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Drogues

Les éléments responsables de l’accroissement des toxicomanies en France.


Professeur Jean Costentin
I- Aspects sociaux, politiques et législatifs (sur un mode essentiellement énumératif)

  • Les bénéfices résultant de la commercialisation des drogues sont considérables ; l’appât du gain pourrait, si rien ne s’y oppose, conduire à la défaite de notre société contre ces drogues, ce que des défaitistes juge inéluctable. Ainsi la « Fédération des addictions » qui, sans jamais avoir combattu, sort le drapeau blanc de la reddition ; annonçant d’entrée de jeu : « qu’il n’y a pas de sociétés sans drogues ».
  • L’argent de la drogue circonvient des politiques, des décideurs de différents grades, des journalistes isolés et même des médias ; c’est le kérosène des trafiquants et des « dealers » (ils sont plus de 220.000 en France). Les tenants de la légalisation des drogues prétendent que les taxes qui en résulteraient soulageraient opportunément le budget de la Nation (presqu’en faillite) et dégagerait des moyens pour faire de la prévention.
  • C’est ignorer : que les dépenses que généreraient les conséquences sanitaires et sociales de cette
    légalisation seraient très supérieurs aux taxes encaissées ; que la prévention peut être faite par des bénévoles ; que des ressources budgétaires nouvelles ne peuvent être affectées à des objectifs précis.
  • La production des drogues d’origine végétale (cannabis, opium, coca, khat…) s’accroit, et corrélativement leur accessibilité. La plus grande étanchéité de la frontière Mexicaine renvoie la cocaïne vers les Caraïbes, l’Afrique occidentale (les marocains découvrent « la puffa » i.e. la cocaïne base ou crack) ; elle arrive par voies maritime (Le Havre, Amsterdam…) ou terrestre en Europe, où commencent à se constituer des narco-États.
  • Les drogues de synthèse prolifèrent ; elles sont d’une très grande puissance (ainsi le fentanyl, qui est 100 fois plus actif que la morphine, contribue largement aux 107.000 décès enregistrés aux USA en 2021, du fait de la « crise des opioïdes »).
  • L’offre de drogues par les dealers se diversifie, mais plus encore celles proposées sur le NET (opioïdes, cannabinoïdes, cocaïniques, cathinones, amphétamines, psychodysleptiques végétaux ou de synthèse…). Commandées sur le NET ou par S.M.S., elles sont livrées à domicile par la Poste ou par Uber et consorts.
  • Des médicaments psychotropes font l’objet d’un détournement de plus en plus fréquent. Depuis sa commercialisation en France (1995) la buprénorphine à haut dosage (Subutex) est l’objet d’un « mésusage » massif ; une centaine de milliers de ses « bénéficiaires » se l’injectent (alors que ce médicament a été développé pour faire rompre l’héroïnomane avec son comportement injecteur) ou la revendent à de jeunes toxicophiles, leur ouvrant à bas prix la voie des opioïdes et de l’héroïnomanie ; ce qui permet à ses revendeurs d’acheter leur héroïne, à partir de l’argent retiré de cette vente.
  • Les religions, en lesquelles K. Marx voyait « l’opium du peuple », s’effacent, et ceux qui s’en détachent sont incités à obtenir par tous moyens (dont le recours aux drogues) le maximum de plaisirs terrestres ; c’est l’avènement du « jouir sans limites » prôné par les soixante-huitards.
  • L’absence de prévention des toxicomanies par l’éducation nationale, explique la contamination de notre jeunesse par les drogues, qui atteint un niveau record en Europe.
  • La reddition du monde judiciaire dans le combat qu’elle devrait épauler contre les consommateurs de drogues et leurs pourvoyeurs est manifeste.
  • L’autorité connait un affaissement diffus, bien dans le sillage de « l’interdiction d’interdire » qui est une autre séquelle de mai 1968.
  • La tricherie s’institutionnalise ; elle est tolérée, peu réprimée, excusée au point de ne plus choquer, d’entrer progressivement dans les mœurs et d’être absoute même pour ceux qui devraient être exemplaires (dont certaines personnalités du monde politique et même des religieux).
  • Le mal-être de nos concitoyens est alimenté par « l’éco-anxiété », l’insécurité croissante, les films de catastrophes, l’exacerbation de la violence, la submersion migratoire, l’information en boucle sur les drames survenant en tous points de notre planète (inondations, tremblements de terre, cyclones, guerres…), incitent à recourir aux drogues pour faire diversion.
  • L’éclatement du cadre familial augmente, via les familles mono parentales, le nombre d’enfants sans père ; ce que d’ailleurs encourage la Procréation Médicalement Assistée pour toutes. Quant aux avancées perceptibles de la gestation pour autrui à la demande des homosexuels masculins, elle augmente/ra celui des enfants sans mère. Ces situations seront des sources de perturbations supplémentaires chez les adolescents, incitatrices d’une fuite dans les drogues, pour se venger de celles et ceux qui leur ont infligé ce sentiment d’abandon.
