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Chez les collégiens, moins d’alcool, de tabac et de cannabis, mais de nouvelles addictions

par Julien Baldacchino publié le 12 janvier 2022

L’Observatoire français des drogues et toxicomanies publie ce mercredi les résultats d’une enquête menée tous les quatre ans chez les jeunes en classe de 3e. Si les consommations de tabac, d’alcool et de cannabis sont en nette baisse, l’OFDT se montre vigilant sur l’essor de la e-cigarette ainsi que du gaz hilarant.

La consommation de cigarettes a chuté en dix ans chez les collégiens, qu'elle soit régulière ou non
La consommation de cigarettes a chuté en dix ans chez les collégiens, qu’elle soit régulière ou non © Maxppp / Christophe Petit Tesson

C’est une enquête menée tous les quatre ans (cinq cette fois-ci, Covid oblige) sur les élèves en classe de troisième : l’enquête EnCLASS, menée par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies sur la santé et l’usage de substances par les adolescents, porte ses premiers enseignements, après que 1 972 élèves ont répondu début 2021 à une série de questions sur leurs pratiques. 

Ainsi, en 2021, 64,1% des élèves de 3e disent avoir déjà consommé de l’alcool au moins une fois dans leur vie, et 31,8% en ont consommé dans le mois précédant l’enquête. Si ce chiffre semble conséquent, c’est toutefois le plus faible depuis 2010, année du début de l’enquête. Et il en est de même pour tous les indicateurs, qui sont au plus bas en 2021 : 29,% des élèves de 3e ont déjà fumé des cigarettes, 3,7% en fument régulièrement. Et sur le cannabis, on est passé en dix ans de 23,9% des collégiens de 3e qui l’avaient expérimenté en 2010 à seulement 9,1% (et 3,9% qui en ont fait un usage récent) en 2021.https://e.infogram.com/e1b0019e-d98d-4ed5-803f-756628647bcb?parent_url=https%3A%2F%2Fwww.franceinter.fr%2Fsociete%2Fchez-les-collegiens-moins-d-alcool-de-tabac-et-de-cannabis-mais-de-nouvelles-addictions&src=embed#async_embed

Une baisse qui mérite toutefois que l’on prenne en compte le contexte particulier de ces deux dernières années, où les élèves se sont moins vus et où l’effet d’entraînement a pu être réduit. Malgré tout, cette baisse s’inscrit dans un mouvement déjà amorcé dès 2010. 

Cigarette électronique, gaz hilarant et jeux d’argent

Cependant, derrière cette bonne nouvelle se cachent d’autres chiffres moins encourageants. C’est le cas des chiffres liés aux cigarettes électroniques notamment, qui pour la première fois passent devant les cigarettes classiques : 34,2% des élèves de 3e disent avoir expérimenté la « vapoteuse » en 2021, contre 29,1% qui ont essayé la cigarette. Même tendance pour ceux qui ont fumé au moins une fois dans le mois précédent le sondage (10,2% pour la cigarette, 13,9% pour la « vapoteuse »). Il n’y a que chez les fumeurs réguliers que le tabac surpasse encore la cigarette électronique. L’usage de la chicha est aussi en net recul. 

L’autre information alarmante, c’est l’apparition de nouvelles addictions : pour cette édition 2021 de son enquête, l’OFDT a interrogé les collégiens sur deux nouveaux éléments. D’une part, le protoxyde d’azote, plus connu sous le nom de gaz hilarant., souvent consommé sous forme de cartouches pour siphon à chantilly. Il apparaît que 5,5% des élèves de 3e disent avoir déjà testé cette substance. 

À écouter  –  ÉCONOMIELa consommation de tabac a reculé d’un quart en 5 ans ! 2 min

L’autre élément pris en compte, ce sont les jeux d’argent et de hasard : une première enquête en 2017 montrait que plus d’un tiers des jeunes de 17 ans avait déjà joué à un jeu d’argent… alors que ceux-ci sont interdits aux mineurs. L’OFDT a alors décidé de se saisir de cette question et de l’intégrer à l’enquête. Résultat : un collégien de 3e sur quatre a déjà joué à un jeu d’argent, 9% le font au moins une fois par mois et 3% au moins une fois par semaine. Sur ces données, qui viennent d’être intégrées à l’enquête, on ne peut toutefois pas constater d’évolution par rapport aux années précédentes.

