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HEROÏNE: Avancée du vaccin anti-addiction

Addictions

Le gouvernement mexicain, par la voix de son secrétaire à la Santé avait annoncé, il y a quelques semaines, le développement en cours d’un vaccin contre la dépendance à l’héroïne, ayant donné lieu début février 2012, à dépôt de brevet. Le vaccin, qui supprime l’effet de plaisir de la drogue, est aujourd’hui sur le point d’être testé sur l’Homme.

Le vaccin expérimental, développé par l’Institut mexicain de psychiatrie aurait déjà fait l’objet de tests de laboratoire sur des rats, la prochaine étape sera des tests cliniques sur l’Homme. Sur l’animal, le vaccin permet de bloquer la dépendance et entraîne une réduction des doses consommées. L’usage clinique serait envisageable sous 5 ans, a-t-il déclaré à la presse mexicaine.

L’ONUDC (United Nations Office) on Drugs and Crime estime entre 12 et 21 millions le nombre de consommateurs d’opiacés dans le monde entier en 2009. L’héroïne demeure l’opiacé le plus utilisé, avec 12-14 millions d’utilisateurs d’héroïne qui en 2009, ont consommé environ 375 tonnes d’héroïne. Le Mexique reste le second cultivateur de pavot dans le monde (voir tableau ci-contre). Cette recherche thérapeutique fait partie d’une politique volontaire du Mexique de lutte contre les drogues, avec, par exemple, en 2009, l’éradication de 15.000 Ha de cultures de pavot à opium. Néanmoins, le Mexique reste toujours l’un des plus gros producteurs (426 tonnes d’opium), qui donnent lieu, chaque année, à 40 tonnes d’héroïne (black tar), dont la moitié, environ, vont aux Etats-Unis.

C’est pourquoi, des chercheurs californiens du Skaggs Institute for Chemical Biology, du Worm Institute of Research and Medicine (WIRM) et du The Scripps Research Institute (Californie), travaillent aussi, dans le même temps, au développement d’un vaccin pour traiter la dépendance à  la méthamphétamine, la cocaïne et l’héroïne. Source

Autres articles : France Soir , Information hospitalière , L’Express

Un vaccin contre l’addiction à l’héroïne? (Le Figaro)

Des chercheurs mexicains de l’Institut National de Psychiatrie sont en train de développer un vaccin qui permettrait de diminuer la dépendance à l’héroïne, rapporte le Guardian. Le vaccin, breveté aux États-Unis, rendrait l’organisme insensible aux effets agréables de cette drogue. Déjà testée avec succès sur des souris, la formule doit désormais être essayée sur des êtres humains.

Plusieurs équipes dans le monde cherchent des solutions semblables à l’addiction aux drogues. Un laboratoire américain du US National Institute on Drug Abuse est notamment en train de développer un vaccin contre la dépendance à la cocaïne.

Selon le gouvernement mexicain, 450.000 personnes seraient dépendantes aux drogues dans le pays. Le pavot est cultivé dans les montagnes de la Sierra Madre puis transformé en Black Tar et en Mexican Mud, deux formes d’héroïne qui sont ensuite passées en contrebande par le Rio Grande. Depuis 2006, le cartel des drogues a assassiné plus de 47.000 personnes au Mexique.

Addictions et dépendances au coeur de la nouvelle campagne du neurodon

– La campagne nationale du neurodon, opération de de collecte de fonds pour financer des programmes de recherche sur le cerveau et les maladies neurologiques, ainsi que d’information, se déroulera du 5 au 10 mars prochains. Cette année, elle sera essentiellement axée sur les addictions et les dépendances. L’occasion de sensibiliser le grand public à l’accoutumance aux jeux vidéo, aux drogues, à l’alcool ou encore aux substituts nicotiniques.

