Selon des chercheurs britanniques, boire sept verres d’alcool (ou plus) par semaine augmenterait les taux de fer dans le cerveau. Or cette accumulation serait associée à une accélération du déclin cognitif et au développement précoce de la maladie d’Alzheimer.
Depuis 2017, il est conseillé de ne pas consommer plus de 10 verres d’alcool par semaine, sans dépasser 2 verres par jour. Photo Adobe Stock
En matière d’alcool, il n’existe pas de consommation sans danger. Pour autant, les autorités sanitaires ont défini des seuils qui permettraient de limiter les risques pour la santé. Depuis 2017, cette valeur, quel que soit le sexe, s’établit à 10 verres d’alcool standard par semaine, maximum, sans dépasser 2 verres par jou
Par ailleurs, on sait qu’après 65 ans, l’organisme tolère moins bien l’alcool et qu’après cet âge, il est conseillé de ne pas dépasser un verre par jour tout en essayant d’avoir des jours « off ». Et ce n’est pas cette étude britannique qui va venir contredire ce constat.
Trop de fer dans le cerveau
Il est de plus en plus évident que même une consommation modérée d’alcool peut avoir un impact négatif sur la santé du cerveau. Des chercheurs de l’Université d’Oxford ont analysé les données de plus de 20 000 sujets de la Couronne. Chacun a signalé sa consommation hebdomadaire d’alcool et tous ont subi une IRM cérébrale.
L’équipe a découvert qu’une consommation d’alcool supérieure à sept unités par semaine était associée à des marqueurs de fer plus élevés dans les « ganglions de la base ». Ces ganglions constituent un ensemble de neurones associés au contrôle des mouvements moteurs, à l’apprentissage, aux mouvements oculaires, à la cognition…
« Or un fer cérébral plus élevé est lié à de moins bonnes performances cognitives. Ce qui pourrait sous-tendre qu’il existe un risque de déclin cognitif en lien avec l’alcool », notent les auteurs. Et ce, malgré une consommation modérée. C’est pourquoi ils appellent à davantage d’intervention des pouvoirs publics.
La Sécurité routière distribuera des jeux de cartes à Brest ces 4 et 5 août 2022 pour sensibiliser les jeunes conducteurs aux dangers de conduire en état d’ébriété.
Le jeu de 17 cartes regroupera plusieurs défis pour prévenir des dangers de l’alcool au volant. | SÉCURITÉ ROUTIÈRE
Sam, « celui qui ne boit pas », ne prend pas de vacances. En cette période estivale pendant laquelle les verres en terrasse et les soirées se multiplient, la Sécurité routière distribuera un jeu de cartes « Sam » dans les rues de Brest les 4 et 5 août 2022. En relevant les défis, les jeunes conducteurs seront sensibilisés aux dangers de l’alcool au volant.
Une manière ludique de rappeler aux jeunes conducteurs que la mortalité routière reste la première cause de mortalité chez les 18-24 ans. Selon les derniers chiffres gouvernementaux, le facteur alcool est relevé chez 23 % des jeunes auteurs présumés responsables d’accidents mortels.
La digestion de l’alcool exige un énorme effort de la part du foie. Alors, quand la soirée a été trop arrosée, il n’arrive plus à suivre le rythme et les composés toxiques de l’alcool sont mal éliminés. Nausées, vomissements, maux de tête… C’est la fameuse gueule de bois. Comment l’éviter ?
Boire beaucoup d’eau, la condition sine qua non pour se remettre
Tandis qu’il peine à digérer l’alcool, l’organisme souffre de déshydratation, ce qui va notamment avoir comme effet de provoquer des migraines le lendemain.
Au risque de devoir se lever en pleine nuit pour aller aux toilettes, avant d’aller vous coucher, il est recommandé de boire beaucoup d’eau (au moins 1 litre) et d’en boire également lors de la consommation d’alcool.
