Après les drogues naturelles et les drogues de synthèses, fleurissent désormais les nouveaux produits de synthèse. Ces substances, qui imitent les effets des différents produits illicites, n’ont pas de statut juridique clair et contournent la législation des stupéfiants. Le point de vue sur la question de Nicolas Prisse, président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives.
Cannabinoïdes de synthèse, phénéthylamines se rapprochant soit de la MDMA soit du LSD ou encore cathinones comme la 3-MMC…
Si ces noms ne vous disent rien, sachez qu’il s’agit-là de drogues dites de synthèse. Il en existerait plus de 900 différentes, qui « contournent la légistation des stupéfiants » selon le site de l’Office français des drogues et des tendances addictives (OFDT).
Crédit photo : Phanie Voisin «Everywhere, everything, everyone » (partout, tout, tous) : ainsi Alexis Goosdeel, directeur de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA), qualifie-t-il la disponibilité des drogues en Europe. Le rapport annuel 2023 sonne l’alerte sur les risques sanitaires engendrés.
« Les drogues illicites classiques sont désormais largement accessibles tandis que de nouvelles substances à forte teneur en principe actif continuent d’apparaître », sans que les consommateurs sachent toujours ce qu’ils prennent, analyse-t-il.
En 2022, 41 nouvelles drogues ont été signalées pour la première fois via le système d’alerte précoce de l’UE, portant le nombre total de nouvelles substances psychoactives surveillées par l’EMCDDA à 930.Des essais médico-légaux et toxicologiques doivent être intensifiés pour détecter les menaces émergentes de ces nouvelles substances, parfois mélangées ou coupées, plaide l’agence européenne.
Pour ce faire, elle met au programme de son nouveau mandat en 2024 la mise en place d’un réseau européen de laboratoires de police scientifique et de toxicologie. Les services d’addictologie et centres de santé doivent aussi être considérés comme des sentinelles pour obtenir des données, en particulier sur les nouveaux modes de consommation, est-il précisé.Alerte sur le HHCAvec 22,6 millions d’usagers (soit 8 % des 15-64 ans), le cannabis reste la drogue illicite la plus consommée en Europe.
Selon les estimations, 97 000 consommateurs sont entrés en soins pour des problèmes liés à son usage en 2021.Les nouveaux produits qui en sont dérivés acutisent les problèmes de santé en multipliant les risques d’intoxication. Le premier d’entre eux, semi-synthétique, est l’hexahydrocannabinol (HHC), détecté en 2022 dans les deux tiers des États membres, parfois même vendu – dans des boutiques de CBD – comme une alternative « légale » au cannabis à l’étranger, malgré la surveillance accrue dans le cadre du système d’alerte précoce de l’UE.Après l’Autriche, la Belgique, le Danemark, ou le Royaume-Uni, la France, vial’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), a décidé son interdiction le 12 juin dernier, estimant qu’il présente « un risque d’abus et de dépendance équivalent » à celui d’un stupéfiant.
Des études précliniques (modèles cellulaires ou animaux) ont montré qu’avec une concentration moindre, le HHC provoquait davantage d’effets que le tétrahydrocannabinol (THC), mais aucune étude clinique n’a été effectuée chez l’homme. Et les addictologues ne savent pas non plus si, une fois dans l’organisme, le HHC se transforme en une molécule plus dangereuse. Au moins une trentaine de cas auraient fini aux urgences après absorption de HHC, selon le réseau d’addictovigilance français.
Des stimulants de plus en plus injectés En matière de stimulants, la cocaïne est consommée par 3,7 millions de personnes (soit 1,3 % des adultes) et sa disponibilité semble toujours plus grande, comme en témoignent des saisies records en 2021 (303 tonnes) et 2022 dans les ports européens, ainsi que la multiplication des laboratoires (34 démantelés en 2021 contre 23 en 2020).
Il s’agissait de la substance la plus fréquemment associée à des passages aux urgences pour intoxication aiguë en 2021, mentionnée dans 27 % des cas. « L’injection de cocaïne et l’usage de crack sont de plus en plus courants au sein de groupes marginalisés de certains pays, raison pour laquelle il est nécessaire d’intensifier les mesures de réduction des risques », est-il précisé.Par ailleurs, les stimulants synthétiques sont en plein essor : après l’amphétamine, la méthamphétamine et les cathinones de synthèse posent de plus en plus problème.
