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Drogue : La France devient un narco-état

Le trafic de stupéfiants étend sa toile d’araignée sur tout le territoire français. Métropoles, villes moyennes, bourgs, campagnes… aucun lieu n’est préservé. Fusillades en plein centre-ville, nombre croissant de toxicomanes errant de parc en parc, saisies records de cocaïne dans le port du Havre ….

A chaque règlement de comptes, l’émoi est grand dans la population mais rien ne change jusqu’à la prochaine fusillade. L’éventail des substances s’élargit sans cesse, avec l’apport de produits de synthèse à forte dangerosité. Il s’agit maintenant d’une économie souterraine en plein développement, représentant près de 5 milliards d’euros en 2022.

Les victimes directes, consommateurs, vendeurs, sont de plus en plus jeunes, mais la terreur s’étend à toutes les générations : habitants des quartiers de « deal », passants agressés, victimes d’une balle perdue, automobilistes accidentés.
Nombre de quartiers sont devenus des zones de non-droit où notre police, malgré un travail acharné, n’arrive pas à faire reculer le fléau. Face à cette évolution dramatique, le gouvernement est incapable d’apporter des solutions à la hauteur du phénomène : ce n’est pas en annonçant que l’amende sur la détention du cannabis devra être payée immédiatement, y compris pas carte bancaire, que l’on règlera le problème. Il est évident, par ailleurs, que la seule répression du trafic de drogues ne suffit pas.

Depuis longtemps, ici même, nous avons réclamé que des de campagnes de prévention, basées sur les connaissances scientifiques, soient menées, en premier lieu au niveau scolaire, pour mettre en garde les mineurs contre les méfaits provoqués par les drogues.

Rien n’a été fait jusqu’ici, probablement parce qu’il s’agit de mesures à long terme, sans rapport avec le temps « électoral ».
Malheureusement, il est à craindre qu’il soit trop tard pour revenir en arrière et que nous soyons en train de devenir un narco-état, certains parlent même de « mexicanisation ». Cause et symptôme de l’ensauvagement d’une société déboussolée, la drogue risque de mettre en péril notre démocratie.

Jean-Pierre PUJOL

C’est bien volontiers que nous relayons ce message d’un de nos collègues du CNPERT

Jean Paul Tillement

Cocaïne, ecstasy, hallucinogènes…

Quels sont les comportements des jeunes face aux drogues illicites ?

  1. Stanislas Spilka Responsable unité DATA, Observatoire français des drogues et des toxicomanies

Beaucoup de clichés circulent autour de la consommation de drogues chez les jeunes, ils consommeraient de plus en plus tôt et en plus grande quantité que leurs aînés, mais qu’en est-il vraiment ? Pour le savoir, nous menons l’enquête sur la santé et les consommations lors de la Journée d’appel et de préparation à la défense (ESCAPAD). Cette dernière est conduite depuis l’an 2000 par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) en collaboration avec la Direction du service national et de la jeunesse (DSNJ). Menée pour la première fois en 2000, elle a été réalisée neuf fois et nos derniers résultats datent de 2022.

Elle porte principalement sur les consommations de …… cliquez ici pour lire la suite

Trafic de stupéfiants : comment l’économie légale se rend co-responsable

Publié: 17 juillet 2023, par  Clotilde Champeyrache Associate Professor in Economics, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

Et si l’économie légale endossait une responsabilité non négligeable dans l’explosion actuelle du trafic de stupéfiants et en particulier de la cocaïne ? On a souvent tendance à penser la réalité de façon manichéenne avec, d’un côté, le monde de l’illégal recourant communément à la violence et, de l’autre, une sphère légale, par essence saine et pacifique, prospérant indépendamment du crime.
La réalité est bien moins binaire.

Le comprendre devient un impératif afin de mieux combattre la banalisation de la consommation de stupéfiants en France et ailleurs. Cette consommation affecte nos économies, nos systèmes de santé et même nos démocraties avec les sommes d’argent dont dispose le commerce illégal à des fins de corruption, comme l’expliquait récemment au Point le directeur du Centre opérationnel d’analyse du renseignement maritime pour les stupéfiants regroupant six pays européens.

Trois exemples de détournement d’outils légaux au profit des narcotrafiquants illustrent comment l’économie légale fournit – parfois sciemment – des instruments de développement des activités criminelles, dont le trafic de stupéfiants. Il s’agit des trust and company service providers, des fournisseurs de messagerie cryptée et des infrastructures portuaires.

Déclarer légalement une entreprise de couverture
Le terme de « sociétés-écrans » revient régulièrement lorsqu’il s’agit de trafic de stupéfiants, qu’elles servent de façade légale pour l’activité illégale ou d’outil de blanchiment de l’argent sale.

Des prestataires légaux, les trust and company service providers (TCSP) (« prestataires de services aux sociétés et fiducies »), offrent en toute légalité des services d’enregistrement et de domiciliation des sociétés et fiducies permettant de garantir l’opacité sur la propriété réelle des entités.