Alcool, tabac, cannabis : la pandémie accélère la chute des usages chez les élèves de troisième

Par Le Figaro avec AFP Publié il y a 9 heures, mis à jour il y a 6 heures

La pandémie, avec son cortège de confinements et de restrictions sanitaires, a réduit la vie sociale des adolescents en France et engendré une «baisse importante» de la consommation d’alcool, de tabac et de cannabis chez les élèves de troisième, selon une étude publiée mercredi 12 janvier.

Confinements successifs, couvre-feux, classes en demi-groupes… La pandémie a créé un contexte où «il y a eu moins de fêtes, moins d’occasions de sociabiliser, ce qui a sans doute décalé les expérimentations», explique à l’AFP Julien Morel d’Arleux, le directeur de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) qui dévoile une enquête réalisée auprès de 2000 élèves de troisième lors du premier trimestre 2021.

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L’épidémie de Covid-19 a ainsi «accentué les tendances baissières qu’on observe depuis une dizaine d’années» chez les plus jeunes, ajoute-t-il. Une évolution «encourageante», alors que la France reste parmi les premiers pays consommateurs de substances psychoactives en Europe. Selon l’étude réalisée par questionnaire anonyme, le nombre d’élèves de troisième n’ayant jamais bu d’alcool a doublé entre 2010 et 2021, passant de 16,8% à 35,9%. La consommation d’une boisson alcoolisée au cours du dernier mois, déclarée par 31,8% des élèves, atteint elle aussi son plus bas niveau depuis 2010.

«Effet protecteur chez les jeunes»

L’alcool reste la substance psychoactive la plus populaire chez ces collégiens avec 64,1% d’expérimentateurs en 2021, contre 75,3% trois ans auparavant. De plus en plus ringard, le tabac séduit aussi beaucoup moins: 29,1% des adolescents de troisième déclarent avoir déjà fumé une cigarette, contre 37,5% en 2018 et 51,8% en 2010. Le tabagisme quotidien chez les jeunes de cet âge a lui été divisé par quatre au cours des onze dernières années.

L’usage du cannabis est également en «net recul», même si son expérimentation «reste précoce», selon l’OFDT. Moins d’un élève de troisième sur dix (9,1%) en a déjà fait l’expérience, contre 16,1% en 2018 et 23,9% en 2010. L’usage au cours du mois précédant l’enquête a lui été divisé par trois en l’espace de onze ans.

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Accentué par la pandémie, le recul de l’âge d’expérimentation de ces substances «a un effet protecteur chez les jeunes», reprend M. Morel d’Arleux, car la recherche a démontré que plus les consommations de substances psychoactives démarrent tard dans la vie, moins le risque de basculer dans l’addiction est important. L’OFDT alerte toutefois sur «l’accessibilité élevée» de ces produits: 19,5% élèves de troisième estiment que s’approvisionner en cannabis est assez ou très facile, une proportion qui grimpe à 31,5% concernant le tabac. Quant à l’alcool, un élève sur six a déjà connu un épisode d’ivresse.

Le cannabis décrété médical alors que démarre l’expérimentation qui doit en décider

Professeur Jean Costentin

            Un psychiatre  (Nicolas Authier),  reconverti à la pharmacologie, a été promu président du comité scientifique de l’agence de sécurité du médicament (ANSM) pour l’expérimentation du cannabis médical. Très vite on a perçu qu’il avait l’échine souple, mais maintenant cela confine au syndrome d’Ehlers-Danlos  (hyperlaxité ligamentaire), comme on pourra en juger.

