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Réduire sa consommation d’alcool, un geste anti-cancer efficace

Par Pauline Fréour

DÉCRYPTAGE – Des chercheurs coréens se sont penchés sur les données de plus de 4,5 millions d’inscrits à l’assurance-maladie coréenne.

N’en déplaise aux amateurs de vin, bière et autres nectars distillés, il est désormais bien établi que la consommation régulière d’alcool augmente le risque de cancer (ORL, œsophage, colorectal, foie et sein, essentiellement). Pas moins de 8 % des cancers en France, soit 28.000 par an, lui sont attribués. Mais sait-on dans quelle mesure réduire ses habitudes peut être bénéfique? C’est pour répondre à cette question relativement peu étudiée que des chercheurs coréens se sont penchés sur les données de plus de 4,5 millions d’inscrits à l’assurance-maladie coréenne.

Par trois fois, en 2009, 2011 et 2013, ces derniers ont rempli un questionnaire où ils indiquaient si leur consommation d’alcool était faible (moins de 15 g d’alcool pur par jour, soit environ un verre et demi), modérée (de 15 à 30 g) ou élevée (plus de 30 g).

Les chercheurs ont mis ces résultats en regard des 80.000 cancers attribuables à l’alcool enregistrés pendant cette période. Cela a permis d’observer que les individus buvant beaucoup voyaient leur risque de cancer lié à l’alcool baisser de 8 à 9 points lorsqu’ils réduisaient leur consommation en dessous de 30 g/jour, par rapport aux gros buveurs ne changeant pas leurs habitudes. C’est dans cette catégorie que le gain était le plus notable, indique l’étude publiée mercredi dans Jama Network Open

Tout aussi intéressante est l’observation de la durée de ce bénéfice. Les grands buveurs ayant notablement réduit leur consommation d’alcool, et qui maintenaient cette habitude dans le temps, voyait leur risque de cancer s’aligner sur ceux n’ayant jamais bu plus. En d’autres termes, le surrisque lié à une forte consommation s’effaçait progressivement pour devenir le même que celui des petits buveurs ou buveurs modérés, selon les cas. «C’est une notion que l’on a pour la cigarette, mais pas forcément pour l’alcool», remarque la Pr Béatrice Fervers, chef du département prévention cancer environnement au Centre Léon Bérard (Unicancer) à Lyon.

Prévention

En France, la consommation d’alcool a beaucoup diminué depuis une cinquantaine d’années, mais l’Hexagone n’est passé que du 1er au 6e rang mondial. On estime désormais qu’un Français boit en moyenne 11,7 litres d’alcool pur par an (soit 100 litres de vin environ, par exemple). Or ce chiffre recouvre de grandes disparités: «Un peu plus de la moitié des gens se partagent 10 % du volume total national, mais, a contrario, la moitié de ce volume est bu par seulement 10 % de la population adulte», souligne la Pr Fervers. Et c’est sur cette dernière catégorie que doivent se concentrer les efforts de prévention, souligne Thierry Breton, président de l’Institut national du cancer: «L’étude coréenne confirme l’intérêt de les amener à revoir leurs habitudes à la baisse.»

Depuis 2017, les autorités sanitaires conseillent en France de ne pas dépasser 10 verres par semaine, avec des jours de pause. «À ce niveau, le surrisque de cancer est vraiment faible, inférieur à 1 %», souligne Thierry Breton. «Ces recommandations sont le résultat d’un compromis entre la santé, la culture et l’économie, car il n’existe pas de seuil en dessous duquel le risque serait nul. Mais, en France, l’alcool tient une place particulière», pointe Béatrice Fervers. Et de citer une étude française de 2021 évaluant que, si tous les Français respectaient les recommandations des autorités sanitaires, le nombre de cancers attribuables à l’alcool baisserait de 16.000, «ce qui en laisse tout de même 12.000 par an».

Source Le Figaro

Une consommation d’alcool même légère est associée à un risque accru de cancer du sein

À retenir

  • La consommation d’alcool, qu’elle soit légère, modérée ou importante, est associée à un risque accru de cancer du sein, d’après une méta-analyse réalisée à partir de 26 études portant sur près de 6 millions de participantes.
  • Dans l’ensemble, les investigateurs ont identifié une relation dose-réponse, ce qui signifie que plus la consommation d’alcool est importante, plus le risque de cancer du sein est élevé.
  • Les investigateurs ont également identifié la répression de quatre gènes à l’origine de l’association entre l’alcool et le cancer du sein.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les prestataires de soins en médecine générale doivent informer les patientes du lien entre l’alcool et le cancer du sein, en particulier auprès des femmes qui présentent un risque accru de cancer du sein en raison d’antécédents familiaux et de facteurs de risque génétiques.

