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Alcool, cocaïne, nicotine… Hommes et femmes réagissent différemment à la drogue

LE PLUS. Les effets de la drogue sur le cerveau sont-ils les mêmes pour les hommes et pour les femmes ? C’est l’objet de la récente étude réalisée par des chercheurs de la faculté de médecine du Colorado. Et les résultats observés sont pour le moins surprenants.

On le sait : les cerveaux des femmes et des hommes présentent, en moyenne, certaines différences assez significatives. Des différences qui se manifestent notamment dans les effets des drogues sur cet organe, selon qu’il est situé dans une boîte crânienne masculine ou féminine

Nous réagissons différemment selon notre sex

Comme avec les médicaments et d’un point de vue très général, les hommes et les femmes ne réagissent pas de la même manière aux drogues. Les hommes ont ainsi près de 25% de risque supplémentaire d’être dépendants à des drogues illicites, mais les femmes ont davantage de risque de dépendance aux médicaments sur ordonnance, comme les anxiolytiques, sans doute parce qu’elles sont par ailleurs plus sensibles au stress que les hommes.

Ensuite, si la nicotine et l’alcool sont toujours les premières drogues du cycle de l’addiction, celles par où les drogués « commencent », cette porte d’entrée n’est pas la même selon les sexes. Chez les hommes, le cycle débute plus souvent par l’alcool, et par les cigarettes chez les femmes.

En matière d’addiction, les femmes ont des risques spécifiques, ne serait-ce que parce que les drogues altèrent le cycle menstruel et détériorent la fertilité féminine. C’est le cas par exemple du nombre d’enfants, directement corrélé aux risques d’abus de substances chez les femmes, sans que la corrélation soit significative (ni même notable) chez les hommes. En d’autres termes, plus une femme a d’enfants, plus elle risquera de devenir junkie. Vous en conclurez ce que vous voudrez.

Autre détail « rigolo » : les filles (mais pas les fils) de fumeuses qui fumaient durant leur grossesse ont quatre fois plus de risques d’être fumeuses à leur tour. L’une des explications, c’est que la nicotine, qui passe par la barrière placentaire, agit sélectivement sur le cerveau féminin en développement.

Les femmes se désintoxiquent mieux que les hommes

Mais, par rapport aux hommes, les femmes jouissent aussi de certains effets « protecteurs ». Ainsi, les femmes jeunes avec des taux élevés d’œstrogènes semblent protégées contre les effets vasoconstricteurs de la cocaïne sur le cerveau et le cœur, responsables des attaques observées chez les hommes du même âge et dépendants.

Ensuite, la réponse à la cocaïne chez les femmes est sensible aux hormones et fluctue avec le cycle menstruel : en milieu de cycle, les concentrations sanguines en cocaïne sont moins élevées, et les effets de la drogue sont atténués, ce qui pourrait expliquer pourquoi les femmes se désintoxiquent en moyenne mieux que les hommes, chez qui les concentrations sanguines et les effets sont constants.

Enfin, quel que soit le type de drogue, les femmes « rechutent » moins que les hommes et le font principalement pour des raisons « réactionnelles », c’est-à-dire après un événement traumatisant (deuil, divorce, viol, etc.).

Pour autant, si les femmes sont en moyenne moins présentes parmi les dépendants aux drogues, leur proportion est en augmentation depuis une bonne dizaine d’années. Ensuite, l’addiction est généralement plus rapide chez les femmes et, en ce qui concerne la cocaïne, elle est même bien plus précoce.

Enfin, pour cette même drogue, les femmes dépendantes en consomment davantage que les hommes et connaissent des périodes d’abstinence plus courtes.

Les effets sexo-différenciés de drogues dures sur le cerveau

Autant d’éléments qui expliquent qu’une équipe de chercheurs de la faculté de médecine du Coloradose soit récemment penchée sur les effets sexo-différenciés de drogues stimulantes dures – cocaïne, amphétamines et/ou méthamphétamine – sur le cerveau, et en particulier sur la densité en substance grise de certaines de ses zones frontales et temporales les plus essentielles, à savoir celles dédiées au système de récompense, à l’apprentissage et au contrôle cognitif.

