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ADDICTION: UNE DEMANDE DE SOINS ACCRUE AU TITRE DE LA COCAÏNE

PARIS, 28 mars 2023 (APMnews) – La hausse de la consommation de cocaïne aboutit à une demande de soins accrue, alerte l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) dans un rapport décryptant l’évolution de cette consommation entre 2000 et 2022, publié lundi.

« La circulation de cocaïne sur le territoire européen, en particulier en France, s’est amplifiée depuis les années 2010 », résume l’observatoire dans son document (65 pages).

« Cette offre en expansion a favorisé la hausse de la consommation de cocaïne parmi les adultes et aggravé les conséquences sanitaires de cette consommation. Après le cannabis (209 millions de consommateurs à l’échelle mondiale), la cocaïne est le produit illicite le plus consommé et sa dynamique de diffusion s’est accélérée en 20 ans (près de 21,5 millions d’usagers au moins une fois dans l’année, contre 14 millions à la fin des années 1990) », rapporte-t-il (cf dépêche du 30/09/2020 à 10:39).

La France « figure désormais dans le groupe des pays les plus consommateurs au sein de l’UE [Union européenne], avec 600.000 usagers (dans l’année), contre 5 millions pour le cannabis et 400.000 pour la MDMA/ecstasy », note-t-il.

« La consommation de cocaïne augmente depuis 20 ans parmi les adultes (après 25 ans), témoignant d’une installation dans les générations nées entre les années 1970 et les années 1990 », observe-t-il. « Elle concerne une gamme de plus en plus large de classes d’âge et de milieux sociaux, ce qui se traduit aussi par la diversification des modes de consommation -sous forme sniffée (cocaïne-poudre), fumée/inhalée (cocaïne basée ou crack) ou injectée ».

L’usage de cette drogue, « d’abord plutôt circonscrit à l’espace festif et aux catégories sociales les plus aisées », s’est ensuite « diffusé dans tous les milieux sociaux » et « touche plus souvent des groupes de population jusqu’alors peu concernés », comme « les catégories sociales faiblement diplômées ou les femmes ».

Brusque hausse du taux de passage aux urgences entre 2021 et 2022

Au vu de cette consommation, les indicateurs sanitaires sont « préoccupants », s’inquiète l’OFDT.

« L’usage de cocaïne comporte des risques sanitaires de différents types, allant des complications (psychiatriques, cardiovasculaires, neurologiques, infectieuses, respiratoires, etc.) jusqu’à un risque de surdose (parfois mortelle) », rappelle-t-il.

Les conséquences sur le système de soins sont visibles, souligne-t-il. « En France, la période récente a été marquée par une forte progression des recours aux urgences liés à l’usage de cocaïne » et « en 12 ans, le taux de passages a augmenté de 8,6 à 21,2 pour 100.000 passages, soit, après ajustement, un taux multiplié par 3,09 ».

« En 2019 (qui constitue une année plus représentative que les années 2020-2021, marquées par la pandémie de Covid-19), la cocaïne était en cause dans 12% des passages aux urgences liés à l’usage de drogues, contre 7% en 2015, selon les données du réseau Organisation de la surveillance coordonnée des urgences (Oscour) », rapporte-t-il.

« Entre 2010 et 2022, 23.335 passages aux urgences pour cocaïne ont été identifiés », selon Santé publique France (SPF), citée par l’OFDT. « Les patients sont principalement des hommes (75%) et les tranches d’âges les plus concernées sont les 30-39 ans, les 20-29 ans et les 40-49 ans » avec un âge médian à 32 ans.

« Les patients sont admis principalement pour une intoxication (65%), une dépendance (13%) ou un sevrage (7,5%) », décrit l’observatoire. « L’évolution est plus marquée chez les femmes (4,5 à 12,6 pour 100.000 passages) que chez les hommes (12 à 29,2). » De plus, « les taux de passages ont augmenté brusquement entre 2021 et 2022 (de 17,1 à 21,2) ».

L’OFDT remarque des différences régionales « importantes », avec « des taux de passages particulièrement élevés » en Guyane (44,1 pour 100.000 passages), Provence-Alpes-Côte d’Azur (40,8) et Occitanie (27). De plus, « une très forte augmentation était à noter en Auvergne-Rhône-Alpes (1,2 à 22,9), en Bretagne (4,3 à 34,4), en Nouvelle-Aquitaine (3 à 20,6), en Grand Est (8,7 à 19,9) et en Bourgogne Franche-Comté (2,9 à 13,1) ».

« Les passages identifiés présentaient majoritairement des diagnostics associés liés à une intoxication par l’alcool (33%), aux benzodiazépines (9,6%), au cannabis (9,5%) ou aux opioïdes (4,8%), traduisant un profil de polyconsommation », note encore l’ODFT.