Car même si l’alcool peut agir comme un sédatif et nous aider à nous endormir, la déshydratation qui s’en suit va perturber le sommeil. L’idéal serait d’arrêter de boire quatre heures avant de se coucher, et de continuer à l’eau pour éviter de perturber le sommeil.
Enfin, il vaut mieux éviter la caféine, qui favorise la déshydratation et est trop acidifiante.
Manger, mais pas n’importe quoi !
Si lorsqu’on a trop bu, on a tendance à avoir envie de manger des aliments gras, très salés ou très sucrés, ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire.
Au contraire, il convient de prendre des vitamines C et B6 ainsi que des sels minéraux : jus de tomate ou de légumes, bouillon salé, pain, miel, œuf, eau de coco, eau citronnée, tisane ou encore fruits frais (mais pas les fruits trop acides comme l’orange) sont les aliments les plus conseillés afin de rétablir l’équilibre au plus vite.
Les médicaments à prendre et à ne pas prendre
On raconte parfois qu’il est bon de prendre de l’aspirine après avoir trop bu.
C’est une erreur ! Car pour assimiler le cachet, on va faire appel à notre foie qui est déjà bien occupé à éliminer l’alcool ingéré !
Si vous avez mal à la tête, vous pouvez prendre du paracétamol ou de l’ibuprofène, mais le plus longtemps possible après la consommation d’alcool.
Si vous avez envie de vomir, laissez faire et ne prenez pas de médicaments anti-nausée, c’est que votre corps en a besoin.
Enfin, certains médicaments ne font vraiment pas bon ménage avec l’alcool. C’est le cas par exemple des antidépresseurs, des neuroleptiques ou de certains antihistaminiques. Renseignez-vous auprès de votre médecin ou pharmacien et consultez la notice du médicament.
Les plantes pour éviter la gueule de bois
Le chardon Marie renferme de la silymarine, une substance qui stimule le foie et contribue à sa régénération lorsqu’il subit un stress toxique. En ce sens, cette plante pourrait accélérer l’élimination de l’alcool.
Il est également possible de se servir de plantes comme le gingembre, la camomille allemande ou la menthe poivrée pour atténuer les nausées. La menthe poivrée peut aussi être utilisée sous forme d’huile essentielle contre les maux de tête (en massage sur les tempes) ou sur un sucre pour aider le foie à récupérer.
Enfin, le Nopal (figuier de barbarie) aurait pour effet de réduire les symptômes de la gueule de bois, selon les résultats d’un essai clinique [1] mené auprès de 64 jeunes adultes en bonne santé. Cependant, celle-ci doit être prise avant la consommation d’alcool pour exercer son action bénéfique.
L’air frais et la douche pour retrouver ses esprits
Après votre soirée arrosée, prenez un peu l’air puis prenez une bonne douche avant d’aller vous coucher. L’air frais et la douche vont vous aider à reprendre vos esprits.
Et bien sûr, ne conduisez pas et pensez à modérer votre consommation d’alcool la prochaine fois !
Pour la première fois, des chercheurs ont identifié que notre cerveau était atteint avec une consommation modérée de sept unités d’alcool par semaine. Une accumulation anormale de fer dans le cerveau altère le contrôle des mouvements, et certaines capacités de réflexion et d’apprentissage.
Article rédigé par Géraldine Zamansky – franceinfo
Même une consommation légère d’alcool peut provoquer un déclin cognitif mesurable, c’est ce que confirme aujourd’hui une équipe de l’université d’Oxford après des résultats de chercheurs américains en mars 2022.(PENN TODAY / UNIVERSITY OF PENNSYLVANIA)
Difficile de résister au plaisir quotidien de l’apéritif pendant les vacances… Mais sans vouloir être trop rabat-joie, accepteriez-vous quelques options sans alcool ? Cela pourrait préserver le bon fonctionnement de votre cerveau.