Des zones qui, comme le précise Jody Tanabe, l’un des auteurs principaux de cet article, gèrent « la prise de décision, les émotions » ou encore « la formation des habitudes » – des caractéristiques psychologiques pas du tout importantes, si ce n’est qu’elles nous éloignent quand même un tout petit peu de l’état légumineux (hi hi, c’est de l’ironie).

En l’espèce, l’étude a été menée sur 127 individus, parmi lesquels 28 femmes et 31 hommes ayant été dépendants à au moins l’une des substances sus-mentionnées pendant une moyenne de 15,7 ans. Face à eux, 28 femmes et 40 hommes d’âge équivalent n’ayant jamais été dépendants à quoi que ce soit (sauf parfois à la nicotine) ont constitué le groupe de contrôle.

Dans les deux groupes, les volontaires n’étaient pas sélectionnés s’ils avaient connu un épisode dépressif ou psychotique dans les deux mois précédents, s’ils avaient subi un traumatisme crânien avec perte de conscience de plus de 15 minutes, s’ils étaient séropositifs, diabétiques, bipolaires ou encore si leur QI était inférieur à 80. De plus, les déclarations de sobriété des uns et des autres étaient vérifiées par des tests salivaires et sanguins.

Et ce que les scientifiques ont trouvé risque de vous surprendre !

Diminution de matière grise, mais plus d’impulsivité

Après avoir soumis leurs cobayes une batterie de tests, et notamment un passage sous les fourches caudines d’un indiscret IRM, ils ont en effet observé que les femmes ex-droguées voyaient leur substance grise diminuer significativement après 13,5 mois d’abstinence, un changement absent chez les hommes ex-drogués, tout comme chez les individus du groupe de contrôle, quel que soit leur sexe.

Une diminution de la substance grise corrélée (là encore, uniquement chez les femmes) à de plus grands scores d’impulsivité et de goût pour la nouveauté et la prise de risque – autant d’éléments eux-mêmes corrélés à la gravité de la dépendance et à la « dureté » de la drogue « choisie », the snake is bitting its tail, comme on dit dans les Grandes Plaines.

Les zones les plus grignotées étaient le cortex orbitofrontal, les gyrus frontaux moyen et supérieur,l’insula, l’amygdale, le gyrus cingulaire, le lobe temporal – dont l’hippocampe – et le lobule pariétal inférieur.

Les femmes ex-droguées étaient même les plus impulsives de tous les participants. À l’inverse, les femmes du groupe de contrôle étaient tout en bas de l’échelle d’impulsivité, suivis (en la remontant) par les hommes jamais drogués et les hommes ex-drogués.

Ne pas vous droguer reste une très bonne idée

Des résultats qui, selon les chercheurs, permettent de remonter la piste des « processus biologiques sous-jacents aux différences cliniques observées chez les hommes et les femmes abusant de stimulants ».

Mais le chemin risque d’être encore un petit peu long, vu que cette étude n’est que la troisième àchercher – et à trouver – des différences entre les cerveaux d’hommes et de femmes addicts à l’augmentation artificielle du niveau de dopamine de leurs synapses.

En attendant, si vous souhaitez avoir une cervelle en pas trop mauvais état et profiter de capacités cognitives qui auront demandé des millions d’années de perfectionnement patient et constant, ne pas vous droguer reste une très bonne idée.

Source : L’Obs

 

La lutte contre le cannabis devrait s’inspirer des campagnes anti-alcool

La prévention contre le cannabis devrait s’inspirer de la lutte contre l’alcoolisme, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale

Pour protéger les plus jeunes du cannabis, il serait important de tirer les leçons des dangers de l’alcool et s’inspirer de sa prévention. Plus particulièrement pour tous les adolescents au contact quotidien avec le cannabis médical et les publicités le vantant.

Les chercheurs de l’Université de Johns Hopkins (Etats-Unis) ont interrogé pendant 2 ans 8 214 collégiens californiens, âgés en moyenne de 13 ans, pour comprendre si le contact avec le cannabis médical modifiait ou non leur perception du cannabis et leur consommation du produit.