Voici ce qu’il vient de déclarer dans le journal de l’INSERM

Consommer du cannabis avant 16 ans double le risque de connaître le chômage à l’âge adulte

Par Paul-Emile François

L’expérimentation précoce du cannabis a un impact très fort sur l’avenir professionnel. Le risque de connaître une ou plusieurs périodes de chômage à l’âge adulte est fortement augmenté en cas de consommation avant 16 ans.

Consommer du cannabis avant 16 ans double le risque de connaître le chômage à l'âge adulteLANASTOCK/ISTOCK



L’ESSENTIEL

  • 40% des jeunes de moins de 17 ans en France déclarent avoir consommé du cannabis
  • Les conséquences de cette consommation sont une perte de concentration et de motivation qui pèsent sur la réussite scolaire
  • Elle augmente fortement le risque de rencontrer des difficultés d’insertion professionnelle à l’âge adulte

Fumer du cannabis à l’adolescence n’est pas seulement augmenter le risque d’une moins bonne réussite scolaire en raison des difficultés de concentration et de motivation liées à cet usage. Cela impliquerait aussi de devoir affronter plus tard des situations de chômage.

C’est ce qu’indique une étude réalisée par l’INSERM et publiée dans la revue Drug and Alcohol Dependance.

Alors que 40% des jeunes de moins de 17 ans en France déclarent avoir consommé du cannabis durant l’année écoulée et que notre pays connait l’un des plus hauts niveaux de consommation de cette drogue, l’étude établit un lien entre l’expérimentation du cannabis dite précoce (avant 16 ans) et les difficultés d’insertion professionnelle à l’âge adulte. C’est en analysant la situation de près de 1 500 jeunes adultes sur une période de 9 ans entre 2009 et 2018 que les chercheurs sont parvenus à cette conclusion.

Un risque de chômage deux fois plus élevé pour ceux qui ont consommé avant 16 ans

En entrant davantage dans le détail, leur étude précise que d’avoir débuté la consommation de cannabis avant 16 ans multiplie par deux le risque de connaître une période de chômage à l’âge adulte par rapport à ceux qui n’ont jamais consommé ce stupéfiant, un risque qui n’augmente que de 39% si la première consommation de cannabis n’a eu lieu qu’après 16 ans.

Toujours sur le registre de l’impact négatif de l’usage du cannabis à l’adolescence sur l’emploi à l’âge adulte, celui-ci multiplie par trois le risque de connaître plusieurs périodes de chômage pour ceux qui ont consommé avant 16 ans et l’augmente de 51% pour ceux qui ont consommé après 16 ans.

L’impact du cannabis sur la vie sociale et économique

« Ces résultats montrent que l’âge de la première expérience du cannabis est associé à des conséquences néfastes non seulement sur la santé mais aussi sur la vie sociale et économique des personnes et que reporter le plus tard possible cette expérimentation devrait être un objectif des politiques publiques », souligne Maria Melchior, directrice de recherche à l’INSERM et auteure de l’étude.

Source

Les méfaits du cannabis

Savez-vous TOUT sur le cannabis ?

Alors que le débat sur la légalisation du cannabis est régulièrement relancé un article du Monde, publié
ce 25 décembre, titre : (« Dans la police, un débat à bas bruit sur la dépénalisation des drogues »)

Le professeur Costentin vous propose un quiz à faire en famille.

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Quand le quiz est terminé , Cliquez ici pour lire les réponses à la fin de l’article

Faire de l’exercice (aérobie) pour retrouver le sommeil à l’arrêt du cannabis !

 La consommation trop régulière de cannabis à des fins récréatives peut aboutir à une pharmacodépendance aggravée par l’utilisation conjointe d’autres substances psychotropes à potentiel addictif élevé. L’arrêt de la toxicomanie conduit à un syndrome de manque dont font partie les troubles du sommeil souvent préoccupants. L’exercice aérobie quotidien semble être à même d’atténuer ces derniers selon les résultats (préliminaires) d’un petit essai randomisé dans lequel ont été inclus 31 patients désireux de mettre un terme à leur dépendance et confrontés à un syndrome de manque.

