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Puis-je boire de l’alcool si je prends des médicaments ? Voici la réponse des scientifiques

 par Sharleen McAleavy

L’alcool et certains médicaments ne doivent jamais être mélangés. Mais pourquoi ?

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L’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ. A CONSOMMER AVEC MODÉRATION.

On entend souvent dire « Ne mélangez pas ce médicament avec de l’alcool », car le mélange peut créer des effets potentiellement dangereux. Selon le National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism, deux scénarios sont possibles : le mélange peut modifier l’efficacité de votre médicament ou la façon dont vous ressentez les effets de l’alcool.

L’alcool peut modifier la façon dont les médicaments sont absorbés dans le tube digestif. En outre, il peut également augmenter la concentration du médicament dans le sang, ce qui peut accroître ses effets ou atteindre des niveaux toxiques, ce qui est particulièrement vrai pour les buveurs quotidiens à qui l’on prescrit des médicaments pour un usage quotidien. Voici quelques médicaments que vous devriez éviter de mélanger avec de l’alcool.

Le traitement des TDAH

Les stimulants s’opposent directement aux sédatifs. Il peut donc être extrêmement difficile d’évaluer l’ampleur de l’effet de l’un ou de l’autre lorsqu’ils sont consommés ensemble. Cela signifie qu’il peut être facile de sous-estimer la quantité consommée, ce qui la rend extrêmement dangereuse car elle peut provoquer des crises et, dans le pire des cas, des overdoses.

Cette combinaison est également dangereuse car elle peut faciliter l’apparition de troubles liés à la consommation de médicaments, étant donné que la consommation simultanée de ces substances « s’équilibre », ce qui augmente les risques de devenir accro.

Médicaments contre l’anxiété (benzodiazépines)

Les benzodiazépines sont parmi les sédatifs les plus utilisés dans le domaine psychiatrique et sont parmi ceux dont l’abus est le plus fréquent. Les anxiolytiques peuvent avoir des effets secondaires graves lorsqu’ils sont utilisés à fortes doses ; ils peuvent induire un effet euphorique qui s’accompagne d’un ralentissement de la respiration, d’une altération du contrôle des capacités motrices et, plus dangereusement, d’une altération du jugement.

Lorsque ces substances sont mélangées à de l’alcool, l’altération du jugement de l’usager peut l’amener à surconsommer les deux substances, ce qui peut entraîner des pertes de mémoire et un comportement impulsif et erratique qui, on le sait, conduit de nombreuses personnes à prendre des décisions qu’elles n’auraient jamais prises autrement.

Médicaments contre le rhume et la grippe

Les médicaments contre le rhume et la grippe ont souvent pour effets secondaires possibles la somnolence et les vertiges. Ces effets sont également ceux de l’alcool, ce qui signifie qu’ils sont intensifiés lorsque les deux substances sont consommées simultanément, entraînant des troubles de la concentration, du jugement et de la coordination encore plus importants.

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La drogue s’invite dans les écoles : comment en venir à bout ?

Que la drogue s’invite à l’école est aujourd’hui inévitable. Pourtant, c’est une problématique à laquelle les établissements ont encore du mal à répondre correctement.

un jeune fumant un joint de cannabis

© Adobe Stock

L’école, c’est comme la version “bêta” de notre société. Un lieu d’apprentissage, de relations sociales et de ­premières transgressions. On se ­conforme à certaines normes et valeurs, on déroge à d’autres avec en toile de fond la volonté de se construire et de trouver sa place.

C’est le prototype du “vivre ensemble” pour le dire autrement. Et, de la même façon que toutes les couches sociales consomment de la drogue, de tout temps et qu’elle soit légale ou non, nos enfants y seront un jour ou l’autre confrontés. Pour d’autres raisons, d’ailleurs, qu’un simple enjeu transgressif. À l’adolescence, à l’âge du mal-être et des questionnements, il y a mille et une “raisons” de consommer de la drogue.

En 2022, des deux côtés de la frontière linguis­tique, 545 élèves se sont fait attraper en possession de drogue dans une “institution d’enseignement”, ressort-il des statistiques de la police fédérale. Une donnée policière qui ne recouvre certainement pas l’ensemble du phénomène, puisque d’ordinaire, si P.-V. il y a, c’est qu’un ­établissement a appelé la police.

Ce nombre est globalement constant depuis quelques années, même si entre 2020 et 2021, la pandémie l’a exceptionnellement fait chuter de moitié ­puisque tout le monde restait chez soi.