En quelques clics sur Internet, il est possible d’immatriculer une société dans une place offshore pour une somme modique et sans même forcément se déplacer.Ces prestataires agissent en toute liberté malgré des rapports du Groupe d’action financière (Gafi) pointant la responsabilité de ces sociétés dans le blanchiment d’argent.

Le Gafi est l’organisme mondial de surveillance du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme.En particulier, ces TCSP peuvent proposer, moyennant finance, des « directeurs désignés » (nominee directors), c’est-à-dire des personnes dont le nom apparaitra dans les registres en lieu et place du nom du véritable propriétaire (beneficial owner).

Ils ne disposent d’aucun pouvoir opérationnel et décisionnel dans la société, n’ont pas non plus de droit d’accès ou de regard sur les comptes bancaires de la société : dit autrement, ce sont des hommes de paille. Cette option est évidemment fort appréciée des narcotrafiquants.L’approvisionnement de la France se fait via des organisations internationalisées pour l’import de gros. Ce sont ces organisations qui ont des sociétés-écrans.

La lutte est compliquée car elle suppose de s’immiscer dans la souveraineté des places offshore. Le traçage des flux financiers est aussi difficile du fait de la multiplication des juridictions dans lesquelles les sociétés et les comptes bancaires associés sont créés.Des « WhatsApp » pour gangstersLes fournisseurs de messagerie cryptés ne peuvent pas non plus se dédouaner de certaines responsabilités.

L’opération d’infiltration d’EncroChat menée en 2020 sous l’égide d’Europol et d’Eurojust l’a bien mis en évidence. Elle a permis aux forces de l’ordre de divers pays associés d’accéder à plus de 120 millions de messages cryptés largement émis par des acteurs du narcobanditisme. Le Conseil constitutionnel a d’ailleurs jugé que les éléments collectés ainsi par des moyens classés secret défense pouvaient être utilisés dans un procès sans porter atteinte aux droits de la défense.

C’est grâce à une société légale, EncroChat, vite surnommée « le WhatsApp des gangsters », qu’ils ont été envoyés. Les activités de cette entreprise de télécommunications des Pays-Bas ont cessé en juin 2020 juste après la révélation de l’infiltration du système par les forces de l’ordre.Aujourd’hui placée sous enquête, l’entreprise proposait des téléphones modifiés aux fonctionnalités propres à attirer spécifiquement des organisations criminelles.

Sans micro, ni caméra, ni GPS, ces téléphones n’étaient pas traçables. Ils étaient également reliés à un système de messagerie chiffrée.Via ce canal, les criminels géraient divers points du trafic : organisation logistique de l’acheminement des stupéfiants, règlements des factures, approvisionnement en armes, location de services illégaux tels que des tueurs à gages… Toutes ces opérations pouvaient être réalisées en des temps record.

Outre le cryptage des messages, le système offrait un ensemble d’options utiles aux activités criminelles. On retrouvait notamment la possibilité d’utiliser un code PIN spécifique pour effacer toutes les données du téléphone et pour afficher de fausses interfaces de nature à dérouter les enquêteurs qui se saisiraient de l’objet.

Assurant que l’offre de tels services n’était pas problématique, les dirigeants d’EncroChat ont toujours prétendu que le cryptage, le non-traçage et l’effacement des données répondaient à des besoins typiques des journalistes ou bien des activistes, donc de personnes craignant que leurs actions soient espionnées sans pour autant s’inscrire dans l’illégalité.

L’analyse par les forces de l’ordre des messages interceptés montre cependant que la quasi-totalité d’entre eux conduit à des membres d’organisations criminelles comme la Mocro-Maffia néerlandaise ou le cartel de Sinaloa. Sans boutiques, ni revendeurs officiels, il était d’ailleurs quasi nécessaire d’être coopté par le membre d’une organisation criminelle pour acquérir un « Encro ».

Des ports qui ne s’estiment pas responsablesNombre de messages décryptés par les autorités concernaient l’organisation du transport des stupéfiants, notamment de la cocaïne. Or le mode principal d’acheminement des drogues reste la voie maritime. Cela pose la question stratégique des zones portuaires et de l’utilisation en ces endroits d’infrastructures légales par des organisations criminelles.

Récemment, l’actualité a braqué les projecteurs sur les ports d’Anvers et de Rotterdam, principaux ports européens et portes d’entrée de la cocaïne en Europe. Des saisies ont toutefois montré que d’autres ports européens sont concernés, en particulier, pour ce qui est de la France, Le Havre, Brest et Montoire-de-Bretagne.Le commerce mondial ne cesse de croître et passe à 90 % par les voies maritimes.

D’après la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) ce sont plus de 11 milliards de tonnes de marchandises qui circulent annuellement dans le monde sur des porte-conteneurs et des vraquiers. Loin de se répartir harmonieusement entre les différents ports, l’activité commerciale maritime est extrêmement polarisée avec de grands ports se livrant une concurrence sans merci pour capter toujours plus de flux.

