Emission de France 2 : « Ca commence aujourd’hui » du 9 octobre 2023
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Des saisies records de cocaïne en Normandie, des fermes de culture de cannabis au milieu de la Beauce, des filières de revente d’héroïne dans les forêts de Haute-Savoie : très localisé pendant près de 30 ans, le marché de la drogue a aujourd’hui conquis tous les territoires français.
Les stupéfiants sont en vente partout, y compris dans les villes moyennes et dans les campagnes les plus reculées. Les acteurs de ce marché illicite ont essaimé dans cette France qui se croyait à l’abri, profitant des axes routiers, des frontières, terrestres ou maritimes, pour implanter leurs antennes.
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Professeur Jean Costentin
I- Aspects sociaux, politiques et législatifs (sur un mode essentiellement énumératif)
Alors qu’elle évoquait ses problèmes de toxicomanie dans la nouvelle série documentaire d’Apple TV+, The Super Models, Naomi Campbell a admis qu’elle prenait de la cocaïne pour surmonter les traumatismes et les chagrins de son enfance.
« Je pense que lorsque j’ai commencé à prendre de la cocaïne, l’une des choses que j’essayais de dissimuler, c’était le chagrin. La dépendance est une telle… connerie, vraiment, a déclaré candidement la top model. Vous pensez que cela va guérir cette blessure. Ce n’est pas le cas. Cela peut provoquer une peur et une anxiété énormes. Je me suis donc mise en colère. »
La superstar de la mode s’est ouverte sur la mort de son ami proche, le créateur de mode Gianni Versace, et sur l’impact qu’elle a eu sur sa vie. Le créateur a été assassiné devant sa maison de Miami Beach en 1997.
« Il était très sensible à mes sentiments, il me poussait, déclare-t-elle. Il me poussait à sortir et à aller plus loin alors que je ne pensais pas avoir la force de le faire. Alors quand il est mort, mon chagrin est devenu très grand. »
L’icône de la mode a lutté pendant cinq ans contre sa dépendance à la drogue dans les années 90. « Lorsque vous essayez de dissimuler quelque chose, vos sentiments – vous avez parlé d’abandon. J’ai essayé de couvrir cela avec quelque chose, a-t-elle admis. On ne peut pas le cacher. Je me tuais à petit feu. C’était très blessant. »
Elle a finalement décidé de s’inscrire dans un centre de désintoxication après s’être effondrée lors d’une séance de photos en 1999. « C’est l’une des meilleures et des seules choses que j’aurais pu faire pour moi à ce moment-là, a-t-elle déclaré. Il m’a fallu de nombreuses années pour travailler sur ce problème et l’affronter. Et il m’arrive encore d’y penser. Mais j’ai maintenant les outils nécessaires pour y faire face lorsque ça se présente. »
Mercredi 20 septembre 2023
Les spécialistes ont été alertés notamment par les ARS d’Île-de-France et de la Réunion, où l’on a recensé trois décès et six hospitalisations cet été, liés à une nouvelle substance. « C’est un mélange entre deux produits, qui entraîne ce qu’on appelle une potentialisation, c’est-à-dire une majoration des effets », explique le Pr Amine Benyamina. « L’alerte qu’on a reçue à Paris, c’est un mélange d’héroïne et de cannabinoïdes de synthèse, du cannabis fabriqué en laboratoire. Lorsque vous injectez ces deux éléments, vous créez un effet extrêmement élevé, avec un risque d’overdose. C’est la raison pour laquelle, lorsqu’on reçoit des patients détenant ce type de produits ou ayant des effets qui ressemblent à leur association, on a l’obligation de les signaler. »
« On retrouve des effets comme les vomissements, la paranoïa, des phénomènes de dépersonnalisation (les gens ne savent plus où ils sont, quelle heure il est, etc.), parfois une perte de conscience et des convulsions », précise le spécialiste.