Méthodologie

  • Les investigateurs ont réalisé une méta-analyse à partir de 26 études de cohorte prospectives ayant inclus 5 795 688 participantes.
  • Ils ont également réalisé une analyse de randomisation mendélienne (RM) des études d’associations pangénomiques pour rechercher un lien de causalité entre la consommation d’alcool et le cancer du sein. L’analyse de RM est la meilleure méthode épidémiologique pour établir des liens de causalité entre deux variables.
  • Financement : aucun pour l’étude dans son ensemble, mais plusieurs investigateurs ont reçu des subventions individuelles provenant de diverses organisations.

Principaux résultats

  • Tous les niveaux de consommation d’alcool étaient associés à un risque accru de cancer du sein dans la méta-analyse :
    • Une consommation légère était associée à une augmentation de 7 % du risque de cancer du sein (risque relatif [RR] : 1,07 [intervalle de confiance (IC) à 95 % : 1,04–1,10], comparativement aux participantes qui ne consommaient pas d’alcool).
    • Une consommation modérée était associée à une augmentation d’environ 21 % du risque de cancer du sein (RR : 1,21 [IC à 95 % : 1,14–1,28], comparativement aux participantes qui ne consommaient pas d’alcool).
    • Une consommation importante était également associée à une augmentation d’environ 21 % du risque de cancer du sein (RR : 1,21 [IC à 95 % : 1,17–1,26], comparativement aux participantes qui ne consommaient pas d’alcool).
    • Un schéma similaire a été appliqué aux études n’incluant que des participantes européennes.
  • Dans l’ensemble, ce schéma représentait une relation dose-dépendante, ce qui signifie que le risque de cancer du sein augmentait parallèlement à l’augmentation de la consommation d’alcool.
    • Le risque a été quantifié comme une augmentation de 4 % pour chaque augmentation de 10 g/jour de la consommation d’alcool. Un verre représente environ 12,5 g d’éthanol.
  • L’analyse de RM a révélé qu’un phénotype de consommation d’alcool (consommation d’alcool problématique) était associé à une augmentation de 76 % du cancer du sein (rapport de cotes : 1,76 ; IC à 95 % : 1,04–2,99). Le trouble lié à la consommation d’alcool ne faisait pas partie des phénotypes associés à un risque accru.
  • L’analyse de RM a également révélé un lien de causalité entre la consommation d’alcool et le cancer du sein qui est médié par la méthylation de sites particuliers sur les régions promotrices de quatre gènes : CDC7, ZNF318, RIN3 et RP11-867G23.13. La méthylation d’une région promotrice provoque le silençage de l’expression génique. En d’autres termes, ces quatre gènes ne sont pas traduits en protéines lorsque les personnes consomment de l’alcool.

Trop d’alcool, chromosomes trop courts?

Agence Science-Presse

Mercredi 24 août 2022

Si le fait de boire trop d’alcool a été associé depuis 30 ans à une liste de plus en plus longue de maladies —et de problèmes sociaux— voici un impact qui laissera de glace les grands buveurs: ça pourrait raccourcir leurs télomères.

Le télomère est cette partie de nos chromosomes qui, à leur extrémité, empêche ceux-ci de se dégrader: on le compare souvent pour cette raison au morceau de plastique à l’extrémité d’un lacet. Il y a longtemps qu’on associe la diminution de longueur des télomères au vieillissement: et pour la même raison, diverses recherches —mais ceci fait encore l’objet de nombreux débats— ont associé des télomères plus courts, ou trop courts, à un risque élevé de cancer, d’Alzheimer ou de maladies cardiovasculaires.

Or, dans une recherche publiée en juillet dans la revue Molecular Psychiatry, des chercheurs britanniques et américains écrivent qu’il pourrait y avoir un seuil de consommation d’alcool au-dessus duquel un impact se ferait sentir sur la longueur des télomères. Ce seuil serait de 17 verres par semaine.

Ces chercheurs sont retournés dans la base de données biomédicales britannique —UK Biobank, qui regroupe des données sur les gènes et sur la santé d’un demi-million de personnes— et ont analysé les dossiers de 245 000 participants âgés de 40 à 69 ans. Pour le niveau de consommation d’alcool, ils ont dû se contenter de ce que ces participants avaient eux-mêmes rapporté dans le questionnaire. Mais le dossier médical indiquait aussi ceux qui avaient été diagnostiqués comme souffrant d’un trouble lié à l’alcool. Et ce sont ces derniers qui s’avéreraient plus à risque d’avoir des télomères plus courts.

On ne peut pas affirmer qu’il s’agit d’une relation de cause à effet, précisent les chercheurs, parce que les groupes qui consomment trop d’alcool peuvent aussi compter dans leurs rangs un plus grand nombre de gens qui ont d’autres mauvaises habitudes de vie. Les chercheurs ont également trouvé une corrélation entre les télomères plus courts et les gens chez qui on avait observé, dans le passé, un des variants génétiques associés avec une consommation accrue d’alcool. Mais cette association a les mêmes limites, l’alcoolisme étant rarement présent en solitaire chez une personne.

La corrélation promet toutefois d’attirer l’attention des autorités médicales, considérant le rôle important que semblent jouer les télomères dans l’espérance de vie…

Combien de temps faut-il pour éliminer l’alcool de notre corps ?