Avec seulement 2 % de containers inspectés à Rotterdam, la porte est ouverte pour faire circuler en quantité importante des marchandises illégales. 

Cela se traduit par une course au gigantisme des infrastructures – en réponse aussi au développement des capacités de charge des nouvelles générations de super porte-conteneurs – et à la rapidité de traitement du dépotage des cargaisons. Le port de Rotterdam se targue ainsi de fonctionner 24h/24, 365 jours/365 et de prendre en charge un conteneur toutes les six secondes.Naturellement, la quête d’une extrême fluidité dans la circulation des marchandises s’accommode mal du ralentissement induit par d’éventuels contrôles sur la nature – légale ou non – des marchandises.

Au nom de l’efficience économique, le choix a clairement été fait de peu contrôler : environ 2 % des marchandises seulement sont inspectés, totalement ou partiellement, à Anvers et Rotterdam, au détriment de la sécurité.Cela ouvre des possibilités majeures de dissimulation de marchandises illégales au milieu des chargements légaux avec un risque de détection faible.

À cela s’ajoutent des stratégies pour dévier d’éventuels contrôles, là aussi en exploitant les failles de l’économie légale. Les organisations criminelles vont exploiter leur capacité de corruption pour obtenir la complicité de professions clefs comme les dockers, les douaniers, les transporteurs. Cette corruption passe par des pots-de-vin mais aussi par des pressions (menaces, éventuelles violences) sur les personnes.

Si le rôle des ports dans l’entrée de stupéfiants sur nos territoires est avéré, la route semble pourtant encore longue pour que les autorités portuaires en endossent pleinement la responsabilité si l’on en croit cet extrait du rapport annuel d’activité 2021 du port de Rotterdam :« Le crime lié aux stupéfiants au port a régulièrement été dans l’actualité l’année dernière.

S’attaquer à la criminalité subversive est un défi posé à la société dans son ensemble qui, à strictement parler, n’est pas de la responsabilité de l’Autorité du Port de Rotterdam. »Pourtant, une lutte efficace contre le trafic de stupéfiants doit intégrer le fait que l’économie légale fournit des « facilitateurs » auxquels il convient également de s’attaquer dans une logique d’entrave aux trafics.

Ces seniors qui se défoncent de plus en plus

La consommation de substances psychoactives est en hausse chez les personnes âgées, selon le New York Times.

Jean Costentin

Jean Costentin est membre des Académies Nationales de Médecine et de Pharmacie. Professeur en pharmacologie à la faculté de Rouen, il dirige une unité de recherche de neuropsychopharmacologie associée au CNRS.
Président du Centre National de prévention, d’études et de recherches en toxicomanie, il a publié en 2006 Halte au cannabis !, destiné au grand public.


Atlantico : Selon le New York Times, l’abus de substances psychoactives est en hausse chez les personnes âgées. Que sait-on à ce sujet (nombre d’individus concernés, type de stupéfiants, qu’il soit légal ou non…) ? Comment expliquer cette augmentation de la consommation des drogues à tous les âges ?

Jean Costentin : La société évolue beaucoup et très vite ; l’exemplarité dont se sentaient investis les adultes et plus encore les personnes du troisième âge, part en quenouille. Les parents qui n’ont pas su ou pas voulu protéger leurs enfants des méfaits des drogues, fondent avec délice dans l’abus des drogues dont ils ont fait la connaissance dans les années 1970 et suivantes.

Quand ils ont accédé à des professions incompatibles avec la poursuite de ces consommations, soit ils les ont interrompues,  ou  bien très diminuées, pour mener des carrières subnormales (assez moyennes relativement à ce qu’elles auraient pu être, s’ils n’avaient jamais consommé), soit ils se sont vu barrer l’accès à ces professions et leur croisière professionnelle s’est déroulée à de plus basses altitudes.

Quand leur parcours de vie a été émaillé de bleus à l’âme, de ruptures professionnelles, sentimentales,  familiales, amicales, d’épisodes dépressifs, de crises existentielles, leur incitation a été vive de se réfugier dans la consommation de drogues, dans ces « paradis artificiels ; elle fut d’autant plus forte qu’ils les avaient fréquenté antérieurement.

Leurs enfants et leurs petits enfants, sont devenus de plus en plus nombreux et de façon de plus en plus précoce consommateurs d’alcool (avec la déplorable pratique de la « biture expresse »), de tabac (véhicule du haschisch, pour la confection de joints), du cannabis, avec le détournement  des morphiniques (buprénorphine/Subutex®en particulier).

La permissivité ambiante a permis que les jeunes français deviennent les tout premiers consommateurs Européens de cette drogue qui a piégé plus de 20% de ceux qui l’ont expérimenté. En dépit de son caractère illicite, du fait de l’absence de toute prévention éducative et  en raison de la contamination exceptionnelle de nos quartiers (où on a cru acheter la paix sociale  en le laissant librement circuler),  notre Nation compte un million cinq cent mille usagers réguliers de cette drogue ; avec phénomène nouveau la cocaïne et sa forme à fumer, le crack, qui lui font  la poussette.