« Les autres diagnostics associés étaient liés aux manifestations cardiaques (douleur thoracique, palpitations, tachycardie) et psychiatriques (agitation, dépression, anxiété, schizophrénie). »

Dans un communiqué diffusé lundi, SPF ajoute que ces résultats de taux de passages aux urgences « sont cohérents avec les remontées issues du dispositif Drogues Info Service, dont les sollicitations sont en augmentation constante depuis 2010 », avec un « nombre d’appels, de chats et de questions-réponses citant la cocaïne passé de 2.133 à 6.447 entre 2010 et 2022″.

L’OFDT souligne aussi qu' »entre 2014 et 2017, la cocaïne a été la deuxième substance la plus souvent signalée par les hôpitaux du réseau Euro-DEN Plus, présente en 2020 dans 21% des passages aux urgences liés à l’usage de drogues au sein de l’UE ».

Quant aux hospitalisations en relation avec l’usage de cocaïne, leur nombre « a été multiplié par cinq en 10 ans » en France, compte-t-il. Cette hausse « concerne toutes les classes d’âge et touche les hommes autant que les femmes ». Cela dit, « malgré l’apparition de signaux sanitaires invitant à la vigilance, la situation en Europe reste sans commune mesure avec les Etats-Unis, où la cocaïne est la première substance en cause dans les recours aux urgences en lien avec l’usage de drogues (40%) », relativise-t-il.

Enfin, « on observe, en France comme en Europe, une augmentation des décès directs liés à la cocaïne sur 10 ans », même si là encore, « pour préoccupante qu’elle soit », la situation reste loin de celle d’outre-Atlantique.

Des Csapa de plus en plus sollicités

« Difficile à documenter, le rôle de la cocaïne dans les problèmes sanitaires aigus ou de long terme peut facilement passer inaperçu », prévient l’OFDT, expliquant que « les usagers insérés, tout particulièrement, se tiennent le plus souvent à l’écart des dispositifs de prise en charge et considèrent souvent tardivement leur consommation comme problématique ».

« Néanmoins, au cours de la dernière décennie, une légère hausse des demandes de soins liées à la cocaïne a été observée dans la plupart des pays européens après une forte décrue entre 2010 et 2014. »

« En 2020, la cocaïne était la deuxième drogue citée par les patients admis en traitement pour la première fois, représentant 15% des motifs de recours des primo-consultants au sein de l’UE », indique-t-il. « Même tendance en France, où le nombre de demandes de traitement au titre de la cocaïne en Csapa [centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie] a plus que doublé en une décennie. En 2020, on comptait 5.907 demandes de traitement au titre de la cocaïne -dont 4.557 hommes (77%) et 1.350 femmes (23%)- et 1.489 au titre de la cocaïne basée (crack ou free base), dont 1.133 hommes (76%) et 356 femmes (24%) ».

Cette hausse des demandes de traitement liées à la cocaïne est « l’évolution la plus marquante dans le profil des patients observée dans les Csapa au cours de la période 2015-2019 », insiste l’OFDT. « La part des demandes de soins liées à la cocaïne est ainsi passée de 10% à 18% pour la cocaïne poudre et de 3,9% à 9,6% pour le crack/cocaïne basée. »

De plus, « en 2019, sur 314.000 personnes ayant recouru à un Csapa, 14.500 l’ont fait au titre de la cocaïne ou du crack en première intention. Dans la plupart des cas, il s’agit d’un recours aux soins au titre de la cocaïne poudre (deux tiers), mais un tiers des demandes concernent la cocaïne basée (ou crack) ».

Par ailleurs, « si la cocaïne reste relativement peu citée comme motif principal de recours à la consultation, par rapport à l’alcool ou au cannabis, par exemple, elle apparaît de plus en plus souvent parmi les consommations associées », complète l’OFDT. « Parmi les nouveaux consultants reçus en Csapa, en cinq ans (2015-2019), la part de ceux qui déclarent une consommation de cocaïne et de crack/cocaïne basée est passée de 22% à 30% pour la cocaïne poudre et de 8,2% à 16% pour le crack/cocaïne basée ».

« Ces observations soulignent l’importance des conséquences sanitaires et sociales liées aux usages de cocaïne, témoignant de besoins accrus de moyens de prise en charge au sein du dispositif médico-social et hospitalier », alerte l’OFDT.

OFDT, « La cocaïne: un marché en essor, évolutions et tendances en France (2000-2022) »

Stop ou encore ? Ressaisissons-nous !

Professeur Jean Costentin

L’actualité montre que notre société est comparable à une solution de drogues à saturation ; elles cristallisent en de multiples circonstances, dont quelques une sont énumérées ici.

Six cent morts chaque année sur les routes de France sont imputables aux drogues ; le nombre des estropiés (à des degrés divers) n’étant pas communiqué, on peut l’imaginer d’un niveau au moins dix fois plus élevé !


