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Dépendance, addiction: comment d’en sortir ?

La dépendance ne concerne pas seulement les drogues ou l’alcool. Voici quelques pistes qui peuvent vous aider à la vaincre.

Marie Desangeil

La dépendance est l’incapacité de cesser de consommer une substance ou d’adopter un comportement, même si cela cause des dommages psychologiques et physiques. Le terme addiction ne désigne pas seulement la dépendance à des substances telles que l’héroïne ou la cocaïne. Certaines dépendances impliquent également une incapacité à cesser de participer à des activités telles que le jeu, l’alimentation ou le travail.

La dépendance est une condition chronique qui peut également résulter de la prise de médicaments. Par exemple, l’utilisation abusive d’opioïdes, en particulier le fentanyl, a causé près de 50 000 décès aux États-Unis pour la seule année 2019.

L’addiction est « une maladie médicale chronique traitable impliquant des interactions complexes entre les circuits cérébraux, la génétique, l’environnement et les expériences de vie d’un individu ». Les personnes souffrant d’addiction consomment des substances ou adoptent des comportements qui deviennent compulsifs et se poursuivent souvent en dépit des conséquences néfastes.

De nombreuses personnes, mais pas toutes, commencent à consommer une drogue ou à s’engager dans une activité volontairement. Cependant, la dépendance peut prendre le dessus et réduire la maîtrise de soi.

Toxicomanie et mésusage

La toxicomanie et l’abus de drogues sont deux choses différentes. Le mésusage fait référence à l’utilisation abusive d’une substance à des doses élevées ou dans des situations inappropriées pouvant entraîner des problèmes de santé et des problèmes sociaux. Cependant, toutes les personnes qui font un usage abusif d’une substance ne souffrent pas de dépendance.

L’addiction est « le fait ou la condition d’être dépendant d’une substance, d’une chose ou d’une activité particulière ». Par exemple, une personne qui boit beaucoup d’alcool lors d’une soirée peut ressentir à la fois les effets euphoriques et les effets nocifs de la substance.

Toutefois, cela ne constitue pas une dépendance tant que la personne ne présente pas « un trouble chronique et récidivant caractérisé par la recherche compulsive de drogues, la poursuite de la consommation en dépit des conséquences néfastes et des changements durables dans le cerveau ».

Il existe des dépendances aux substances et des dépendances non liées aux substances.

Voici quelques exemples de dépendances non liées à une substance:

le jeu
la nourriture
Internet
jeux
téléphone portable
le sexe
Une personne souffrant de dépendance continuera à abuser de la substance ou de l’activité en dépit de ses effets néfastes.

Symptômes

Les principaux signes de dépendance sont les suivants:

difficultés relationnelles, qui se traduisent souvent par des attaques contre les personnes qui identifient la dépendance
incapacité à arrêter de consommer une substance, même si elle est à l’origine de problèmes de santé ou de problèmes personnels, tels que des problèmes professionnels ou relationnels
un manque d’énergie notable dans les activités quotidiennes
des changements profonds dans l’apparence, y compris une perte de poids et un abandon notable de l’hygiène
l’apparition d’une attitude défensive lorsqu’on lui pose des questions sur la consommation de substances psychoactives.

Sevrage d’une dépendance à une substance

Lorsqu’une personne dépendante cesse de prendre la substance ou d’adopter le comportement, elle peut présenter certains symptômes. Pour les personnes qui sont devenues physiquement dépendantes d’une substance, un arrêt brutal peut provoquer de nombreux symptômes désagréables et, dans certains cas, être fatal.

Quand contacter un médecin

Toute personne qui consomme des substances, même dans un cadre social, doit en parler avec un médecin afin de s’assurer que l’usage est sans danger et de surveiller les signes ou les symptômes de dépendance. Toutefois, il se peut qu’une personne souffrant d’une dépendance ne soit pas prête ou désireuse de demander une aide médicale professionnelle, quelles que soient les conséquences négatives de sa consommation sur sa santé et son bien-être.
Si une personne est victime d’une overdose, son entourage doit immédiatement demander une assistance médicale d’urgence. Une personne qui s’est remise d’une overdose peut vouloir demander une aide professionnelle pour traiter sa dépendance. Lorsqu’une personne est prête et souhaite obtenir de l’aide pour traiter sa dépendance, elle peut contacter un professionnel de la santé pour discuter des options de traitement. Ces options comprennent la réhabilitation, la thérapie, la désintoxication et les médicaments.

Les traitements

Les avancées médicales et les progrès en matière de diagnostic ont aidé la communauté médicale à mettre au point divers moyens de gérer et de résoudre la dépendance.

