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Sauver l’Assurance maladie par Jean Vesale – (Editions l’Harmattan)

Le nom de l’auteur Jean Vésale, peut surprendre : c’est une  excellente idée des auteurs véritables (P.Ambroise-Thomas, G.Blanchet (in memoriam), M.Huguier, M.Lagrave, A.Marcelli, G.Milhaud, C.Rossignol et J-P Tillement, tous membres de l’Académie nationale de médecine) d’avoir attribué cet ouvrage en forme d’hommage à un grand humaniste flamand du XVIe siècle fort bien connu pour ses observations anatomiques et son art de l’analyse.

Si le sujet est fort sérieux, avec cette masse budgétaire énorme qui grève le volume des dépenses financières de l’Etat, une citation de Tahar Ben Jelloun (21 mars 2011) permet de situer la question : “Les Français ont cette chance que beaucoup de peuples nous envient. La civilisation d’une société  se mesure à l’importance qu’on accorde à la santé de ses concitoyens quelques soient leur âge, leur religion, leur couleur de peau.”

C’est en 18 parties que sont étudiés de façon concentrée et précise les principaux aspects de cette question d’actualité brûlante. Tout d’abord un point sur le caractère scientifique de la médecine actuelle avec ses progrès à allure exponentielle – motif d’admiration pour les auteurs, mais sujet de graves préoccupations de la part des gestionnaires et financiers. L’idée généreuse initiale était de créer une sorte de cagnotte alimentée par un groupe restreint de bons compagnons, bien décidés à réutiliser les fonds mis de côté pour subvenir aux besoins subitement manifestés par quelques uns. Quatre principes généraux dominaient : humanisme, liberté, responsabilité et participation. Malheureusement, malgré des ajouts de recettes ultérieurement décidés (en particulier la Contribution sociale généralisée imaginée en 1991), ces grands principes manifestent leur fragilité lorsqu’ils se trouvent confrontés à la réalité. La plus grande difficulté est de réaliser une alliance entre solidarité et liberté.

Si la notion de solidarité existait depuis longtemps sous des formes variées, des accrocs ont commencé à apparaître : à la différence des systèmes habituels d’assurance fondés sur la modulation des cotisations selon les aides dispensées et surtout selon les moyens des cotisants, leur participation est identique et leur consommation est très variable. Comment alors prévoir un budget en équilibre? Différentes amodiations ont été conçues en vue de maintenir un équilibre satisfaisant. Ainsi sont apparues la notion de “petit risque”, la méfiance à apporter aux médications de confort : la définition de la santé par l’OMS a imprudemment inclus l’exigence du confort dans la préoccupation générale de la bonne santé.

Une difficulté évolutive réside dans l’apparition de nouvelles maladies, généralement associées à des dégradations métaboliques subtiles dont l’étude requiert de coûteux moyens d’investigation , dans la mise en jeu de moyens diagnostiques plus élaborés exigeant des appareillages physiques importants, de médications nouvelles beaucoup plus onéreuses que les médicaments classiques, de l’exigence considérée comme normale de soigner coûte que coûte tous les malades quels que soient leur âge et leurs moyens financiers personnels…

Si, en 1945, Pierre Laroque, chargé d’élaborer le plan général de la Sécurité sociale pouvait prétendre à un ordre social nouveau, écartant “la tradition d’étatisme bureaucratique” la réalité complexe actuelle n’a cessé d’exiger des remèdes progressivement différenciés : ordonnances de 1967 selon lesquelles la Caisse nationale d’assurance-maladie était responsable de son équilibre financier; projet annuel de financement de la Sécurité sociale et Objectif national des dépenses d’assurance-maladie (ONDAM); transfert de certaines compétences étatiques à l’Union nationale des Caisses d’Assurance-maladie; création de multiples organismes administratifs complémentaires…

De ces observations résultent diverses propositions susceptibles d’asseoir la prise en main de l’assurance-maladie : restaurer la démocratie sociale, créer une véritable loi des finances sociales, distinguer l’assurance maladie de la politique de santé, se doter d’un organe d’évaluation de la politique d’assurance maladie.

Chacun s’accorde à estimer que la médecine est devenue un bien de consommation courante et que les courbes sont régulièrement croissantes, souvent de façon non linéaire, mais plutôt exponentielle. Malade et perturbé dans la gestion de la vie courante, qui de nous refuse les services offerts par les soins médicaux ? Cette sollicitude à l’égard de notre “précieuse santé” a évidemment des conséquences financières qui se répercutent sur l’équilibre de l’Assurance-maladie. Le facteur âge ajoute son poids, modulé en outre par l’allongement de la durée de vie.