Les conclusions de l’étude ont montré que la publicité vantant les mérites du cannabis médical encourageait les plus jeunes à tester le cannabis.

L’étude nous apprend que 22% des collégiens déclarent avoir vu au moins une publicité pour le cannabis au cours des 3 derniers mois.

Et plus précisément que les jeunes élèves exposés à ce genre de réclames sont 2 fois plus susceptibles d’en avoir utilisé ou d’en avoir l’intention. L’expérimentation du cannabis est associée à de mauvais résultats scolaires, des déficits de performance neuropsychologiques et dans certains cas, à l’utilisation d’autres substances illicites.

« La légalisation du cannabis médical et sa commercialisation plus accessible et plus visibles doivent nous inciter à modifier notre discours de prévention vis-à-vis des jeunes », explique Elizabeth D’Amico, psychologue et auteure principale de l’étude. Il est important de tirer les leçons de l’alcool, une substance légale, et de la prévention contre l’alcoolisme pour protéger les plus jeunes et les adolescents.

« Un nouveau débat sur la limitation de la publicité concernant le cannabis médical dans le même esprit que pour l’alcool et le tabac doit être mis en place », concluent les chercheurs.

En France, le cannabis reste la drogue la plus consommée

42% des Français ont déjà testé le cannabis et 11% des 18-64 ans en fument régulièrement contre 10% en 2010. L’usage du cannabis a particulièrement augmenté chez les jeunes de 18 à 25 ans, passant de 29 % à 34 % chez les hommes et de 17% à 23 % chez les femmes entre 2010 et 2014.

« On constate ces dernières années un développement de l’offre tant pour l’herbe – sous l’effet notamment de l’autoculture – que pour la résine, dont la forte augmentation du taux de THC, la substance psychoactive du cannabis, est à souligner » analyse François Beck, directeur de l’OFDT et l’un des auteurs de cette étude

Source

Editorial : un livre pour l’été : La dopamine dans tous ses états (par J. Costentin)

On ne compte plus les étoiles dans le ciel, on ne compte plus non plus les neurones du cerveau humain.

Les spécialistes avancent le chiffre d’un milliard. Sachant qu’ils peuvent se connecter deux à deux, mais parfois à trois ou quatre, le nombre de combinaisons possibles suit un mode exponentiel très élevé pratiquement impossible à évaluer.

Mais chaque connexion  est indirecte, établie par un  médiateur (neuromédiateur)  libéré par la stimulation d’une fibre et qui stimule une autre. On conçoit donc l’importance des neuromédiateurs dans le fonctionnement cérébral.  Chacun est spécifique de la fibre qui l’a sécrété, tous n’ont pas la même importance.

L’un des mieux connus est la dopamine.

Sujet cher à notre Président,  il nous en révèle les effets et ses distorsions pathologiques. La présentation est originale ; après en avoir décrit les nombreuses fonctions physiologiques, il montre comment elle intervient dans différentes maladies hélas très communes et fréquentes,, Parkinson, dépressions, schizophrénie, psychoses etc…Leur présentation utilise des cas concrets  observés par l’auteur, ce sont des vignettes cliniques où le rôle anormal du médiateur est expliqué ainsi que les  symptômes qui en résultent.

Ses thèmes touchent au quotidien, personnel ou relationnel, ils sont d’une grande importance pratique. Ils ont été rédigés à l’intention d’un large public  cultivé.

Bel été au contact de cette dopamine pour une rentrée plus éclairée sur, je cite :

«  Le fonctionnement de notre disque dur cérébral, l’essence de notre être et de nos comportements, avec cette dopamine qui est le mat central de la neurobiologie »

La dopamine dans tous ses états

Professeur  Jean Costentin, aux Editions Docis,

8 rue de la Rosière,     75015 Paris, 179 pages, 25 euros + 3,50 euros de frais de port

ou Amazon

Alcool et cannabis : tout ce que vous devez savoir !

Jeunes et moins jeunes, on vous dit bien souvent que consommer de l’alcool ou/et du cannabis, c’est à la fois mauvais pour la santé et illégal. Ce qu’on ne vous dit pas nécessairement, c’est le nombre d’effets néfastes (et bien souvent funestes) liés à ces pratiques.