-Le cannabis associé à l’alcool multiplie par 27 le risque d’accidents mortels de la route. 


-Chaque année, en France, soixante quinze mille morts sont imputables au tabac et 41.000 à l’alcool ; là non plus on ne s’efforce pas de dénombrer ceux qui y survivent dans un état de santé affectant leur qualité de vie.

-Les accidents professionnels liés aux toxicomanies sont sans doute nombreux, mais la médecine du travail ne semble pas soucieuse d’en établir l’origine.


-L’empreinte des drogues est avérée dans les turpitudes du sieur Palmade qui défrayent la chronique.


-Le « chemsex », se fait invasif ; des drogues (cathinones entre autres) permettent de substituer à l’étreinte amoureuse une copulation sans amour et des performances d’itération, chevauchées fantastiques, qui finiront bien un jour en une épreuve
olympique.

On exprimera cette pratique par une contrepèterie : avec le chemsex « la mer se transforme en bouse ».


-En Vendée, l’assassinat de Leslie et Kevin est en relation avec la drogue.


-S’agissant de la pyromane de la rue Erlanger à Paris, à l’origine de six morts, son avocat a rassuré la Cour en déclarant qu’elle ne fumait plus 12 joints par jour, mais deux seulement désormais .


-Le meurtre de madame Sarah Halimi portait, outre la signature de l’antisémitisme, celle du cannabis.


-Quelques uns de nos députés s’enivrent à la buvette de l’Assemblée nationale pour mieux légiférer.


-Le salon de l’agriculture devient un haut lieu d’alcoolisation.


-La consommation de cocaïne est en pleine expansion.

-Cent trente tonnes de cannabis, 30 tonnes de cocaïne ont été saisies en France, l’an passé, révélant plutôt l’importance des trafics que l’asséchement du marché.


-Deux tonnes de cocaïne s’échouent sur des plages normandes. La chanson de Brigitte Bardot devient (« Sur la plage ensoleillée, cocaïne et crustacées »).


-Des quartiers parisiens sont sinistrés par le « crack »/cocaïne base (« la colline du crack », « le stalincrack »).


-Le port du Havre est vérolé par la drogue ; il prend la voie (maritime) du port d’Anvers.


-Les règlements de compte des dealers et trafiquants de drogues, spécialement à Marseille, sont rythmés aux sons des kalachnikovs ; qui frappe par la drogue périra par la kalachnikov !


-Différents « territoires perdus de la République » ne le sont pas pour les trafiquants de drogues.

-Dans le critérium Européen des toxicomanies, la France est championne absolue de la consommation du cannabis, avec 1.500.000 usagers réguliers ; elle est aussi dans le peloton de tête de la consommation d’alcool, avec 4.500.000 sujets alcoolo-dépendants.


-A l’instigation de O. Véran (avant qu’il soit ministre, de la Santé S.V.P.) s’est constituée une mission parlementaire visant à permettre la légalisation du cannabis à des fins « thérapeutiques » (même si l’académie de Médecine estime que le cannabis est
« un faux médicament et une vraie drogue
 ») et « à des fins récréatives » (malversation langagière qui remplace ce qu’il faudrait exprimer « à des fins toxicomaniaques ».


-Des maires LR (Reims, Charleville Mézière) un député (7 ième circonscription de l’Essonne) primitivement LR, mais devenu macroniste, une autre (2 ième circonscription du Loiret) prônent avec véhémence la légalisation du cannabis.


-Des addictologues à contre-emploi, impuissants à traiter les victimes du cannabis, militent pour sa légalisation.


-Un hebdomadaire, « Valeurs Actuelles », mobilisé contre les errements et les déviances de notre société, réussit ce tour de force de n’avoir jamais parlé des drogues et des toxicomanies depuis plus de 5 ans.


-L’Education nationale se désintéresse complètement de la prévention des toxicomanies, se gardant d’informer les élèves des méfaits des drogues. L’intoxication de notre jeunesse lui explosant à la figure, elle croit nous rassurer en déclarant qu’elle
expérimente (encore) les méthodes les plus appropriées pour lui en parler. Avec un sens aigu du contournement, elle teste une approche qu’elle désigne d’un terme anglais ; « unplugged » (relation avec le plug anal érigé place Vendôme ?, qui, défrayant la chronique, fut par un heureux sabotage, débranché (unplugged) !


-Des médias déclarent que le Grand duché du Luxembourg ainsi que l’Allemagne vont légaliser le cannabis, en se gardant d’indiquer que pour ce faire il leur faudra l’aval de l’Union européenne (ce qui est loin d’être acquis).

Ces médias et/ou d’autres annoncent que le Canada autorise la vente libre de la cocaïne ; alors que le premier ministre Trudeau, pourtant très permissif, le dément. Forcer les réticences par des informations fantasmées est une des « manipes » habituelles de ces déformateurs patentés qui, comble d’infamie, se présentent comme dénonciateurs de « fake news ».