Organisée par la Fédération pour la recherche sur le cerveau (FRC), cette campagne nationale 2012 visera principalement à informer le grand public sur le rôle du cerveau dans les addictions.
A cet effet, la FRC lancera un blog dédié, pour permettre aux internautes d’évoquer le problème des addictions et des dépendances avec des chercheurs spécialisés, des cliniciens, des neurologues et des psychiatres. Chaque jour, à partir du 5 mars, un thème spécifique sera abordé : les jeux vidéo, les nouvelles drogues, la toxicomanie, l’alcool, et le cannabis.
A l’occasion de cette campagne, la Fédération proposera également un nouveau guide et un mémo, entièrement consacrés aux addictions.
« Que peuvent apporter les neurosciences à la compréhension, la prévention et à la prise en charge des addictions ? Dans le droit fil de sa mission, la FRC a souhaité réunir autour de la même table neurobiologistes, neurologues, addictologues, psychiatres et psychologues, pour mieux informer le public sur ce problème de santé dont les répercussions sociales, économiques et financières sont encore mal évaluées en France« , indique Arnaud Brunel, président de la FRC.
Ultime étape de cette campagne, la collecte Carrefour / neurodon, qui se tiendra du 12 au 18 mars prochains dans les magasins Carrefour et Carrefour Market. Lors de leur passage en caisse, les particuliers auront ainsi la possibilité de faire un don de 2€ pour soutenir la recherche

Fumer ou conduire, il faut choisir

Source Jim.fr

Les études expérimentales ont montré que le cannabis altérait les performances cognitives et motrices lors de la conduite automobile. Les expérimentations ne sont toutefois pas le reflet exact de ce qui se passe dans la pratique et l’on peut se demander si conduire sous l’emprise du cannabis a de réelles conséquences sur le terrain. L’interrogation est d’autant plus justifiée que les résultats des études épidémiologiques consacrées à ce sujet ne sont pas toujours cohérents.

Une équipe canadienne a réalisé une revue de la littérature et sélectionné 9 études pour une méta-analyse. Les résultats sont sans appel : conduire sous l’influence du cannabis multiplie par près de deux le risque de collision se soldant par des blessures graves ou un décès (Odds ratio OR 1,92 ; Intervalle de confiance à 95 % : 1,35 à 2,73 ; p = 0,0003). Les résultats diffèrent un peu selon le type de l’étude, avec un effet supérieur dans les études de haute qualité méthodologique, les études cas-contrôle (2,73 ; 1,23 à 6,33) et les études concernant les accidents mortels (2,10 ; 1,31 à 3,36). Si l’effet est moins évident pour les accidents mineurs, il paraît en revanche aggravé par la prise concomitante d’alcool.

Ces résultats sont cohérents avec de récentes données alertant sur l’augmentation de la présence de substances autres que l’alcool (cannabis et antidépresseurs) chez les victimes d’accidents graves ou mortels. D’autres travaux montraient aussi récemment que dans certaines régions, la conduite sous l’emprise du cannabis tend à devenir plus fréquente que la conduite en état d’ivresse chez les jeunes conducteurs.

L’alcool reste toutefois encore la substance le plus souvent retrouvée chez les victimes d’accidents et les données sur la relation entre la consommation d’alcool et les collisions sont plus robustes que pour le cannabis.

Les législations concernant la conduite sous l’emprise de cannabis varient selon les pays. En France, une peine pouvant aller jusqu’à 2 ans de prison et 4 500 euros d’amende s’applique à tout conducteur chez qui l’analyse sanguine détecte la moindre trace de stupéfiant, peine assortie d’un retrait de 6 points du permis de conduire.

Dr Roseline Péluchon

Copyright © http://www.jim.fr

Asbridge M et coll .: Acute cannabis consumption and motor vehicle collision risk: systematic review of observational studies and meta-analysis. BMJ 2012; 344:e536 doi: 10.1136/bmj.e536

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Plaidoyer du rhumatologue pour l’arrêt du tabac

Source : JIM.fr

La prévalence du tabagisme en Europe va de 14 % en Suède à près de 38 % en Grèce. Aux Etats Unis, elle est en moyenne de 20 %, variable entre les états et en fonction des classes sociales et des ethnies. Elle diminue avec l’élévation du revenu familial et du niveau d’étude.

La consommation de tabac est connue pour ses nombreux effets néfastes, au premier rang desquels un risque accru de cancer du poumon et de maladies cardiovasculaires. La proportion d’hommes et de femmes tabagiques est variable mais le risque de maladies cardiovasculaires semble être plus élevé chez les femmes. Les fumeurs ont une cholestérolémie plus élevée et les femmes fumeuses utilisant des contraceptifs ont un risque augmenté de maladie cardiovasculaire.