La réalité de la consommation de stupéfiants dans les établissements scolaires est donc difficile à saisir et les réponses qui y sont apportées par les directions diffèrent d’une école à une autre. La réalité d’un élève n’est pas celle d’un autre, il en va de même pour les “institutions d’enseignement”.

L’image de l’école

Toutes les écoles reconnaissent la présence d’élèves consommateurs de cannabis, paradoxalement cela ne semble pas trop les inquiéter car c’est un phénomène de société face auquel l’école décline toute responsabilité”, note Étienne Hanssens, socio­logue ayant collaboré avec Infor-Drogues, ASBL dont le domaine de spécialisation est dans le nom, dans son rapport rendu en juin 2022.

Mais si les écoles sont si timorées quant à leur intervention, c’est avant tout une question d’image, note-t-il. Des policiers en salle de classe, ça fait mauvais genre spécialement dans les écoles au public plus paupérisé. Qui plus est, ça n’a jamais résolu les problématiques de ­consommation de stupéfiants dans les établissements scolaires, crie et écrit depuis des années Infor-Drogues.

Ça rompt la confiance entre les élèves, les professeurs et la direction. C’est un aveu d’impuissance de l’institution”, explique Fanny Bétermier, responsable communication d’Infor-Drogues. Mais pas seulement. Embarquer un élève devant les copains et les copines, ça le stigmatise.

D’autant plus si l’élève en question est déjà fragilisé socialement ou précarisé, ce qui peut d’ailleurs être un des facteurs de sa consommation. “À Infor-Drogues, on préfère miser sur le soutien de la direction et de l’équipe éducative. Les former à agir au mieux quand ils sont confrontés à un cas et directement aborder ces questions avec les élèves, prendre les décisions nécessaires, qui peuvent passer par la sanction. En somme, aller au-delà du seul “la ­drogue, c’est mal””, poursuit Fanny Bétermier.

On notera qu’à l’inverse, les établissements au profil socio-économique plus élevé font davantage appel à la police, là aussi pour une question d’image. Il s’agit alors de maintenir la posture forte et sécurisante de l’institution et de réaffirmer sa “tolérance zéro” vis-à-vis des stupéfiants. “Cette influence sur l’image de l’école semble l’explication majoritaire pour comprendre la ­persistance des interventions policières malgré les effets négatifs de ces dernières relevés par les articles scientifiques mais aussi par de nombreux acteurs scolaires”, conclut Étienne Hanssens.

Les professeurs connaissent mieux leurs élèves que nous, d’où l’importance de les former correctement à cette problématique. S’il n’y a que la sanction, c’est inefficace”, renchérit Fanny Bétermier. Comprendre avant tout les raisons qui poussent un jeune à consommer des stupéfiants, l’aider et l’accompagner dans ses assuétudes plutôt que sévir, c’est le leitmotiv. Il n’y a pas que le petit joint à la récréation, la consommation ne se limite pas aux horaires de l’école.

Elle se poursuit en dehors, à la maison, dans le quartier. La problématique déborde du milieu scolaire et couvre une réalité sociologique bien plus large. En 2022, 6.138 mineurs étaient ainsi concernés par des faits estampillés “stupéfiants et dopage” au tribunal de la jeunesse.

N’appelez pas la police

Le changement n’est peut-être pas encore pal­pable, du moins dans les chiffres, mais la volonté semble être là, tant du côté de la police que des établissements scolaires, qui font directement appel à Infor-Drogues pour leur intervention sur les addictions en général, nous font savoir des acteurs de terrain. La chargée de communication de l’ASBL n’en doute pas: “Améliorer le contexte de vie de l’élève aura une influence certaine sur sa consommation”.

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Qu’est-ce que la prégabaline, cette nouvelle « drogue du pauvre », vendue 2 euros le comprimé, qui commence à alerter en France ?

  • La prégabaline occupe déjà la troisième place dans les ordonnances falsifiées.La prégabaline occupe déjà la troisième place dans les ordonnances falsifiées. MAXPPP

Les services douaniers de Metz ont intercepté le 11 octobre de la prégabaline en grande quantité dans les affaires personnelles d’un individu. Peu de temps après c’est au tour de Marseille qui en découvre dans un colis destiné à un particulier.

Ce mercredi la douane française lance l’alerte sur la multiplication des saisies de ce médicament détourné. Mais alors qu’elle est cette drogue méconnue qui inquiète tant ?