  • Le monde de l’addictologie, trop largement subventionné au regard de ses résultats piteux, « aggrave son cas » en prônant la légalisation des drogues, à commencer par le cannabis, alors que ses praticiens s’avèrent incapables d’en sevrer ceux qui s’y sont fait piéger.
  • Une mission parlementaire, à l’instigation de O. Véran (alors député, avant d’être le ministre de la Santé que l’on sait, et actuellement porte-parole du gouvernement) s’escrime à légaliser le cannabis sous ses appellations : « thérapeutiques », « de confort » et « récréatif » (scandaleux euphémisme pour désigner une drogue dont les effets addictifs ont déjà piégé 1.500.000 consommateurs).
  • La France occupe une des premières positions en Europe en matière d’alcoolisme, de tabagisme, de cannabis, de cocaïne, de consommation de psychotropes… qui sont les témoins d’une vulnérabilité au moins culturelle de nos concitoyens.
  • Les sanctions infligées à ceux qui contreviennent aux lois sur la prohibition des drogues, ’amenuisent régulièrement. Depuis la loi de 1970 on est passé d’une amende de 3.500 € et même d’un emprisonnement d’une année, avec inscription au casier judiciaire, à une simple contravention de 200 €, sans effet mémoire ; ce qui permet une reproduction à l’infini au même prix, d’autant que la majorité de ces amendes n’est pas perçue. Quand, très logiquement, le président de la République s’en émeut et demande une perception plus efficace, la « Fédération des Addictions » s’étouffe d’émoi et contribue à une pétition visant à faire annuler cette amende.
  • Le lobby alcoolier, dont les produits se diversifient, est en pleine expansion. Il s’attaque aux plus jeunes au moyen des Prémix, que les pouvoirs publics ont oublié d’interdire. Ces boissons alcooliques sont conçues pour rendre plaisant au palais de l’enfant la saveur de l’alcool, le dissimulant derrière le sucre, des parfums et des saveurs que les jeunes apprécient. Pas en reste, les industriels du tabac ajoutent à la nicotine des recharges de e-cigarettes/cigarettes électroniques des saveurs et des arômes appréciées des adolescents pour les rendre insidieusement dépendants de la nicotine.
  • Le lobby alcoolier est parvenu à faire annuler des campagnes nationales contre la consommation d’alcool et à rendre invisible le « Dry january » / Janvier sans alcool. Il réduit a minima la taille du logo apposé sur les flacons de boissons alcooliques destiné à rappeler aux femmes enceintes la toxicité de l’alcool pour le fœtus.
  • Le nombre des artisans brasseurs de bière se multiplie, des écoles s’ouvrent pour assurer leur formation : ce qui conduit à l’accroissement de la consommation.
  • La culture de la vigne s’étend en de nombreux terroirs, avec des vins bien faits, par maitrise de la température de fermentation ; les publicités et autres foires aux vins se multiplient.
  • Le degré alcoolique des bières s’accroit régulièrement, tout comme le volume des flaconnages et des cannettes, accélérant l’installation de l’alcoolo-dépendance. Il devient difficile de trouver des bières d’un titre alcoolique inférieur à 5°, exit la Valstar d’antan (« bière de table à 3°5). Le Beaujolais nouveau, « vin de soif », qui devait se boire rapidement en raison de son faible taux d’alcool (7-8°) est devenu plus capiteux (11-12°).
    Dans la plupart des autres vins le degré alcoolique est passé à 13° ; des Côtes du Rhône frôlent les 15°, au point que les enzymes de la fermentation alcoolique sont annihilées par l’alcool qu’elles produisent.
  • L’accroissement du taux de l’élément toxicomanogène concerne d’autres drogues ; ainsi le cannabis a vu son taux de THC s’accroître d’un facteur 6,5 au cours des 40 dernières années et qui a vu sa puissance encore tripler entre 2011 et 2021 ; la cocaïne vendue en France est de moins en moins adultérée. L’ajout au tabac de substances (chromones) dont la combustion engendre des inhibiteurs de l’enzyme qui inactive la dopamine (le neuromédiateur du plaisir) fait que l’arrivée de la nicotine dans le cerveau libère davantage de dopamine et fait éprouver un plaisir plus intense, auquel fait suite un déplaisir également plus intense qui incite très vite à allumer une autre cigarette.
  • L’augmentation de leurs prix pour dissuader des boissons alcooliques et des cigarettes est si pusillanime que ces prix suivent au mieux le niveau de l’inflation. S’y ajoutent des tolérances légales aux frontières pour le passage de cigarettes et de boissons alcooliques détaxées (Duty free). L’effacement des frontières est de plus propice à une contrebande massive des cigarettes et des alcools.