La cause de 23 000 décès chaque année

Plusieurs études ont été menées ces dernières années (« Neurology » 2006 – « Lancet » 2007 – « Dunedin » 2012) afin de mesurer les effets de ces deux substances, qu’elles soient consommées ou non conjointement. Commençons par les effets les moins connus de l’alcool, qui est directement responsable de 23 000 décès chaque année.

Il faut savoir qu’un consommation régulière et en grande quantité (plus de 30 g/jour pour une femme, plus de 50 g/jour pour un homme) entraîne, outre les cirrhoses, cancers ( y compris de la bouche, de l’œsophage, du larynx et du pharynx), desmaladies cardiovasculaires…, des surcharges lipidiques ainsi que des hépatites alcooliques. Par ailleurs, les risques de développer ces atteintes sont multipliées par 15 si vous êtes un fumeur (tabac ou autre).

L’alcool est également responsable de la destruction de neurones, d’une perte de 5 à 7 points de QI, de troubles psychomoteurs… Un grand consommateur d’alcool peut développer une maladie appelée Syndrome de Korsakoff qui entraîne des pertes de mémoire, des fabulations…  En outre, les enfants de ces grands consommateurs d’alcool ont 5 fois plus de risques de développer une alcoolémie excessive et des cancers que les autres enfants.

Concernant le cannabis, une consommation abondante et récurrente provoque une atteinte de la « substance blanche », zone de notre cerveau impliquée dans l’attention et la mémorisation. De même, l’étude de 2007 parue dans « Lancet » a démontré que les « fumeurs » ont 40 % de plus de développer des maladies mentales et que ces risques sont proportionnels à la quantité fumée (50 à 200 % de risques de voir se développer une schizophrénie, des troubles hallucinatoires et autres psychoses).

Si la consommation de cannabis commence à l’adolescence, on peut observer un risque accru des problèmes de mémoire, une perte de motivation, l’incapacité à contrôler ses pulsions, une perte de QI de 3 à 8 points ainsi qu’une augmentation significative des risques de cancers (7 fois plus de substances cancérigènes dans un « joint » que dans une cigarette). 

Enfin, consommées de manière simultanée, ces deux substances s’auto alimentent, le THC « appelant » l’alcool et l’alcool favorisant l’envie de « fumer un pétard ». Ensemble, les effets néfastes se cumulent et provoquent une baisse de la mémoire, des nausées, de la tension artérielle, des troubles anxieux et digestifs, des troubles du comportement…

Conduire sous l’emprise de l’une, de l’autre ou des deux (et ce même en faible quantité) diminuent les réflexes, altèrent les capacités à gérer les trajectoires correctement en raison de leurs effets psycholeptiques et sédatifs.

Pour aborder l’aspect légal, conduire un véhicule sous l’effet du cannabis vaut 6 points de permis, jusqu’à 2 ans de prison et 4 500 € d’amende ;  et sous l’emprise d’alcool et de cannabis : 6 points, 3 ans de prison et 9 000 € d’amende. Mais surtout, cela peut vous coûter la vie et met en danger celle des autres.

On le voit, l’alcool et le cannabis sont réellement un fléau à plus ou moins longue échéance, alors consommateurs, à défaut de penser à ce que vous vous faites subir, pensez à ce que vous risquez d’infliger aux autres !

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Les enfants américains de plus en plus exposés au cannabis

Une étude montre que le nombre d’enfants qui ingère accidentellement du cannabis a très nettement augmenté aux Etats-Unis. Les auteurs appellent à l’application de nouvelles dispositions dans sa commercialisation.

La légalisation du cannabis thérapeutique aux Etats-Unis amène avec elle une nouvelle préoccupation : l’exposition du petit enfant par l’ingestion et la respiration accidentelles de la drogue.

Cannabis thérapeutique : vers de nouvelles dispositions aux USA

Une étude américaine publiée dans la revue Clinical Pediatrics met en cause la sécurité de l’enfant et encourage les autorités à se pencher sur la question de sa protection dans les textes sur la légalisation du cannabis.