Une drogue détournée

La prégabaline, appelée aussi le lyrica, est un médicament prescrit pour traiter l’épilepsie et les troubles anxieux dont l’usage a été détourné et utilisé comme drogue. Popularisée par les vendeurs à la sauvette pour environ 2 € le comprimé, elle est surnommée la « drogue du pauvre ».

« On pourrait penser que cela ne concerne que les toxicomanes mais cela n’est absolument pas le cas »

Les médecins ont longtemps été peu informés sur les risques de cette prescription conduisant selon les typologies à un trouble de l’usage, c’est-à-dire une addiction. En effet, cette dépendance peut toucher tout patient ayant la prégabaline en traitement, comme le confirme Joëlle Micallef Directrice du CEIP-Addictovigilance PACA Corse dans une interview pour France 3 : « On pourrait penser que cela ne concerne que les toxicomanes mais cela n’est absolument pas le cas. »

La consommation de cannabis est liée à un risque accru de crise cardiaque

Les personnes consommant régulièrement du cannabis sont plus susceptibles de souffrir d’un infarctus du myocarde, d’un accident vasculaire cérébral et d’une insuffisance cardiaque.

La consommation de cannabis est liée à un risque accru de crise cardiaque PRATHANCHORRUANGSAK/ISTOCKL’ESSENTIEL

  • Les consommateurs quotidiens de cannabis ont 34 % risques en plus de développer une insuffisance cardiaque.
  • Lors d’une hospitalisation, 13,9 % des personnes consommant du cannabis et présentant des facteurs de risque cardiovasculaire ont subi un événement cardiaque ou cérébral majeur.
  • L’hypertension artérielle et l’hypercholestérolémie étaient des facteurs prédictifs d’événements cardiaques et cérébraux indésirables majeurs chez les consommateurs.

« Avec la légalisation croissante du cannabis aux États-Unis, sa consommation a augmenté de façon exponentielle, en particulier chez les jeunes. Cependant, beaucoup de choses restent inconnues concernant ses implications sur la santé cardiovasculaire. » C’est ce qu’ont signalé des chercheurs américains. Pour évaluer l’association entre la fréquence de consommation du cannabis et l’apparition d’une insuffisance cardiaque, ils ont réalisé une étude dont les résultats seront présentés lors du congrès 2023 de l’American Heart Association, qui se tiendra du 11 au 13 novembre à Philadelphie.

Cannabis : les consommateurs réguliers ont 34 % de risque en plus de développer une insuffisance cardiaque

Dans le cadre de ces recherches, l’équipe a recruté 156.999 personnes en bonne santé. Ces derniers ont participé au programme de recherche All of Us parrainé par les National Institutes of Health. Dans un questionnaire sur le mode de vie et l’environnement, auquel ont répondu les participants, les scientifiques ont défini la consommation de cannabis « comme toute utilisation non prescrite ou, si prescrite, au-delà des doses prescrites ». Les auteurs ont également pris en compte certains facteurs, tels que le diabète, l’hypertension, l’hyperlipidémie, l’IMC, la consommation d’alcool et le tabagisme.

Selon les résultats, au cours du suivi de 45 mois, 2.958 adultes, soit près de 2 %, ont développé une insuffisance cardiaque. Les personnes ayant déclaré consommer quotidiennement du cannabis présentaient un risque accru de 34 % de développer une insuffisance cardiaque, par rapport à celles ayant déclaré ne jamais en consommer.

Ce risque était le même quels que soient l’âge, le sexe à la naissance ou les antécédents de tabagisme. Dans une deuxième analyse, lorsque la maladie coronarienne a été ajoutée à l’enquête, le risque d’insuffisance cardiaque a chuté de 34 % à 27 %, « ce qui suggère que la maladie coronarienne est une voie par laquelle la consommation quotidienne de cannabis peut entraîner une insuffisance cardiaque, et que le risque d’insuffisance cardiaque est plus élevé chez les personnes ayant consommé du cannabis ».

AVC, crise cardiaque : la consommation de cannabis augmente aussi le risque

Dans une autre étude, qui sera également mise en avant durant le congrès 2023 de l’American Heart Association, des scientifiques américains ont aussi souligné les risques cardiovasculaires liés à la consommation de cannabis. Pour les besoins de leurs travaux, ils ont examiné les dossiers médicaux, provenant de plusieurs hôpitaux, de 28.835 adultes, âgés de plus de 65 ans, souffrant de troubles liés à la consommation de cannabis, d’hypertension artérielle, de diabète de type 2 ou d’hypercholestérolémie.