Les explications de Géraldine Zamansky, journaliste au Magazine de la Santé sur France 5.
franceinfo : Une équipe britannique a vraiment observé un effet toxique sur les neurones à partir d’un verre d’alcool par jour ?
Géraldine Zamansky : Alors, c’est encore plus triste que ça. Ils ont constaté des conséquences inquiétantes à partir de 7 unités d’alcool par semaine. Mais pour les atteindre, il suffit en fait de boire 4 canettes de bière de 33cl, et environ 4 verres de vin. C’est ce que m’a expliqué le Dr Anya Topilawa, psychiatre à l’Université d’Oxford et coordinatrice de cette étude de grande ampleur. Son équipe a analysé les IRM du cerveau de plus de 20 700 personnes qui ont aussi rempli un questionnaire sur leurs habitudes en matière d’alcool.
Résultat : un effet négatif est donc observé dès 7 unités hebdomadaires. Cet effet, c’est d’abord une accumulation anormale de fer dans des zones du cerveau cruciales pour le contrôle des mouvements et certaines capacités de réflexion et d’apprentissage. Or, ces capacités semblent justement diminuées, d’après des tests réalisés le même jour. Les volontaires concernés ont réalisé de moins bonnes performances sur des exercices de raisonnement par exemple. Pour le Dr Anya Topilawa, c’est la première fois qu’une telle atteinte est identifiée avec une consommation d’alcool aussi modérée.
C’est impressionnant. Et ils ont aussi identifié comment cette accumulation de fer dans le cerveau abîme son fonctionnement ?
D’après le Dr Topilawa, le fer entraînerait une mort des neurones. Et là, il s’accumule dans des zones bien connues pour être altérées dans la maladie d’Alzheimer. Donc le lien semble très plausible. Alors attention, on parle ici de légère perte de performance, pas d’un début d’amnésie. Mais cette étude peut être considérée comme une alerte sérieuse puisqu’elle concorde avec des résultats précédents sur les risques de l’alcool.
Les séquelles neurologiques provoquées par une consommation importante sont connues depuis longtemps. Et au printemps dernier, des chercheurs américains avaient déjà montré que l’équivalent d’une bière par jour entraînait cette fois une sorte de vieillissement accéléré du cerveau.
Heureusement, le Dr Topilawa m’a aussi parlé de sources d’optimisme. En devenant plus sobre, des patients avaient retrouvé un cerveau plus efficace ! C’est une bonne raison pour tenter de réduire un peu le nombre de verres d’alcool cet été, en alternant avec une eau gazeuse et une rondelle de citron par exemple ?Surtout quand il fait très chaud, car on rappelle que l’alcool a tendance à accélérer la déshydratation..
Une nouvelle étude suggère qu’il ne faut peut-être pas beaucoup d’alcool pour déclencher des changements négatifs dans le cerveau.
Marie Desange
Photo Freepik
Alors que la consommation excessive d’alcool est depuis longtemps liée au déclin cognitif, une nouvelle étude suggère qu’il ne faut peut-être pas beaucoup d’alcool pour déclencher des changements négatifs dans le cerveau.
Vous avez besoin d’une autre raison pour passer aux jus de fruit à l’heure de l’apéritif ? Une nouvelle étude suggère que même une consommation légère ou modérée d’alcool, quelques bières ou verres de vin par semaine, pourrait présenter des risques pour votre cerveau.
L’étude a porté sur près de 37 000 adultes d’âge moyen en bonne santé du Royaume-Uni qui ont fourni des informations génétiques et médicales détaillées et ont subi des examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) de leur cerveau. Les scientifiques ont examiné la relation entre les habitudes de consommation d’alcool des participants et la taille et la structure de leur cerveau.
Les chercheurs se sont particulièrement intéressés à l’impact de la consommation d’alcool sur la matière grise, la couche externe du tissu cérébral responsable du contrôle des émotions, des mouvements et de la mémoire, et sur la matière blanche, la couche plus profonde du tissu cérébral qui transmet les messages essentiels pour marcher, parler, voir, sentir et entendre.