-Le Conseil économique social et environnemental (CESE), complètement en dehors de son expertise, fait tenir son stylo par des idéologues très marqués politiquement, pour recommander la légalisation du cannabis.


-Le Conseil constitutionnel abroge une disposition réglementaire qui autorisait les douanes à fouiller les véhicules et bagages des sujets suspects de trafics, privant les « gabelous » d’un moyen majeur de lutte contre les trafics de drogues.


Bien que très incomplet, arrêtons là cet inventaire à la Prévert. Le ministre de lntérieur, monsieur G. Darmanin, exprime un engagement résolu contre les drogues, les trafiquants et les dealers.

C’est maintenant qu’il faut agir avant qu’ils engloutissent notre Société. Une même volonté devrait animer le ministre de la
Justice, celui de l’Education nationale, celui de l’Economie, celui de la Jeunesse et des Sports, celui de la Santé, celui de la Culture et d’autres ministères encore…

C’était l’objectif affiché de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et Conduites Addictives (MILDECA), qui fut dévoyée par trois sur quatre de ses présidents précédents. Elle est actuellement en phase de ressaisissement. Les moyens qui lui sont alloués devraient être décuplés tandis que la lutte contre les drogues et toxicomanies devrait être érigée en une grands cause nationale.

Cannabiz’ness

La vraie addiction : l’argent

Les chiffres donnent le vertige. Rien qu’en octobre de cette année, 34 tonnes de cocaïne ont été interceptées par les douaniers du port d’Anvers, le plus grand site portuaire d’Europe avec ses 129 km². Pour 2021, les saisies montaient à 90 tonnes, 35 % de plus que l’année précédente et quatorze fois plus qu’en 2011, rien que pour la cocaïne qui arrive essentiellement par container des trois pays producteurs : la Colombie, la Bolivie et le Pérou, en passant par le Brésil, l’Equateur et les Antilles.

Si la production est en hausse, la demande l’est autant. D’après l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), en 2022, avec 600 000 consommateurs (au moins occasionnels), la cocaïne est « le produit illicite le plus consommé en France après le cannabis ».

La part des 18-64 ans ayant expérimenté la cocaïne a été multipliée par quatre en deux décennies, passant au sein de la population de 1,2 % en 1995 à 5,6% en 2017.Anvers et les autres ports du nord de l’Europe, portes d’entrées de la drogue.Crédit : DW, Insight Crime Investigation.

La seule justification à cette violence est l’argent, estime un procureur.

Un kilo de cocaïne vaut 1 000 dollars au Pérou et 30 000 à Anvers. Vendu 50 euro le gramme, chaque gramme coupée trois fois en moyenne rapporte 150 euros. Ailleurs, le consommateur payera bien plus : (d’après le magazine Challenge : $533 à Riyad, $205 à Tel Aviv, $103 à Londres, et $76 à Paris).

1 kg de coke vendu 30 000 euros à Anvers par le grossiste rapporte donc (au moins) 90 000 à la vente, ce qui fait qu’une tonne peut rapporter 90 millions d’euros. Les 90 tonnes saisies en 2021, au prix d’achat de 2,7 milliards (90 x 30 millions) auraient donc pu rapporter le triple, c’est-à-dire 8,1 milliards d’euros à la vente !

A cela s’ajoute le fait que les saisies ne représentent que 12 % du volume total du transit de la place. Ce qui fait qu’au bas mot, on arrive à plus de 110 milliards d’euros de cocaïne ayant transités par le port d’Anvers, rien qu’en 2021 !

Ce grand port européen voit passer des millions de containers dont à peine 1 % est scanné, sur deux points de contrôle, de part et d’autre de l’Escaut et officiellement, libre échange oblige, pour des impératifs de rapidité et de concurrence. 70 millions d’euros ont été débloqué pour 5 scanners supplémentaires… qui se concentreront sur les cargaisons arrivant de pays à risque.

« Comment voulez-vous qu’il n’y ait pas, à certains moments cette surpuissance, qui fait que tout leur est dû et que plus rien ne leur fait peur ? », note Michel Claise.

Source : Karel Vereycken

Drogues. « La cocaïne est en train de submerger l’Europe »

« En France, 26,5 tonnes de cocaïne ont été saisies en 2021, chiffre qui donne une idée de l’ampleur réelle du trafic. Le chiffre d’affaires mondial de la drogue, entre 200 et 500 milliards de dollars, pourrait dépasser à terme celui du trafic d’armes qui s’élève à 1 200 milliards de dollars. La cocaïne est en train de submerger l’Europe, grâce à une production sans cesse accrue. En Colombie, le rendement est passé de 384 tonnes en 2011 à 1 228 tonnes en 2020. »

Jean-Pierre Pujol (Calvados) :

« La drogue va-t-elle déstabiliser notre société ? De nos jours, le commerce des stupéfiants en général, et celui de la cocaïne en particulier, prospère de façon préoccupante, alimentant en argent frais les gangs de nos cités.