Il n’existe aucune recette miracle qui accélère l’élimination, l’unique remède est le temps

— Charles-Edouard Cote / Shutterstock.com

Boire de l’alcool est une activité très prisée par un grand nombre de personnes. Sans excès ni acte irréfléchi, cela reste inoffensif. Pour éviter les problèmes, il est également utile de connaître certaines informations sur l’alcool, notamment ses effets sur notre corps et notre métabolisme.

LE MÉTABOLISME DE L’ALCOOL : COMMENT CE PRODUIT EST TRAITÉ PAR NOTRE CORPS ?

En premier lieu, il faut connaître le métabolisme de l’alcool et savoir que cette substance est principalement décomposée par le foie, qui peut métaboliser environ une boisson standard par heure. Des facteurs tels que l’âge, le poids, le genre, l’état de santé et la quantité de nourriture consommée peuvent cependant affecter la vitesse à laquelle le corps peut traiter l’alcool. Par ailleurs, le traitement de l’alcool par le corps ne fonctionne pas de la même manière que la digestion des aliments. En fait, dès que l’alcool entre dans le tractus gastro-intestinal, environ 20 % de cet alcool est directement absorbé par la circulation sanguine, puis il est transporté dans le cerveau et le reste du corps.LIRE AUSSI Le jeûne intermittent aide à perdre du poids, mais on ne sait pas comment

Cet alcool directement absorbé par le sang va être éliminé par le corps via la sueur, l’urine et l’haleine. Les 80 % restants vont dans l’intestin grêle pour être métabolisés. Il est possible de ralentir ce mécanisme en mangeant de la nourriture tout en buvant. Pour être éliminé du corps, cet alcool sera traité par le foie. En effet, le foie produit des enzymes qui décomposent les molécules d’alcool. Mais lorsque quelqu’un boit de l’alcool trop rapidement, le foie ne peut pas traiter tout l’alcool au même rythme, et il reste donc dans le corps. En général, une personne en bonne santé subira les effets d’une boisson alcoolisée dans les 15 à 45 minutes suivant son absorption.

UNE MOYENNE D’UNE HEURE POUR ÉLIMINER 35 CL DE BIÈRE DANS LE SANG

Et plus le taux d’alcoolémie d’une personne est élevé, plus les effets sont prononcés. Quant à savoir au bout de combien de temps tout cet alcool finira par quitter notre corps, il faut en moyenne environ une heure au corps pour éliminer une boisson standard. Plus précisément, l’alcoolémie diminue généralement de 0,1 à 0,15 gramme par litre de sang par heure. Cette vitesse peut notamment être calculée grâce à la « droite de Widmark ». Les personnes qui tolèrent bien l’alcool, comme les personnes dépendantes à cette substance, peuvent l’éliminer plus rapidement.

Bien évidemment, plus on boit, plus l’alcool met du temps à quitter le corps. Une boisson standard, qui équivaut à 35 centilitres de bière ordinaire, augmentera généralement la teneur en alcoolémie d’un adulte masculin en bonne santé de 70 kilogrammes de 0,02 à 0,03 gramme par litre de sang. Il est toujours important de noter que l’effet qu’aura une boisson sur le pourcentage d’alcool dans le sang peut varier considérablement en fonction d’un groupe complexe de facteurs personnels. Par ailleurs, il est également important de savoir que l’alcool qui a été ingéré pourra encore être détecté dans l’urine entre 12 et 36 heures après son absorption, et pendant 24 heures dans l’haleine.LIRE AUSSI Quand vous mangez du pain au pavot, vous ingérez aussi de la morphine

Quant à savoir s’il existe un moyen pour éliminer plus rapidement l’alcool du corps humain, cela n’est pas possible dans la mesure où il ne peut être éliminé que par l’enzyme alcool déshydrogénase, la sueur, l’urine et l’haleine. Boire beaucoup d’eau, dormir, prendre une douche froide ou boire du café ou autre boisson énergisante n’accéléreront pas le processus. En fait, tout ce qui a été cité précédemment aide juste à soulager certains effets de l’alcool, mais ne permettra pas de faire baisser le taux d’alcoolémie plus rapidement.

Comme cité précédemment, plus on boit de l’alcool, plus le corps prendra du temps à l’éliminer. Ainsi, le meilleur moyen d’éviter les soucis est de se montrer raisonnable.