Ces drogues de synthèse sont-elles plus dangereuses ? « Disons qu’elle sont beaucoup plus pernicieuses. Elles se présentent sous la forme de comprimés, on ne sait pas clairement ce que l’on consomme, et elles sont vendues par les trafiquants comme des ‘pills’ pour s’exciter, ou lutter contre la fatigue, ou faire la fête…
Ce sont des comprimés aux couleurs attirantes, qui ciblent les jeunes dans les milieux festifs. L’addiction et la dangerosité dépend du terrain où ces drogues interviennent. »
« Ce qu’il faut avoir en tête, c’est que dans ce type de drogues, contrairement aux drogues naturelles, vous pouvez multiplier sans limite la puissance du produit », alerte le Pr Benyamina.
« Et c’est la classe de drogues qui a le plus multiplié sa prévalence, sa présence dans les lieux de consommation ces dernières années. Il y a une certaine forme de facilité d’accès, parce qu’on a le sentiment que c’est plus discret. »
Emmanuel Le Taillandier (membre du CNPERT)
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Il est grand temps de revenir à des vérités simples et à des constats de bon sens.
Prenons par exemple le cas de la corruption dans un pays : pour que cela se réalise il est évident qu’il faut être au moins deux : le corrupteur et le corrompu. C’est élémentaire !
Ensuite on peut débattre sur le degré de responsabilité de l’un et de l’autre.
Le droit du commerce international sanctionne surtout le corrupteur quand des marchés sont passés de façon déloyale. Mais le corrompu s’est-il laissé corrompre ? Ou a-t-il exercé un chantage sur le corrupteur présumé en lui faisant comprendre qu’il fallait passer par le « bakchich » s’il voulait avoir quelque chance de travailler dans le pays ?
Dans ce cas la responsabilité est partagée. Dans le même ordre d’idées un débat vient enfin de s’ouvrir en ce qui concerne le trafic de drogue. Pour que cela marche, là aussi il faut être deux : le trafiquant, nommé aussi « dealer » et son client, le consommateur qui accepte de le payer, contribuant ainsi sciemment au
blanchiment d’argent.
Dans ce cas également un débat peut s’ouvrir sur le degré de responsabilité de l’un et de l’autre. En effet le consommateur peut être, selon le jargon utilisé, « récréatif » (sic !) ou « problématique ». On appelle consommateur problématique -le terme est élégant- une personne affectée par l’addiction à une drogue et qui ne peut plus s’en passer ; à moins d’en être sevrée.
Le degré de responsabilité du consommateur « problématique » n’est pas le même que celui du consommateur dit « récréatif », même si au départ sa consommation était « récréative ». Il est évident néanmoins que la responsabilité est partagée, voire même renforcée par des tiers qui prétendent vouloir le bien de tous ou par des lobbys dont l’efficacité n’est plus à démontrer.
Ceci dit, quand un Ministre de l’Intérieur, quelle que soit sa couleur politique, rappelle publiquement à Nîmes après deux assassinats de jeunes que « « s’il n’y avait pas consommation, il n’y aurait pas d’offres et donc pas de trafiquants », il ne fait qu’énoncer une vérité simple et un constat de bon sens qui devraient faire l’unanimité.
Or ses propos font scandale auprès de certains. Pourtant il ne fait que formuler autrement ce qu’écrivait le 24 août dernier le Directeur Adjoint des Rédactions d’un grand journal populaire « Le Parisien » dans son
éditorial sur « Un monde parallèle » :
« Un monde parallèle dont les consommateurs de cannabis, de cocaïne ou de drogues de synthèse font mine d’ignorer l’existence — car, si on peut souligner l’échec de décennies de politiques de sécurité et débattre des avantages et inconvénients d’une légalisation des drogues « douces », on ne peut passer sous silence la responsabilité des acheteurs qui entretiennent le trafic.
Un monde pourtant si proche : Nîmes, Marseille, Besançon, Bobigny, Grenoble, Avignon… »
Nous insistons sur ce point car il est contesté par nombre de ceux-là mêmes qui ont en charge le respect de la législation relative au trafic de drogues. Nous nommons le Syndicat de la Magistrature et nous sursautons quand nous entendons sur France INFO (26/06/2023) que ce syndicat fait partie d’un collectif qui a lancé une pétition demandant la suppression des sanctions pénales pour l’usage de drogues.