Voici quelques-unes de ces méthodes :

le traitement médicamenteux
la thérapie comportementale et le conseil
les dispositifs médicaux pour traiter le sevrage
le traitement des facteurs psychologiques connexes, tels que la dépression
des soins continus pour réduire le risque de rechute

Le traitement de la toxicomanie est très personnalisé et nécessite souvent le soutien des amis et de la famille de l’individu. Le traitement peut être long et compliqué. L’addiction est une maladie chronique qui a des effets psychologiques et physiques variés. Chaque substance ou comportement peut nécessiter des techniques de gestion différentes.

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Les nouvelles routes de la drogue

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Dépénalisation de la drogue : le fiasco de l’Oregon

La dépénalisation de la drogue décidée par l’Oregon n’a pas été le succès escompté: les overdoses ont doublé car les incitations à se désintoxiquer ont disparu. Retour sur un fiasco.  

Des photos de victimes du fentanyl au siège de la Drug Enforcement Admnistration (DEA). La possession de cette drogue, l’une des plus consommées aux Etats-Unis, n’expose plus à une condamnation en justice dans l’Oregon. 

« Nous sommes connus pour nos microbrasseries et la marijuana – et maintenant pour le fentanyl et les tentes de sans-abri « , déplore Tony Vezina qui dirige 4D Recovery, un organisme de traitement de l’addiction. Tout en parcourant en voiture le centre historique de Portland, il montre des junkies fumant du fentanyl dans du papier d’aluminium.

Depuis que l’Oregon a décriminalisé la possession de petites quantités de drogue, en transporter sur soi ne vous expose généralement à aucun ennui sérieux. Désormais, au lieu d’être arrêtées, les personnes trouvées en possession de substances telles que le fentanyl, l’héroïne, la métamphétamine ou le LSD, sont condamnées à un procès-verbal et à une amende qui peut aller jusqu’à 100 dollars, mais qui est annulée si la personne appelle une hotline et accepte de subir une évaluation sanitaire.

58% des habitants approuvaient la décriminalisation

Autrefois l’Oregon était classé parmi les Etats américains connaissant le plus fort taux d’addiction aux drogues illicites, et parmi les plus mal lotis en matière d’accès aux traitements. Recourir au système de justice criminelle pour traiter l’addiction « a été un échec lamentable », rappelle le district attorney de Multnomah County Mike Schmidt qui, après avoir poursuivi pendant des années les utilisateurs, a fait campagne pour la décriminalisation. « Les gens souffrant d’addiction ont besoin d’aide, pas de sanctions judiciaires », proclamaient les flyers de la campagne. Les habitants ont approuvé la décriminalisation à 58%.

Doublement des morts par overdose

Mais depuis que la mesure est entrée en vigueur en février 2021, l’aide n’a pas été facile à trouver. Alors que la pandémie a généré une augmentation de la consommation de drogue dans tout le pays, les morts par overdose ont quasiment doublé en Oregon entre 2019 et 2021, tandis qu’elles n’augmentaient que de 50% au niveau national.

Inciter les gens à suivre un traitement par de simples procès-verbaux ne marche pas, souligne Keith Humphreys de l’université Stanford. Sans une pression sur les consommateurs, dit-il, « il n’existe aucun mécanisme pour les inciter à changer de comportement ». 

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Plus rien n’incite vraiment les drogués à se désintoxiquer 

Sur les 4.000 personnes ayant fait l’objet d’un procès-verbal au cours des deux années d’application de la nouvelle loi, moins de 200 personnes ont appelé la hotline, et moins d’une quarantaine se sont déclarées intéressées par un traitement. La district-attorney de Marion County, Paige Clarkson, rappelle que la répression était un moyen de pousser les gens à se traiter, et que la décriminalisation « nous a totalement privés de cet outil ».

Les partisans de la politique adoptée en Oregon espèrent que les mentors que peuvent devenir les anciens drogués sauront encourager les gens à entrer volontairement en traitement. Mais les financements nécessaires se faisant attendre, les capacités de traitement de l’Etat restent cruellement insuffisantes. Les candidats attendent parfois plus de trois mois avant d’être admis dans un programme. Il faudrait augmenter de 60% les capacités d’accueil.

D’autres Etats envisagent la décriminalisation 

L’Oregon est le seul Etat à avoir tenté la décriminalisation. Mais ses mauvais résultats ne devraient pas décourager les autres Etats de s’y essayer. Des projets de loi décriminalisant la possession ont été présentés dans neuf Etats, dont le Massachusetts et les Etats de New York et Washington. Au Canada, la Colombie britannique a dévoilé son propre projet pilote de décriminalisation.

Ses plus chauds partisans font valoir que la décriminalisation a déjà généré des avantages pour l’Oregon, estimant que 7.000 personnes de moins ont été arrêtées, et qu’il faudra un peu de temps avant que les autres bénéfices se fasse sentir. Pourtant, certains ont déjà changé d’avis. Mingus Mapp, conseiller municipal de Portland, était partisan de la décriminalisation.