En France, 26,5 tonnes de cocaïne ont été saisies en 2021, chiffre qui donne une idée de l’ampleur réelle du trafic. Le chiffre d’affaires mondial de la drogue, entre 200 et 500 milliards de dollars pourrait dépasser à terme celui du trafic d’armes qui s’élève à 1 200 milliards de dollars. La cocaïne est en train de submerger l’Europe, grâce à une production sans cesse accrue. 

En Colombie, le rendement est passé de 384 tonnes en 2011 à 1 228 tonnes en 2020. Ceci a entraîné une baisse des prix au détail, permettant d’élargir le nombre de consommateurs. Par ailleurs, les réseaux de distribution se sont multipliés, avec des délinquants de plus en plus violents.

En France, le trafic de stupéfiants est très prospère, générant environ 3 milliards d’euros, chiffre largement sous-estimé. Il s’accompagne de nombreuses activités criminelles : trafic d’armes, prostitution, vols, etc. Et de nombreux règlements de comptes. Depuis le début de l’année, près de trente individus ont été abattus à Marseille dans des affaires de stupéfiants.

La situation mondiale est très préoccupante, car les énormes flux financiers générés par le trafic de drogue, peuvent directement mettre en danger les grands équilibres politiques, économiques et financiers de la planète. Ils peuvent aussi déstabiliser les États les plus fragiles, notamment ceux qui entretiennent des liens ambigus avec ces activités illicites.

 Cette déstabilisation s’observe déjà aux Pays-Bas et en Belgique […] instaurée par la fameuse Mocro Maffia (néerlandais d’origine marocaine) : témoins, enquêteurs, journalistes, magistrats et avocats assassinés, une princesse néerlandaise et un Premier ministre menacés par la mafia, des règlements de compte à la grenade en plein jour à Anvers, le ministre de la Justice belge victime d’une tentative d’enlèvement fin septembre.

En Europe, et en France en particulier, l’affaiblissement des services de sécurité et l’ouverture des frontières ont grandement contribué au développement du phénomène. Aujourd’hui, les trafiquants se jouent de nos forces de l’ordre et de nos lois et continuent de s’enrichir massivement au détriment de très nombreuses victimes.

Notre pays va-t-il suivre la même évolution que les Pays-Bas et la Belgique ? Va-t-on supporter longtemps que nos cités deviennent des zones de non-droit où le trafic s’installe en toute impunité dans les halls d’immeuble. […]

Source

À Lorient, 200 kg de cocaïne saisis sur un vraquier

Jolie prise pour les douaniers du port de commerce de Lorient.

Les douaniers de la brigade des garde-côtes de Lorient ont saisi près de 200 kg de cocaïne, dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 février, à bord du Falkonera, un cargo vraquier de 229 mètres, battant pavillon du Libéria. Le cargo, chargé de 20 000 tonnes de tourteaux de soja, avait quitté le port de Paranagua, au Brésil, le 24 janvier.

Il devait initialement faire escale dans le port de Brest ( Finistère) pour décharger sa cargaison. Faute de place sur les quais brestois, il ensuite été dirigé vers Montoir de Bretagne (Nantes – Saint-Nazaire), et c’est en s’y rendant qu’il a été mis en attente dans la rade de Lorient.

C’est là qu’a eu lieu la saisie des douanes, dans la nuit de jeudi à vendredi. Selon nos informations, la cocaïne trouvée à bord était un produit de « très bonne qualité ».

À lire sur le sujet Cocaïne sur un cargo à Lorient : toutes les images de la saisie

Un renseignement de l’étranger

Les douaniers lorientais auraient été alertés de la présence de drogue à bord par un renseignement venu d’un pays étranger. Le commandant du bateau a été interpellé, puis placé en rétention douanière, avant d‘être mis en garde à vue. Il a été relâché à l’issue et laissé libre.

Selon nos informations, les enquêteurs ont acquis la conviction qu’il n’était pas au courant de la présence de la cocaïne à bord de son navire. L’enquête, conduite sous l’autorité du parquet de Lorient, a été confiée à l’antenne de l’Ofast (Office anti-stupéfiants) de la police judiciaire de Rennes.