  • Les buralistes ne respectent pas l’interdiction de la vente du tabac aux mineurs, tandis que certains magasins font de même pour l’alcool.
  • Des appels irresponsables à la légalisation des drogues sont proférés par certains responsables appointés par nos impôts (sénateurs, députés, maires, addictologues à contre-emploi…).
  • Des directeurs d’hôpitaux psychiatriques tolèrent la circulation dans leurs établissements des drogues qui sont à l’origine de beaucoup des affections qui y sont traitées, ou qui aggravent le cours de ces affections, ou qui provoquent une résistance aux traitements qu’on leur oppose.
  • Des influences occultes entretiennent une omerta troublante sur l’expansion et les dangers des drogues ; ainsi l’hebdomadaire « Valeurs actuelles », qui se pose en redresseur des turpitudes de notre société a pu, pendant cinq années, manifester un mutisme complet sur les drogues, dont en particulier le cannabis ; ce qui constitue un record au sein du monde des médias.
  • Le « chemsex » (i.e. le recours à des drogues pour intensifier les ébats sexuels multipartenaires) diffuse maintenant des soirées homosexuelles à des relations hétérosexuelles. Ces folles soirées d’agitation / de danses et d’ébats font appel, « pour assurer », à force cathinones. Elles sont suivies quelques heures plus tard par l’arrivée au travail où, pour faire bonne figure, la machine à café ne suffit pas et le recours aux amphétamines, cocaïne et autres stimulants devient indispensable.
  • Les bizutages des étudiants de médecine, de pharmacie, d’écoles d’ingénieurs ou de commerce, ou d’autres encore, qui baignaient dans l’alcool, ont laissé entrer le cannabis et maintenant la cocaïne.
  • L’alcoolisation aigue / « biture expresse » (« binge drinking ») qui consiste à boire sur un temps bref une importante quantité d’alcool, se développe chez les adolescents ; elle conduit au coma alcoolique. Sa répétition, de moins en moins exceptionnelle, a non seulement des effets neurotoxiques, mais elle fait aussi le lit d’un alcoolisme ultérieur.
  • La pratique sportive a longtemps constitué une protection contre les toxicomanies ; mais le dopage a choisi parmi les drogues celles pouvant accroître les performances dans certains sports, ce que traque opportunément l’Agence Mondiale Antidopage (A.M.A.). Mais c’était sans compter sur les pressions de lobbies et sur l’évolution permissive de divers États, dont le Canada (siège mondial de l’AMA) qui ont légalisé le cannabis. Aussi, après avoir relevé le seuil répréhensible du THC dans les urines (de 50 à 150 µg/L) l’AMA a réduit les sanctions des contrevenants de 2 ans d’interdiction à 3 mois, si le consommateur démontrait que cette consommation était antérieure à l’épreuve et correspondait à un usage « récréatif » ; idem pour la cocaïne. De plus un accord dit « de composition », conclu avec l’agence nationale de lutte contre le dopage, peut même réduire cette interdiction à 2 mois… Simultanément on a vu des buvettes s’ouvrir dans des stades, au profit des clubs et aux dépens de la sobriété des consommateurs de boissons alcooliques.
    Au terme de cette énumération incomplète, on peut mesurer la collection des démissions, dérapages, négligences, démagogies, dénis, ayant amené à ce désastre des toxicomanies, qui continue de s’aggraver. S’il est impossible d’obtenir à court terme des résultats en agissant sur certains de ces éléments, l’action sur d’autres peut permettre d’en obtenir sans délai. Il faut avoir la volonté d’agir et pour cela rompre avec la désinformation infligée au long cours à nos concitoyens. Cacher la poussière sous le tapis n’a qu’un temps, voilà qu’elle déborde irrésistiblement. Les journaux ne peuvent plus faire dans l’euphémisme, l’habileté, le faux semblant, car « ça pète de partout ».
  • Il faut mobiliser nos concitoyens, à commencer par les consommateurs de ces drogues ; en les informant, les éduquant en instaurant une éducation civique à la prévention en Santé, qui consacrera
    beaucoup de temps à la prévention des toxicomanies.
  • Elle devra mobiliser des membres des professions de santé épargnés par les drogues. Évidemment, on ne demandera pas à ceux qui sont responsables de la situation présente d’agir en préventeurs ou en thérapeutes. Le fonctionnement de l’addictologie doit être minutieusement évalué, mettant en relation ses coûts et de ses résultats. Il sera rappelé à ses praticiens pervertis par l’idéologie : leur devoir de réserve sur le sujet de la légalisation des drogues ; qu’ils ne doivent pas faciliter l’accès
    aux drogues ; qu’ils ne sauraient utiliser les traitements de substitution ad vitam mais comme outils au service d’un sevrage progressif.

