’une légalisation multiplierait les consommateurs et rendrait plus difficiles les actions de prévention. L’Éducation nationale, très défaillante, en étant encore au stade des « expérimentations »…

« Le cannabis récréatif »

Il est urgent de déciller les yeux de ceux que ces formules ont dupés avec cette tromperie suprême des députés Jean-Baptiste Moreau et Caroline Janvier, de LREM, ainsi que Robin Reda (LR), à la proue de sa légalisation. Leur « récré », avec ce cannabis, se terminera tragiquement. Retenons leurs noms.

Source

Attention à (l’abus) l’alcool

Cet effet n’est pas valable que sur les chats !

Ethylotest

EN SAVOIR PLUS

Cannabis : après six mois d’existence, quel bilan pour l’amende forfaitaire ?

L’amende forfaitaire pour consommation de stupéfiants, et notamment de cannabis, est entrée en vigueur le 1er septembre dernier. Six mois plus tard, le bilan est mitigé.

Elle était destinée à simplifier les procédures pour les autorités et responsabiliser les consommateurs de stupéfiants. L’amende forfaitaire de 200 euros avec inscription au casier judiciaire qui punit l’usage de drogue, et qui vise particulièrement les consommateurs de cannabis, est entrée en vigueur le 1er septembre dernier, après avoir été une promesse de campagne du candidat Macron. 

Elle a par ailleurs été érigée en symbole de la guerre anti-drogue menée par LIRE LA SUITE

Consultation sur le cannabis récréatif

Vous avez jusqu’au 28 Février pour donner votre avis en cliquant ici

Association « Non à la drogue, Oui à la vie »

Nous sommes heureux d’accueillir sur le blog cette vidéo de nos amis de « NON A LA DROGUE » qui militent comme nous pour qu’on  enseigne véritablement ce que sont les méfaits immédiats et à terme du cannabis, qu’on rétablisse ainsi la vérité et que l’on cesse ces pseudo-consultations de consommateurs de drogue.

Nous leur souhaitons tout le succès qu’ils méritent

Substances psychoactives, usagers et marchés


Le point sur la recherche en cours

Le dispositif Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND) de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) assure, depuis 1999, une veille sur les phénomènes émergents et les évolutions dans le champ des drogues.
Il se focalise sur des populations particulièrement consommatrices de produits psychoactifs et s’appuie sur des données qualitatives collectées par le réseau des sites TREND implantés dans huit agglomérations métropolitaines (voir encadré p. 7).
La mise en perspective systématique, au plan local et national, des informations recueillies auprès de différentes sources garantit la fiabilité des phénomènes, décrits ici de manière synthétique. Les tendances
présentées portent sur l’année 2019 et les deux premiers mois de l’année 2020.

Pour connaître les conséquences de la crise sanitaire et du confinement mis en place entre mars et mai 2020 dans le champ des usages de drogues, des prises en charge et des marchés, deux bulletins du dispositif
TREND sont consultables sur le site de l’OFDT [1, 2].
Ce numéro de Tendances évoque d’abord la poursuite de l’aggravation des situations socio-sanitaires des usagers les plus précaires puis…. cliquez ici pour lire la suite

« Les drogues expliquées à mes enfants », un livre pour sensibiliser avec la pédagogie

Imane Kendili, psychiatre et addictologue, publie la deuxième édition de son ouvrage « Les drogues expliquées à mes enfants ». Un livre de prévention et de sensibilisation qui tombe à point nommé, alors que le contexte qui prévaut depuis près d’un an a largement contribué à renforcer certaines addictions, comportementales notamment.

Solène Paillard

C’est dans un contexte propice à l’aggravation des addictions que la psychiatre et addictologue Imane Kendili publie la deuxième édition de son livre, « Les drogues expliquées à mes enfants » (Orions Editions), disponible en français, en arabe et bientôt en anglais. La première était sortie en novembre 2019.

Près d’un an après l’apparition de la crise sanitaire, l’entrée en vigueur d’un confinement de trois mois et la mise en place du modèle d’enseignement hybride, Imane Kendili constate que ces trois facteurs ont été (pour le confinement), et sont toujours (pour l’enseignement hybride), des facteurs à risque pour les enfants et adolescents qui, avant cette période, présentaient déjà des fragilités psychologiques et des addictions naissantes, notamment aux écrans. Le chamboulement, voire la perte, des repères sociaux et spatiaux-temporaux a rompu le fragile équilibre des personnes sujettes à des addictions, aussi bien à des produits qu’à des comportements, nous avait-elle expliqué en avril 2020, alors en plein confinement.

Elle nous le redit encore aujourd’hui : « Le fait que les enfants et adolescents soient amenés à passer plus de temps chez eux en raison de l’enseignement à distance a largement contribué à renforcer les addictions et les troubles du comportement. Certains adolescents sont complètement désinsérés et les parents, dépassés, ne savent plus comment les cadrer. Les écrans, par exemple, offrent un plaisir immédiat sans aucun travail neuronal. » Autant dire que la publication de cette deuxième édition n’est donc pas fortuite.