Source

Japon : le gouvernement lance une campagne publicitaire pour relancer la consommation d’alcool chez les jeunes

Les taxes sur l’alcool ne représentaient plus que 1,7% du revenu total des impôts du pays en 2020, contre 5% il y a quarante ans. 

franceinfo

Des jeunes japonais boivent de l'alcool dans un bar à Tokyo (Japon), le 24 mars 2022.  (HIROTO SEKIGUCHI / YOMIURI / AFP)
Des jeunes japonais boivent de l’alcool dans un bar à Tokyo (Japon), le 24 mars 2022.  (HIROTO SEKIGUCHI / YOMIURI / AFP)

Un coup de boost pour la boisson. Le gouvernement japonais va lancer cet été une campagne publicitaire afin d’inciter les jeunes à boire plus d’alcool, a rapporté mercredi 17 août le journal britannique The Guardian (en anglais). Nommée « Saké Viva ! » (en référence au célèbre spiritueux japonais), la campagne publicitaire, qui s’étalera jusqu’au 9 septembre, est organisée par la NTA (National Tax Agency), l’agence nationale des impôts japonaise.

Elle se présentera sous la forme d’un concours réservé aux Japonais âgés de 20 à 39 ans, qui entend recueillir l’avis des jeunes pour relancer la consommation d’alcool dans le pays à travers de nouvelles « stratégies de ventes »précise le média en ligne japonais JiJi.com (en japonais), cité par The Guardian. Les finalistes seront ensuite convoqués pour une remise des prix, le 10 septembre, et seront financés pour commercialiser leurs idées. 

Les revenus des taxes sur l’alcool en baisse

Selon le média japonais, le nombre de personnes qui ne boivent pas d’alcool a augmenté ces dernières années en raison de la baisse d’opportunités de boire à l’extérieur, liée à la crise de Covid-19. La NTA a relevé que la consommation d’alcool dans le pays était passée de 100 litres par personne et par an en moyenne, en 1995, à 75 litres en 2020. La consommation de bière est celle qui a le plus chuté, rapporte également le journal britannique.

Cette baisse de consommation a entraîné une chute des ventes, affectant par conséquent le budget du Japon, déjà en berne. Les taxes sur l’alcool, qui représentaient 5% de l’ensemble des revenus fiscaux du pays en 1980, n’en représentaient plus que 1,7% en 2020. Le déficit commercial du pays atteignait en mai 2 385 milliards de yens (17 milliards d’euros), soit son pire niveau depuis huit ans, selon Les Echos

Tabac et alcool à l’origine de près 40 % des cancers dans le monde

selon une méta-étude parue dans le « Lancet »
Publié le 19/08/2022
Crédit photo : Phanie

Elle confirme ce que l’on savait déjà : près de la moitié des cancers dans le monde sont attribuables à un facteur de risque donné, dont en premier lieu le tabac et l’alcool, conclut une méta-étude publiée ce 19 août dans le « Lancet ». « Selon notre analyse, 44,4 % des morts par cancer dans le monde (…) sont attribuables à un facteur de risque qui a été mesuré », écrivent leurs auteurs qui plaident pour un renforcement des mesures de prévention pour lutter plus efficacement contre la maladie. 

Ces travaux réalisés dans le cadre du Global Burden of Disease, un vaste programme de recherche financé par la fondation Bill Gates, sont d’une ampleur sans équivalent, impliquant plusieurs milliers de chercheurs dans la majeure partie des pays du monde.Ils permettent donc de connaître plus en détail les facteurs de risques selon les régions du monde même si, dans l’ensemble, ses conclusions confirment ce qui était déjà connu : le tabac est de loin le principal élément ayant favorisé un cancer (33,9 %), suivi par l’alcool (7,4 %).

Prévention et dépistage

Surtout, ces conclusions plaident pour accorder une grande place à la prévention en matière de santé publique, puisque nombre de ces facteurs de risques se rapportent à des comportements qui peuvent être changés ou évités. Toutefois, une grosse moitié de cancers ne sont pas attribuables à un facteur de risque donné, ce qui montre que la prévention ne suffit pas.

Celle-ci, selon les auteurs, doit donc s’accompagner de deux autres piliers : un diagnostic suffisamment précoce et des traitements efficaces. Dans un commentaire indépendant, publié dans la même édition du « Lancet », deux épidémiologistes ont appuyé ces conclusions, estimant également que l’étude souligne l’importance de la prévention.

Ces deux commentateurs, Diana Sarfati et Jason Gurney, ont toutefois appelé à ne pas forcément prendre pour argent comptant la précision des estimations données, remarquant que le recueil des données est par nature sujet à de nombreuses insuffisances dans plusieurs pays.

SOURCE

Pourquoi les humains aiment ils autant l’alcool ?

Une nouvelle étude suggère que notre goût pour l’alcool pourrait trouver son origine chez nos ancêtres les singes qui consommaient des fruits mûrs fermentés.

De tous temps, les boissons alcoolisées ont suscité un intérêt chez les Hommes. Au-delà de l’effet d’ivresse qu’elles procurent, qu’est-ce qui fait qu’elles soient autant appréciées ?

Lire aussi : L’alcool stimule-t-il l’appétit ?

La théorie du singe ivre

La fermentation alcoolique est un processus biochimique par lequel des microorganismes transforment le sucre en alcool. Dans les fruits par exemple, l’absence d’oxygène oblige les levures contenues naturellement à transformer le glucose du fruit en éthanol. Plus un fruit contient de sucre, plus d’alcool sera produit.