« On veut faire croire que pour lutter contre les trafics, il faut s’attaquer aux consommateurs », déplore ce groupe de professionnels chargés d’appliquer les lois. Ce procès d’intention est délibérément maintenu dans le flou pour éviter toute sanction professionnelle :
« On » veut faire croire, disent-ils. Qui est donc ce « on » qu’ils ne savent pas désigner ? Qui donc cherche à « faire croire » qu’on « s’attaque aux consommateurs » ? Qui donc est de mauvaise foi ? Quel serait l’intérêt de ceux qui chercheraient à « faire croire » ? Pourquoi en voudrait-on aux consommateurs dans une société réputée libérale ?
La Loi et l’Etat de droit ne s’attaquent à personne : au contraire « on » cherche à protéger la jeunesse, à protéger les habitants des cités et des quartiers, on cherche à éviter des assassinats, des guerres entre bandes rivales. C’est ce qu’a rappelé la Secrétaire d’Etat à la Ville le 25 août dernier sur BFM TV : « Je suis absolument contre la légalisation du cannabis ». Elle est sans nuances ; Est-ce cela « s’attaquer aux consommateurs » ?
Au CNPERT nous ne faisons pas de politique. Nous ne prenons pas parti pour ou contre un ministre ou une Secrétaire d’État en fonction de son étiquette politique, mais nous nous attaquons à ceux qui attentent à la Santé Publique, estimant que c’est notre devoir, sur la base de données scientifiquement et médicalement démontrées. Nous vulgarisons ces données et ces arguments en espérant que les magistrats syndicalistes prendront enfin le temps de nous lire…Et surtout qu’ils n’auront plus à condamner de jeunes assassins.
Avec
“Les drogues sont des substances psychoactives qui répondent à trois grands besoins humains : diversifier nos plaisirs, atténuer la douleur et augmenter notre performance”, détaille Michel Gandilhon. “Elles répondent à un air du temps”, poursuit-il. Ainsi, une consommation reflète une tendance sociétale, et notamment des souffrances : la consommation de cocaïne s’inscrit dans l’ère du néolibéralisme et de la concurrence, tandis que l’épidémie des opioïdes est l’expression d’une souffrance qui a rongé la société étasunienne. Devant cette dynamique sociétale, Jean-Pierre Couteron propose alors de parler de “société addictogène”.
Michel Gandilhon souligne que la violence liée aux drogues concernait surtout, auparavant, des pays en difficulté de développement. Cependant, cette violence grandit désormais en Europe, ainsi que la production de drogue elle-même, notamment aux Pays-Bas et en Espagne pour le cannabis et les drogues de synthèse.
Les législations adoptées par les États influent alors sur les autres pays membres. Aux Pays-Bas, la dépénalisation du cannabis n’a pas entraîné la régulation de l’offre, Michel Gandilhon ajoute “le paradoxe de cette politique, c’est qu’ils ont laissé l’offre aux crimes organisés”. Le pays devient alors une plateforme exportatrice de drogue sur le reste de l’Europe. Le développement de cette industrie et les violences qui y sont associées nécessitent des politiques de régulation et de
Une des réponses de l’Etat face à cette crise dans les petites et moyennes villes est le déploiement des forces de l’ordre. Cependant, Michel Gandilhon relativise leur efficacité en matière de lutte contre le trafic : “Il y un certain nombre de réponses développées par la police judiciaire à Marseille efficaces dans la lutte contre le blanchiment d’argent. A l’inverse, le déploiement des CRS sur des points de deal à chaque homicide n’est pas franchement efficace pour lutter contre le trafic”.
Les invités interrogent la possibilité de la légalisation pour mieux réguler l’offre et la consommation à partir des cas existants. Jean-Pierre Couteron émet néanmoins des réserves sur la forme que celle-ci doit prendre : “Confier la légalisation aux mêmes entreprises et à la même logique économique qui n’ont pas su réguler l’alcool ni le tabac serait un échec”.
Source France culture
Par Nick Olaizola 20 août 2023
Vous avez été probablement exposé à une forme de drogue durant votre existence (théine, caféine, nicotine, etc.). Mais certaines drogues sont si dévastatrices que rien que d’entendre leur nom pourrait- vous faire frissonner.