Aujourd’hui il est dubitatif, notamment à l’égard de ceux qui recommandent la patience. « Vous n’avez qu’à regarder ce qui se passe sur nos trottoirs, dit-il, nous n’avons plus de temps à perdre. » Il regrette que l’Oregon ait démantelé un système de lutte contre l’addiction sans avoir rien prévu pour le remplacer.

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Cocaïne, cannabis, alcool, héroïne, tabac, ecstasy… Que font ces drogues sur le cerveau ?

Ce week-end, en lisant une interview de l’écrivain Frédéric Beigbeder dans Le Figaro, où il affirmait, je le cite, que lui, l’« homme blanc hétéro de plus de 50 ans » était victime du racisme quatre fois, je me suis dit que le cerveau de l’ex-gandin des lettres françaises était encore perturbé par les nombreuses drogues qu’il avait consommées au cours de sa vie de noceur…

Quoi qu’il en soit, la drogue est une substance psychotrope ou psychoactive qui perturbe le fonctionnement du système nerveux central ou qui modifie les états de conscience.

Nous verrons précisément comment les drogues agissent sur le cerveau, qu’il s’agisse de l’alcool, du cannabis, de la cocaïne, de l’héroïne, de l’ecstasy et de toutes les nouvelles drogues de synthèses comme la 3-MMC.

Comment toutes ces drogues fonctionnent-elles sur le corps ? Quels sont les dégâts qu’elles procurent, à court, moyen ou long terme ? Pourquoi est-il criminel de prendre de la drogue au volant ?

Et puis nous verrons pourquoi les jeunes sont particulièrement vulnérables aux effets de la drogue.

Des drogues licites et illicites, dangereuses

Philippe Batel, psychiatre addictologue, explique ce qu’est une drogue : c’est un produit qui va modifier non seulement l’état de conscience, mais qui va aussi avoir par son action psychotrope un impact sur les émotions, sur la mémoire, sur les cognitions et sur le sentiment d’être soi. La plupart des usagers de drogues vont les utiliser pour augmenter, booster ou modifier ces aspects.

Dans de nombreuses cultures à travers le monde, depuis la plus haute antiquité et peut-être avant, l’être humain a recherché la perte de contrôle de ses pensées, de ses actions, en prenant des substances psychoactives qui déconnectent du réel et laissent parfois des souvenirs sensoriels extraordinaires. C’est le cas avec les substances hallucinogènes qui existent depuis des millénaires.

Philippe Batel s’étonne de la fracture actuellement entre drogue licite et drogue illicite, qui n’a aucun sens pour les médecins et pour les soignants et devrait n’en avoir aucun pour les usagers également. En effet, il explique que quand on demande aux experts de classer les drogues – dont l’alcool, le tabac, la cocaïne, l’héroïne, le cannabis, le LSD, les champignons hallucinogènes –, les plus dangereuses sont les drogues licites, à savoir l’alcool en premier, et le tabac également dans le haut du classement.

Les médecins ne font pas la distinction entre drogues dures et drogues douces. L’alcool, par les dégâts qu’il cause, pourrait par exemple être qualifié de drogue dure.

Comment les drogues agissent ?

Le plaisir est au cœur de la prise de drogue. Le docteur Julien Azuar, addictologue, explique pourquoi on peut tomber dans cet engrenage destructeur : « Au fur et à mesure, ça se transforme, c’est ce qu’on appelle le renforcement positif. Donc on prend la drogue pour un certain effet. Et puis quand on la prend, en effet, ça fait cet effet, mais au fur et à mesure, ça disparaît au profit d’un renforcement qu’on appelle négatif. On est plutôt mal quand on ne prend pas la substance et donc moins mal quand on la prend. Donc, on bascule d’un mécanisme vers l’autre qui entraîne la maladie parce que la consommation n’est pas une maladie, c’est l’addiction qui est le trouble de l’usage, qui est une maladie. »

Philippe Batel explique comment on tombe dans l’héroïne et pourquoi on y reste : « Les héroïnomanes vous le racontent parfaitement. Il y a l’extase de la première prise avec la défonce absolue et puis le parcours terrible de courir derrière ce souvenir extraordinaire, logé dans une partie particulière du cerveau. Il y a une course effrénée vers quelque chose qui ne vient pas et c’est en cela que les addictions, c’est une maladie qui est déraisonnable et qui, très rapidement, est absurde. Car, pourquoi continuer à pourrir son existence et très souvent celle des autres alors que le bénéfice attendu, l’effet, n’est plus là. »

Julien Azuar précise les différents types de risques : « Quand on parle de dangerosité physique, on parle de dangerosité aiguë ou chronique. Un champion toutes catégories en pathologies chroniques, c’est vraiment l’alcool qui va notamment détruire les neurones au fur et à mesure. La cocaïne, les risques aigus sont importants. Comme ça crée une vasoconstriction par exemple, on peut avoir un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral. »

Pourquoi devient-on addict ?