Des facteurs propices aux risques de dépendance

« C’est un livre de prévention et de sensibilisation pour que les parents, les enseignants et les adolescents eux-mêmes puissent parler de consommation de drogue et n’entretiennent pas de fausses croyances. Le livre est très simplifié pour parler de sujets tabous comme il y en a beaucoup au Maroc. J’ai dédié ce livre à mes enfants : j’y parle de drogues comme je le ferais avec mes propres enfants », explique Imane Kendili.

Elle y explique ce que sont les drogues, notamment le sucre, les écrans, le cannabis, le tabac, l’alcool, la LSD, la cocaïne, l’ecstasy et même le Red Bull, qui contient de la taurine, ainsi que leurs effets sur le cerveau. Les dernières pages de l’ouvrage sont consacrées aux parents : elles expliquent ce qu’est un cerveau dépendant et soulignent l’importance de la valorisation et de l’estime de soi, mais aussi de l’autonomie chez les plus jeunes.

« Au Maroc, les enfants sont encore très assistés. Il est fréquent d’en rencontrer qui, à l’âge de sept ou huit ans, ne se douchent et ne s’habillent pas seuls. Cela pose la question de la dépendance et de la non dépendance. Il y a effectivement une corrélation entre la dépendance en termes d’autonomie, qui devient une dépendance cérébrale et peut se muer en une dépendance à des substances. Ce qu’il faut comprendre, c’est que la relation maternelle première, au sens psychanalytique, est avant tout une relation de dépendance ; une relation fusionnelle qui, si elle n’est pas régulée, peut constituer un terrain fertile aux addictions. Les parents qui répondent constamment et instantanément aux besoins de l’enfant en font un individu fragile et plus enclin à développer des addictions.

Ce sont aussi des enfants qui n’ont pas été habitués à développer des stratégies de résilience et de résolution des problèmes, et qui ne savent pas, ou peu, se fixer eux-mêmes des lignes rouges parce qu’ils ont toujours été entourés d’adultes qui assuraient, pour eux, à leur place, le filet de sécurité. Une fois adultes, ces enfants sont psychiquement immatures, moins résilients, moins aptes à se protéger, et surtout avides de plaisirs immédiats qui peuvent les conduire à développer des comportements addictifs. La drogue, c’est un peu comme un biberon : dès qu’un problème apparaît, le cerveau dépendant va faire taire la difficulté en la dépassant par des solutions faciles et instantanées », explique Imane Kendili.

A l’adolescence, ces mêmes parents sont parfois désarmés face à certaines croyances tenaces et erronées, auxquelles ils ne savent pas quoi répondre. « Le cannabis, c’est une drogue douce », entend-t-on souvent dire de la part de jeunes (et moins jeunes) qui en minimisent les effets. Or pour Imane Kendili, cette distinction entre « drogues douces » et « drogues dures » n’est absolument pas pertinente. « La consommation de cannabis, plus encore au Maroc où son contenu est un peu anarchique, peut provoquer des maladies mentales comme la bipolarité et la schizophrénie. Le cannabis s’est beaucoup démocratisé chez les jeunes ; c’est la raison pour laquelle nous faisons beaucoup de prévention et de sensibilisation, en particulier dans les établissements scolaires, afin qu’ils mettent en place leurs propres limites. »

Des changements timides mais encourageants

Parmi les facteurs de risque, Imane Kendili cite le terrain génétique, surtout lorsqu’il y a des problèmes d’addiction dans la famille, les comorbidités (l’anxiété ou les troubles de l’hyperactivité) et les facteurs environnementaux. « La stabilité familiale, le système de résilience, la socialisation positive sont autant d’outils à développer pour que l’enfant puisse lui-même disposer de ses propres outils de résilience », souligne la psychiatre. Et d’ajouter : « La prise en charge passe par un réajustement psychothérapeutique et un recadrage cognitif. L’adolescence est une période propice à la recherche de nouvelles familles de valorisation, de transition et d’appartenance. Or lorsqu’il n’y a rien qui vienne remplir le vide (la nature en ayant horreur), comme les activités sportives ou culturelles, et donc socialisantes, les adolescents se démarquent différemment, par la délinquance, la drogue ou l’agressivité. »

Depuis quelques années, Imane Kendili observe des changements timides mais encourageants en matière de perception des addictions : « Il y a six ou sept ans, parler d’addiction aux jeux vidéos au Maroc, c’était impensable. Parler d’enfants violents à 13, 14 ans, parce qu’ils passaient leur temps à jouer sur les écrans et devenaient parfois extrêmement violents lorsqu’ils en étaient privés, c’était impensable également. Les choses changent, donc, même si beaucoup reste encore à faire. »

Source

G. Darmanin et le cannabis

17 Février 2021 France 5 Emission « C à vous » : « Le cannabis c’est de la merde »

Cliquez ici pour voir la video ( à partir de 40’50 »)

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