Le tabagisme a de plus une influence défavorable sur de nombreuses maladies rhumatismales. Ainsi, une thérapie plus intensive est souvent nécessaire chez les malades atteints de polyarthrite rhumatoïdes fumeurs.

Des études ont également montré un risque accru de maladie plus grave chez les sujets fumeurs atteints de spondylarthrite ankylosante (SA) ou de rhumatisme psoriasique (RP).

Dans une étude récente menée chez 647 malades atteints de SA, le tabagisme était associé à une apparition plus précoce des rachialgies, une plus grande activité de la  maladie, un moins bon  état fonctionnel,  une moins bonne qualité de la vie, une inflammation sacro-iliaque et rachidienne plus fréquente en IRM et une plus grande prévalence de lésions structurales.

Plusieurs travaux ont également suggéré un effet aggravant du tabagisme sur le rhumatisme psoriasique. Dans une étude menée chez 94 874 sujets sur une durée de 14 ans (1 303 970 personnes-années de suivi), 157 cas incidents de RP ont été identifiés. Le tabagisme a été associé à un risque plus élevé de RP (risque relatif par rapport à ceux n’ayant jamais fumé : 1,5 pour les anciens fumeurs et 3,1 pour les fumeurs actuels). Le risque de RP, particulièrement de RP grave, augmentait avec la durée de l’exposition au tabac.

Les interactions entre facteurs environnementaux, apparition, évolution et pronostic des maladies rhumatismales sont complexes, mais l’influence néfaste du tabac est de plus en plus claire. Le rôle du rhumatologue est d’en informer les malades et de les encourager à arrêter de fumer.

Dr Juliette Lasoudris Laloux

Braun J et coll. : The risks of smoking in patients with spondyloarthritides. Ann Rheum Dis., 2012 ; publication avancée en ligne le 13 février.

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Alcoolisme et tabagisme : un seul mécanisme pour deux addictions

Des smartphone pour lutter contre l’addiction à la drogue ?

Selon le site Atelier.net, une étude menée par des chercheurs de la faculté de médecine du Massachusettsconclue que le smartphone pourrait aider à lutter contre les addictions. Pour les chercheurs, les traitements utilisés pour traiter des patients admis en cure de désintoxication deviennent vite inefficaces à l’extérieur, en raison notamment de l’incapacité d’un individu à reconnaître les changements biologiques qui indiquent un risque accru de rechute ou une incapacité à changer ses comportements pour réduire les risques pour la santé.

Les chercheurs se sont donc associés avec l’Institut de technologie du Massachusetts pour mettre en place un système qui aiderait les anciens toxicomanes à ne plus replonger: une bande de capteurs accrochée autour du poignet qui mesure les changements physiologiques (les mouvements du corps, la température de la peau et la fréquence cardiaque), indicateurs de stress, transmettent ces informations au smartphone, à l’aide d’un système sans fil. Les applications logicielles qui y sont présentes permettent ensuite de contrôler et traiter les données physiologiques du patient. Ces informations sont ensuite utilisées pour identifier, en temps réel, le risque de plonger à nouveau dans la drogue et transmises aux spécialistes.

Les chercheurs n’en sont encore qu’à la phase d’essai, mais celle-ci pourrait être concluante dans peu de temps Paris Normandie

Drogue : l’envers du décor

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« Mon fils fugue, sèche les cours, fume du shit… »

  • Selon cette mère rennaise, son fils fume tous les jours. Par consequent, « pas d'école, pas de travail ».

    Selon cette mère rennaise, son fils fume tous les jours. Par consequent, « pas d’école, pas de travail ».Fotolia.