Les auteurs appellent à l’application des mêmes dispositions que celles prises pour les médicaments (conditionnement, mises en garde).

1969 cas d’exposition d’enfants depuis 2000

Cette étude, menée par des chercheurs du Nationwide Children’s Hospital (Columbus), montre que les accidents liés à l’exposition des jeunes enfants au cannabis ont très fortement augmenté avec notamment 1 969 cas d’exposition de jeunes enfants signalés sur l’ensemble des Etats-Unis, de 2000 à 2013.

Aussi, le taux d’exposition a été multiplié par 6 de 2006 à 2013 dans les Etats qui ont légalisé le cannabis thérapeutique avant 2000. Chez les enfants de 5 ans et moins, la hausse de l’exposition était de 147 % de 2006 à 2013.

Dans l’année qui a suivi la légalisation du cannabis médical, des pics d’exposition des jeunes enfants ont été constatés et même les Etats qui n’ont pas légalisé la drogue connaissent une augmentation de 63 % du taux d’exposition.

Plus de 18 % des enfants exposés au cannabis hospitalisés

Plus de 75 % des enfants exposés ont moins de 3 ans et la plupart de ces expositions se font par ingestion. « Les très jeunes enfants explorent leur environnement en mettant à la bouche, brownies et cookies… au cannabis compris », explique le Dr Henry Spiller, auteur principal de l’étude, toxicologue et directeur du Centre Anti-Poisons de l’hôpital Nationwide pour enfants.

Plus de 18 % des enfants exposés au cannabis ont été hospitalisés. Les effets cliniques rapportés sont mineurs pour certains mais ont pu en mener d’autres au coma, à l’arrêt respiratoire ou aux convulsions. Le THC, principe psychoactif du cannabis, peut en effet être présent en quantité élevée dans les biscuits et autres produits de consommation.

4 Américains sur 5 restent opposés à l’utilisation du cannabis, même thérapeutique, en présence des enfants. Toutefois, 1 américain sur 10 possède désormais une carte d’autorisation d’usage de cannabis médical ou connaît quelqu’un dans ce cas.

Source

La légalisation du cannabis gronde en France , par Jean Costentin

Cher(e) Ami(e)

Vos savez que la menace de la légalisation du cannabis, gronde en France.
Pour être armé afin de s’y opposer dans les débats à table, en famille, au travail, en ville, il convient d’être informé.

Je vous adresse, à cette fin, deux articles très récents qui viennent d’être publiés dans le bulletin de l’académie nationale de Médecine, qui est vent debout contre cette folie.

La période estivale caniculaire vous laissera, je l’espère, le temps de  rafraîchir…. vos connaissances sur ce sujet très important.

N’hésitez pas à diffuser ces messages; vous savez que lorsqu’ils échappent à la doxa  libertaire de nos médias, ils gardent sur ces sujets une discrétion de violette sans parfum, ne se faisant tonitruants /truands que pour la légalisation de ce grave poison sociétal ,(relisez Baudelaire ,et ses paradis artificiels)

Bel et bon été cher(e) Ami(e); et au plaisir de renouer à la rentrée, les photopiles rechargées, pour résister.

Cliquez sur : La situation actuelle du cannabis en France

Cliquez sur : Neurobiologie des endocannabinoïdes

Un médicament utilisé pour soigner l’hypertension pourrait être efficace contre les addictions

En administrant de l’isradipine à des rats, des chercheurs ont réussi à bloquer les mécanismes sources de la consommation de drogues. Une réelle avancée pour la recherche dans le traitement des addictions

Dans les années 1970, les scientifiques pensaient que la toxicomanie n’était seulement qu’un besoin physique surmontable par la seule force de la volonté. Aujourd’hui, grâce aux avancées de la recherche, on sait que les mécanismes qui entrent en jeu dans cette pathologie sont beaucoup plus complexes. Les scientifiques ont mis en évidence que le processus physiologique impliqué utilise le circuit de la récompense (d’où la sensation de plaisir), de l’apprentissage et serait guidé par des stimuli enregistrés très fortement dans nos neurones à la manière du chien de Pavlov.