Parmi les questions particulière se présentent la situation des hôpitaux et celle des médicaments, ces deux immenses domaines intervenant avec un poids considérable.

Très riche de faits précis et écrit d’une plume alerte, ce petit livre de 178 pages de lecture aisée est une excellente présentation des questions principales de l’Assurance maladie que consulteront avec profit les multiples utilisateurs des services de cette administration d’Etat. Editeur L’Harmattan Paris 2012. (cliquez ici pour acheter le livre)

Pr. Honoraire P.Delaveau, membre émérite de l’Académie nationale de médecine, ancien président de l’Académie nationale de pharmacie.

Drogues : un policier à la tête de la MILDT ?

Le nom de FrédéricPéchenard, directeur général de la police nationale est évoqué pour remplacer Étienne Apaire à la tête de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT). La rumeur fait réagir les professionnels impliqués dans le champ desaddictions qui attendent un changement radical dans le mode de présidence d’une mission trop axée sur la répression.

Quelques lignes de Laurent Borredon, journaliste au Monde ont fait bondir la Fédération addiction et le Réseau français de réduction des risques. Dans son blog affilié au site internet lemonde.fr, ce spécialiste des questions de sécurité fait écho à une rumeur persistante concernant le changement de présidence de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT).

Une nomination très critiquée

Selon le journaliste, Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale pourrait ainsi succéder au magistrat Étienne Apaire à la tête de la mission. Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur (2002-2004), Étienne Apaire était depuis 2007 président de laMILDT qu’il quittera prochainement pour rejoindre l’inspection générale des services judiciaires.

Si la nouvelle se confirmait, « la nomination d’un fonctionnaire de police à la présidence de la MILDT (…) indiquerait une profonde méconnaissance des questions d’addiction et de l’impact de la société addictogène qui est la nôtre sur les difficultés vécues par nos concitoyens », estime la Fédération addiction. Cette nomination viendrait aussi « en contradiction avec la priorité donnée à l’éducation et à la justice sociale par le nouveau président de la république », poursuit la fédération dans un communiqué.

Inverser la tendance

Pour le Réseau français de réduction des risques, le choix de FrédéricPéchenard « ferait tâche alors que le nouveau gouvernement et son bras interministériel, la MILDT auront en charge de remettre la politique des drogues françaises sur les rails de la raison et de l’expertise ». Aujourd’hui, « la MILDT est devenue une annexe du ministère de l’Intérieur qui s’est non seulement coupée des associations et des acteurs de terrains mais aussi des experts français et internationaux, se perdant dans une surenchère de lois et de textes aussi bien répressifs que contre-productifs », souligne le Réseau dans un communiqué.

« Oubliant l’éducation et la prévention, délaissant la réduction des risques », la mission « n’a pas fait régresser les consommations », constate la Fédération addictions. « Les quelques déplacements d’usage obtenus entre substances cachent mal une situation globale préoccupante, comme le dévoilent les alcoolisations aiguës des adolescents et les souffrances qu’elles provoquent », poursuit la fédération. Pour inverser cette évolution, la mise en œuvre d’une nouvelle gouvernance des questions d’addiction s’impose, avec un changement nécessaire dans le mode de présidence de la MILDT, conclut-elle.

› DAVID BILHAUT Source

Quand l’alcool et la drogue menacent l’entreprise

Alcool et drogues sont à l’origine de 20 à 30 % des accidents du travail. Et coûtent aux entreprises en moyenne 1,5 % de la masse salariale annuelle. Prévenir et traiter les addictions doit devenir un impératif pour les employeurs. Voici comment.

Un salarié d’une entreprise lyonnaise de logistique entre au volant d’un chariot élévateur dans les bureaux de la direction et tue une secrétaire. A Paris, un journaliste trouve la mort à moto en roulant à contresens sur le périphérique, après avoir quitté un pot de bouclage à trois heures du matin. L’enquête établira qu’il avait 2,5 g d’alcool dans le sang et que les pots de bouclage étaient quotidiens… L’employeur a été condamné au pénal. A l’héliport d’Issy-les-Moulineaux (Hauts de-Seine), un pilote privé sous l’emprise de la drogue « oublie » son client au décollage et percute un camion-citerne avant de s’écraser contre un autre hélicoptère ! Ces drames sont monnaie courante.