D’après les résultats, 20 % d’entre eux avaient un risque accru de subir un événement cardiaque ou cérébral majeur pendant leur hospitalisation, par rapport au groupe qui ne consommait pas de cannabis. Autre constat : 13,9 % des consommateurs de cannabis présentant des facteurs de risque cardiovasculaire ont subi un événement cardiaque ou cérébral majeur lors de leur admission à l’hôpital.

En outre, les personnes consommant du cannabis présentaient un taux plus élevé de crises cardiaques et étaient plus susceptibles d’être transférées dans d’autres établissements.

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Et de trois – Une « salle de shoots » à Marseille.

Pr. Jean Costentin

C’est loin Marseille et, par diverses informations qui nous parviennent, on en vient à se demander si c’est encore en France : ses quartiers de non droit ; ses « deals » de drogues à ciel ouvert avec tarifs affichés ; ses exécutions inter mafias à la kalachnikov… Les visites réitérées du président de la République, du ministre de l’Intérieur et d’autres éminences essayent de nous détromper mais n’y parviennent pas pleinement.

Dans la guerre contre la drogue que les pouvoirs publics et municipaux auraient déclarée, du moins le croyait-on, un fait majeur vient nous détromper : la création d’une « salle de shoots », dite encore « salle de consommations à moindres risques » ; dénomination qui ne précise pas à qui bénéficient ces « moindres risques ».

S’Il n’est pas sûr que ce soit leurs usagers toxicomanes, il est certain par contre que ce ne sont pas les
habitants des quartiers où ces salles sont implantées.
Les efforts déployés par ceux qui militent pour le développement et la multiplication de ces salles (curieusement les mêmes que ceux qui prônent la légalisation de toutes les drogues) ne sont pas parvenus à annihiler les objections qu’ont exprimées dès l’origine un collectif d’associations engagées dans la prévention des drogues et des toxicomanies (dont le centre national de prévention d’études et de recherches sur les drogues et toxicomanies = CNPERT), tout comme les académies nationales de Médecine ainsi que de Pharmacie.

Exit l’argument selon lequel l’injection de drogues serait à l’origine des nouveaux cas de SIDA ; l’information est bien passée entre les toxicomanes et le libre accès aux seringues et souvent leur gratuité a fait disparaître l’échange de ces seringues. Quant aux overdoses on peut disposer désormais, en tous lieux, de la naloxone injectable pour pallier rapidement les effets d’une surdose de morphiniques.

Il faudrait que cette naloxone soit systématiquement disponible au côté des défibrillateurs.
Les habitants des quartiers à l’entour des salles de Paris et de Strasbourg se plaignent des nuisances nombreuses qu’elles y ont fait naître. Qu’il s’agisse de la désaffection des locations d’appartements à l’entour ainsi que la baisse de leur prix de vente. ; mais plus encore de l’inquiétude des parents obligés d’accompagner leurs enfants dans tous leurs déplacements, en raison de différents troubles : présence de dealers, rixes, vociférations, insultes, exhibitionnisme, exonération sans discrétion des urines et/ou des fèces, exposition d’épaves humaines…).

Si la proximité d’un service de réanimation hospitalier permet qu’on on n’y meurt pas d’overdoses, par un « rattrapage » rapide, le nombre de ces overdoses est plus important.
Les toxicomanes se sentant sous surveillance médicale, dans leur logique du « toujours plus fort » sont incités à s’injecter de plus fortes doses de drogues. Pour ces toxicomanes arrivés à un stade avancé de leur escalade vers les drogues les plus puissantes, ces centres de consommation de leurs drogues usent du stratagème des graines jetées aux oiseaux pour les capturer.

Elles ne produisent aucune statistique justifiant d’un quelconque intérêt thérapeutique. Il y a pourtant d’autres moyens, beaucoup moins coûteux, pour rencontrer  ces toxicomanes : au cours des maraudes ; dans les restaurants du cœur ; dans les haltes d’accueil ; dans les dortoirs d’hébergement ; sous les porches ou sous les ponts ; dans les commissariats de police où ils ont pu être amenés pour désordre à l’ordre public ; aux urgences hospitalières où leurs blessures ou leurs malaises les ont fait amener par
l’ambulance des pompiers…

On les hébergerait alors dans des centres de soins, étanches aux drogues accessibles à l’extérieur ; on y traiterait leurs troubles physiques et souvent psychiatriques, on les inscrirait dans des trajectoires visant à leur re conformation sociale et à leur abstinence des drogues. Il s’agit de la seule attitude médicale digne de ce nom ; alors que ce qui se pratique actuellement, à un coût prohibitif, n’est que démagogie, collusion et démission. Le budget consacré à ces centres serait plus élevé que celui, déjà considérable,
des salles de shoots, mais il serait pertinent.