L’isradipine, un médicament utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle pourrait être la solution. Des chercheurs de l’université du Texas à Austin ont testé ce médicament sur des rats rendus dépendants à l’alcool et à la cocaïne. Et les résultats de cette étude, publiée dans la revue Molecular Psychiatry, sont très encourageants.

L’isradipine efface les souvenirs

Après plusieurs jours de traitements, ils ont réussi à éliminer tout phénomène de dépendance. « Un des pilotes de la toxicomanie est le souvenir durable de déclencheurs comme les gens, les lieux, les images et les sons. La rencontre avec ces déclencheurs est connue comme principale cause de la rechute », explique Hitoshi Morikawa, professeur agrégé de neuroscience et chef d’équipe de cette étude. « L’isradipine semble avoir effacé de leur cerveau le souvenir de ces déclencheurs qui induisaient une consommation de cocaïne et d’alcool. »

Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont, dans un premier temps, formé les rats à associer une chambre de couleur, noire ou blanche, avec la cocaïne et l’alcool. Puis ils ont testé leurs souvenirs. Dans 90% des cas, les rats se sont spontanément dirigés vers la chambre de couleur correspondante à leur addiction. Puis, ils les ont séparés en deux groupes. À ceux du premier, ils ont donné une forte dose d’isradipine, avant de confronter de nouveau les rats au même choix. « Le jour où ils ont été traités, les rats sous traitement ont quand même choisi la pièce liée à leur consommation de drogues. Mais les jours suivants, ils n’ont plus montré de préférences particulières, ce qui n’a pas été le cas du groupe sans isradipine. Ce médicament qui cible les déclencheurs qui entraînent une dépendance pourrait ainsi aider le cerveau humain à oublier ses addictions », précise le Pr Morikawa.

Reste maintenant à poursuivre les essais sur l’homme. La Food and Drug Administration américaine ayant déjà approuvé ce médicament comme sans danger pour la consommation, le temps d’attente pour obtenir l’autorisation pour commencer ces essais ne devrait pas être trop long.

Lettre du CNPERT de Mai 2015

Vous pouvez lire la lettre du CNPERT de Mai 2015 en cliquant ici

Cuba rejete toute légalisation du cannabis

Cuba a rejeté vendredi toute légalisation du cannabis, qu’elle considère comme une «drogue dure» capable de «transformer fortement le comportement humain», alors que plusieurs pays d’Amérique latine ont déjà adopté ou étudient des lois favorables.

«La marijuana est une drogue dure qui fait partie, comme l’alcool notamment, des plus importantes substances psychoactives capables de transformer fortement le comportement humain», a déclaré Ricardo Gonzalez, président de la Commission nationale d’éthique médicale et humaine, au quotidien officiel Granma.

«Ceux qui en proposent la légalisation ne se rendent pas compte de la répercussion à la maison, au travail et au sein de la communauté, des effets sur le cerveau de cette drogue, qui en bloque la partie rationnelle et en libère les structures et fonctions les plus primitives», a jugé M. Gonzalez, spécialiste du traitement des dépendances à l’hôpital psychiatrique de La Havane.

La décision pionnière de l’Uruguay, fin 2013, de légaliser la culture et la consommation du cannabis a eu un impact en Amérique latine, notamment à Cuba où l’ancien guérillero uruguayen José Mujica, alors président, est très populaire.

Depuis, l’idée commence à faire son chemin dans la région, le Chili commençant par exemple à cultiver du cannabis à des fins thérapeutiques. En Colombie et en Argentine, des projets de loi envisagent d’autoriser son utilisation médicale ou sa culture à usage personnel.

Mais à Cuba, vente et culture de toute drogue sont fortement punies, avec un contrôle très strict dans les ports et aéroports pour éviter son entrée sur le territoire de l’île communiste.

«Aujourd’hui il y a suffisamment d’informations scientifiques concernant les effets de la marijuana sur le déclenchement de la schizophrénie, la détérioration cognitive, les effets cancérigènes et les accès de violence», a assuré Ricardo Gonzalez. Selon lui, «il faut sortir du mythe selon lequel il s’agit d’une drogue douce sans effet déterminant en termes de dépendance».

Information AFP transmise par Sophie Daout

 

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