Loin d’une prévention, l’anti prévention consiste en ce que périodiquement des politiques appellent à la légalisation de cette drogue, qui n’a pourtant rien de banale ni d’anodine. Les jeunes consommateurs, comme tout un chacun, vieillissent d’un an tous les 365 jours ; ils arrivent à l’âge adulte, poursuivent leur consommation, en y ajoutant souvent d’autres drogues pour pallier la tolérance au cannabis qui s’installe, dont les effets s’amenuisent malgré l’accroissement des doses et de la fréquence des consommations.

Leur poids politique s’accroit, ils accèdent même à des responsabilités publiques et se laissent subvertir par des lobbies puissants qui attendent de cette légalisation du cannabis de juteuses royalties. Intérêts capitalistes, idéologie, démagogie politique,  transformation d’indignés en résignés, apaisement des enthousiasmes à créer, à produire, recherché par les tenants de la régression économique…

Dans quelle mesure le fait de consommer des substances psychoactives telles que le cannabis ou l’alcool – entre autres – est-il préjudiciable pour les individus les plus âgés ? S’exposent-ils à des risques auxquels ne sont pas confrontés des sujets plus jeunes ? 

Les méfaits individuels des drogues sont bien moindres chez l’adulte et plus encore chez le sujet âgé que chez l’adolescent. Chez ces derniers elles affectent la maturation cérébrale qui se déroule entre 12 et 24 ans, à la période des apprentissages, de la culture, qui font mauvais ménage avec la drogue de la crétinisation, qui gomme les affects, érode les ambitions, crée une démotivation, perturbe la cognition.

Drogue rendant les sujets tout puissants dans leur tête, sur place, qui remettent à plus tard ce qu’ils ne feront jamais, avec des troubles délirants et hallucinatoires, apprentissage à la schizophrénie ; dont on estime que 15% des nouveaux cas sont dus à sa consommation.

Alors que le cannabis est la drogue illégale la plus consommée en France, et que les habitudes de consommation se conservent tout au long de la vie, existe-t-il un risque de transmission de pratiques à risques de l’adulte à l’enfant ? Quelles peuvent en être les conséquences ? 

Chez l’adulte, au delà de 24 ans,  les troubles individuels sont significativement moindres, même si c’est l’âge des accidents mortels de la route et du travail. C’est le moment d’insister sur les effets épigénétiques du cannabis/THC (qui consistent en une modification du niveau d’expression de certains gènes, donc de certains caractères)  qui peuvent affecter les capacités cognitives, la vulnérabilité à des troubles anxieux et/ou dépressifs, l’appétence pour certaines drogues.

Cela a été montré chez le Rat, son exposition au cannabis/THC produit, très longtemps après l’élimination de la drogue de l’organisme, une appétence redoublée pour les morphiniques ou pour la cocaïne ; le plaisir qu’il éprouve alors est si marqué que l’ancien consommateur de cannabis se fait piéger rapidement et intensément par ces dernières drogues.

Plus grave encore est le fait que ces modifications épigénétiques des spermatozoïdes ou des ovules exposés au THC sont transmissibles, au moins en première génération aux enfants de ces parents intoxiqués, avec des conséquences multiples : malformations congénitales, déficits cognitifs,  troubles du spectre de l’autisme, troubles anxieux, dépressifs, vulnérabilité aux toxicomanies…

Paraphrasant Ezéchiel : « les parents ont fumé le cannabis vert et leurs enfants en ont eu les neurones perturbés ».

Comment reconnaître les pratiques à risques chez les personnes âgées ? Une fois cette pratique identifiée, les traitements sont-ils identiques à ceux des sujets plus jeunes ?

Les sujets âgés sont très fréquemment déprimés et le recours à des drogues est une tentation vive. L’alcool est le plus souvent utilisé, mais aussi d’autres drogues chez les sujets qui en ont consommé antérieurement. Leur métabolisme hépatique est diminué, leur élimination rénale aussi, et ce sur le fond d’une fragilité accrue (équilibre postural précaire, perturbations cognitives, troubles cardio-vasculaires, hypertrophie prostatique, constipation..) qui majore la toxicité de ces drogues.

S’il faut viser l’abstinence complète des drogues chez les sujets jeunes, dans une vision moins rigoureuse on pourra s’appliquer à faire diminuer les doses et fréquences d’administration chez les sujets âgés.

Source Atlantico

En Bretagne, quand la drogue se vend sur les réseaux sociaux et se livre à domicile

La Bretagne n’échappe pas à ce phénomène : la livraison de drogues directement à domicile en utilisant notamment les réseaux sociaux. Une activité très lucrative et plus difficile à combattre que les deals de r

« La livraison de drogue à domicile en Bretagne ne cesse de se développer », assure Anne-Cécile Doucet, substitut du procureur de la République de Rennes (Ille-et-Vilaine). « Un phénomène qui s’amplifie depuis la crise sanitaire de 2020 avec l’utilisation des réseaux sociaux et des messageries comme Telegram ou  Signal. » Les annonces de vente de kétamine, MDMA, herbe, résine, ecstasy et autres produits pullulent en effet sur les réseaux.