Le biologiste Robert Dudley de l’Université de Californie de Berkeley aux États-Unis porte ses recherches depuis plusieurs années sur le goût prononcé des humains pour l’alcool. Pourquoi cette boisson nous séduit elle tant, et qu’est-ce qui nous conduit parfois à l’abus?

En 2014, il suggérait une théorie, celle du «singe ivre». Pour lui, ce vif intérêt pour les boissons alcoolisées remonterait à des millions d’années, lorsque nos ancêtres primates ont associé l’odeur de l’alcool aux fruits plus mûrs, donc plus sucrés et plus riches en énergie.

Récemment, une nouvelle étude est venue appuyer cette hypothèse. La primatologue Christina Campbell et son équipe de chercheurs ont collecté et étudié les restes de fruits consommés puis jetés par une espèce de singes Ateles geoffroyi, aussi appelée singes araignées à main noire, dans le Panama en Amérique centrale.

Dans ces restes de fruits (du Jobo, l’alimentation principale des singes-araignées), les chercheurs ont relevé une concentration d’alcool équivalente à environ 1 voire 2% d’alcool, directement issue de la fermentation naturelle du fruit en train de mûrir. L’équipe a également analysé l’urine de six de ces primates vivant en liberté. Cette dernière contenait des métabolites secondaires de l’alcool (comme du glucuronide d’éthyle et du sulfate d’éthyle): il s’agit de composés organiques intermédiaires qui sont issus du métabolisme. Autrement dit, les singes métabolisent réellement l’alcool et s’en servent comme une source d’énergie. Pour la première fois, ces chercheurs ont réussi à prouver que cette espèce de singes sauvages consomme bien de l’éthanol naturellement dans leur environnement.
>>Lire aussi : Comment l’alcool peut-il avoir un effet désinhibant ?

Les singes araignées se nourrissent de fruits. Crédits: shutterstock.

Pourquoi les singes sont-ils attirés par les fruits alcoolisés?

Les fruits contenant de l’éthanol sont aussi ceux chargés en sucre. Or, la présence élevée de glucose apporte une quantité plus importante d’énergie à celui qui consomme le fruit. C’est sans doute ce besoin calorique (élevé chez les singes) qui les conduit vers les fruits fermentés.

D’autres hypothèses ont été avancées: il se pourrait que les fruits fermentés confèrent un avantage antimicrobien aux primates; ou encore que les levures naturellement présentes permettent de pré-digérer le fruit.

Mais pour le biologiste Robert Dudley, les singes ne ressentent probablement pas l’ivresse que nous pouvons ressentir lorsque nous buvons, pour la simple et bonne raison que leur estomac est plein avant d’atteindre les niveaux d’alcool nécessaires pour être enivré.

Pour la primatologue Christina Campbell et autrice principale de l’étude, «il semble qu’il y ait une part de vérité dans l’hypothèse du « singe ivre », à savoir que la propension des humains à consommer de l’alcool découle d’une affinité profondément ancrée des primates frugivores pour l’éthanol présent naturellement dans les fruits mûrs».

Reste à compléter cette hypothèse par des études sur d’autres espèces de primates, et à découvrir les effets de l’éthanol sur leur physiologie.

Source: Royal Society Open Science, mars 2022.

Pour réduire sa consommation d’alcool, l’accompagnement numérique fait ses preuves

Malgré des preuves claires des risques liés à l’alcool, une consommation abusive continue d’être très répandue. Une nouvelle étude met en avant le rôle de l’assistance numérique pour aider les personnes souhaitant limiter leur consommation par elles-mêmes.

 Alexandra Bresson

Pour réduire sa consommation d’alcool, l’accompagnement numérique fait ses preuves

iStock/alvarez

Même à des consommations d’alcool jugées faibles, des risques pour la santé existent. Il n’existe donc pas de seuil de consommation qui permettrait à coup sûr de limiter les risques pour la santé tout au long de la vie, mais des consommations à risque plus ou moins élevé.

En France, un avis émis par un groupe d’experts missionnés par l’agence Santé publique France a tenté de définir des risques acceptables et propose une valeur repère unique exprimée sous la forme d’un nombre de verres standard de : 10 verres standard par semaine et pas plus de 2 verres standard par jour.

Ces mêmes experts recommandent d’avoir des jours dans la semaine sans consommation d’alcool, sachant que des tests sont à disposition en ligne pour aider à évaluer sa consommation et dépendance éventuelle. Les personnes qui souhaitent arrêter ou limiter leur consommation peuvent demander l’aide d’un addictologue afin d’établir un protocole d’arrêt adapté. En outre, les traitements médicamenteux complètent la prise en charge psychosociale et interviennent pendant et après le sevrage pour aider à maintenir une consommation contrôlée.

En Suède, des chercheurs de l’Université de Linköping ont montré qu’un outil d’assistance numérique sur téléphone peut aussi aider les personnes dans cette situation : ils ont développé un outil numérique qui aide les individus à réduire leur consommation d’alcool par eux-mêmes.