Naomi Campbell a admis qu’elle se « tuait » avec sa dépendance à la drogue.

Alors qu’elle évoquait ses problèmes de toxicomanie dans la nouvelle série documentaire d’Apple TV+, The Super Models, Naomi Campbell a admis qu’elle prenait de la cocaïne pour surmonter les traumatismes et les chagrins de son enfance.

« Je pense que lorsque j’ai commencé à prendre de la cocaïne, l’une des choses que j’essayais de dissimuler, c’était le chagrin. La dépendance est une telle… connerie, vraiment, a déclaré candidement la top model. Vous pensez que cela va guérir cette blessure. Ce n’est pas le cas. Cela peut provoquer une peur et une anxiété énormes. Je me suis donc mise en colère. »

La superstar de la mode s’est ouverte sur la mort de son ami proche, le créateur de mode Gianni Versace, et sur l’impact qu’elle a eu sur sa vie. Le créateur a été assassiné devant sa maison de Miami Beach en 1997.

« Il était très sensible à mes sentiments, il me poussait, déclare-t-elle. Il me poussait à sortir et à aller plus loin alors que je ne pensais pas avoir la force de le faire. Alors quand il est mort, mon chagrin est devenu très grand. »

L’icône de la mode a lutté pendant cinq ans contre sa dépendance à la drogue dans les années 90. « Lorsque vous essayez de dissimuler quelque chose, vos sentiments – vous avez parlé d’abandon. J’ai essayé de couvrir cela avec quelque chose, a-t-elle admis. On ne peut pas le cacher. Je me tuais à petit feu. C’était très blessant. »

Elle a finalement décidé de s’inscrire dans un centre de désintoxication après s’être effondrée lors d’une séance de photos en 1999. « C’est l’une des meilleures et des seules choses que j’aurais pu faire pour moi à ce moment-là, a-t-elle déclaré. Il m’a fallu de nombreuses années pour travailler sur ce problème et l’affronter. Et il m’arrive encore d’y penser. Mais j’ai maintenant les outils nécessaires pour y faire face lorsque ça se présente. »

Source 

Amine Benyamina : les drogues de synthèse sont « beaucoup plus pernicieuses »

Mercredi 20 septembre 2023

France Inter relaie ce matin l’inquiétude d’addictologues autour des mélanges d’héroïne et de cannabinoïdes de synthèse : le professeur Amine Benyamina, psychiatre-addictologue, président de la Fédération Française d’Addictologie (FFA), est l’invité de 6h20

Les spécialistes ont été alertés notamment par les ARS d’Île-de-France et de la Réunion, où l’on a recensé trois décès et six hospitalisations cet été, liés à une nouvelle substance. « C’est un mélange entre deux produits, qui entraîne ce qu’on appelle une potentialisation, c’est-à-dire une majoration des effets », explique le Pr Amine Benyamina. « L’alerte qu’on a reçue à Paris, c’est un mélange d’héroïne et de cannabinoïdes de synthèse, du cannabis fabriqué en laboratoire. Lorsque vous injectez ces deux éléments, vous créez un effet extrêmement élevé, avec un risque d’overdose. C’est la raison pour laquelle, lorsqu’on reçoit des patients détenant ce type de produits ou ayant des effets qui ressemblent à leur association, on a l’obligation de les signaler. »

« On retrouve des effets comme les vomissements, la paranoïa, des phénomènes de dépersonnalisation (les gens ne savent plus où ils sont, quelle heure il est, etc.), parfois une perte de conscience et des convulsions », précise le spécialiste.

« Des comprimés aux couleurs attirantes, qui ciblent les jeunes »

Ces drogues de synthèse sont-elles plus dangereuses ? « Disons qu’elle sont beaucoup plus pernicieuses. Elles se présentent sous la forme de comprimés, on ne sait pas clairement ce que l’on consomme, et elles sont vendues par les trafiquants comme des ‘pills’ pour s’exciter, ou lutter contre la fatigue, ou faire la fête…

Ce sont des comprimés aux couleurs attirantes, qui ciblent les jeunes dans les milieux festifs. L’addiction et la dangerosité dépend du terrain où ces drogues interviennent. »

« Ce qu’il faut avoir en tête, c’est que dans ce type de drogues, contrairement aux drogues naturelles, vous pouvez multiplier sans limite la puissance du produit », alerte le Pr Benyamina. 

« Et c’est la classe de drogues qui a le plus multiplié sa prévalence, sa présence dans les lieux de consommation ces dernières années. Il y a une certaine forme de facilité d’accès, parce qu’on a le sentiment que c’est plus discret. »

Source

Retour au bon sens, en appliquant la loi


Emmanuel Le Taillandier (membre du CNPERT)

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Il est grand temps de revenir à des vérités simples et à des constats de bon sens.

Prenons par exemple le cas de la corruption dans un pays : pour que cela se réalise il est évident qu’il faut être au moins deux : le corrupteur et le corrompu. C’est élémentaire !
Ensuite on peut débattre sur le degré de responsabilité de l’un et de l’autre.