Lundi 10 juillet 2023, lors d’une audience au tribunal correctionnel de Rennes, trois hommes ont écopé de trois à quatre ans de prison avec placement en détention. Depuis 2020, ils se livraient justement à cette vente de stupéfiants à domicile.

Ubérisation du trafic de drogue

« Les vendeurs comme les acheteurs sont séduits par cette possibilité d’accès aux drogues, poursuit Anne-Cécile Doucet. Cette vente via les réseaux favorise finalement l’accès à la diversité et à la variété des produits stupéfiants, à des tarifs dégressifs, ainsi qu’à une mise en concurrence discrète. C’est également un gain de temps, une sécurité dans les transactions et un risque d’interpellation moindre que le deal de rue. » Une ubérisation du trafic de drogues qui gagne du terrain.

Cannabis, cocaïne, héroïne, MDMA mais aussi la kétamine. Une drogue venue majoritairement des Pays-Bas,  aux effets brefs et non détectables aux contrôles salivaires qui séduit les jeunes ».

Lire aussi : La drogue était livrée à domicile : prison ferme pour les dealers 2.0

La substitut du procureur met aussi en avant « des réseaux de distribution et de livraison qui ont un rayonnement tentaculaire et qui ne se limitent pas aux grandes agglomérations ».

Clients et vendeurs investissent les périphéries des villes et les petites communes. Autre fait marquant : « L’observatoire des drogues indique que parmi les individus qui ont fait l’objet d’interpellations, ils ont en général peu d’antécédents judiciaires. Il s’agit de personnes qui vont avoir un profil de type « autoentrepreneur ». Ils n’ont pas les contraintes de gestion d’une main-d’œuvre et de devoir surveiller un terrain. »

« La réponse pénale doit être ferme »

Mais pour la représentante du Parquet, « la réponse pénale doit être aussi ferme. Aucun trafic de stupéfiants, quel qu’en soit le produit, ne doit être banalisé. Aucun trafiquant ne doit se sentir légitimé. Quelle que soit la raison pour laquelle il s’est inscrit dans un trafic de stupéfiants ».

Des nouveaux modes de trafic qui entraînent aussi une augmentation de la délinquance : « Des faits de violence sont également observés. Augmentation des règlements de compte, utilisation d’armes à feu… »

Source

Maroc : Salle de sport dédiée à la lutte contre la consommation de drogues

L’Association Espace Al Hayat a lancé un projet social en ouvrant une salle de sport à Hay Nahda à Rabat, dédiée aux jeunes. L’objectif, selon Hicham Maarouf, président et fondateur de l’Association, est d’encourager les jeunes à pratiquer le sport comme moyen de prévention contre la prolifération, la consommation et l’addiction à la drogue.

Une perception plus efficace de l’amende sanctionnant la consommation de stupéfiants déclenche un tollé dans le monde des addicts et des addictologues.

Pr. Jean Costentin, Président du centre national de prévention d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT)

Le diable se cache aussi dans la réaction à certains faits mineurs, or c’est d’un fait mineur dont il s’agit ici. Comme l’avait pressenti notre CNPERT, l’amende forfaitaire de 200 € infligée à un individu pris en flagrant délit de possession ou de consommation de cannabis ou d’une autre drogue illicite, ne serait acquittée que dans 35% des cas.

Souvenons-nous qu’à l’origine (loi de décembre 1970) la peine qui pouvait être infligée pour ce délit était de 3.500 € d’amende, voire d’une année d’emprisonnement, avec inscription au casier judiciaire.

De démissions face à ce fléau à l’origine de réductions successives, on est arrivé à une simple amende de 200 € (réduite à 150 € pour un paiement extemporané), en solde de tout compte puisque, n’étant inscrite nulle part, sans la possibilité d’accroître son montant au prorata du nombre des récidives constatées (ce qui serait de la prévention). C’est ce que permettrait aisément, l’inscription extemporanée sur un fichier informatique, consultable par tout gendarme ou policier amené à dresser ce type de contravention.

Constatant que cette amende, quasi symbolique, n’est payée que par 35% des contrevenants, le Président de la République a demandé à son ministre de l’Intérieur, qu’une simplification (inspirée du prélèvement à la source) améliore son recouvrement ; soit en numéraire (mais hormis les dealers tout le monde ne se promène pas avec 200 € en poche) soit par carte bleue (que beaucoup prétendront alors ne pas posséder) ; avec mise en oeuvre « Avant l’août, foi d’animal, intérêt et principal ».

Cet effet d’annonce a l’apparence d’une manifestation d’autorité, mais c’est sans doute un coup d’épée dans l’eau, eu égard aux impédimentas que nous avons évoqués.