Dossier. Une mère de famille de Rennes raconte son impuissance face à son fils, devenu un fumeur régulier de cannabis. Elle aimerait un lieu d’accueil pour les familles.
Témoignage Il y a eu d’abord une mauvaise rencontre pendant les grèves d’octobre 2008. Damien (1) entrait en seconde. Il commence à rater les cours. Puis, il fugue. Ses parents, issus de la couche moyenne, vont le chercher à Lyon. « On a mis une croix sur l’année, raconte sa mère. Il a bien débuté sa deuxième seconde mais en novembre, il a encore déraillé. »L’adolescent renonce au lycée. Il s’inscrit au cours d’enseignement à distance. Il est finalement accepté en 1re. Il part à Saint-Brieuc, dans les Côtes-d’Armor poursuivre ses études. Ça marche deux mois… pas plus. « Un an et demi plus tard, nous réalisons que notre fils fume du cannabis », poursuit la maman.« Tous savent où en trouver»

La famille se ressoude. Discussions, engueulades, répression, dialogue. Bref, elle passe par tous les stades. « Bien sûr, avant le shit, il y a un malaise, analyse la mère de famille.Mais, il ne veut pas entendre parler de psy, refuse toute discussion. » Damien aurait commencé à revendre du cannabis avant même d’en consommer. « Aujourd’hui, il fume tous les jours. Pas d’école, pas de travail. »

La famille cherche de l’aide auprès des services sociaux. « Nous, parents, avons eu le droit à une enquête sociale qui a duré six mois, confie la mère. Elle n’a rien donné. Le comble : nous n’avons reçu aucune assistance. » Même chose auprès de la police : « La brigade des mineurs n’avait aucune solution. J’ai pourtant dit qu’il dealait. Ça ne les intéressait pas. Pas assez important à leurs yeux. »

Les ennuis, pourtant s’accumulent. Un jour, des dealers, à qui il devait de l’argent, l’embarquent et l’emmènent à Vezin-le-Coquet sur un terrain vague. « Il a eu de la chance, c’était juste un avertissement… », poursuit la maman.

Toute la famille en subit les conséquences. « Parfois, notre fils aîné prend du temps à chercher son frère dans le centre. Il savait des choses qu’il ne voulait pas dire. Ce n’est pas facile à vivre », expliquent les parents. « Je connais plusieurs familles dans cette situation. Le deal, parfois, se fait dans les salles de cours. Plus personne ne surveille. Tous les gamins savent où en trouver. Quand ils commencent à 15 ans, ils se foutent la tête à l’envers. »

Aujourd’hui, l’objectif de la famille consiste à ne pas perdre le contact, tolérer les appels répétés sans réponse, supporter les nuits à se faire un sang d’encre, se soulager du retour de l’enfant à la maison. « Il faudrait un lieu d’accueil pour les familles, conclut la mère. Je suis prête à créer une association. » Source Ouest-France

Celine Dion accuse «la culture de la drogue dans le showbiz»

DÉCÈS DE WHITNEY HOUSTON

Contactée par un show télévisé, Celine Dion – qui décrit Whitney Houston comme une source d’inspiration incroyable – a lancé un cri du cœur effrayé, en dressant un constat sur les stars mortes à cause de l’addiction.

C’est lors d’un entretien téléphonique avec l’émission «Good Morning America» que Celine Dion a dit: «c’est tellement dommage que les médicaments, les drogues, les mauvaises influences aient gagné. Ils ont pris les rêves, la vie, l’amour et le rôle de mère de Whitney Houston. Quand je pense à Elvis Presley, Marilyn Monroe, Michael Jackson et Amy Winehouse, à chaque fois nous avons perdu des gens qui prenaient des pilules pour se produire sur scène, pour tenir le coup, pour se réveiller ou pour dormir…».

La chanteuse de 43 ans a ensuite admis qu’elle avait très peur de cette «mode» de la drogue dans le showbiz. Elle a ajouté: «J’ai peur du show-business, des médicaments, de la drogue, j’ai peur de sortir, et c’est pourquoi je ne vais plus dans les soirées people.»

Commentaire ci dessous de Sophie Daoût : « Je me souviens de la chanson interprétée par Jane Birkin, “Ex fan des sixties”.
Elle fait la liste des morts de la drogue parmi les chanteurs des années 60!
Et aujourd’hui, la liste s’allonge encore: coup sur coup Mickaël Jakson, Amy Whinehouse et Whitney Houston..
Comment pouvons-nous continuer à être aveugles et sourds? »

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