Le droit du commerce international sanctionne surtout le corrupteur quand des marchés sont passés de façon déloyale. Mais le corrompu s’est-il laissé corrompre ? Ou a-t-il exercé un chantage sur le corrupteur présumé en lui faisant comprendre qu’il fallait passer par le « bakchich » s’il voulait avoir quelque chance de travailler dans le pays ?

Dans ce cas la responsabilité est partagée. Dans le même ordre d’idées un débat vient enfin de s’ouvrir en ce qui concerne le trafic de drogue. Pour que cela marche, là aussi il faut être deux : le trafiquant, nommé aussi « dealer » et son client, le consommateur qui accepte de le payer, contribuant ainsi sciemment au
blanchiment d’argent.

Dans ce cas également un débat peut s’ouvrir sur le degré de responsabilité de l’un et de l’autre. En effet le consommateur peut être, selon le jargon utilisé, « récréatif » (sic !) ou « problématique ». On appelle consommateur problématique -le terme est élégant- une personne affectée par l’addiction à une drogue et qui ne peut plus s’en passer ; à moins d’en être sevrée.

Le degré de responsabilité du consommateur « problématique » n’est pas le même que celui du consommateur dit « récréatif », même si au départ sa consommation était « récréative ». Il est évident néanmoins que la responsabilité est partagée, voire même renforcée par des tiers qui prétendent vouloir le bien de tous ou par des lobbys dont l’efficacité n’est plus à démontrer.

Ceci dit, quand un Ministre de l’Intérieur, quelle que soit sa couleur politique, rappelle publiquement à Nîmes après deux assassinats de jeunes que « « s’il n’y avait pas consommation, il n’y aurait pas d’offres et donc pas de trafiquants », il ne fait qu’énoncer une vérité simple et un constat de bon sens qui devraient faire l’unanimité.

Or ses propos font scandale auprès de certains. Pourtant il ne fait que formuler autrement ce qu’écrivait le 24 août dernier le Directeur Adjoint des Rédactions d’un grand journal populaire « Le Parisien » dans son
éditorial sur « Un monde parallèle » :
« Un monde parallèle dont les consommateurs de cannabis, de cocaïne ou de drogues de synthèse font mine d’ignorer l’existence — car, si on peut souligner l’échec de décennies de politiques de sécurité et débattre des avantages et inconvénients d’une légalisation des drogues « douces », on ne peut passer sous silence la responsabilité des acheteurs qui entretiennent le trafic.

Un monde pourtant si proche : Nîmes, Marseille, Besançon, Bobigny, Grenoble, Avignon… »
Nous insistons sur ce point car il est contesté par nombre de ceux-là mêmes qui ont en charge le respect de la législation relative au trafic de drogues. Nous nommons le Syndicat de la Magistrature et nous sursautons quand nous entendons sur France INFO (26/06/2023)  que ce syndicat fait partie d’un collectif qui a lancé une pétition demandant la suppression des sanctions pénales pour l’usage de drogues.

« On veut faire croire que pour lutter contre les trafics, il faut s’attaquer aux consommateurs », déplore ce groupe de professionnels chargés d’appliquer les lois. Ce procès d’intention est délibérément maintenu dans le flou pour éviter toute sanction professionnelle :

« On » veut faire croire, disent-ils. Qui est donc ce « on » qu’ils ne savent pas désigner ? Qui donc cherche à « faire croire » qu’on « s’attaque aux consommateurs » ? Qui donc est de mauvaise foi ? Quel serait l’intérêt de ceux qui chercheraient à « faire croire » ? Pourquoi en voudrait-on aux consommateurs dans une société réputée libérale ?

La Loi et l’Etat de droit ne s’attaquent à personne : au contraire « on » cherche à protéger la jeunesse, à protéger les habitants des cités et des quartiers, on cherche à éviter des assassinats, des guerres entre bandes rivales. C’est ce qu’a rappelé la Secrétaire d’Etat à la Ville le 25 août dernier sur BFM TV : « Je suis absolument contre la légalisation du cannabis ». Elle est sans nuances ; Est-ce cela « s’attaquer aux consommateurs » ?

Hausse du trafic et de la consommation de drogue : malaise dans la société

La semaine dernière, deux mineurs ont trouvé la mort à Nîmes dans le cadre de violences inédites liées au trafic de drogue. La consommation et le commerce explosent dans les petites et moyennes villes : pourquoi intéressent-elles autant les dealers ? Comment le gouvernement envisage-t-il de réagir ?

Avec

  • Michel Gandilhon Expert associé au département sécurité-défense du Conservatoire national des arts et métiers
  • Jean-Pierre Couteron Psychologue et président de la Fédération Addiction

La consommation de drogues entre “Homo Economicus et Homo Festivus”

“Les drogues sont des substances psychoactives qui répondent à trois grands besoins humains : diversifier nos plaisirs, atténuer la douleur et augmenter notre performance”, détaille Michel Gandilhon“Elles répondent à un air du temps”, poursuit-il. Ainsi, une consommation reflète une tendance sociétale, et notamment des souffrances : la consommation de cocaïne s’inscrit dans l’ère du néolibéralisme et de la concurrence, tandis que l’épidémie des opioïdes est l’expression d’une souffrance qui a rongé la société étasunienne. Devant cette dynamique sociétale, Jean-Pierre Couteron propose alors de parler de “société addictogène”.