Selon le docteur Batel, « L’idée globale qui a longtemps prévalu dans la psychiatrie et l’abord psychiatrique des addictions, c’est qu’il fallait une souffrance originelle pour pouvoir s’engager sur cette route glissante et pentue de l’addiction. En fait pas du tout. Initialement, pourquoi prendre de la cocaïne ? Pour avoir le sentiment d’être beaucoup plus performant, ce qui, en règle générale, n’est pas du tout le cas. Pourquoi on prend des drogues en pathogène comme l’ecstasy ou la 3-MMC ? C’est avec l’idée d’être plus proche des autres. Il n’y a pas, en regard de chaque recherche de plaisir, une souffrance. Et ça, c’est juste essentiel. »

Certains sont d’emblée attirés vers les drogues, quand d’autres pas du tout. Il y a des facteurs génétiques et des facteurs environnementaux, mais aussi des facteurs sociétaux. Et tous ces facteurs vont faire qu’on va être plus ou moins à risque de développer une dépendance aussi.

On ne le rappelle jamais assez : zéro drogue et zéro alcool quand on prend le volant. Un numéro utile pour vous ou vos proches Drogues Info Service au 0 800 23 13 13 ou sur le site drogueinfoservice.fr

Invités

Dr Julien Azuar, docteur en médecine généraliste et addictologue spécialiste dans les troubles liés à l’usage d’alcool et de substances. Il est également praticien hospitalier dans le service de Médecine Addictologique de l’hôpital Fernand Widal (Groupe Hospitalier Lariboisière – Fernand Widal, Saint Louis, Paris).

Pr Bernard Sablonnière, médecin biologiste, chercheur en neurobiologie et Professeur de Biochimie et de Biologie moléculaire à la Faculté de Médecine de Lille. Responsable d’un laboratoire de Neurobiologie au Centre de Biologie et Pathologie du Centre Hospitalier Régional et Universitaire de Lille, il coordonne une équipe de chercheurs généticiens, sur le thème des Maladies neurodégénératives et la mort neuronale à l’INSERM.
Il est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages, dont La Chimie des sentiments (Odile Jacob, 2015), Le Cerveau : Les clés de son développement et de sa longévité (Odile Jacob, 2015) et Les nouveaux territoires du cerveau (Odile Jacob, 2016). Il mène également une activité de vulgarisateur pour le grand public auprès des médias. Le 15 mars dernier est paru La Chimie des odeurs, des saveurs et du plaisir (Odile Jacob, 2023).

Philippe Batel, psychiatre addictologue. Il a dirigé le service d’alcoologie de l’hôpital Beaujon (Clichy) et a été en charge de la coordination et de la direction médicale de l’Institut Médical Spécialisé Montévidéo (anciennement Clinique Montévidéo, première clinique privée spécialisée dans le traitement des addictions en France). Il est désormais praticien hospitalier au Centre d’addictologie de la Charente, au sein du Centre Hospitalier Camille Claudel. Il préside l’ARMA (Association pour la recherche des maladies alcooliques).

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Éric Dupond-Moretti fustige “le petit pétard du samedi soir”

Ces mots qui étonnent

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Contre la drogue, Éric Dupond-Moretti ne fait pas dans le laxisme.

C’est même un discours de fermeté qu’il a livré dans Télématin face à Thomas Sotto sur France 2 le mardi 4 avril.

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Dans le viseur du ministre de la Justice, il y a les consommateurs, et pas seulement de cocaïne. Le compagnon d’Isabelle Boulay s’en prend aussi au « petit pétard du samedi soir »

Si Éric Dupond-Moretti n’a pas le coeur a rire sur ce sujet, c’est aussi en raison du contexte.
Car, cette intervention médiatique arrive après trois fusillades survenues à Marseille dans la nuit du dimanche 2 au lundi 3 avril. Ce sont les quartiers nord gangrénés par la drogue qui ont été touchés.

L’âge des victimes interpelle parce que les trois hommes décédés ont une vingtaine d’années.

« Il faut durcir la loi contre les consommateurs pour essayer d’assécher tout ça ? », lui a demandé Thomas Sotto. « Il y a [déjà] des amendes forfaitaires contre les consommateurs », a répondu Éric Dupond-Moretti.

Trafic de drogue : trois personnes sont mortes à Marseille

Dans la nuit du 2 au 3 avril, trois personnes ont perdu la vie à Marseille (Bouches-du-Rhône). La cité phocéenne a été le siège d’une série de fusillades sur fond de guerre de territoire.