Notons que ce classement est à prendre avec des pincettes, car les effets et les classifications peuvent varier en fonction de nombreux facteurs. Citons essentiellement la dose, la pureté, l’individu et la manière dont la drogue est consommée. Pour l’occasion, ce Top 10 des drogues les plus puissantes et dangereuses au monde est principalement basé sur le critère de toxicité, de dépendance et l’appréciation sociale.
Voici en tout cas une liste de certaines des drogues considérées comme parmi les plus puissantes et dangereuses au monde.
Bien que considérés comme moins dangereux que les autres drogues telles que les opiacés synthétiques, certains champions hallucinogènes sont particulièrement puissants en termes considérés comme puissants en termes d’effets psychédéliques. Le psilocybe cubensis, aussi connu sous le nom de « champignon magique », peut provoquer des expériences visuelles anormales, telles que des couleurs vives, des motifs géométriques et des distorsions perceptuelles.
En tant que puissant hallucinogène, il peut engendrer de l’anxiété, de la paranoïa, voire des crises de panique. Cela peut conduire à une altération du jugement et de la perception du danger, et donc à des décisions risquées.
Cette drogue est également liée à des risques psychologiques. En effet, les personnes prédisposées à des troubles mentaux tels que la schizophrénie peuvent voir leurs symptômes exacerbés par l’utilisation de champignons hallucinogènes.

Cette drogue a récemment été à l’origine d’images terrifiantes ayant fait le tour des médias sociaux. Les vidéos montrent des cités macabres où les gens se comportent littéralement comme des zombies sous l’effet de la substance. Une fois injectée, elle peut causer de la somnolence, un ralentissement de la respiration ou du rythme cardiaque, des lésions cutanées plus ou moins graves, etc.
La xylazine est à l’origine utilisée comme un sédatif pour animaux, dont les chevaux. Son usage a ensuite été détourné à des fins récréatives. Elle est notamment utilisée pour servir d’agent de coupe avec d’autres drogues comme le Fentanyl.
Actuellement, la xylazine est considérée comme « menace émergente » aux États-Unis. Le nombre de décès par overdose a dangereusement augmenté ces dernières années. Un reportage de Le Point a d’ailleurs relaté que cette drogue a récemment été repérée en France.

L’héroïne est l’une des drogues qui tuent le plus au monde par overdose. En effet, L’overdose d’héroïne constitue un risque majeur. Les doses varient en pureté, et il est difficile pour les personnes qui en consomment de connaître la concentration réelle de la drogue. Une surdose d’héroïne peut entraîner une dépression respiratoire grave, une perte de conscience et la mort.
De plus, c’est un opiacé très addictif. Elle peut provoquer une dépendance physique et mentale sévère. Outre les effets mentaux et psychologiques, les problèmes sociaux et personnels, l’héroine peut provoquer des soucis de santé graves tels que des infections, des maladies cardiaques, des problèmes pulmonaires et des lésions hépatiques. L’injection d’héroïne peut également augmenter le risque d’infections transmises par le sang, telles que le VIH et l’hépatite C.

La cocaïne est un stimulant puissant qui peut engendrer de graves problèmes cardiaques, respiratoires, mentaux et psychologiques. La dépendance s’installe rapidement. De plus, le risque d’overdose avec cet alcaloïde tropanique extrait de la feuille de coca est particulièrement élevé. La cocaïne est également associée à des dommages nasaux et des comportements à risque, des conséquences sociales et professionnelles négatives, ainsi que des implications légales.
Une étude post mortem de sang et d’urine a d’ailleurs été réalisée sur près de 2500 corps. Parmi 668 cas de mort subite, les résultats ont révélé 21 décès imputables à une addiction à la cocaïne. C’étaient tous des hommes, âgés de 27 à 42 ans. Les causes des décès étaient essentiellement cardiovasculaires (62%) et cérébrovasculaires (14%) principalement.

Stimulant hautement addictif, cette drogue synthétique est hautement dangereuse. Elle peut causer des problèmes cardiaques, dentaires, cérébraux et psychotiques. Le crystal meth est également associé à des risques d’overdose. Les conséquences négatives s’étendent aux relations, à la vie professionnelle et sociale.