Source

« La cocaïne est présente partout ! » : Georges Brousse, spécialiste clermontois de cette addiction a vu ses consultations exploser

Publié le 18/02/2023

"La cocaïne est présente partout !" : Georges Brousse, spécialiste clermontois de cette addiction a vu ses consultations exploser

« La cocaïne désinhibe et augmente donc l’imprudence ». © Thierry LINDAUER

  • La cocaïne est devenue la deuxième drogue illicite la plus consommée en France, derrière le cannabis. Banalisée, elle n’épargne plus personne. L’accident très médiatisé de l’humoriste Pierre Palmade rappelle à quel point la dépendance à la cocaïne peut se révéler tragique.

Georges Brousse est chef du service d’addictologie du CHU de Clermont-Ferrand et président de l’association Addictions France. Il nous détaille les mécanismes de cette addiction à la cocaïne et les raisons de son tragique « succès » du moment.

Quels sont les effets de la cocaïne par rapport aux autres drogues ?

« La cocaïne a un effet psychotrope sur le cerveau, comme l’alcool ou le cannabis. Mais contrairement à l’alcool ou au cannabis, qui sont plutôt des ralentisseurs, la cocaïne stimule, elle accélère tout. »

Pourquoi dit-on que la cocaïne est une drogue insidieuse ?

« Parce que les consommateurs ont un sentiment de toute-puissance. Ils ne sont pas en capacité de s’estimer défaillants. Et pourtant, les réflexes sont perturbés, et la prise de risques augmente. »

Quels sont les risques au volant ?

« La cocaïne désinhibe et augmente donc l’imprudence. Le conducteur devient insouciant. Elle modifie la concentration mais aussi les effets de la fatigue. Parmi les drogues capables de causer le plus de dommages à soi et à autrui, la cocaïne arrive au deuxième rang, derrière l’alcool. La prise de psychostimulants, comme la cocaïne, maximise également la gravité des accidents. »

Dans le Puy-de-Dôme, « les conducteurs sous stupéfiant rattrapent ceux en état d’ivresse »

Pourquoi est-ce si difficile d’arrêter ?

« La cocaïne est une substance dopaminergique. Elle agit sur le neurotransmetteur des circuits de la récompense. Pour les gens qui ne sont pas malades, c’est inimaginable de penser que l’on puisse perdre le contrôle. Mais le cerveau du consommateur de cocaïne automatise le comportement et tout le ramène vers le produit. D’autant plus que la cocaïne est très souvent contextualisée à la fête, à la désinhibition, au sexe. »

À partir de quand perd-on le contrôle ?

« Ce n’est pas on/off. C’est très progressif… Plus on en prend longtemps, plus la dépendance s’installe. Il faut cependant prendre en compte trois critères : le produit bien sûr, mais aussi la personne et son environnement. S’agissant de la personne, les dépressifs, les anxieux, les gens qui ont subi des traumatismes auront plus facilement recours à la cocaïne pour soulager leurs difficultés personnelles. Et, malheureusement, ça marche… La cocaïne améliore sur le moment l’estime de soi.

L’environnement est aussi crucial. Avant, la cocaïne circulait dans les milieux de la Bourse et du show-biz. Depuis vingt ans, la consommation a été multipliée par quatre voire cinq. Aujourd’hui, elle est présente partout. Elle touche toutes les classes sociales. J’ai des chefs d’entreprise, des étudiants, mais aussi des gens en grande précarité. On est passé de 1 million à 30 millions de saisies. On l’a trop banalisée. »

Comment expliquer ce tragique “succès” de la cocaïne ?

« La cocaïne colle à l’époque. À l’heure actuelle, on demande aux gens d’être performants au travail, dans l’intimité… Et cette drogue dope l’estime de soi. Dans les années 1970, il fallait être zen, le cannabis était à la mode. »

Vos consultations pour addiction à la cocaïne ont-elles explosé ?

« En 2010, j’ai fait une année de recherche sur la cocaïne dans le milieu de la Bourse à Paris. À Clermont, on peinait pour trouver des patients. Aujourd’hui, un tiers de mes patients prennent de la coke. Beaucoup sont même polyconsommateurs. »

C’est pourtant une drogue qui coûte très cher ?

« Oui, 60 euros le gramme. Les gens se ruinent pour se la payer, alors ils revendent, se prostituent, se privent… »

Quelles sont les façons de la prendre ?

« Elle peut être sniffée, injectée ou fumée. Pour la fumer, il faut la transformer avec de l’ammoniac ou du bicarbonate de soude, les consommateurs disent qu’ils la “base”. Ce que l’on appelle le crack, c’est de la cocaïne basée. Les effets sont plus brutaux, plus immédiats. C’est un marqueur de gravité pour nous. Si la cocaïne sniffée donne un sentiment de puissance, à l’inverse la cocaïne fumée rend “stone”, hagard. »

Est-elle mortelle ?