Rarement Marseille (Bouches-du-Rhône) avait connu une nuit aussi violente que celle du dimanche 2 avril. Deux hommes d’une vingtaine d’années sont morts au cœur de la cité du Castellas. Ils se tenaient devant des commerces quand ils ont été visés, depuis une voiture, par des tirs d’armes de guerre. Eddy Sid, policier et membre du syndicat FO, décrit : « Ils ont essayé de prendre la fuite, malheureusement, ils ont été suivis. Certains ont été achevés à bout portant. D’autres ont essayé de fuir en véhicule et ils ont été rafalés à l’intérieur de leur véhicule. » 

Une dynamique de vendetta 

Lundi 3 avril, au matin, la plupart des habitants du quartier sont bouleversés par ce qui s’est passé. Cette première fusillade au Castellas, à 23h30, a été suivie d’une deuxième dans le quartier des Aygalades, où quatre autres personnes ont été blessées. Le dernier acte a eu lieu dans le quartier de La Joliette, une heure plus tard.

Cette fois, les tirs ont visé un groupe de trois adolescents, tuant un jeune de 16 ans. La préfecture de police évoque une dynamique de vendetta chez les trafiquants de drogue, qui se partagent le même territoire. Depuis le début de l’année, 13 personnes ont été tuées par balles à Marseille sur fond de trafic de drogue. 

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Quelles conséquences de la banalisation des drogues ?

ECOUTER l’EMISSION (39′)

La dernière enquête de l’Observatoire Français des Drogues et des Tendances addictives relève une baisse de l’usage des drogues chez les jeunes, mais aussi leur banalisation généralisée. Tous les territoires et tous les milieux sociaux et professionnels sont concernés : quelles conséquences ?

Avec

  • Julie Dupouy médecin généraliste et addictologue à Pins-Justaret et professeure des universités à l’université de Toulouse
  • Marie Jauffret-Roustide Sociologue et chercheuse au centre d’étude des mouvements sociaux à l’INSERM. Membre du comité scientifique de l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies.
  • Julien Morel d’Arleux directeur de l’Observatoire Français des Drogues et des Tendances Addictives

Les quotidiens régionaux sont des fenêtres ouvertes sur une réalité longtemps sous-estimée en France : celle de la généralisation de la consommation de drogue dans l’ensemble du pays.

Le cannabis bien sûr, mais aussi la cocaïne et son dérivé, le crack, l’héroïne, la MDMA-ecstasy et les autres d’orgues de synthèses ne sont plus des marchés restreints aux grandes métropoles mais ont pénétré le tissu social en profondeur.

En revanche, la consommation de chacune de ces substances évolue au fil du temps comme le montre la récente enquête de l’Observatoire Français des Drogues et des Tendances addictives qui note que la consommation du cannabis a baissé chez les jeunes tandis que la consommation de poppers avait bondi dans ces mêmes tranches d’âge.

Pour en débattre, Emmanuel Laurentin reçoit Julie Dupouy, médecin généraliste et addictologue à Pins-Justaret et professeure des universités à l’université de Toulouse ; Marie Jauffret-Roustide, sociologue et politiste, chercheur à l’Inserm, au Centre d’Etudes des Mouvements sociaux, coordonne le programme « Sciences sociales, drogues et société » à l’EHESS ; Julien Morel d’Arleux, directeur de l’Observatoire Français des Drogues et des Tendances Addictives.

Marie Jauffret-Roustide s’intéresse à l’exemple de la cocaïne : « c’est le produit avec l’augmentation la plus importante sur ces dix dernières années, mais la proportion de Français qui ont expérimenté est dix fois moins importante, la cocaïne est encore un produit de niche ». Elle insiste sur l’image festive du produit : « quand on commencer à consommer, on a pas le sentiment de dangerosité et que ça peut mener à la dépendance, là où l’héroïne est directement associée au VIH ou aux junkies ». Plus généralement, elle remarque que le développement de la consommation de drogues, particulièrement en milieu rural, est lié à des facteurs sociaux comme « la crise économique, le désespoir de certaines populations ». Si le parallèle avec la situation américaine peut sembler évidente, la France n’a pas les mêmes caractéristiques : « sur les opiacés, en France a été créé un véritable encadrement, l’agence nationale du médicament lutte contre les conflits d’intérêts, et on a interdit la publicité ».

« Sur la période 2014-2017, il y a une augmentation du nombre d’usagers, notamment sur la cocaïne » complète Julien Morel d’Arleux, « mais pas d’augmentation des expérimentateurs : le produit est plus disponible donc des gens qui connaissaient déjà l’ont reconsommé ». Les études menées par l’OFDT montrent la pénétration de l’usage des drogues dans le tissu géographique, jusque dans les zones rurales : « il y a une offre de stupéfiants sur les réseaux sociaux et les messageries instantanées qui permettent de convenir d’un rendez-vous avec un dealer qui va aller dans les villages pour un certain nombre de clients par exemple ». Par conséquent, Il faut traiter la question de l’accessibilité des drogues, selon lui, même si la banalisation n’est pas totale : « le regard que portent les Français sur les drogues ne montre pas de banalisation, que ce soit sur la cocaïne ou l’héroïne, il n’y a pas d’évolution ».