La méthamphétamine crée rapidement un état d’euphorie semblable à celui procuré par la cocaïne, mais plus prolongé. Il provoque une augmentation de l’éveil et de la vigilance, une impression de grande confiance en soi, une meilleure humeur ainsi qu’une amélioration des capacités sociales. On l’appelle aussi “drogue du travail” puisque le sujet n’a plus ni appétit, ni ennui, ni sommeil.

Anecdote : Pour la petite histoire, pendant la Seconde Guerre mondiale, le régime nazi allemand a été impliqué dans la production et la distribution de méthamphétamine à des fins militaires. Les nazis ont développé une version de la méthamphétamine appelée « Pervitin » pour stimuler les troupes et les maintenir éveillées et alertes pendant de longues périodes de combats et de marches.
Également connue sous le nom d’ecstasy, cette puissante drogue synthétique est souvent associée aux contextes de la fête et des festivals en raison de ses effets stimulants et empathogènes. Toutefois, le MDMA peut causer des effets secondaires graves. Il s’agit notamment de problèmes cardiaques, d’une surchauffe corporelle, de dommages aux reins et de troubles mentaux.
Cette drogue représente des risques accrus de surdose. Le fait est que le contenu des comprimés peut être incertain. La variabilité des pilules sur le marché illicite ajoute à l’incertitude des effets et des risques. Elle est aussi addictive. Le taux de décès liés à cette drogue est stable. Par contre, le MDMA a été cité comme produit posant le plus de problèmes par 1300 personnes prises en charge dans les CSAPA, en 2016.

Le crack est une forme cristallisée hautement concentrée de cocaïne. C’est un stimulant extrêmement puissant et addictif. Le nom « crack » vient du bruit de craquement caractéristique que les cristaux émettent lorsqu’ils sont chauffés.
En raison de sa nature hautement concentrée et de la méthode de consommation, le crack est souvent associé à un risque élevé de dépendance rapide et à des problèmes de santé graves. Les effets secondaires négatifs peuvent inclure des problèmes cardiaques, respiratoires, neurologiques et psychologiques.
La mort peut survenir dès la première injection de désomorphine. Dans tous les cas, la durée de vie moyenne du sujet est de deux ans après la première consommation. Cette drogue a particulièrement fait des ravages et Russie et en Sibérie. Son nom vient du fait que la peau prend l’aspect de celle du crocodile à cause de la nécrose irréversible qui s’installe à partir du point d’injection. Par la suite, des plaques apparaissent sur le corps. Elles deviennent grises puis vertes. L’amputation est souvent la meilleure option pour sauver la personne.
Il s’agit d’un dérivé de la morphine, une drogue synthétique fabriquée à partir d’ingrédients dangereux et toxiques. Accessible à bon marché, la substance provoque les mêmes effets que la morphine. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certains l’appellent “héroïne des pauvres”. Initialement conçue comme antidouleur, cette substance n’a pas été réellement exploitée dans le milieu médical en raison de la dépendance accrue qu’elle provoque. Ainsi, elle a été abandonnée en 1981 à cause de ses effets secondaires et addictifs.
Le fentanyl est un analgésique synthétique extrêmement puissant. On estime qu’il est jusqu’à 100 fois plus puissant que la morphine. Une petite quantité peut être mortelle. Les décès sont la plupart du temps liés à une dépression respiratoire, qui peut conduire à l’arrêt respiratoire.
Les effets immédiats du fentanyl sont essentiellement le soulagement de la douleur, l’euphorie et la sédation.
En raison de sa puissance, il y a un risque très élevé d’overdose. Il y a aussi le fait que le fentanyl est parfois mélangé avec d’autres drogues, comme l’héroïne ou la cocaïne… Les consommateurs peuvent alors être exposés la substance sans le savoir, ce qui augmente les risques d’overdose.

Le carfentanil appartient à la même classe de médicaments que le fentanyl, mais il est encore plus puissant que ce dernier. C’est décidément la plus forte des drogues. Plus précisément, des études ont montré qu’il est 10 000 fois plus toxique que la morphine, 4 000 fois plus toxique que l’héroïne et 100 fois plus toxique que le fentanyl.