Deux groupes ont été constitués par tirage au sort et soumis à un protocole en trois phases consécutives : (1) quatre jours (quatre nuits) à domicile : état basal ; (2) six jours en milieu hospitalier (cinq nuits) : phase thérapeutique avec pendant six jours ou bien une séance d’exercice aérobie quotidienne supervisée sur bicyclette ergométrique (à 60 % de la capacité aérobie maximale) d’une durée de 35 minutes, ou bien des exercices d’élongation sans contrainte ; (3) trois jours (quatre nuits) à domicile : phase post-thérapeutique.

La qualité du sommeil a été évaluée de manière objective par actigraphie du poignet pendant la phase thérapeutique, chaque participant donnant égalemement son avis sur ce point.
Avantage à la bicyclette
A l’état basal, aucune différence intergroupe significative n’était détectée quant à l’évaluation objective ou subjective du sommeil. Dans le groupe contrôle (n=19), le délai d’endormissement au cours de la phase thérapeutique a augmenté de manière significative par rapport à l’état basal (p = 0,042).

En revanche, l’exercice aérobie quotidien (n=12) n’a eu que des effets bénéfiques sur le sommeil, qu’il s’agisse de l’augmentation de sa durée (p = 0,008) ou de son efficacité (p = 0,023) par rapport à l’état basal. La comparaison intergroupe est également en faveur de l’exercice aérobie : durée du sommeil (p = 0,005) et diminution de la fréquence moyenne des réveils nocturnes (p = 0,040), le seuil de signification statistique étant presque atteint pour ce qui est de l’efficacité du sommeil (p = 0,051). Les participants n’ont pas cependant perçu de différence entre les protocoles concernant leur sommeil.

Au total il semble que les troubles du sommeil induits par l’arrêt du cannabis pourraient être combattus par l’exercice aérobie quotidien même d’intensité modérée. D’autres études portant sur des effectifs plus importants devraient confirmer ces résultats qui pour être préliminaires, n’en sont pas moins plausibles.

Dr Philippe Tellier

RÉFÉRENCE McCartney D et coll. : The effect of daily aerobic cycling exercise on sleep quality during inpatient cannabis withdrawal: A randomised controlled trial. J Sleep Res. 2021 ; 30(3):e13211. doi: 10.1111/jsr.13211. Copyright © htt

Plus de 47% des 15/24 ans ont déjà fumé du cannabis

Etude Ifop pour High Society

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« Hugo ça roule »

Ce film de fiction présente le basculement d’un bon élève dans la toxicomanie (cannabis).

Il est suivi par des développements explicatifs du Pr. Jean Costentin sur les méfaits de cette drogue, en
direction, séparément, des adolescents, de leurs parents et enfin, plus largement, d’un vaste public.

Ce film est né de la rencontre, à la faveur d’une de ses conférences sur les drogues et
toxicomanies, de J. Costentin, avec le professeur Jean-Claude Guézennec qui avait été, 60 ans
auparavant, son professeur de Français et de Littérature, au Lycée Corneille de Rouen.

Le professeur Guézennec, agrégé de lettres classiques, passionné de cinéma, est à l’origine
de l’option « Cinéma » du baccalauréat. Il a créé, il y a près de 50 ans, « Archimède films ». Il a conçu
cette association, sans but lucratif, pour former des jeunes aux métiers de l’audio-visuel, en les
associant à la réalisation de films ayant pour finalité de contribuer à de grandes causes sociétales,
souvent en appui d’actions développées par la Gendarmerie nationale. Il s’agit par exemple de la
prévention contre la radicalisation ; de la prévention des accidents de la voie publique ; des actions
contre les violences faites aux femmes, etc…

Sensible aux messages portés par les livres et conférences de son ancien élève (J. Costentin),
le professeur Guézennec a voulu contribuer à leur diffusion. Au pays dont la jeunesse est
spécialement affectée par le cannabis, puisque la France est le tout premier consommateur de cette
drogue parmi les 27 Etats membres de l’Union Européenne, il a voulu, sur ce sujet aussi, faire œuvre
de salubrité publique.


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