Les violences liées au trafic clandestin, un phénomène européen

Michel Gandilhon souligne que la violence liée aux drogues concernait surtout, auparavant, des pays en difficulté de développement. Cependant, cette violence grandit désormais en Europe, ainsi que la production de drogue elle-même, notamment aux Pays-Bas et en Espagne pour le cannabis et les drogues de synthèse.

Les législations adoptées par les États influent alors sur les autres pays membres. Aux Pays-Bas, la dépénalisation du cannabis n’a pas entraîné la régulation de l’offre, Michel Gandilhon ajoute “le paradoxe de cette politique, c’est qu’ils ont laissé l’offre aux crimes organisés”. Le pays devient alors une plateforme exportatrice de drogue sur le reste de l’Europe. Le développement de cette industrie et les violences qui y sont associées nécessitent des politiques de régulation et de

Quelle réponse de l’État face à la crise ?

Une des réponses de l’Etat face à cette crise dans les petites et moyennes villes est le déploiement des forces de l’ordre. Cependant, Michel Gandilhon relativise leur efficacité en matière de lutte contre le trafic : “Il y un certain nombre de réponses développées par la police judiciaire à Marseille efficaces dans la lutte contre le blanchiment d’argent. A l’inverse, le déploiement des CRS sur des points de deal à chaque homicide n’est pas franchement efficace pour lutter contre le trafic”.

Les invités interrogent la possibilité de la légalisation pour mieux réguler l’offre et la consommation à partir des cas existants. Jean-Pierre Couteron émet néanmoins des réserves sur la forme que celle-ci doit prendre : “Confier la légalisation aux mêmes entreprises et à la même logique économique qui n’ont pas su réguler l’alcool ni le tabac serait un échec”.

Source France culture

Top 10 des drogues les plus puissantes et dangereuses au monde

Nick Olaizola Par Nick Olaizola 20 août 2023

Vous avez été probablement exposé à une forme de drogue durant votre existence (théine, caféine, nicotine, etc.). Mais certaines drogues sont si dévastatrices que rien que d’entendre leur nom pourrait- vous faire frissonner. 

Top 10 des drogues les plus puissantes et dangereuses au monde

Notons que ce classement est à prendre avec des pincettes, car les effets et les classifications peuvent varier en fonction de nombreux facteurs. Citons essentiellement la dose, la pureté, l’individu et la manière dont la drogue est consommée. Pour l’occasion, ce Top 10 des drogues les plus puissantes et dangereuses au monde est principalement basé sur le critère de toxicité, de dépendance et l’appréciation sociale. 

10 – Le champignon magique – Psilocybe cubensis

Bien que considérés comme moins dangereux que les autres drogues telles que les opiacés synthétiques, certains champions hallucinogènes sont particulièrement puissants en termes considérés comme puissants en termes d’effets psychédéliques. Le psilocybe cubensis, aussi connu sous le nom de « champignon magique », peut provoquer des expériences visuelles anormales, telles que des couleurs vives, des motifs géométriques et des distorsions perceptuelles.

En tant que puissant hallucinogène, il peut engendrer de l’anxiété, de la paranoïa, voire des crises de panique. Cela peut conduire à une altération du jugement et de la perception du danger, et donc à des décisions risquées.

Cette drogue est également liée à des risques psychologiques. En effet, les personnes prédisposées à des troubles mentaux tels que la schizophrénie peuvent voir leurs symptômes exacerbés par l’utilisation de champignons hallucinogènes.

Le champignon magique - Psilocybe cubensis

9 – La drogue du zombie – Xylazine

Cette drogue a récemment été à l’origine d’images terrifiantes ayant fait le tour des médias sociaux. Les vidéos montrent des cités macabres où les gens se comportent littéralement comme des zombies sous l’effet de la substance. Une fois injectée, elle peut causer de la somnolence, un ralentissement de la respiration ou du rythme cardiaque, des lésions cutanées plus ou moins graves, etc.

La xylazine est à l’origine utilisée comme un sédatif pour animaux, dont les chevaux. Son usage a ensuite été détourné à des fins récréatives. Elle est notamment utilisée pour servir d’agent de coupe avec d’autres drogues comme le Fentanyl. 