« Au début de l’étude, les participants ont indiqué que c’était très important pour eux de réduire leur consommation. Mais la plupart ont indiqué qu’ils ne savaient pas comment le faire. Ceux qui ont eu accès au support numérique ont commencé à se sentir plus sûrs d’eux-mêmes quant à la façon dont ils pourraient réellement changer leur comportement. », explique Marcus Bendtsen, qui a dirigé l’étude publiée dans la revue BMC Medecine. 

« Les personnes qui veulent arrêter de fumer sont encouragées et soutenues par leur entourage. Mais il y a une stigmatisation autour du fait de vouloir arrêter de boire de l’alcool. Il y a une conception commune selon laquelle on devrait être capable de gérer sa propre consommation d’alcool, et beaucoup de personnes ne cherchent pas à se faire aider, même si elles veulent changer leur comportement. », ajoute-t-il.

Une consommation d’alcool réduite de l’ordre de 25%

L’équipe scientifique a souhaité tester l’efficacité d’une approche reposant sur l’usage personnel de l’assistance numérique, telle qu’une application mobile ou une assistance en ligne, qui pourrait être un moyen d’atteindre davantage de personnes ayant besoin d’aide. Un tel dispositif s’avère en effet peu coûteux et utilisable par un grand nombre de personnes, notamment celles qui ne souhaitent pas se tourner vers le système de santé.

Qui plus est son utilisation peut se faire à la discrétion de chacun, ce qui fait que « personne n’a besoin de savoir que vous utilisez l’outil, ce qui réduit la barrière de la stigmatisation pour demander de l’aide. », note l’équipe scientifique. Pour déterminer si leur outil numérique pouvait contribuer à réduire la consommation d’alcool, les chercheurs ont souhaité recruter des personnes au moment même où celles-ci étaient motivées pour entamer cette démarche.

Les participants ont été recrutés en ligne, grâce à des publicités ciblées diffusées aux personnes à la recherche d’informations sur la façon de boire moins d’alcool, puis ont été répartis au hasard en deux groupes.

A découvrir également : Je suis alcoolique : comment faire pour m’en sortir ?

Ceux du premier groupe ont immédiatement eu accès au nouvel outil numérique tandis que ceux de l’autre groupe se sont vu proposer des ressources existantes sur Internet et ont été invités à se motiver pour réduire leur consommation, avant d’avoir ensuite accès à l’outil numérique.

Ceux qui se sont immédiatement vu proposer le support numérique recevaient un message tous les dimanches qui, d’un ton neutre, les incitait à évaluer leur consommation d’alcool au cours de la semaine écoulée. Une fois que les participants ont signalé leur consommation d’alcool, ils recevaient des commentaires et avaient accès à plusieurs outils.

Il s’agissait notamment d’une incitation à se fixer des objectifs et à suivre sa consommation d’alcool au fil du temps. Les participants ont également pu en apprendre davantage sur les risques sociaux et sanitaires en lien avec l’exposition à l’alcool. Enfin, les participants pouvaient s’écrire des messages et choisir quand les recevoir, par exemple un rappel pour se calmer sur sa consommation d’alcool un certain jour ou énumérant la raison pour laquelle ils voulaient boire moins.

Les résultats ont montré que l’effet de l’outil d’assistance numérique, après quatre mois d’utilisation, était comparable à celui d’autres interventions numériques issues d’études internationales, mais aussi à celui d’interventions en face à face.

« Les utilisateurs qui avaient accès à l’outil numérique avaient une consommation d’alcool d’environ 25 % inférieure à celle du groupe qui n’en avait pas, ce qui est un effet légèrement plus important que prévu.», estime Marcus Bendtsen.

Les chercheurs développent actuellement une application pour mettre l’outil concrètement à la disposition de toutes les personnes qui en ressentent le besoin, et souhaitent également adapter l’application aux besoins individuels. En effet, « il y avait une large tranche d’âge parmi les participants à l’étude, et les raisons de boire de l’alcool étaient très variées entre les utilisateurs de 18 ans et ceux de 80 ans. », concluent-ils.

A noter qu’en France, l’alcool est responsable de 41 000 décès et de près de 30 000 cancers. Il est ainsi le deuxième facteur de risque de cancer lié au mode de vie ou à l’environnement, après le tabac.

Dix risques méconnus pour la santé liés à une consommation excessive chronique d’alcool

Une consommation fréquente et excessive d’alcool est néfaste pour la santé.

Voici 10 effets sur la santé.

 Photo Freepik

Une consommation fréquente et excessive d’alcool est néfaste pour la santé. L’alcool peut avoir un impact sur tous les systèmes du corps. La quantité d’alcool consommée, les facteurs génétiques, le sexe, la masse corporelle et l’état de santé général sont autant de facteurs qui influencent la façon dont la santé d’une personne réagit à une forte consommation chronique d’alcool. Cependant, les études montrent systématiquement que, dans l’ensemble, une consommation excessive d’alcool est préjudiciable à la santé et constitue une cause majeure de décès évitable.