Conclusion: Même une consommation légère d’alcool, environ une demi-pinte (25cl) de bière par jour, était associée à une réduction globale du volume du cerveau, selon les résultats de l’étude, publiés le 4 mars dans Nature Communications.
Une pinte de bière par jour: un cerveau plus vieux de 2 ans
Pour illustrer le lien entre la consommation d’alcool et les modifications du cerveau, les chercheurs ont calculé l’impact que des quantités variables d’alcool pourraient avoir sur le cerveau d’adultes de 50 ans. D’après l’ampleur des réductions du volume cérébral, le passage d’une abstinence totale à la consommation d’une unité d’alcool par jour, soit environ une demi-pinte de bière, fait vieillir le cerveau d’environ six mois à l’âge de 50 ans, selon l’analyse. Lorsque la consommation moyenne d’alcool est passée d’une à deux unités par jour, soit environ une pinte de bière, la réduction du volume cérébral a représenté deux années supplémentaires de vieillissement. Et passer de deux à trois unités d’alcool équivalait à un vieillissement du cerveau de 3,5 ans.
Deux pintes de bière par jour: Un cerveau plus vieux de 10 ans
Et par rapport à ceux qui ne buvaient pas du tout, les quinquagénaires qui consommaient en moyenne quatre unités d’alcool par jour, environ deux pintes de bière ou deux verres de vin, avaient un cerveau plus vieux de plus de dix ans, d’après les changements de structure et de taille des tissus observés par IRM.
Cette analyse a tenu compte d’une grande variété de facteurs susceptibles d’influencer la relation entre la consommation d’alcool et le cerveau, notamment l’âge, le sexe, la taille, le tabagisme, le statut socio-économique et la génétique. Les scientifiques ont également tenu compte de la taille globale de la tête, qui peut influencer le volume du cerveau.
L’une des limites de l’étude est que les résultats obtenus auprès de personnes d’âge moyen au Royaume-Uni pourraient ne pas être représentatifs de ce qui se passerait dans d’autres populations. Un autre inconvénient est que l’étude n’a évalué la consommation d’alcool qu’à un seul moment et n’a pas pris en compte les antécédents de troubles liés à la consommation d’alcool.
Malgré tout, les résultats soulignent ce qui a été constaté dans des recherches antérieures, à savoir que la consommation d’alcool peut avoir un impact négatif sur la santé du cerveau au fil du temps.
Selon une étude faisant autorité publiée dans The Lancet, les jeunes âgés de 15 à 39 ans ne devraient jamais consommer de boissons alcoolisées. Pour eux que des risques.
Les jeunes ne devraient jamais boire d’alcool : en effet, ils ne peuvent que tirer des risques pour leur santé et aucun bénéfice de cette substance. Pour les plus de 40 ans, en revanche, un petit verre par jour (par exemple de vin rouge) peut offrir des bénéfices modérés ; dans la prévention du diabète, des maladies cardiovasculaires et des accidents vasculaires cérébraux, parmi les principales causes de décès dans les pays industrialisés. Ce sont les résultats de l’étude la plus approfondie menée pour étudier l’association entre l’alcool et les risques pour la santé, ainsi que la première qui a évalué spécifiquement des facteurs tels que l’âge, le sexe et l’origine géographique des consommateurs.
L’étude a été dirigée par une équipe de recherche internationale sous les auspices des collaborateurs GBD 2020 Alcohol Collaborators, dirigée par des experts de la faculté de médecine de l’Université de Washington. Les scientifiques, coordonnés par le professeur Emmanuela Gakidou, professeur à l’Institut de métrologie et d’évaluation de la santé (IHME) de l’université américaine, sont parvenus à leurs conclusions après avoir comparé les taux de consommation d’alcool et l’incidence des maladies du fardeau mondial des maladies, des blessures et des risques. Factors Study (GBD) 2020 entre 1990 et 2020 chez les individus âgés de 15 à 95 ans.