L’absentéisme dopé par les addictions

Aujourd’hui, 20 à 30 % des 650 000 accidents du travail recensés chaque année en France trouvent leur origine dans le fait qu’un collaborateur de l’entreprise est sous l’emprise d’une substance psychoactive : alcool, tabac, drogues illicites ou médicaments psychotropes. L’alcool est responsable à lui seul de 10 à 20 % des accidents du travail. Pis, il est impliqué dans 40 à 45 % des accidents mortels ! « Mais un Français sur cinq consomme des benzodiazépines », rappelle Philippe Perez, qui vient de monter Aden, un cabinet de conseil spécialisé dans les addictions en entreprise. Dans une étude publiée début janvier, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) a détaillé par secteur d’activité quelles étaient les substances les plus consommées. La consommation quotidienne d’alcool est chose très fréquente dans l’agriculture ou dans la construction.

Les professions artistiques ou à forte exigence de performance (architectes) usent plus volontiers de la cocaïne ou des amphétamines. « Moi, c’est l’alcool gratuit qui m’a coûté le plus cher », confie Benoît Schmider, ancien publicitaire de haut vol, dans Open Bar (Steinkis), un livre racontant sa descente aux enfers. Le travail, s’il est synonyme de stress et de pression, pousserait-il à la consommation de substances ? D’après l’Inpes, 6 % des fumeurs réguliers, 9,5 % des buveurs d’alcool et 13 % des consommateurs de cannabis invoquent les problèmes liés au travail pour justifier la hausse de leur consommation. Un prétexte ? « L’exercice d’une activité professionnelle reste globalement un facteur de protection contre les conduites addictives », rappelle cependant l’Inpes, qui note que celles-ci sont plus importantes chez les chômeurs que chez les personnes en poste.

Le salarié qui prend des substances le paie cher, mais l’employeur aussi : retards répétés, arrêts de travail en rafale, qualité des tâches et des relations de travail dégradée… La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies (MIDLT) a calculé que l’absentéisme du salarié « accro » est multiplié par deux à cinq, en fréquence comme en durée. Les arrêts de travail de plus de trois semaines sont multipliés par quinze ! L’entreprise enregistre aussi une hausse des incidents de production, d’où une baisse de la productivité avec désorganisation du travail, augmentation de la charge pour les autres salariés…

Pas étonnant que les addictions – alcool en tête – soient devenues dans les entreprises le troisième sujet de préoccupation, juste après les risques professionnels et les accidents du travail, loin devant le stress ou les fameux troubles musculo-squelettiques (TMS) ! Logique : l’employeur est tenu d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale des travailleurs (article L. 4121-1 du Code du travail). En cas de manquement, il peut être poursuivi pour faute inexcusable.

Priorité à la prévention

Par ailleurs, l’employeur est responsable des dommages que ses salariés peuvent causer à des tiers (article 1384 du Code civil). Les juges insistent aussi sur sa responsabilité en matière de prévention. Sa responsabilité civile, voire pénale, peut être engagée en cas d’accident d’un salarié sous l’emprise de drogues, ou en cas d’usage (ou de trafic) au sein de l’entreprise ! Source

Alcool et drogue au volant : des chiffres en hausse

L’Observatoire national de la délinquance relève notamment une hausse de près de 20% des infractions liées à la consommation de cannabis.

La répression contre la drogue et l’alcool au volant s’accentue en France. À en croire les dernières statistiques publiées par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), présidé par Alain Bauer, qui avait interrompu la publication de ses chiffres durant la période électorale, le nombre de conducteurs arrêtés sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue n’a cessé de croître ces trois dernières années. Les «délits de conduite sous l’emprise d’un état alcoolique ou de produits stupéfiants» sont ainsi passés de 187.503 faits enregistrés en 2009 à 193.122 infractions constatées en 2011 (+3%).

Le cannabis en tête

L’Observatoire Bauer, qui élargit donc pour la première fois son bilan mensuel des crimes et délits aux infractions routières, isole les chiffres liés à la consommation de drogue, principalement de cannabis. Il révèle que, de 2009 à 2011, les délits de conduite sous l’emprise de produits stupéfiants sont passés de 21.116 à 25.262 faits constatés (+19,6%). Tandis que les délits de conduite liés à la consommation d’alcool sont passés, dans le même temps, de 163.041 à 164.283 (+0,7%).

Par ailleurs, les conducteurs appréhendés sous l’effet des deux substances, alcool et drogue, étaient au nombre de 3346 en 2009 contre 3577 en 2011 (+6.9%). Des chiffres qui, selon le ministère de l’Intérieur, traduisent avant tout un regain d’activité des forces de police et de gendarmerie sur le bord des routes. Source

Forte hausse des nouvelles drogues sur le marché

Le Monde a publié le 28 avril 2012 un article sur les nouvelles drogues, « Une drogue de plus par semaine en Europe ». L’article reprend des extraits du rapport annuel 2011 de l’OEDT (Observatoire Européen des Drogues et Toxicomanies) et d’Europol publié le 26 avril

2011 a été une année record : une nouvelle drogue par semaine apparaît sur le marché (via Internet, dans les boîtes de nuit ou dans la rue) ; sur le lot, en 2011, près de la moitié sont des cannabinoïdes de synthèse. Le nombre de sites de vente en ligne est en forte hausse. Le plus connu des cannabinoïdes de synthèse est vendu sous le nom de « Spice » : il provoque augmentation du rythme cardiaque, hypertension artérielle, agitation et hallucinations.