Cela suffit néanmoins pour déclencher, d’une façon totalement disproportionnée, le chœur des shootés, des cannabinophiles et des diverses amicales de « la drogue pour tous qui font feu de tout « pétard » pour p», ousser leur revendication permanente de légalisation du cannabis et des autres drogues illicites. Illico, ils mettent sur la plateforme de l’Assemblée nationale une pétition, signée par 18 de ces associations maléfiques.

Ils nous assurent pourtant (sans du tout nous rassurer), comme le CESE (comité économique, social et environnemental) que, bien sûr, la vente serait encadrée (promis, juré), interdite aux mineurs (évidemment) ; nous prenant pour des aveugles, amnésiques et sots que nous ne sommes pas.

Notre mémoire continue de nous faire déplorer la faillite de l’alcool (excepté pour les alcooliers) avec  les 4.500.000 sujets alcoolo-dépendants, dont 41.000 en décèdent chaque année ; ses nombreuses pathologies induites ; ses quelques centaines de milliers d’alcooliques, cassés, clochardisés ; la multiplication chez nos jeunes des ivresses aigües et des comas alcooliques issus des bitures expresses/binge drinking.

Continuons aussi à déplorer les 13.000.000 de fumeurs, incapables de se détacher de la nicotine ; dont 75.000 décèdent annuellement (1 ere cause des décès évitables ; seul produit du marché qui tue la moitié de ses consommateurs) ; les très nombreux estropiés qui obèrent les comptes sociaux et souffrent à différents degrés de perturbations de leur qualité de vie ; le fait que la majorité des buralistes ne respecte pas l’interdiction de la vente du tabac aux mineurs.

La « part du feu » indûment concédée dans notre Nation à l’alcool et au tabac étant beaucoup trop vaste, la seule attitude responsable est de la réduire, et en aucune façon de l’accroître, par une extension au cannabis et aux autres drogues illicites.

Rappelons que la toxicité d’un « joint » ou d’un « pétard » est six fois supérieure à celle d’une cigarette de tabac, et qu’avec le cannabis s’ajoute une toxicité psychique ravageuse.

Alors que le Président de la République a déclaré, lors de la journée nationale contre le cancer, que l’année 2032 devrait voir apparaître la première génération sans tabac, des députés de sa majorité  prônent la légalisation du cannabis préalable à celle de toutes les autres drogues ; d’autres élus d’opposition plus à gauche, les 18 associations toxicophiles qui pétitionnent sur la plateforme de l’Assemblée Nationale et dont les cris d’orfraie sont renforcés par ceux d’addictologues à contre-emploi, de drogués et d’insatiables Rapetous.

Au sein de cette association de mal fêtards, on constate la participation de la fédération d’addictologie. Cette FA est richement dotée/dopée de subventions d’Etat, les justifiant à partir des objectifs  qu’elle affiche : « prévention » ; « réduction des risques » ; « traitement des addictions », ce que sa gestion contredit, car :

– c’est trahir la prévention que de faire croire au caractère bénin des drogues, et de militer pour leur libre accès ;

– c’est trahir le concept de réduction des risques que de faciliter le premier d’entre eux, qui est l’entrée dans la consommation d’une drogue ; surtout quand il s’agit des cannabis, cocaïne, amphétamines, morphiniques.. contre lesquels on ne dispose pas de moyens permettant d’en détacher ceux qui s’y sont fait piéger.

– c’est trahir le serment d’Hippocrate que donner des espoirs de traitement des dépendances, qui diminuent la dissuasion de s’approcher des drogues, alors que le traitement, aboutit souvent à ne faire que de la « substitution» ad vitam (cf. la méthadone ou la buprénorphine à haut dosage).

Les pouvoir publics devraient se pencher sur leurs résultats ; vérifier que les praticiens appointés respectent leur devoir de réserve vis à vis des médias et du grand public et ne font pas de prosélytisme ; et enfin mettent en relation les moyens qu’ils leur allouent avec le respect d’un cahier des charges, sans doute à reconsidérer.

Drogues : la distinction consommation récréative vs consommation problématique a-t-elle vraiment un sens ?

« On ne peut pas déplorer les enfants tués dans les quartiers, l’économie et la violence qui va avec les stupéfiants, et glorifier la consommation récréative de stupéfiants » a déclaré Emmanuel Macron à Marseille.

Avec Jean Costentin, Alain Bauer

Atlantico : « On ne peut pas déplorer les enfants tués dans les quartiers, l’économie et la violence qui va avec les stupéfiants, et glorifier la consommation récréative de
stupéfiants » a déclaré Emmanuel Macron à Marseille. La distinction consommation récréative vs consommation problématique a-t-elle vraiment un sens d’un point de médical ?

Jean Costentin : Cela fait plus de 50 ans que certains requièrent la légalisation du cannabis (l’appel du 18 joints, du journal Libération en 1976 en est un des repères).