Pour Julie Dupouy, il y a bien une banalisation de l’usage des drogues : « les patients utilisent plutôt de façon festive au début, surtout parmi les adultes entre 25 et 40 ans, c’est un usage occasionnel ». Le problème de l’addiction se pose ensuite, « quand on est plus dans une relation indépendante, quand on n’a plus maitrise de l’usage ». Elle alerte sur la perception des dangers liés aux drogues : « les gens ont une bonne perception des risques, mais on envisage moins le risque direct pour soi-même et les patients sont toujours surpris quand ils tombent dans l’addiction ». C’est un chantier de « dénormalisation » qu’elle appelle à engager, « si on y arrive sur le tabac, il y a encore un effort important à faire sur l’alcool ».

Source Radio France

Vancouver, laboratoire de la drogue légale

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Dépénaliser l’héroïne, la cocaïne, les opiacés… C’est l’expérimentation, observée à la loupe dans le monde entier, qu’a lancée la province de Colombie-Britannique. Toute personne de plus de 18 ans peut y posséder jusqu’à 2,5 grammes de substances illicites.

Par Philippe Boulet-Gercourt publié le 01 avril 2023

Temps de lecture 8 min

Ça sent bon, au Coca Leaf Cafe. La lumière est douce, les serveuses souriantes et sympas, et le thé aux feuilles de coca, délicieux. Pour atteindre le bar, à droite, il faut contourner les trois ou quatre personnes qui font invariablement la queue devant un autre comptoir, comme dans un bureau de tabac. Sauf qu’elles ne viennent pas faire le plein de clopes. Elles repartent avec leurs sachets de champignons hallucinogènes, leurs flacons de LSD ou leurs feuilles de kratom, une plante inscrite en France sur la liste des psychotropes. On peut payer par carte de crédit et emporter, si on le souhaite, une brochure explicative pour chaque produit (« Si vous n’avez pas consommé de kratom auparavant, mieux vaut commencer par une dose de 2 milligrammes »).

Unique au monde ? Sans doute. Légal ? Certainement pas. Mais pour l’heure, toléré. Dana Larsen, le patron, n’est pas un dealer de drogue. C’est un activiste connu, et il le prouve en nous emmenant visiter à deux pâtés de maisons un autre endroit sans équivalent dans le monde, financé par les profits du Coca Leaf Cafe : « Get Your Drugs Tested » (« Faites tester vos drogues »), une échoppe où n’importe qui, gratuitement, apporte ses stupéfiants pour savoir s’ils comportent des substances comme le fentanyl, les benzodiazépines (anxiolytiques), le LSD…

Il existe d’autres sites de test par spectromètre, mais celui-ci détient le record du nombre d’échantillons analysés, plus de 40 000 à ce jour, les usagers pouvant pousser la porte du labo ou envoyer par courrier leurs drogues depuis tout le Canada.

Bienvenue dans le laboratoire mondial de la came ! Vancouver vient encore de le prouver, avec une mesure lancée par son précédent maire et reprise par toute la province de Colombie-Britannique : la dépénalisation des drogues dures (après avoir déjà autorisé la consommation de cannabis il y a cinq ans).

Depuis le 31 janvier, toute personne âgée de 18 ans et plus peut posséder légalement jusqu’à 2,5 grammes de substances illicites, y compris la cocaïne, les opioïdes tels que l’héroïne, la méthamphétamine et l’ecstasy. Les propriétaires ne sont plus arrêtés, leur drogue n’est plus saisie. La police distribue à la place des dépliants contenant des suggestions de traitement. Dans le monde, seuls le Portugal et l’Etat de l’Oregon aux Etats-Unis ont mis en place une législation similaire.

Pour comprendre l’origine de cette mesure, il faut sortir du Coca Leaf Cafe et remonter Hastings Street vers l’ouest, sur quelques centaines de mètres. C’est là que se trouve le cœur de Downtown Eastside, un quartier regroupant des milliers de drogués, hallucinante cour des miracles jalonnée de centaines de tentes de SDF.

C’est de ce concentré de misère humaine et de vies ravagées qu’est partie l’étincelle de la dépénalisation, venant d’activistes comme Garth Mullins, de l’association Vandu (Vancouver Area Network of Drug Users, ou « réseau de consommateurs de drogues de la région de Vancouver »).