En outre, les stimulants sont désormais plus souvent injectés, parfois en combinaison avec de l’héroïne ou d’autres opioïdes, ce qui suppose d’adapter les interventions de réduction des risques.
Inquiétude sur les opioïdes de synthèseEnviron un million d’Européens ont par ailleurs consommé des opioïdes en 2021, selon l’EMCDDA. L’héroïne reste le produit illicite le plus couramment consommé et sa disponibilité est élevée ; la quantité saisie par les États membres a plus que doublé en 2021 pour atteindre 9,5 tonnes, et même 22,2 tonnes en Turquie.
Avec l’interdiction de la culture du pavot à opium en 2022 en Afghanistan, principal producteur d’héroïne, les observateurs s’inquiètent d’une augmentation de l’offre d’opioïdes de synthèse, à forte teneur en principe actif, en particulière du benzimidazole (nitazène).
Même s’ils ne sont pas aussi répandus qu’en Amérique du Nord, les nouveaux opioïdes de synthèse (auxquels il faut ajouter les produits dérivés du fentanyl) sont associés à une augmentation du nombre de décès par surdose dans les pays baltes ou en Estonie, notamment en raison de mélanges contenant une benzodiazépine et de la xylazine, un sédatif pour animaux (dits « benzodope » et « tranq-dope »).
Vigilance sur les substances détournées Le rapport alerte enfin sur les risques sanitaires liés à des substances détournées à des fins récréatives, comme la kétamine, cet anesthésique et analgésique qui est sniffé ou ajouté à d’autres mélanges de drogues, en particulier les poudres et comprimés de MDMA et le protoxyde d’azote (« gaz hilarant »).
Sans nier les pistes prometteuses que représentent les psychédéliques dans le domaine de la santé mentale, l’Observatoire des drogues craint que leur médiatisation n’encourage un recours expérimental, hors cadre médical, mettant en danger les plus vulnérables.
Aussi insiste-t-il sur l’importance de mieux comprendre les mécanismes d’action des substances les moins communes et contrôlées et leurs conséquences sur la santé publique.
Fusillades en plein centre-ville, toxicomanes errant de parc en parc, saisies records de cocaïne dans les ports… Dans tout le pays, la consommation et le trafic de drogues font des ravages.
À chaque règlement de comptes, l’émoi est immense, mais rien ne change, en attendant les prochaines fusillades. Les cinq dernières ont eu lieu dans la nuit de mercredi: quatre blessés, dont un adolescent. Rien ne change, sauf l’ampleur du fléau. Celui-ci touche de plus en plus de mineurs et n’est plus cantonné aux quartiers réputés dangereux de la Cité phocéenne. Il s’exporte partout, et partout met en danger les honnêtes gens.
Cette inquiétante évolution est celle de toute la France, en butte à des arrivées de stupéfiants également massives depuis les ports d’Anvers, d’Amsterdam ou du Havre et, par les airs, en provenance de Guyane. L’éventail des substances s’est considérablement élargi avec l’apparition des produits de synthèse à forte dangerosité. Cette économie souterraine en plein développement a pesé, en 2022, près de 5 milliards d’euros, plus que l’achat de livres!
Les mafias, dont les parrains résident souvent à l’étranger, recrutent une main-d’œuvre non seulement toujours plus jeune, mais aussi prête à déménager pour des emplois de guetteur ou de livreur payés 100 euros la journée: désormais, 40 % des mineurs présentés à la justice marseillaise pour trafic de stupéfiants ne sont pas des «locaux». Inutile de préciser que les «risques du métier» sont immenses (brimades, enlèvements, meurtres) et que l’exploitation de ces salariés au noir relève de la traite des êtres humains. Aujourd’hui, même les départements ruraux sont en proie à la vendetta, qui a pris l’ensemble du territoire en otage!
Emmanuel Macron avait fait de la traque du trafic de drogue, principal moteur de la délinquance, un cheval de bataille de sa campagne. Dans la foulée, Gérald Darmanin promettait une opération coup-de-poing toutes les deux heures. Un an après, la mexicanisation de la France est pourtant en marche…
Par Jean-François BARRÉ – jf.barre@charentelibre.fr, publié le 4 juin 2023
Le phénomène, difficile à évaluer et à quantifier précisément, inquiète les chefs d’entreprise. La confédération des PME organise une rencontre sur le sujet Pour comprendre et prévenir.