Depuislors, la consommation n’a fait que croître du fait de campagnes sournoises, et de la pression puissante de lobbies qui en attendent de substantielles royalties. Ils sont appuyés par des déconstructeurs, idéologues, écologistes partisans d’une régression économique, politiques voulant transformer des indignés en résignés, etc..

Oui, mais, simultanément les mécanismes à l’origine des addictions se sont précisés et surtout la liste des méfaits du cannabis s’est allongée, y ajoutant les preuves irréfragables de sa responsabilité dans des troubles variés et dont certains d’entre eux sont graves et même très graves.

C’est la drogue de la crétinisation : « la fumette ça rend bête, le chichon ça rend con », pétard du matin poil dans la main, pétard du soir, trou de mémoire.
Les français tout premiers consommateurs européens de cannabis, et simultanément les derniers (27ème) au classement du concours international PISA des performances éducatives ; cherchez l’erreur.

« On ne peut pas déplorer les enfants tués dans les quartiers, l’économie et la violence qui va avec les stupéfiants, et glorifier la consommation récréative de stupéfiants » a déclaré Emmanuel Macron à Marseille.

La distinction consommation récréative vs consommation problématique a-t-elle vraiment un sens d’un point de criminologique ?

Alain Bauer : Ni médical, ni criminologique. Mais elle permet dans un processus de dépénalisation ou de libéralisation de procéder par étapes en permettant un accès pour raisons médicales sans immédiatement procéder à la mise en place d’une politique plus large d’accès à certains produits stupéfiants.

À quel point la consommation « récréative » favorise-t-elle des comportements problématiques futurs (en termes d’addiction ou en termes de délinquance) ?

Jean Costentin : Le cannabis est à l’origine de troubles anxieux, de troubles dépressifs qui ont à voir avec le niveau inquiétant des tentatives de suicide et des suicides «aboutis » chez nos jeunes.

Le cannabis est impliqué à un haut niveau dans la schizophrénie (la folie au sens commun du terme), affection grave que l’on ne sait guérir, au mieux apaiser.

Dès 1853 l’aliéniste J.-J. Moreau ( de Tours) écrivait un livre majeur « Du haschisch et de l’aliénation mentale » ; mais le public a eu grande capacité d’amnésie pour les faits qui dérangent. Ils sont têtus, pourtant, une étude toute récente (au Danemark) , (après des dizaines d’autres de grande qualité)
estime que 15% des nouveaux cas déclarés de schizophrénie sont liés à la consommation de cannabis.

Celui qui diffuse actuellement, à la demande de ses consommateurs, a vu le taux de son principe psychotrope majeur, le THC, multiplié par 6 au cours des 30 dernières années.
Information majeure, curieusement occultée : les effets épigénétiques du cannabis/THC.

Celui qui expose ses spermatozoïdes au THC, celle qui expose ses ovules au THC, transmettront à leur progéniture des vulnérabilités à des troubles divers : vulnérabilité aux toxicomanies à l’adolescence ; effets tératogènes/malformations congénitales ; vulnérabilité à l’anxiété, aux dépressions, à la schizophrénie, aux déficits cognitifs, à des déficits immunitaires….

S’agissant de la toxicité physique de ce cannabis, elle est six à huit fois supérieure à celle du tabac ; au plan de la cancérogénèse ORL et broncho pulmonaire ; le cannabis est toxique pour le cœur et les vaisseaux : 3ème cause de déclenchement d’infarctus du myocarde, rôle dans les artérites des membres inférieurs plus précoces que celles dues au tabac, cause d’accidents vasculaires cérébraux chez les sujets jeunes.

Le cannabis fait mauvais ménage avec la grossesse ; il l’abrège avec des nourrissons de taille et de poids inférieurs à ce que ferait une simple prématurité, troubles du développement psycho-moteur de l’enfant d’une maman cannabinophile, augmentation du risque de mort subite ; augmentation de l’hyperactivité avec déficit de l’attention ; plus grande vulnérabilité aux toxicomanies.

Cette énumération n’est hélas pas exhaustive. Tel qui a consommé du cannabis, par un mécanisme épigénétique ressentira longtemps après une modification de la perception d’autres drogues, dont les effets « appétitifs » « de récompense » seront accrus de telle façon qu’en ayant ressenti des effets beaucoup plus intenses ils seront plus incités à y revenir, à en user et bientôt à en abuser.

C’est là une des explications de l’escalade des drogues, dont on voit les conséquences au travers des polytoxicomanies qui se généralisent. Dès lors l’usage dit avec euphémisme « récréatif », nous apprend que la récréation peut mal, voire même très mal se terminer.