Au total, 204 pays et territoires ont été impliqués. Le professeur Gakidu et ses collègues se sont concentrés sur 22 problèmes de santé distincts associés à la consommation d’alcool, tels que les maladies cardiaques, le diabète, le cancer, ainsi que les blessures liées aux accidents de voiture, le risque de suicide et d’homicide.
Premièrement, les chercheurs ont estimé que 1,34 milliard de personnes avaient consommé des quantités nocives d’alcool en 2020. Il s’agissait principalement d’hommes (1,03 milliard contre 0,312 milliard de femmes). 59% d’entre eux étaient composés d’individus âgés de 15 à 39 ans. Il y a deux ans, il y a eu une augmentation significative de la consommation de boissons alcoolisées également en raison de la pandémie et de ses conséquences, telles que les fermetures. En comparant les données sur la consommation avec celles sur les taux de maladies et de blessures, il est apparu clairement que les jeunes de 15 à 39 ans ne devraient jamais boire, car l’alcool dans cette tranche d’âge ne présente que des risques et n’offre aucun avantage.
Plus précisément, les scientifiques ont calculé que la « quantité sûre/recommandée » serait de 0,136 verre standard par jour. Par boisson standard, nous entendons seulement 10 grammes d’alcool pur, « équivalent à un verre de 100 millilitres de vin rouge à 13 % d’alcool en volume, une canette ou une bouteille de bière (375 millilitres) à 3,5 % d’alcool en volume. , ou un shot de whisky ou d’autres spiritueux (30 millilitres) à 40 pour cent d’alcool en volume », écrivent les scientifiques dans un communiqué de presse.
En pratique, les jeunes pourraient boire un peu plus d’1 dixième d’un verre de vin rouge ou d’une canette de bière, afin de ne pas courir de risques pour la santé. Des doses plus élevées ont été associées à un risque plus élevé de maladie, de blessures causées par des accidents de la route, de suicide et d’homicide.
La situation est légèrement différente pour les plus de 40 ans.Dans ce groupe d’âge, en effet, une consommation modérée d’alcool peut offrir des avantages pour la santé, réduisant le risque de certaines maladies telles que les cardiopathies ischémiques, le diabète et les accidents vasculaires cérébraux. Pour les adultes âgés de 40 à 64 ans, les experts estiment qu’il est sans danger d’un demi-verre standard à près de deux (1,79 pour les hommes et 1,82 pour les femmes).
Pour les plus de 65 ans, vous pouvez obtenir jusqu’à trois verres standard par jour. « Notre message est simple : les jeunes ne devraient pas boire, mais les personnes âgées peuvent tirer profit de la consommation de petites quantités », a déclaré le Dr Gakidou. « Bien qu’il ne soit pas réaliste de penser que les jeunes adultes s’abstiennent de boire, nous pensons qu’il est important de communiquer les dernières preuves afin que chacun puisse prendre des décisions éclairées concernant sa santé », a ajouté le scientifique, conscient que les jeunes n’arrêteront pas. boire. « Bien que les risques associés à la consommation d’alcool soient similaires pour les hommes et les femmes, les jeunes hommes se distinguent comme le groupe ayant le plus haut niveau de consommation nocive d’alcool.
En effet, un plus grand pourcentage d’hommes que de femmes consomment de l’alcool et leur niveau moyen de consommation est également nettement plus élevé », a conclu le scientifique. Les détails de la recherche « Risques au niveau de la population de la consommation d’alcool par quantité, géographie, âge, sexe et année : une analyse systématique pour l’étude de la charge mondiale de morbidité 2020 » ont été publiés dans la revue scientifique faisant autorité The Lancet.