Ça peut tous nous arriver ». Thierry Grandières est tombé des nues quand l’un de ses salariés s’est retrouvé sans permis pour huit mois. Positif aux stups sur un contrôle. « Confronté au fait pour la première fois. On doit s’adapter à la situation. Et ce qui nous a interpellés derrière le contrôle d’une personne en ébriété ou sous l’emprise de stupéfiants, c’est que doit-on faire, qu’est-ce qui existe dans le code du travail. ».
Thierry Grandières est patron de deux PME dans l’aménagement de locaux, adhérent à la CPME, la confédération des petites et moyennes entreprises. Il a parlé de son histoire à d’autres chefs d’entreprise. Il s’est rendu compte qu’il n’était « pas le seul ». Deux autres dirigeants lui ont fait part de leurs préoccupations. « Comme des lanceurs d’alerte ». Et « ce…
Pour vous abonner à CHARENTE LIBREcliquez ici (1€ pour 24h ou 14,90/mois)
«On a fait 800.000 contrôles en 2022, on veut passer à 1 million. On veut être très présent pour dissuader ce genre de comportements et sans doute renforcer les sanctions», a insisté la cheffe du gouvernement, qui réagissait notamment après la mort d’une fillette mardi à Trappes dans les Yvelines, renversée par une automobiliste testée positive au cannabis.
Elisabeth Borne a rappelé que les ministres de la Justice et de l’Intérieur étaient «en train de regarder» la possibilité de créer un délit d’homicide routier sachant qu’actuellement les actes des conducteurs sous l’emprise de drogue ayant causé le décès d’une personne tombent sous le coup de «l’homicide involontaire». «J’entends que cela puisse choquer», a-t-elle souligné. «Il y a un enjeu de terminologie», a-t-elle ajouté, en expliquant qu’il s’agissait d’un «aspect symbolique mais important».
Ce délit pourrait-il être étendu à la conduite sous l’emprise de l’alcool? «Sur des taux d’alcoolémie très importants, c’est des choses qui sont en train d’être regardées», a-t-elle fait valoir.
Propositions pour renforcer les sanctions
Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Pauget a déposé début avril une proposition de loi pour instaurer ce délit d’homicide routier. Son texte prévoit de créer «une peine intermédiaire entre l’homicide involontaire et l’homicide volontaire».
Parallèlement, le chef multi-étoilé Yannick Alléno, qui a perdu son fils de 24 ans renversé par un chauffard ivre et sous l’emprise de stupéfiants, a chargé l’universitaire Didier Rebut et l’avocat Pierre Cornut-Gentille, tous deux éminents pénalistes, de plancher sur l’introduction dans le code pénal d’un tel délit.
Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, «la conduite en état d’ivresse est la deuxième cause de mortalité sur les routes, après la vitesse», et «dans les accidents mortels, 12% des conducteurs contrôlés sont positifs aux stupéfiants».
En 2022, plus de 3500 personnes sont décédées sur les routes françaises. Près de 700 décès seraient dus à la consommation de stupéfiants.
Depuis de nombreux accidents tragiques, tels que la récente affaire des trois policiers tués à Roubaix ou le drame vécu par Yannick Alléno, chef étoilé ayant perdu son fils fauché par un chauffard alcoolisé, de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer la création de l’infraction d' »homicide routier ». Cette proposition vise à sanctionner de manière plus sévère les conducteurs responsables d’accidents mortels sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue.
Définition de l’homicide routier : un acte volontaire sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue
Qu’est-ce que l’homicide routier ? Selon Pierre Palmade, il s’agit d’un individu qui consomme de l’alcool ou de la drogue au-delà des seuils autorisés par la loi, entre volontairement dans son véhicule et, sous l’emprise de stupéfiants, cause la mort d’une personne par un accident de la route. Il souligne ainsi l’aspect volontaire de cette action depuis le début, remettant en question la qualification d’involontaire ».