« On a parfois décrit des surdosages, mais beaucoup moins qu’avec l’héroïne qui est un puissant sédatif. La cocaïne est un vasoconstricteur qui va agir sur le cerveau, le cœur qui se déshydrate et s’emballe. Les descentes de cocaïne sont insupportables, à tel point que les consommateurs prennent de l’alcool et de l’héroïne pour se soulager. »

Le Professeur Georges Brousse teste la nouvelle thérapie virtuelle aux côtés de Johan Colin, psychiatre addictologue, et Maryline Chalmeton, psychologue et attachée de recherche clinique.  Photo Fred Marquet.
 

Peut-on se guérir de cette maladie car on parle bien d’une maladie ?

« Oui, dès que le contrôle est perdu, c’est une maladie. L’envie est insurmontable, les gens qui pensent que c’est facile d’arrêter se trompent. Ce sont des souffrances personnelles et familiales dramatiques. On a des accompagnements mais c’est très difficile. Environ 30 % des gens s’en sortent mais c’est très long. On essaie de les motiver et de réduire les risques, mais il n’existe pas de médicament. Il y a des pistes sur des vaccins mais ce n’est pas encore ça.

Comme la cocaïne pirate le circuit de la récompense, on va substituer au produit une autre récompense plutôt que l’abstinence. Les modèles classiques de punition ne fonctionnent pas sur un malade. Lorsque l’on parle d’amendes pour le consommateur, ce n’est pas efficace. Cela revient à punir quelqu’un qui va chercher une récompense. Mieux vaut tenter de réguler. Aujourd’hui, on travaille sur une thérapie nouvelle autour de la réalité virtuelle. On essaie d’œuvrer sur la gestion des envies. Mais cette drogue est insidieuse, vraiment terrible. »

Faut-il laisser le permis aux cocaïnomanes ? 

« Vous imaginez supprimer le permis à tous les consommateurs d’alcool ou de cannabis ? L’addiction est une aliénation. Si elle impacte les autres, alors la société fera payer à l’individu son aliénation. La meilleure arme reste la prévention. »

Carole Eon

Source

Le toxicomane, dangereux pour lui même, peut l’être pour autrui.

Professeur Costentin


Notre compassion pour ses victimes commande de l’empêcher de nuire.


Le drame provoqué par P. Palmade qui conduisait sous l’emprise de la cocaïne et d’un produit dit « de substitution de l’héroïne », défraie la chronique. La notoriété de l’humoriste contribue à cette révélation.

Ce n’est pourtant que la partie émergée de l’iceberg des drogues sur lequel se brisent chaque jour, comme autant de Titanics, les véhicules de conducteurs anonymes (700 morts par an, sans oublier de très nombreux handicapés, victimes de ces accidents dans lesquels se sont invités des stupéfiants).


Depuis plus de trente ans je m’applique à déceler les roueries, arguties, entourloupes, occultations de journalistes torturant la réalité pour disculper le cannabis et d’autres drogues de divers drames de la route. Soit qu’ils ne les évoquent pas, soit qu’ils soulignent les « très faibles » taux sanguins de tétrahydrocannabinol/THC (comme s’ils ignoraient que ses effets stupéfiants se manifestent pour des concentrations de l’ordre du μg / millionième de gramme de THC par litre de sang) ; soit qu’ils diluent sa
responsabilité dans une possible défaillance mécanique ou une route mouillée…

Avec un peu moins de pusillanimité ils invoquent le rôle de l’alcool. On sait désormais que le cannabis et l’alcool, qui sont souvent associés, multiplient par 27 le risque d’accidents mortels de la route.


Que de manœuvres dilatoires avant que soit votée la « loi Marilou ». Il a fallu le décès de la petite Marilou Poinsot, victime d’un chauffard sous l’emprise du cannabis, pour que ses parents, Philippe et Nadine, créent l’association « Marilou », et obtiennent des députés le vote de « la loi Marilou » (Janv. 2003), qui punit de deux ans d’emprisonnement (enfin sur le papier) la conduite sous l’emprise de stupéfiants.

Il faudra ensuite attendre 2008 pour qu’apparaissent les tests salivaires de détection. J’ai le souvenir, lors d’un audit à l’Assemblée Nationale, d’avoir bataillé contre le conseiller ministériel à la sécurité routière, trainant des pieds à recommander des dispositions anti-cannabiques car, selon lui, les chiffres connus ne les justifiaient pas…


S’agissant des produits de substitution de l’héroïne (buprénorphine à haut dosage ou méthadone) ils ne sont pas consommés
que par des héroïnomanes.

En effet, un nombre significatif d’entre eux se les font prescrire par plusieurs praticiens, délivrer par plusieurs pharmaciens et les revendent afin d’obtenir les moyens d’acquérir leur « chère » héroïne.

Ils ouvrent ainsi à leurs acheteurs l’accès aux morphiniques et bientôt à l’héroïne. Cette situation perdure depuis 20 ans, en raison de la passivité des « pouvoirs » publiques.