« Nous nous battons pour la dépénalisation depuis une éternité, dit ce militant qui a joué un rôle clé dans cette première expérience de dépénalisation. A chaque fois, nous avons obtenu des réformes en tordant le bras du gouvernement. La pandémie de Covid a fait progresser les choses, nous avons continué à militer et soudain, un espace s’est ouvert, une opportunité politique. Il faut dire que la crise était tellement violente… »

Urgence de santé publique

Paul s’en souvient. Infirmier de soins d’urgence, il intervient sur les overdoses, le plus souvent dues au fentanyl, susceptible de stopper la respiration. « Vous avez dix minutes pour la faire repartir. Dès la sixième minute, il peut commencer à y avoir des dégâts cérébraux. » Paul est armé de naloxone, une sorte d’antidote qui permet souvent à la personne de « redescendre ». Mais pas toujours. Et face aux benzodiazépines, il n’existe aucun antidote. « Au début du Covid, je voyais mourir deux personnes par semaine. Il y en a même eu quatre, une semaine. » Paul n’a pas craqué, malgré des astreintes de douze heures où il ne cesse de courir d’une overdose à l’autre, mais il consulte de temps à autre un psychothérapeute

Depuis qu’en avril 2016 la Colombie-Britannique a déclaré l’épidémie d’opioïdes comme une urgence de santé publique, la province a enregistré plus de 11 000 morts par overdose, dont 2 272 pour la seule année 2022, soit plus de 6 morts par jour. Dans 82 % des cas, le fentanyl, initialement commercialisé par les laboratoires pharmaceutiques comme antidouleur et devenu l’objet d’un trafic massif, était impliqué. . . « A la fin des années 1990, un décès quotidien aurait été considéré comme une crise, se souvient Dana Larsen. Aujourd’hui, on regarderait un tel chiffre comme un vrai succès. »

Face à de tels ravages, Bonnie Henry a été l’une des premières, parmi les autorités, à suggérer la dépénalisation. Chargée de la santé pour la Colombie-Britannique, cette femme qui n’appartient pas au cénacle politique est devenue une icône nationale pour son rôle pendant la pandémie de Covid. Avant même l’arrivée du virus, en 2019, elle publie un rapport proposant de décriminaliser la possession de drogues pour usage personnel. « Le gouvernement provincial a rejeté mon rapport, il n’était pas prêt à s’engager sur cette voie, raconte-t-elle. Mais pendant la pandémie, la situation s’est nettement aggravée, du fait notamment de l’isolement des personnes, et le gouvernement a changé d’attitude. »

C’est la ville de Vancouver qui donne le coup d’envoi. Elle est la première à négocier avec le gouvernement fédéral l’autorisation d’expérimenter la dépénalisation. « Un jour de la fin 2020, raconte Kennedy Stewart, le maire de l’époque, la ministre fédérale de la Santé m’a téléphoné et m’a dit : “J’ai travaillé avec mon équipe et nous pensons que la ville pourrait demander la dépénalisation des drogues. Etes-vous prêt ?” “Et comment !” J’ai présenté une motion au conseil municipal, qui l’a adoptée. »

Attention : il ne s’agissait pas, et il ne s’agit toujours pas, de légaliser les drogues dures mais de réduire le nombre de morts, en limitant les comportements dangereux et en améliorant le travail de la police. Empêcher qu’un usager se cache de tous pour risquer de mourir seul chez lui. Empêcher qu’un(e) drogué(e), une fois sa came saisie, ne soit forcé(e) à un acte immédiat de prostitution (une industrie qui emploie de 7 000 à 10 000 personnes à Vancouver), ou tout autre crime. Empêcher que les flics passent leur temps au jeu dérisoire du chat et de la souris. Empêcher la stigmatisation sociale, source de rejet et de problèmes pratiques sans fin pour les drogués.

Un projet qui effraie

Son administration étant visiblement effrayée par le projet, le maire embauche Kora DeBeck, une chercheuse qui connaît le sujet sur le bout des doigts.

« La seule chose qu’il nous fallait absolument était le soutien de la police, poursuit l’ex-maire. Si elle disait non, c’était fini. Je ne m’entendais pas très bien avec leur syndicat, mais bizarrement j’avais de bons rapports avec leur chef. C’est à cause de lui que le seuil de possession a été fixé à 2,5 grammes. C’était une sorte de marché. » Imparfait, comme toute négociation, mais il fallait agir à tout prix.

« Kennedy Stewart a été très courageux, dit Garth Mullins, il a perdu sa campagne de réélection l’an dernier face à un candidat “loi et ordre” en partie à cause de cela. » Mais le seuil de possession de 2,5 grammes est considéré comme bien trop faible par presque tous, les stupéfiants étant souvent détenus en plus grande quantité. « Nous avions des données sur la consommation quotidienne de drogue, explique Kora DeBeck, l’universitaire recrutée comme consultante. C’était bien plus que 2,5 grammes, une de mes étudiantes estimait le montant à 15 grammes. »

Surtout, « la dépénalisation ne change rien à la toxicité des drogues », explique Ryan Maddeaux en s’allumant une pipe d’héroïne (il a replongé en 2020, quand il n’a pu trouver de calmants pour une rage de dents en plein Covid). Il est bien placé pour le savoir : volontaire chez Vandu, Ryan supervise une salle de shoot en sous-sol, équipée d’une bonbonne d’oxygène et de kits de naloxone. « Quand ça va mal, tu observes les détails, la poitrine qui bat trop vite, tu demandes : “Ça va, mec ?” »

Pour toute l’année 2022, la Colombie-Britannique a déploré un seul décès par overdose dans une salle de shoot. Le quartier de Downtown Eastside, que certains ont rebaptisé « Zombieland », ne représente d’ailleurs que 14 % des morts par overdose de la province. La plupart surviennent à l’intérieur des logements, souvent dans des familles « normales ».