C’est ce qui fait qu’en dépit de son caractère illégal, le cannabis a déjà piégé 1.500.000 de nos concitoyens, qui en sont devenus des usagers réguliers (avec la consommation d’un joint ou d’un pétard au moins une fois tous les trois jours, ce qui , eu égard à la très longue persistance du THC dans l’organisme, correspond à une stimulation permanente de ses cibles biologiques (les récepteurs CB1) ; cette consommation est déjà problématique, car par le jeu d’une tolérance le consommateur va plus ou moins rapidement accroître la fréquence de ses consommations (un par jour, puis deux puis trois) puis l’effet continuant de diminuer il va y ajouter d’autres drogues.

Une légalisation du cannabis ferait s’envoler les consommations vers celles de l’alcool, avec nos 4.500.000 sujets alcoolo-dépendants (je n’ai pas dit alcooliques), et vers celles du tabac qui piège 13.000.000 de nos concitoyens et tue 75.000 d’entre eux chaque année en France (la route ne faisant « plus que » 3.400 morts par an).

Le mécanisme sous-jacent aux addictions/toxicomanies, s’inscrit dans le toujours plus, toujours plus souvent, toujours plus fort ;

Opposer l’usage récréatif à l’usage problématique est un distinguo subtile, qui confine à une malversation. L’expérience de l’alcool et du tabac nous l’enseigne grandeur nature, avec le grand nombre de sujet captifs/addictes/accros le grand nombre de morts 75.000 pour le tabac ; 41.000 pour l’alcool, avec surtout de multiples estropiés qui obèrent les comptes sociaux de la Nation et ont une qualité de vie altérée à divers degrés.

Alain Bauer : Les avis et les études sont partagés. Les politiques de prohibition sans accompagnement se traduisent plus souvent par une tentation à contourner l’interdit et produisent le plus souvent une baisse de la qualité des produits, une difficulté d’approvisionnement et une hausse des prix.

Mais en matière de stupéfiants, l’inverse se produit.

Dans ces conditions, il faut se poser la question de l’’efficacité d’une politique officiellement purement répressive. Si personne ne discute les usages de produits stupéfiants en matière médicale, notamment pour réduire la douleur, tout processus de dépénalisation comme de régulation de la consommation doit considérer l’addiction comme un problème médical plus que pénal.

En la matière, le consommateur doit être considéré comme un individu victime d’une addiction, pas comme un criminel. Mais il faut aussi se concentrer sur la gestion du trafic et des organisations criminelles et prendre en compte les importantes transformations en cours (culture à domicile, fort accroissement du taux de THC dans les composants cannabiques, livraison sur commande et par usage des réseaux sociaux, ….).

Au regard de cette réalité, que penser de la pétition déposée par une quinzaine d’associations sur la plateforme de l’Assemblée nationale, une proposition de loi « visant à supprimer les sanctions pénales » pour la consommation de cannabis ?

Alain Bauer : Les associations sont dans leur rôle. Depuis la loi de 1970, et malgré les missions parlementaires et les dialogues entre experts et politiques, il semble impossible de discuter raisonnablement de la gestion de l’addiction et de la nécessaire réorientation d’un texte purement punitif et répondant aux injonctions internationales de l’époque.

Partisan de la lutte contre toutes les addictions, je pense plus utile de soigner que de réprimer.
Quand une politique de prohibition ne marche pas, il faut la changer. Pour enfin lutter efficacement contre les trafics et libérer les consommateurs de leur addiction.

Source : Atlantico

Les amendes pour consommation de drogue seront payables immédiatement

Les amendes pour consommation de drogue seront payables immédiatement en liquide ou carte banc

Afin d’améliorer le recouvrement des amendes, le chef de l’État a demandé au ministre de l’Intérieur de préparer un décret à paraître d’ici «la fin de l’été».

Le paiement des amendes forfaitaires pour consommation de drogue doit pouvoir être «immédiat, par carte bancaire ou en liquide», a affirmé Emmanuel Macron, dans un entretien au quotidien La Provence publié dimanche soir sur le site du journal, à la veille d’une visite de trois jours dans la ville.

Estimant «inacceptable» qu’avec les règlements décalés par télépaiement seules 35% de ces amendes soient effectivement réglées, le chef de l’État précise avoir demandé au ministre de l’Intérieur «de préparer un décret pour la fin de l’été» et que d’ores et déjà «on a commencé à équiper les agents de 5.000 terminaux de paiement».

«Nous devons trouver les moyens d’être encore plus efficace. Par le passé, les petits délits n’étaient pas suivis de conséquences et classés sans suite. On a mis en place une amende forfaitaire pouvant aller jusqu’à 2500 euros. 350 000 ont été dressées en France depuis septembre 2020, dont 29 000 à Marseille.

Mais ce que nous avons constaté, c’est que comme le règlement se fait par télépaiement entre 45 jours et 60 jours, nous avons un taux de recouvrement de 35%. Et c’est en dessous de cette moyenne à Marseille. C’est inacceptable», a ajouté le chef de l’État.

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Selon Emmanuel Macron, «à Marseille 70 points de deal ont été supprimés grâce à une stratégie de pilonnage. On en avait 222 dans les Bouches-du-Rhône, on est passé à 134, soit une baisse de 40%».

Source Le Figaro

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