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Mai 2013

Alcool : pourquoi les adolescents boivent toujours plus

Les chiffres sont alarmants. Un collégien français sur six et trois lycéens sur cinq reconnaissent avoir déjà été ivres, selon une étude publiée par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), de l’Institut de veille sanitaire, mardi 7 mai. L’alcool est, selon l’étude, la « substance psychoactive la plus précocement expérimentée à l’adolescence ». Alors que les Français, dans leur ensemble, déclarent boire de moins en moins d’alcool, francetv info relève trois facteurs qui n’incitent pas les ados à ralentir leur consommation.

1Un marketing agressif

Les alcooliers ont mis sur le marché, il y a une dizaine d’années, les coolers. Objectif de ces mélanges déjà préparés : séduire les jeunes, notamment les 17-18 ans, qui représentent un marché de 30 à 40 millions d’euros par mois. Pour y parvenir, explique en juin 2011 le magazine Sciences humaines, les industriels ont mis du sucre « pour masquer le goût de la forte dose d’alcool », et ont soigné l’habillage« avec leur fun packaging et leurs slogans chocs ». En 2011, une marque de cooler fait fort, avec un emballage à « éplucher », comme le notait ce blog spécialisé dans le graphisme.

Ce marketing offensif est facilité en France par l’autorisation, décrochée en 2009, de faire de la publicité pour les produits alcoolisés sur internet, comme le rapportait alors le site du magazine Stratégies. Or internet est largement privilégié par les plus jeunes, comme l’indiquait ce document du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, datant de juin 2012.

Sans compter que de nombreuses marques placent des produits dans les clips d’artistes populaires. L’une d’elles vante, par exemple, sur ses emballages, le fait d’avoir une bouteille inspirée par Madonna. De son côté, une vodka ukrainienne apparaît dans un clip de Lady Gaga qui enregistre plus de 500 000 millions de vues sur YouTube :

Et ça marche. En faisant apparaître du cognac dans l’un de ses clips, le rappeur américain P. Diddy a réussi à en faire « le breuvage bling bling par excellence », expliquait en 2011Les Inrocks.

2Un âge propice aux débordements

Et si on ne pouvait pas dissocier le fait de se soûler de l’adolescence ? Continuer à lire « Alcool : pourquoi les adolescents boivent toujours plus »

Drogue : un vaccin contre la dépendance à l’héroïne donne des résultats prometteurs

Ceci pourrait être une avancée majeure dans le sevrage de la toxicomanie.

L’institut de recherche Scripps (TSRI) a récemment publié les résultats prometteurs qu’ont donné les premiers tests sur des rats d’un vaccin qui soignerait la dépendance à l’héroïne.

Créer un vaccin qui lutterait contre la dépendance à l’héroïne en l’empêchant d’arriver au cerveau, c’est le pari du professeur Kim Janda du TSRI et de son équipe en Californie. Publiée en ligne dans Continuer à lire « Drogue : un vaccin contre la dépendance à l’héroïne donne des résultats prometteurs »

Addictions décryptées

FESTIMÔMES En marge du festival, animations et ateliers étaient proposés vendredi pour comprendre les problèmes des jeunes

Le père Julien a participé au jeu de sensibilisation sur l’utilisation des médicaments.

Le père Julien a participé au jeu de sensibilisation sur l’utilisation des médicaments. (PHOTO M. G.)

A l’occasion de la deuxième journée du Festimômes qui se déroulait vendredi au domaine de La Frayse, les stagiaires bafa, option « préados-ados » proposaient une matinée axée sur la prévention aux stagiaires bafa « base » et aux enfants du centre de loisirs. Parmi eux se trouvait le père Julien, 32 ans, prêtre venu passer son bafa, afin d’encadrer les enfants des écoles, les adolescents ou étudiants se rendant dans sa paroisse. Le premier atelier qui leur était proposé traitait de la consommation d’alcool. Courbes et logiciel indiquaient aux stagiaires la durée nécessaire pour faire baisser le taux d’alcoolémie dans le sang après avoir ingéré de l’alcool.

VIDEO. Trois lycéens français sur cinq ont déjà été ivres

L’alcool est la « substance psychoactive la plus précocement expérimentée à l’adolescence », selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, mardi 7 mai.

Un collégien français sur six et trois lycéens sur cinq reconnaissent avoir déjà été ivres, selon une étude publiée par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), mardi 7 mai.

Marginales jusqu’à la classe de 5e, les ivresses déclarées lors du mois écoulé progressent rapidement jusqu’à la classe de 1ère, passant de 7% à 27% des élèves. Quant à la consommation régulière (au moins 10 fois lors du mois précédant l’enquête), elle passe de 3% en 4e à 24% en terminale. L’alcool est, selon l’étude, la « substance psychoactive la plus précocement expérimentée à l’adolescence ». 

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