L’expérimentation de la Colombie-Britannique commence tout juste. A ce premier stade, modeste, elle est quand même un big deal, un sacré changement de direction. « Pour moi, l’importance de cette loi tient à deux choses, analyse Bonnie Henry. Premièrement elle stipule que l’on n’est pas un criminel parce qu’on se drogue. Cela peut sembler simple mais c’est extrêmement important. Les consommateurs de stupéfiants me disent constamment que, lorsqu’ils s’adressent au système de santé, ils ne sont pas bien traités, les gens leur disent qu’ils sont des drogués et que c’est une infraction pénale. »

Ensuite, poursuit-elle, la police n’a plus à se demander sans cesse comment agir : « Les policiers m’ont parlé de leur crainte de voir leur responsabilité engagée s’ils ne saisissent pas ces substances et si la personne consommatrice meurt ensuite d’une overdose. » Pour Bonnie Henry, comme pour beaucoup d’autres, cependant, la suite logique de l’évolution amorcée serait une légalisation contrôlée, comme cela a été le cas pour l’alcool, le tabac ou maintenant le cannabis.

Il existe un autre scénario possible : un retour de bâton. Fin décembre, Pierre Poilievre, le leader de l’opposition conservatrice au Premier ministre canadien Justin Trudeau, poste une vidéo de lui devant un campement de SDF de Vancouver. L’épidémie de morts par overdose, lance-t-il, est le résultat « d’une politique délibérée des gouvernements libéraux et néodémocrates [Trudeau et ses alliés, NDLR] pour fournir des drogues financées par le contribuable, inonder nos rues avec ces poisons ». « Mais il existe des solutions, ajoute-t-il, nous savons ce qui fonctionne. » Lesquelles ? « Consacrer nos ressources au renforcement de nos frontières pour empêcher l’entrée dans le pays des ingrédients précurseurs qui entrent dans la fabrication de ces drogues. »

Une guerre illusoire

Bon courage ! A la mi-mars, à Vancouver et dans sa banlieue, la police fédérale a arrêté quatre individus et saisi une cache massive de précurseurs chimiques capables de produire 262 millions de doses de fentanyl à 2 milligrammes, un seuil potentiellement mortel, et 3 millions de doses d’ecstasy. Sur l’un des sites, la police a découvert un système de pressage de pilules susceptible d’en produire… 60 000 par heure. Pour une opération démantelée, combien d’autres restent opérationnelles ? « Trois types dans un labo, comme dans “Breaking Bad” [une série américaine sur un business de stupéfiants, NDLR], c’est facile », résume Dana Larsen.

La « guerre contre la drogue » n’a jamais marché, mais avec le fentanyl, elle devient encore plus illusoire. Quand on demande à Garth Mullins s’il pense que la France, jusque-là relativement épargnée par cet opioïde, puisse se retrouver touchée, il n’hésite pas : « “Fuck yeah”, c’est garanti ! Mais vous avez la chance de pouvoir vous inspirer de ce qui se passe ici, de combattre cette crise avant qu’elle ne devienne massive. » « Cela va vous tomber dessus », confirme Kennedy Stewart, l’ex-maire.« Quelqu’un m’a dit un jour qu’une seule grande enveloppe pouvait contenir 50 000 doses de fentanyl. Imaginez que cette enveloppe arrive à Marseille. C’est tellement moins cher à produire, pourquoi s’embêter à cultiver du pavot en Afghanistan ? »

Voilà pourquoi l’Europe, comme le reste du monde, observe de près l’expérience de la Colombie-Britannique. « Je reviens tout juste de Vienne, où j’ai participé aux travaux de la Commission des Nations unies sur les stupéfiants, confie Bonnie Henry. Oui, on nous observe au microscope. » Plutôt que de parler de laboratoire, Kennedy Stewart préfère une image empruntée au cinéma, à « Casablanca », ce film américain sur la rédemption d’un propriétaire de tripot, où la fumée de cigarette de Humphrey Bogart se noie dans le brouillard qui baigne l’aéroport : « Vancouver, dit-il, est le “Casablanca” de l’Amérique du Nord. »

Source

Pourquoi tant de décès liés à la drogue parmi les jeunes Finlandais ?

par euronews (en français)

Malgré ses excellents systèmes de santé et d’éducation, la Finlande détient le triste record dans l’UE, de la plus forte proportion de jeunes qui meurent d’une overdose. Le débat sur l’ouverture de salles de shoot sécurisées est relancé à l’approche des législatives dans le pays.

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