Actuellement, la xylazine est considérée comme « menace émergente » aux États-Unis. Le nombre de décès par overdose a dangereusement augmenté ces dernières années. Un reportage de Le Point a d’ailleurs relaté que cette drogue a récemment été repérée en France

8 – L’héroïne – Acétomorphine

L’héroïne est l’une des drogues qui tuent le plus au monde par overdose. En effet, L’overdose d’héroïne constitue un risque majeur. Les doses varient en pureté, et il est difficile pour les personnes qui en consomment de connaître la concentration réelle de la drogue. Une surdose d’héroïne peut entraîner une dépression respiratoire grave, une perte de conscience et la mort.

De plus, c’est un opiacé très addictif. Elle peut provoquer une dépendance physique et mentale sévère. Outre les effets mentaux et psychologiques, les problèmes sociaux et personnels, l’héroine peut provoquer des soucis de santé graves tels que des infections, des maladies cardiaques, des problèmes pulmonaires et des lésions hépatiques. L’injection d’héroïne peut également augmenter le risque d’infections transmises par le sang, telles que le VIH et l’hépatite C.

 L’héroïne - Acétomorphine

7 – La cocaïne – Benzoylecgonine

La cocaïne est un stimulant puissant qui peut engendrer de graves problèmes cardiaques, respiratoires, mentaux et psychologiques. La dépendance s’installe rapidement. De plus, le risque d’overdose avec cet alcaloïde tropanique extrait de la feuille de coca est particulièrement élevé. La cocaïne est également associée à des dommages nasaux et des comportements à risque, des conséquences sociales et professionnelles négatives, ainsi que des implications légales. 

Une étude post mortem de sang et d’urine a d’ailleurs été réalisée sur près de 2500 corps. Parmi 668 cas de mort subite, les résultats ont révélé 21 décès imputables à une addiction à la cocaïne. C’étaient tous des hommes, âgés de 27 à 42 ans. Les causes des décès étaient essentiellement cardiovasculaires (62%) et cérébrovasculaires (14%) principalement.

La cocaïne - Benzoylecgonine

6 – Le crystal meth – Méthamphétamine 

Stimulant hautement addictif, cette drogue synthétique est hautement dangereuse. Elle peut causer des problèmes cardiaques, dentaires, cérébraux et psychotiques. Le crystal meth est également associé à des risques d’overdose. Les conséquences négatives s’étendent aux relations, à la vie professionnelle et sociale.

La méthamphétamine crée rapidement un état d’euphorie semblable à celui procuré par la cocaïne, mais plus prolongé. Il provoque une augmentation de l’éveil et de la vigilance, une impression de grande confiance en soi, une meilleure humeur ainsi qu’une amélioration des capacités sociales. On l’appelle aussi “drogue du travail” puisque le sujet n’a plus ni appétit, ni ennui, ni sommeil. 

Le crystal meth - Méthamphétamine 

Anecdote : Pour la petite histoire, pendant la Seconde Guerre mondiale, le régime nazi allemand a été impliqué dans la production et la distribution de méthamphétamine à des fins militaires. Les nazis ont développé une version de la méthamphétamine appelée « Pervitin » pour stimuler les troupes et les maintenir éveillées et alertes pendant de longues périodes de combats et de marches.

5 – L’ecstasy – Méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA)

Également connue sous le nom d’ecstasy, cette puissante drogue synthétique est souvent associée aux contextes de la fête et des festivals en raison de ses effets stimulants et empathogènes. Toutefois, le MDMA peut causer des effets secondaires graves. Il s’agit notamment de problèmes cardiaques, d’une surchauffe corporelle, de dommages aux reins et de troubles mentaux. 

Cette drogue représente des risques accrus de surdose. Le fait est que le contenu des comprimés peut être incertain. La variabilité des pilules sur le marché illicite ajoute à l’incertitude des effets et des risques. Elle est aussi addictive. Le taux de décès liés à cette drogue est stable. Par contre, le MDMA a été cité comme produit posant le plus de problèmes par 1300 personnes prises en charge dans les CSAPA, en 2016.

L’extasy - Méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA)

4 – Le crack

Le crack est une forme cristallisée hautement concentrée de cocaïne. C’est un stimulant extrêmement puissant et addictif. Le nom « crack » vient du bruit de craquement caractéristique que les cristaux émettent lorsqu’ils sont chauffés. 

En raison de sa nature hautement concentrée et de la méthode de consommation, le crack est souvent associé à un risque élevé de dépendance rapide et à des problèmes de santé graves. Les effets secondaires négatifs peuvent inclure des problèmes cardiaques, respiratoires, neurologiques et psychologiques.

3 – La drogue crocodile ou krokodil – Désomorphine

La mort peut survenir dès la première injection de désomorphine. Dans tous les cas, la durée de vie moyenne du sujet est de deux ans après la première consommation. Cette drogue a particulièrement fait des ravages et Russie et en Sibérie. Son nom vient du fait que la peau prend l’aspect de celle du crocodile à cause de la nécrose irréversible qui s’installe à partir du point d’injection. Par la suite, des plaques apparaissent sur le corps. Elles deviennent grises puis vertes. L’amputation est souvent la meilleure option pour sauver la personne. 