Le syndrome d’alcoolisation fœtale regroupe un ensemble de pathologies liées à une consommation d’alcool pendant la grossesse : plus la consommation est importante plus le risque est élevé. Sa prévention repose sur le message « zéro alcool pendant la grossesse » mais une étude vient de démontrer que chez les souris mâles, la consommation d’alcool dans les semaines qui précèdent la conception affecterait la transcription de gènes importants pour le développement du fœtus. Les chercheurs invitent donc les futurs pères à ne pas boire d’alcool pendant cette période.
Alexandra Bresson
Ainsi, le Pr Claude Robert fait remarquer que la communauté scientifique a « longtemps cru que la réinitialisation du génome qui survient après la fécondation de l’ovule faisait en sorte que la contribution du père se limitait à fournir sa part de l’ADN. Conséquemment, on croyait que tout le développement fœtal dépendait entièrement de l’environnement maternel. De plus en plus d’études, dont la nôtre, montrent que les habitudes de vie des pères ont une influence sur le développement fœtal. »
Fort de ce constat, les chercheurs recommandent aux personnes qui projettent d’avoir un enfant de bien tenir compte du fait qu’il est établi que la spermatogenèse (processus de développement des spermatozoïdes) s’étale sur un peu plus de deux mois. De fait, ce qui se passe pendant cette période cruciale peut affecter les spermatozoïdes. L’équipe scientifique recommande donc en guise de conclusions, que « dans un processus de planification familiale, ce serait une bonne pratique que les hommes limitent leur consommation d’alcool pendant les deux mois qui précèdent la conception. »
A noter qu’il n’y a pas à proprement parler de traitement du syndrome d’alcoolisation fœtal. Les traitements seront en lien avec les troubles neuro développementaux ou les troubles du comportement de l’enfant (dyslexie, dyscalculie, troubles de l’attention avec hyperactivité, troubles autistiques, etc.). En outre, si dans sa forme complète le diagnostic est possible dès la naissance, le lien entre les troubles et l’exposition à l’alcool est souvent ignoré dans les formes incomplètes.
Comme l’expliquent les Hospices Civils de Lyon (HCL), il faut également que la consommation d’alcool pendant la grossesse soit connue pour établir le diagnostic. « Quand les consommations d’alcool pendant la grossesse sont connues et le risque avéré, le suivi rapproché de l’enfant est primordial pour dépister d’éventuels troubles tôt. Cela permet une prise en charge précoce et un meilleur devenir pour l’enfant. », indique l’organisme. A noter que le gouvernement estime qu’un enfant sur 100 souffre ou souffrira de troubles causés par l’alcoolisation fœtale, et qu’un enfant sur 1000 naît avec un syndrome d’alcoolisation fœtale.
Les fortes chaleurs sont clairement arrivées en France. Chacun cherche les meilleurs moyens pour s’en protéger, éviter de boire de l’alcool en fait partie.
Crédit : Louis Hansel / Unsplash
Météo en France : pourquoi l’alcool est-il déconseillé en période de canicule
La France est sous une vague de chaleur cette semaine, avec des températures atteignant les 40 °C dans certaines régions. Avec de telles températures, les Français cherchent des points de fraicheur et les cafés et les bars, parfois climatisés, sont l’endroit rêvé pour cela. Or, même si le beau temps appelle à consommer des bières ou des cocktails estivaux, il vaut mieux privilégier les boissons sans alcool.
Invité de RTL, Alexandre Jouassard, porte-parole de la sécurité civile, en explique les raisons. Tout d’abord, « l’alcool déshydrate, c’est prouvé scientifiquement » insiste-t-il, alors que le plus important face à de telles températures, c’est de rester hydraté.
Ensuite, « à forte dose, l’alcool pose la problématique que votre corps n’a plus les capteurs qui vont (suffisamment) bien pour signifier que vous avez » trop chaud, explique-t-il, ajoutant que certaines personnes se retrouvent « en hyper-thermie » à cause de cela.