Le projet Marseillais est à l’opposé de cet objectif. Il aggrave son passif en localisant cette « salle de shoots » au 110 Boulevard de la Libération. Il s’agit d’un boulevard situé dans un « quartier particulièrement familial, au cœur de commerces, de crèches (3), d’écoles (4), de collèges (3), de lycées (2), d’œuvres de jeunesse (2) ; dixit le comité de riverains et de parents d’élèves qui s’est constitué à Marseille pour empêcher ce projet ; projet doublement fou, et par son idéologie, et par sa localisation.

La consommation « sans alcool », de plus en plus tendance…

Boissons alcoolisées et non alcoolisées se côtoient désormais dans la même enseigne. Photo DR.

  • Boissons alcoolisées et non alcoolisées se côtoient désormais dans la même enseigne. Photo DR.

Apprécier et savourer une boisson, même sans alcool ? Un phénomène qui se développe de plus en plus et qui se partage notamment depuis peu, de façon un peu inattendue peut-être, dans les travées de magasins où l’on s’attend plutôt à retrouver des boissons alcoolisées…

Les données récentes montrent que la France compte plus de 40 millions de consommateurs d’alcool. Toutefois, un phénomène louable vient « modérer » cette réalité. En effet, voilà que se développe le marché du sans alcool, sous la dénomination anglo-saxonne de « no low », contraction de « no and low alcohol » soit « Sans et moins d’alcool » ! Si certains préfèrent le sans alcool, d’autres réduisent leur consommation d’alcool en se laissant tenter par cette nouvelle mode…

Une nouvelle façon de consommer. Il y a quelques jours, le magasin « V and B » de Saint-Alban a mis en place un espace dédié aux boissons sans alcool. Comme le soulignent les responsables de l’établissement : « Le phénomène sociétal de consommation n’échappe pas à notre région et c’est tant mieux ». Ainsi, pour répondre aux attentes de ses clients « no-low », le groupe « V and B France » s’est associé à « Gueule de Joie », leader du marché et spécialiste historique du secteur.

Le coin sans alcool installé dans le « V and B » de Saint-Alban fait partie de la toute première vague d’implantations comptant treize points sans alcool dans le réseau national du groupe. D’autres verront le jour dans les prochains mois… Ainsi, il sera possible de découvrir et de savourer de nouveaux breuvages, à consommer sans modération, tels que des bières, vins, effervescents et autres produits très originaux…

D’un point de vue commercial, il ne s’agit pas de scinder deux approches de consommation: « V and B a toujours cherché à rassembler le plus largement possible, en faisant tomber les frontières entre les genres, les mondes, les gens… Ce groupe est né de cette volonté, en installant, dans un même endroit convivial, une cave à vin, une cave à bière et un bar.

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C’est faux : le tabac et l’alcool ne rapportent pas d’argent à l’État français.

Et c’est même le contraire !

Grâce aux taxes perçues sur le tabac et sur l’alcool, l’État français s’enrichirait. Voilà une idée reçue qui a la vie dure. Car, si l’État perçoit effectivement des revenus, ceux-ci ne suffisent pas à couvrir toutes les dépenses liées au coût social de ces drogues.

En 2000, le prix moyen d’un paquet de 20 cigarettes était de 3,20 €. Depuis le 1er mai 2023 et la dernière hausse en date, la plupart des marques vendent le paquet 11 €. De quoi faire tousser les fumeurs qui sont nombreux à pointer l’État du doigt. Et pour cause : c’est bien lui qui fait augmenter le tarif des cigarettes en jouant sur les taxes. Cette hausse s’inscrit dans un objectif de santé publique afin de faire diminuer le tabagisme. Mais elle permet également à l’État d’augmenter ses recettes. Selon un calcul effectué par Ouest-France en 2022, sur un paquet à 10 € l’État français perçoit 8,44 €. Pourtant, comme le révèle un rapport paru cet été, c’est loin d’être suffisant pour couvrir le « coût social des drogues » dont le tabac (et l’alcool) font partie.