Il s’agit d’un dérivé de la morphine, une drogue synthétique fabriquée à partir d’ingrédients dangereux et toxiques. Accessible à bon marché, la substance provoque les mêmes effets que la morphine. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certains l’appellent “héroïne des pauvres”. Initialement conçue comme antidouleur, cette substance n’a pas été réellement exploitée dans le milieu médical en raison de la dépendance accrue qu’elle provoque. Ainsi, elle a été abandonnée en 1981 à cause de ses effets secondaires et addictifs. 

2 – Le fentanyl

Le fentanyl est un analgésique synthétique extrêmement puissant. On estime qu’il est jusqu’à 100 fois plus puissant que la morphine. Une petite quantité peut être mortelle. Les décès sont la plupart du temps liés à une dépression respiratoire, qui peut conduire à l’arrêt respiratoire. 

Les effets immédiats du fentanyl sont essentiellement le soulagement de la douleur, l’euphorie et la sédation. 

En raison de sa puissance, il y a un risque très élevé d’overdose. Il y a aussi le fait que le fentanyl est parfois mélangé avec d’autres drogues, comme l’héroïne ou la cocaïne… Les consommateurs peuvent alors être exposés la substance sans le savoir, ce qui augmente les risques d’overdose.

Le fentanyl

1 – Le carfentanil

Le carfentanil appartient à la même classe de médicaments que le fentanyl, mais il est encore plus puissant que ce dernier. C’est décidément la plus forte des drogues. Plus précisément, des études ont montré qu’il est 10 000 fois plus toxique que la morphine, 4 000 fois plus toxique que l’héroïne et 100 fois plus toxique que le fentanyl. 

Source

Drogue. « Des solutions à la hauteur »

Texte paru dans Ouest France – 14 Août 2023

Drogue : La France devient un narco-état

Le trafic de stupéfiants étend sa toile d’araignée sur tout le territoire français. Métropoles, villes moyennes, bourgs, campagnes… aucun lieu n’est préservé. Fusillades en plein centre-ville, nombre croissant de toxicomanes errant de parc en parc, saisies records de cocaïne dans le port du Havre ….

A chaque règlement de comptes, l’émoi est grand dans la population mais rien ne change jusqu’à la prochaine fusillade. L’éventail des substances s’élargit sans cesse, avec l’apport de produits de synthèse à forte dangerosité. Il s’agit maintenant d’une économie souterraine en plein développement, représentant près de 5 milliards d’euros en 2022.

Les victimes directes, consommateurs, vendeurs, sont de plus en plus jeunes, mais la terreur s’étend à toutes les générations : habitants des quartiers de « deal », passants agressés, victimes d’une balle perdue, automobilistes accidentés.
Nombre de quartiers sont devenus des zones de non-droit où notre police, malgré un travail acharné, n’arrive pas à faire reculer le fléau. Face à cette évolution dramatique, le gouvernement est incapable d’apporter des solutions à la hauteur du phénomène : ce n’est pas en annonçant que l’amende sur la détention du cannabis devra être payée immédiatement, y compris pas carte bancaire, que l’on règlera le problème. Il est évident, par ailleurs, que la seule répression du trafic de drogues ne suffit pas.

Depuis longtemps, ici même, nous avons réclamé que des de campagnes de prévention, basées sur les connaissances scientifiques, soient menées, en premier lieu au niveau scolaire, pour mettre en garde les mineurs contre les méfaits provoqués par les drogues.

Rien n’a été fait jusqu’ici, probablement parce qu’il s’agit de mesures à long terme, sans rapport avec le temps « électoral ».
Malheureusement, il est à craindre qu’il soit trop tard pour revenir en arrière et que nous soyons en train de devenir un narco-état, certains parlent même de « mexicanisation ». Cause et symptôme de l’ensauvagement d’une société déboussolée, la drogue risque de mettre en péril notre démocratie.

Jean-Pierre PUJOL

C’est bien volontiers que nous relayons ce message d’un de nos collègues du CNPERT

Jean Paul Tillement

Cocaïne, ecstasy, hallucinogènes…

Quels sont les comportements des jeunes face aux drogues illicites ?

  1. Stanislas Spilka Responsable unité DATA, Observatoire français des drogues et des toxicomanies

Beaucoup de clichés circulent autour de la consommation de drogues chez les jeunes, ils consommeraient de plus en plus tôt et en plus grande quantité que leurs aînés, mais qu’en est-il vraiment ? Pour le savoir, nous menons l’enquête sur la santé et les consommations lors de la Journée d’appel et de préparation à la défense (ESCAPAD). Cette dernière est conduite depuis l’an 2000 par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) en collaboration avec la Direction du service national et de la jeunesse (DSNJ). Menée pour la première fois en 2000, elle a été réalisée neuf fois et nos derniers résultats datent de 2022.

Elle porte principalement sur les consommations de …… cliquez ici pour lire la suite

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