Mesures envisagées par le ministre de l’Intérieur pour lutter contre les accidents mortels liés à la consommation de substances
Cette préoccupation a été prise en compte par le ministre de l’Intérieur, qui a annoncé en février dernier son intention de rendre automatique le retrait des 12 points de permis pour toute personne conduisant sous stupéfiants. De plus, il a proposé de renommer les accidents mortels liés à la consommation d’alcool ou de stupéfiants en « homicide routier ».
Débat sur la qualification d' »homicide involontaire » et les attentes des familles des victimes
Actuellement, un travail est en cours entre les services du ministère de l’Intérieur et ceux du ministère de la Justice pour déterminer les mesures à prendre. Parmi les options envisagées figure le renforcement des sanctions pour les conducteurs sous l’emprise de stupéfiants ou d’alcool impliqués dans des accidents mortels. Il est important de souligner que les mis en cause sont actuellement poursuivis pour « homicide involontaire » avec une double circonstance aggravante.
Cependant, de nombreux acteurs du milieu judiciaire estiment que le terme « involontaire » est inapproprié et peu réconfortant pour les familles des victimes. Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat Unité SGP Police FO, affirme que la justice doit répondre à une forme de réparation aux victimes, et le terme « involontaire » ne permet pas cela.
Proposition de criminaliser l’infraction et d’établir des peines maximales plus sévères
Denis Jacob, secrétaire général d’Alternative Police CFDT, soutient cette idée en affirmant que lorsque quelqu’un choisit de boire ou de se droguer, il sait ce qu’il fait, et le véhicule devient une arme par destination, ce qui relève donc d’un homicide volontaire.
Pour alourdir les peines, il serait nécessaire de criminaliser cette infraction, ce qui impliquerait un jugement par une cour d’assises ou une cour criminelle départementale, avec une peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle. Cependant, certains avocats spécialisés, tels que Me Vincent Julé-Parade, soulignent que même si l’accident survient de manière involontaire, la personne qui a consommé de l’alcool ou de la drogue avant de conduire a délibérément pris le risque de mettre en danger la vie d’autrui. Il est donc difficile de prouver qu’elle avait l’intention de tuer.
Statistiques sur les condamnations pour homicide involontaire et les implications de l’alcool et des stupéfiants
En 2021, 426 condamnations ont été prononcées pour des cas d’homicide involontaire par conducteur avec une circonstance aggravante, dont la moitié impliquait des conducteurs sous l’emprise de stupéfiants ou d’alcool. Sur ces 426 cas, 421 ont donné lieu à une peine, dont 45 peines de prison ferme, 213 peines de prison assorties de sursis et 163 peines de sursis seul. En moyenne, la peine prononcée était d’un peu moins de deux ans de prison ferme.
Mesures complémentaires proposées par Me Julé-Parade pour dissuader les conducteurs sous l’emprise de substances.
Pour Me Julé-Parade, il est primordial d’appliquer les lois déjà existantes de manière stricte. Un changement sémantique en remplaçant « homicide involontaire » par « homicide routier » pourrait inciter les juridictions à prononcer des peines plus sévères. Il suggère également de travailler sur le retrait des droits à l’assurance pour les chauffards.
Ne pouvant plus taire les multiples méfaits des drogues, les médias rompent enfin le silence. Pas tous cependant, ne cherchez rien dans l’hebdomadaire « Valeurs Actuelles » sur ce sujet qui, depuis cinq ans, ne fait plus partie de ses valeurs. Les « faits divers » liés aux drogues sont devenus envahissants, pour vous en convaincre rappelons pêle-mêle et de façon non exhaustive :
« l’affaire Palmade » ;
les règlements de compte qui tuent à Marseille, à Valence et autres lieux ;
la saisie de trois tonnes de cannabis dans les Yvelines ;
sur les cotes de la Manche, il y a quelques mois, « sur la plage ensoleillée, cocaïne et crustacés » ;
la constitution de « narco-Etats » à proximité de ce qui reste de nos frontières ;
les maintes condamnations (souvent légères ) prononcées dans des procès impliquant dealers et trafiquants de drogues ;
l’armée des dealers en France, estimée à plus de 220.000 individus ;
les commandes de drogues passées sur le NET et livrées à domicile par la Poste ou par Uber ;
les nombreux accidents, souvent mortels, sous l’emprise de stupéfiants ;
les soirées estudiantines, et même d’étudiants en médecine, qui baignent dans l’alcool, le cannabis, la cocaïne / le crack et autres stupéfiants ;
l’apparition hebdomadaire, sur le Cyber marché noir, de nouvelles drogues : cathinones, nouveaux cannabinoïdes tels le HHC, le Buddha blue ou « Pête ton crâne », la GABApentine médicament commercialisé sous le nom de Lyrica ® , des morphiniques superpuissants tels les fentanyloïdes 100 voire 1000 fois plus puissants que la morphine et responsables de 100.000 décès l’an passé aux USA… ;
le « chemsex » (chemical sex) qui, après s’être répandu dans les boites gays, s’étend maintenant à des relations hétérosexuelles, stimulées et multipliées par desdrogues de synthèse ; dans une publication récente cela concernait 20% de la population étudiante interrogée ( confusion entre la mer et la bouse contrepèterie);
plusieurs médicaments analgésiques et/ou psychotropes sont détournés de leurs objectifs thérapeutiques à des fins toxicomaniaques, tandis qu’on s’émeut de l’abondance de leurs prescriptions chez les enfants et les adolescents.