Une question travaillée par la Fédération Addiction

L’Anitea (dont la fusion avec la F3A a donné naissance à la Fédération Addiction) avait déjà travaillé sur l’apparition du Spice notamment chez des jeunes fréquentant les consultations jeunes consommateurs. Elle avait aussi souhaité l’ouverture de service d’aide par Internet, notamment sur un modèle expérimenté en Allemagne, Qui the shit, mais en vain.

L’accès aux drogues  par Internet est croissant. Il montre la nécessité de continuer de s’intéresser à ce qui se joue sur ce support.

PREMIERS RÉSULTATS DU VOLET DROGUES DE L’ENQUÊTE HBSC 2010

Source HBSC

Usages d’alcool, tabac et cannabis des 11,13 et 15 ans

Menée dans 41 pays sous l’égide  de l’Organisation mondiale de  la santé (OMS) l’enquête HBSC (Health Behaviour in School-aged Children) concerne des élèves de 11, 13 et 15 ans. Elle permet de décrire et d’étudier les contextes de l’ensemble de leurs comportements de santé, dont leurs consommations éventuelles de produits psychoactifs. En France, cette enquête est coordonnée par le service médical du rectorat de Toulouse sous la responsabilité des docteurs Godeau et Navarro ; elle est réalisée avec la collaboration et le soutien de l’OFDT et de l’INPES. Les résultats 2010 en France métropolitaine portent sur plus de 11 500 élèves scolarisés du CM2 à la classe de seconde.

Les premières données présentées concernent les usages de produits psychoactifs (alcool, tabac et cannabis) chez les collégiens et leurs évolutions  depuis 2006. L’ensemble de ces résultats seront détaillés dans un numéro de la publication Tendances de l’OFDT, à paraître avant la fin du mois d’avril 2012

1 Alcool et ivresses

Les niveaux d’expérimentation  d’alcool sont élevés dès l’âge de 11 ans : près de 6 élèves sur 10 sont concernés (57,7 %) Ces niveaux augmentent à 13 ans (71,7 %) et 15 ans (85,8 %). Légèrement en hausse parmi les 15 ans, les expérimentations d’alcool sont sinon stables depuis 2006. Les premières ivresses, également stables, concernent 5,8 % des 11 ans, 13,6 % des 13 ans et 38,1 % des 15 ans.

L’usage régulier d’alcool est déclaré en 2010, comme en 2006, par 8,5 % des adolescents de 15 ans.

2 Tabac

L’expérimentation de tabac concerne 8,8 % des élèves de 11 ans. À 13 ans, un quart d’entre eux sont concernés (25,4 %) et plus de la moitié à 15 ans (55,5 %). Ces niveaux ont baissé pour les jeunes de 13 ans par rapport à 2006 (ils étaient de 29,3 %) mais sont stables pour les autres âges. L’usage quotidien  concerne 18,9 % des jeunes de 15 ans, sans évolution significative depuis 2006.

3 Cannabis

Quasi nulle à 11 ans (0,8 %), l’expérimentation de cannabis concerne 6,4 % des jeunes de 13 ans et 28,0 % de ceux de 15 ans. Un peu moins de 3 % de ces adolescents de 15 ans déclarent des usages réguliers de cannabis, sans qu’on note d’évolution significative par rapport à 2006.

Au total, les résultats de l’enquête HBSC font apparaître la  précocité et la prédominance de l’alcool dans les usages des plus jeunes. Une analyse non plus par âge mais par classe (de la 6ème  à la 3ème) montre combien la diffusion des produits se développe pendant les « années collège ».

Ce constat s’observe pour le tabac, les ivresses et, dans une moindre mesure, le cannabis. Les hausses sont particulièrement sensibles à partir des niveaux de 4ème  et de 3ème.

Ainsi, 12,7 % des élèves de 6ème  ont expérimenté le tabac et 51,8 % l’ont fait à la fin du collège. Pendant la période, l’usage dans la vie a donc quadruplé. Les usages quotidiens passent pour leur part de 1,0 % parmi les élèves de 6ème  à 15,6 % parmi ceux de 3 ème. 