Combien le tabac et l’alcool rapportent-ils à l’État ?

Comme expliqué précédemment, l’État met en place des taxes sur la vente de tabac et d’alcool. Outre la TVA à 16,7 % pour le tabac et 20 % pour l’alcool, l’État perçoit un « droit d’accise » : « ce sont des impôts indirects sur la vente ou l’utilisation de certains produits, notamment l’alcool, le tabac et l’énergie« , précise le site de la Commission Européenne.

Le rapport de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, paru il y a quelques jours mais portant sur l’année 2019, fait le point sur les recettes et les coûts liés au tabac, à l’alcool et aux drogues illicites.

Quels sont les « coûts sociaux » de la consommation de tabac et d’alcool ?

Les coûts externes

Ces recettes sont à mettre en perspective avec les coûts, colossaux eux aussi, des risques liés à la consommation de ces deux drogues légales. Dans le rapport, une distinction est faite. Il y a d’abord le coût externe qui concerne la valeur des vies humaines perdues, la qualité de vie perdue et les pertes de production pour les entreprises dont les salariés sont en mauvaise santé. Et le coût pour les finances publiques (dépenses de préventionsoins de santé) qui est assumé par l’État français.

En 2019, selon ce rapport, le coût social total du tabac en France s’élevait à 156 milliards d’euros et à 102 milliards d’euros pour l’alcool. Dans les deux cas, ce sont les pertes des vies humaines qui représentent le premier « poste de coût social » (environ 55 %) suivi du coût des soins (entre 7 % et 10 %) puis des pertes de production (6 % à 7 %). Au total, le tabac a un coût 1,5 fois plus important que celui de l’alcool car il cause 1,8 fois plus de décès que l’alcool.

Le coût pour les finances publiques

Le rapport s’est également intéressé à la balance entre les recettes perçues par l’État et les coûts engendrés. Dans ce calcul, les « économies » réalisées par l’État sur le non-versement de pension de retraite de personnes décédées à cause du tabac ou de l’alcool ont également été prises en compte. Selon l’auteur, il en ressort que « l’idée que le tabac ou l’alcool apporterait des bénéfices à l’État est infondée ».

Selon lui, ces résultats ne laissent aucun doute quant aux politiques à mener : « L’alcool, le tabac, coûtent énormément à la société, il faut réguler la consommation et diminuer le coût pour la collectivité. Notamment pour le tabac, mais également l’alcool, avec une augmentation des prix pour diminuer la consommation et surtout l’interdiction de la publicité« , explique-t-il au micro de France Inter.

Source

Lettre du CNPERT de Novembre 2023

Une salle de shoot à Marseille ….

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C’est bien volontiers que nous publions la lettre de cette mère de famille qui, à juste titre, s’insurge contre le projet de création d’une salle de shoot  en milieu scolaire ! Nous engageons nos correspondants à signer la pétition et à la faire signer par le plus de monde possible. N’y a t-il pas à Marseille d’autre endroit pour ouvrir une telle salle? Et faut-il en ouvrir une ?

Lettre d’une mère de famille

Je me permets de me tourner vers vous afin de vous faire part de mon appréhension concernant l’ouverture d’une salle de shoot à Marseille au 110 boulevard de la libération.

En effet cette dernière se trouverait à environ 200 mètres de l’école de mon fils (plusieurs écoles, collège, lycées et crèches (dont une à 150 mètres) à proximité).

Il nous semble inapproprié d’installer une salle de shoot à proximité de lieux d’éducation où de jeunes enfants et des adolescents seront confrontés quotidiennement à des scènes que nous souhaitons leur épargner (et en particulier à Marseille avec toute la sombre actualité liée au traffic de drogue).

Les différents témoignages des riverains et école à proximité de ces salles sont édifiants (par exemple avec le collectif-Lariboisiere-Gare du Nord à Paris qui relatent divers faits de traffics, de violences et de dégradation à proximité) est-ce l’exemple que nous voulons montrer à nos enfants pour leur éducation et leur bien être?

Les divers traffics s’accumulant à proximité pourraient avoir une mauvaise influence pour leur avenir.

Je me permets de vous joindre la pétition mise en place par les riverains et parents d’élèves.

Pour signer la pétition Cliquez ici

Ainsi que la liste des lieux fréquentés par nos enfants à proximité de cette prochaine ouverture.

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