Lorsque le corps absorbe plus d’alcool qu’il ne peut en métaboliser, l’excès s’accumule dans la circulation sanguine. Le cœur fait circuler l’alcool sanguin dans tout le corps, ce qui entraîne des modifications de la chimie et des fonctions normales du corps. Même un seul épisode de consommation excessive d’alcool peut entraîner une déficience corporelle importante, des dommages ou la mort. Avec le temps, la consommation excessive d’alcool peut entraîner le développement de nombreuses maladies chroniques et d’autres problèmes de santé graves.

Il a été constaté que l’alcool contribue à au moins 60 différents problèmes de santé.

Dix effets les plus courants de la consommation excessive d’alcool

Quelques faits sur la consommation excessive chronique d’alcool

Voici quelques points essentiels sur la consommation excessive chronique d’alcool.

La définition de la consommation excessive d’alcool est la consommation de huit verres ou plus par semaine pour les femmes, et de 15 ou plus pour les hommes.
Toute consommation d’alcool par une femme enceinte est une consommation excessive.
La consommation d’alcool est associée aux crimes violents.
Les personnes qui commencent à boire avant l’âge de 15 ans ont cinq fois plus de risques de devenir dépendantes de l’alcool que celles qui commencent à boire à l’âge de 21 ans ou après.

1. Maladie du foie

La consommation excessive d’alcool peut affecter de nombreux systèmes de l’organisme. L’alcool est principalement métabolisé dans le foie, c’est pourquoi ce dernier est particulièrement exposé à des dommages.

Le corps métabolise l’alcool en acétaldéhyde, une substance qui est à la fois toxique et cancérigène. La maladie alcoolique du foie est influencée par la quantité et la durée de l’abus d’alcool. Une consommation chronique et importante d’alcool constitue un risque important pour son développement. Une consommation excessive d’alcool augmente considérablement le risque de stéatose hépatique alcoolique, une conséquence précoce et réversible de la consommation excessive d’alcool. La consommation chronique d’alcool altère le métabolisme hépatique des graisses, et l’excès de graisse s’accumule dans le foie.

Parmi les autres effets sur le foie, on trouve une inflammation à long terme, appelée hépatite alcoolique. Cela peut conduire à la formation de tissu cicatriciel. Sur une période allant de plusieurs années à plusieurs décennies, la cicatrisation peut envahir complètement le foie, le rendant dur et nodulaire. C’est ce qu’on appelle la cirrhose. Si le foie n’est pas en mesure d’assurer ses fonctions vitales, une défaillance de plusieurs organes et la mort surviennent. Les symptômes ne se développent souvent qu’après que des dommages importants ont déjà été causés.

2. Pancréatite

La surconsommation d’alcool peut entraîner une pancréatite, une inflammation douloureuse du pancréas qui nécessite souvent une hospitalisation. L’inflammation est probablement liée à l’activation prématurée des proenzymes des enzymes pancréatiques et à l’exposition chronique à l’acétaldéhyde, ainsi qu’à d’autres activités chimiques dans le pancréas causées par les dommages causés par l’alcool. Environ 70 pour cent des cas de pancréatite touchent des personnes qui consomment régulièrement de grandes quantités d’alcool.

3. Cancer

La consommation chronique d’alcool peut augmenter le risque de développer différents cancers, notamment ceux de la bouche, de l’œsophage, du larynx, de l’estomac, du foie, du côlon, du rectum et du sein. L’acétaldéhyde et l’alcool lui-même contribuent à l’augmentation du risque. Les personnes qui fument du tabac en plus de boire présentent un risque plus élevé de cancer du tractus gastro-intestinal supérieur et des voies respiratoires.

4. Ulcères et problèmes gastro-intestinaux

Une consommation excessive d’alcool peut causer des problèmes avec le système digestif, tels que des ulcères d’estomac, des reflux acides, des brûlures d’estomac et une inflammation de la paroi de l’estomac, connue sous le nom de gastrite. Lorsque l’alcool traverse le tube digestif, il commence à exercer ses effets toxiques. Les dommages causés au système digestif peuvent également entraîner de dangereuses hémorragies internes dues à l’hypertrophie des veines de l’œsophage liée à une maladie chronique du foie. L’alcool interfère avec la sécrétion d’acide gastrique. Il peut retarder la vidange gastrique et altérer les mouvements musculaires de l’ensemble de l’intestin. Le tractus gastro-intestinal subit une quantité considérable de dommages causés par l’alcool.

5. Dysfonctionnement du système immunitaire

Une consommation excessive d’alcool affaiblit le système immunitaire, rendant l’organisme vulnérable aux maladies infectieuses, telles que la pneumonie et la tuberculose. L’alcool entraîne des modifications des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes. L’alcoolisme peut entraîner une baisse du nombre de globules blancs. Cela se produit parce que la production de globules blancs par l’organisme est supprimée et que les cellules sont piégées dans la rate. Chaque épisode de consommation excessive d’alcool réduit la capacité de l’organisme à lutter contre les infections. L’exposition à de grandes quantités d’alcool et la consommation chronique et importante d’alcool ont un effet négatif sur la production et la fonction des globules blancs au fil du temps. Le risque de pneumonie, de tuberculose (TB), d’infection par le VIH et d’autres maladies sera plus élevé.