L’ivresse dans la vie concerne 6,8 % des élèves de 6ème  et 17,2 % de ceux de 4ème . Cette expérimentation double quasiment en 3ème  pour atteindre 34,0 %.

Pour le cannabis, les niveaux d’expérimentation inférieurs à 4 % en 6ème  et 5ème,  passent à 11,4 % en 4ème . Ils doublent en 3ème  (23,9 %).

Contact presse : Julie-Emilie Adès/ 01 41 62 77 46/ julie-emilie.ades@ofdt.fr 

Le blog a un an. Bon anniversaire !!

Joli mois de Mai

C’est le printemps, la nature reverdit, le blog a un an. Bon anniversaire.

Il a reçu 5410 visiteurs, recruté seulement 41 abonnés
Mobilisons nous pour le faire grandir, recruter des relais, convaincre les naïfs;

J’ai l’impression que nous allons en avoir besoin.

A bientôt, sur le blog.

Jean-Paul Tillement

Une nouvelle drogue détectée quasiment chaque semaine en Europe

lequotidiendumedecin.fr 26/04/2012

En 2011, 49 nouvelles substances psychoactives ont été notifiées par le système d’alerte rapide de l’Union Européenne, soit le nombre de substances le plus élevé jamais signalé en une seule année constatent l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) et l’agence Europol dans un rapport commun.

« La rapidité de l’apparition des nouvelles drogues sur le marché défie les procédures établies pour surveiller la consommation de nouvelles substances psychoactives, trouver des réponses et assurer un contrôle », soulignent l’OEDT et Europol dans un rapport annuel. En 2011, 49 nouvelles substances psychoactives ont été officiellement notifiées pour la première fois par l’intermédiaire du système d’alerte rapide de l’Union Européenne, soit près d’une nouvelle substance déclarée par semaine. « Ceci représente le nombre de substances le plus élevé jamais signalé en une seule année, en augmentation par rapport à 2010 (41 substances) et 2009 (24 substances », indiquent les agences.

Cette tendance à la hausse est en partie imputable à l’amélioration des capacités des systèmes nationaux d’alerte. « Tous les nouveaux composés signalés en 2011 étaient d’origine synthétique », note le rapport. Les deux tiers émanant de deux grands groupes de produits : les cannabinoïdes de synthèses (23 substances) et les cathinones de synthèse (8 substances).

Le reste des nouvelles drogues recensées inclut des phénéthylamines (5 substances), des aminoalkylbenzofurannes (2 substances), un thiophène analogue de la méthamphétamine (méthylthienylpropamine), un aminoindane (5-IAI), un pipéridine substitué (4-benzylpiperidine). Sont également retrouvés des médicaments, leurs métabolites ou précurseurs ou encore des molécules qui miment l’effet de médicaments connus comme les benzodiazépines ou le méthylphénidate (Ritaline).

5 % des jeunes en consomment

La progression du nombre de ces drogues s’explique également par la facilité avec laquelle ces substances peuvent être trouvées sur internet. Le nombre de boutique en ligne proposant au moins une substance ou un produit psychoactif vendus comme « euphorisants légaux » est passé de 314 en janvier 2011 à 690 en janvier 2012. « Actuellement, on trouve des drogues vendues dans des emballages attrayants sur la toile, dans les boîtes de nuit ou sur le coin d’une rue », évoque Wolfgang Götz, directeur de l’OEDT.

« Quelle que soit la source, il faut savoir que les personnes qui consomment cette gamme croissante de poudres, pilules et mixtures jouent un jeu dangereux, sans connaître les substances que ces produits contiennent ni les dangers qu’ils peuvent représenter pour la santé », ajoute-t-il. D’après une enquête Eurobaromètre menée en 2011, 5 % des jeunes de 15 à 24 ans affirment avoir déjà consommé des euphorisants légaux. Les personnes interrogées affirment s’être procurées ces substances par l’intermédiaire d’amis (54 %), lors de fêtes ou dans des boîtes de nuit (37 %), dans des boutiques spécialisées (33 %) ou sur Internet (7 %).

› DAVID BILHAUT

Un nouveau lien avec le blog: www.jeunessesansdrogue.net

Nos lecteurs connaissent Sophie Daout.

Elle est intervenue plusieurs fois sur le blog et notre président a analysé son dernier livre Chemin d’errance.

Elle en a écrit d’autres tout aussi intéressants et utiles pour la cause que nous défendons.

N’hésitez pas à lui poser des questions.

A Sophie Daout, bienvenue sur le blog

Jean-Paul Tillement

Interview Sophie DAOUT  sur France 3

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