Notre éthique nous interdit d’appuyer sur la tête des toxicomanes qui se noient, même quand ils sont responsables de drames.

Notre compassion pour leurs victimes est intense et c’est pourquoi nous voulons empêcher ces toxicomanes de nuire.
Quand il est constaté que leur addiction est irrépressible, afin de prévenir ses effets potentiellement catastrophiques, il faudrait leur
interdire d’exercer certaines professions ainsi que la conduite des véhicules à moteur.


Les drames provoqués par les toxicomanes leur sont évidemment imputables. Cependant on ne doit pas disculper ceux qui, par leurs décisions, déclarations, actions, omissions, compromissions, collusions, ont contribué au développement des comportements toxicophiles et ont ainsi aggravé la détérioration de ces individus fragiles que sont les toxicomanes.


La liste de ces co-responsables doit enfin être établie afin de les incriminer et de les neutraliser

L’affaire Palmade, un fait divers utile ?

16 février 2023


La très forte médiatisation de l’affaire Palmade attise les passions et parfois les excès. Depuis près d’une semaine, la presse est accusée d’en faire « trop », d’être voyeuriste, de ne parler que de l’auteur présumé sans un mot pour les victimes…

Mais ce dramatique accident permet au moins d’évoquer des sujets qui dépassent le simple faits divers. En parler, c’est éveiller les consciences, rappeler les risques et leurs conséquences.

Ça n’est pas inutile.
En premier lieu, les risques liés à la consommation de drogues. Pas inutile à rappeler dans un pays leader de la consommation de stupéfiants et de médicaments. Un pays où on parle encore souvent de « drogues douces » ou « récréatives » en jetant un voile pudique sur les ravages de ces addictions.

La déchéance publique et médiatique de Pierre Palmade dure en réalité depuis longtemps, mais des milliers d’autres français anonymes vivent les mêmes déséquilibres et, finalement, les mêmes maladies.

En parler n’est pas inutile. Il est temps de poser la question de la place des victimes dans les procédures judiciaires
L’affaire Palmade pose aussi la question de l’insécurité routière qui décime la France chaque semaine.

Alcool, vitesse, stupéfiants, téléphone : les causes des accidents graves sont multiples et parfois cumulatives.

Cette insécurité détruit des familles, souvent dans l’anonymat le plus complet. En parler n’est pas inutile.
L’affaire Palmade pose aussi le sujet de la place des victimes dans les procédures judiciaires. Leur état de santé a parfois semblé moins commenté que celui de Pierre Palmade.

Cette impression est le reflet d’une vraie problématique française où les victimes sont souvent abandonnées, oubliées, délaissées, quand tout semble prévu dans le code pour encadrer les auteurs.

Parler de ce déséquilibre n’est pas inutile.

L’affaire Palmade permet enfin pour beaucoup de découvrir le « chemsex » et ses risques. Cette pratique, réservée un temps à la communauté homosexuelle, se développe dangereusement. Elle consiste en des fêtes sexuelles durant plusieurs heures, soutenues par la consommation de drogues qui désinhibent et permettent d’endurer ce « marathon sexuel extrême ».

Cette pratique a déjà provoqué des décès par overdose et s’accompagne de toutes les dérives possibles. En parler n’est pas inutile.

Par Damien Delseny Rédacteur en chef du service police-justice du Parisien

Source :Le Parisien 16/02/2023

Information fournie par Xavier de Beaurepaire

Sécurité routière : le fléau de la drogue au volant

Sur la route, un accident mortel sur trois en France est aujourd’hui causé par la consommation de stupéfiants. En 2022, plus de 700 personnes auraient perdu la vie à la suite d’accident impliquant la prise de cocaïne ou de cannabis.

Il y a quatre ans, un homme, qui témoigne aujourd’hui pour France Télévisions, se fait prendre au volant de sa voiture sous l’emprise du cannabis. « J’avais l’impression que ça ne me faisait rien. Que ça ne m’empêchait pas d’être vigilant« , dit-il.

En 2022, il récidive. À 35 ans, le père de famille risque aujourd’hui deux ans de prison, une annulation automatique du permis et la confiscation de son véhicule. « Aujourd’hui, je me rends compte que ça a un impact réel« , confie-t-il. 

Une personne contrôlée sur cinq positive aux stupéfiants en 2020

En 2020, sur 450 000 contrôles ciblés, un sur cinq était positif aux stupéfiants, en majorité des hommes jeunes. Cette conduite à risque est de plus en plus répandue, malgré les messages choc des campagnes de prévention.

En 2021, après la vitesse excessive et l’alcool, les stupéfiants ont été la troisième cause d’accidents mortels.

Chaque année, 700 personnes perdent la vie sur la route, tués par des conducteurs sous l’emprise de la drogue. Les substances le plus détectées sont le cannabis, qui altère les réflexes, et la cocaïne, un excitant. 

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