6. Lésions cérébrales

L’alcool est associé à des troubles de la vision, des trous de mémoire, des troubles de l’élocution, des difficultés à marcher et un ralentissement du temps de réaction. Tous ces symptômes sont dus à ses effets sur le cerveau. Il modifie les récepteurs et les neurotransmetteurs du cerveau et interfère avec les fonctions cognitives, l’humeur, les émotions et les réactions d’une personne à plusieurs niveaux.
L’alcool étant un dépresseur du système nerveux central (SNC), il entraîne des difficultés à traiter les informations et à résoudre des problèmes simples. L’effet de l’alcool sur les récepteurs de la sérotonine et du GABA peut entraîner des modifications neurologiques susceptibles de réduire la peur normale d’une personne des conséquences de ses propres actes, ce qui contribue à des comportements violents ou à la prise de risques. L’alcool perturbe également la coordination motrice fine et l’équilibre, ce qui entraîne souvent des blessures dues à des chutes. Une consommation excessive d’alcool peut provoquer des « trous de mémoire » ou l’incapacité de se souvenir d’événements. Une consommation excessive d’alcool à long terme peut accélérer le processus normal de vieillissement du cerveau et entraîner une démence précoce et permanente. Jusqu’à l’âge de 24 ans, le cerveau est encore en développement. Par conséquent, les jeunes adultes sont particulièrement vulnérables aux effets néfastes de l’alcool.

7. Malnutrition et carences en vitamines

Une consommation d’alcool dysfonctionnelle entraîne une malnutrition et des carences en vitamines. Cela peut être dû en partie à une mauvaise alimentation, mais aussi au fait que les nutriments ne sont pas décomposés correctement. Ils ne sont pas correctement absorbés par le sang à partir du tractus gastro-intestinal et ne sont pas utilisés efficacement par les cellules du corps. En outre, la capacité de l’alcool à interrompre la production de globules rouges par la moelle osseuse et à provoquer des saignements dus à des ulcères gastriques peut entraîner le développement d’une anémie ferriprive.

8. L’ostéoporose

Une consommation excessive d’alcool à long terme peut provoquer une forme de démence qui affecte la mémoire, l’apprentissage et d’autres fonctions mentales. Une forte consommation chronique d’alcool, en particulier pendant l’adolescence et le début de l’âge adulte, peut affecter considérablement la santé osseuse, et elle peut augmenter le risque de développer une ostéoporose, avec une perte de masse osseuse, plus tard dans la vie. L’ostéoporose augmente le risque de fractures, notamment au niveau du fémur proximal de la hanche. L’alcool interfère avec l’équilibre du calcium, la production de vitamine D et les niveaux de cortisol, ce qui ajoute à l’affaiblissement potentiel de la structure osseuse. Les personnes qui boivent excessivement sont plus susceptibles de se fracturer une vertèbre que celles qui ne le font pas. La consommation de grandes quantités d’alcool à l’adolescence augmente le risque d’ostéoporose plus tard dans la vie.

9. Maladies cardiaques et santé cardiovasculaire

Le poids peut entraîner une pression artérielle élevée en déclenchant la libération de certaines hormones qui provoquent la constriction des vaisseaux sanguins. Cela peut avoir des effets néfastes sur le cœur.
La consommation excessive d’alcool est depuis longtemps liée à de multiples complications cardiovasculaires, dont l’angine de poitrine Source de confiance, l’hypertension artérielle et un risque d’insuffisance cardiaque. L’accident vasculaire cérébral est une complication potentiellement mortelle du binge drinking. Les fluctuations de la pression artérielle et l’augmentation de l’activation des plaquettes sont courantes pendant la période de récupération de l’organisme après une beuverie. Cette combinaison mortelle augmente le risque d’accident vasculaire cérébral ischémique.

10. Accidents et blessures

La consommation d’alcool, quelle que soit la quantité, est liée aux accidents de voiture, à la violence domestique, aux chutes, aux noyades, aux accidents du travail, aux suicides et aux homicides.
La capacité de conduire peut être altérée par un seul verre, et une personne qui boit beaucoup est susceptible de subir des blessures plus graves en cas d’accident. La consommation chronique ou excessive d’alcool présente un risque énorme pour la santé. Une consommation excessive d’alcool, que ce soit en une seule occasion ou sur une période prolongée, peut entraîner des dommages corporels graves et irréversibles. Aucun mode de consommation d’alcool n’est totalement exempt de risques et il n’existe pas de méthode fiable pour prédire comment et quand une personne subira les conséquences d’une consommation excessive chronique d’alcool.

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