un « médicament » de substitution de l’héroïne (la buprénorphine à haut dosage – Subutex ® ) d’un coût élevé pour la Sécu (avec plus de 100.000 « bénéficiaires »), qui n’est pas mis au service de l’abstinence des morphiniques, est par contre fréquemment dévoyé, par son injection intra veineuse, fait oublier qu’il a été développé pour débarrasser l’héroïnomane de l’injection intraveineuse de sa drogue, avec les risques infectieux qui lui sont associés (SIDA, hépatites..). Sa revente à de jeunes toxicophiles qui n’étaient pas encore arrivés à ce niveau d’intoxication, les fait accéder au couloir des morphiniques et bientôt à la porte de l’héroïne ;
le silence des médias sur les données de plus en plus documentées des effets épigénétique des drogues devient très suspect; ces effets expliquent que l’exposition au THC du cannabis laisse perdurer une vulnérabilité accrue à d’autres drogues (cocaïne, morphiniques), et montrent que ces modifications épigénétiques de l’expression de certains gènes est transmise (au moins en première génération) à la progéniture de ses consommateurs, accroissant leur vulnérabilité aux addictions dès l’adolescence, ainsi qu’à certaines affections psychiatriques (anxiété, dépression, schizophrénie..) et à des déficits cognitifs ;
personne pour expliquer à nos concitoyens que l’on ne dispose d’aucun moyen pour détacher du cannabis ou de la cocaïne celui qui en est devenu dépendant ! Personne pour leur expliquer qu’on ne guérit pas de la schizophrénie, alors que le cannabis est à l’origine de 15% des nouveaux cas de cette grave affection !
les poly toxicomanies explosent ; on est passé de l’alcoolisme qui prévalait autrefois, sur un mode presque isolé (quoique associé fréquemment au tabac), à l’association commune : alcool, tabac, cannabis, cocaïne, morphinique, avec un nombre sans cesse croissant d’héroïnomanes ;
alors que la loi de 1970, prohibant le cannabis, infligeait aux contrevenants un an de prison et/ou 3.500 € d’amende (sanctions à peu près jamais appliquées) la sanction se réduit désormais à une amende de 200 €, inscrite nulle part, ce qui permet d’innombrables récidives, et dont le paiement n’est pas garanti;
l’invasion du « crack » (forme de cocaïne bon marché, qui se fume) avec ses déclinaisons Parisiennes : « la colline du crack », « le Staline crack », regroupant des individus cassés, abrutis par cette drogue, véhiculée par des dealers Sénégalais de l’ethnie Modous, que la « puissance publique » est incapable d’empêcher de nuire et de renvoyer dans leur pays ;
l’émergence de nombreux quartiers de non droit, dont l’économie repose largement sur le trafic des drogues.
Voici installées in situ, Sodome et Gomorrhe. Ce ne sont ni le soufre ni le feu quiguettent nos enfants, notre société, notre Nation, notre civilisation, c’est sa décomposition / sa désagrégation, qui aura pour survivants des « shootés », des « camés », des « paumés ».
Ne dormez plus tranquilles braves gens, les drogues minent notre société, sans susciter de réponses à la hauteur des faits, des drames, des risques, qui s’amoncellent et se précisent chaque jour.