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mars 2014

Détente : Volez avec la Patrouille de France …

Un rêve ….

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L’American Epilepsy Society demande une nouvelle classification du cannabis

Les spécialistes de l’AES – American Epilepsy Society – sont unanimes pour qu’une nouvelle classification du cannabis soit autorisée par le gouvernement américain. Cette révision a pour but de soumettre cette substance, considérée comme dangereuse, à une étude sur les conséquences qu’elle peut avoir sur les crises épileptiques.

Cette demande de classification sur la dangerosité du cannabis coïncide avec une série d’analyses que veut entreprendre une société pharmaceutique du Royaume-Uni sur une nouvelle molécule à base de cannabis pour les épileptiques – sans les substances hallucinogènes.

L’American Epilepsy Society a toujours déconseillé, aux patients atteints d’épilepsie, la consommation de cannabis : elle s’inquiète donc de voir que certains s’en procurent pour leurs enfants épileptiques. En effet, une certaine souche de marijuana provenant du Colorado aurait aidé à contrôler leurs crises.

En outre, rien n’indique encore que ce traitement est bénéfique et sans risques : les cas rapportés sont anecdotiques. C’est pourquoi l’AES se tourne vers la Drug Enforcement Administration pour pouvoir faire une étude approfondie sur les conséquences possibles du cannabis sur ces patients épileptiques.

En attendant, l’AES encourage fortement ceux-ci à consulter un médecin spécialiste pour connaître les différents traitements et ainsi faire des choix éclairés

Cannabis : des effets très variables (REVUE DE L’INSERM, 25 février 2014)

La prise de cannabis est vécue différemment selon les consommateurs. Une nouvelle étude montre notamment que la tendance à ressentir des effets psychotiques semble dépendre de variants génétiques.

Reste à savoir si ces variants modifient le risque d’émergence d’une schizophrénie.

Cannabis et schizophrénie : le lien n’est pas nouveau. Plusieurs études ont montré que la consommation de cette drogue augmente le risque de survenue de la maladie psychiatrique dans les années qui suivent.

Néanmoins, tous les fumeurs ne deviennent pas schizophrènes et Il semble donc exister des facteurs favorisants. Des travaux antérieurs ont pointé du doigt les antécédents familiaux de psychose, l’exposition au cours de l’adolescence ou encore l’importance de la consommation. Cette fois, une équipe Inserm s’attaque aux facteurs génétiques.

Près de la moitié des jeunes concernés

Les chercheurs se sont en particulier intéressés au gène codant pour le récepteur cérébral aux cannabinoïdes (CNR1). Ils ont analysé les variations dans la séquence de ce gène et les effets ressentis par des jeunes lors de leur consommation de cannabis. Pour cela, ils ont interrogé 3 800 étudiants en bonne santé, âgés en moyenne de 20 ans, lors de la visite médicale obligatoire en première année d’étude universitaire. Les questions portaient sur leur éventuelle consommation de cannabis et les effets subjectifs ressentis le cas échéant. En parallèle, 1 200 jeunes ont accepté de participer anonymement à l’enquête génétique. Parmi les effets suggérés dans le questionnaire utilisé, on retrouve ceux communément admis, comme les sentiments de relaxation, d’euphorie ou d’exacerbation des sens. Figuraient aussi les effets moins connus tels que les syndromes dépressifs passagers, la paranoïa, les crises d’angoisse, les difficultés motrices et cognitives.

Figuraient enfin des effets psychotiques, tels que des hallucinations visuelles et auditives. Les résultats montrent que 44 % des personnes interrogées avaient expérimenté le cannabis au moins une fois dans leur vie, avec un âge d’initiation moyen se situant autour de 16 ans. Ces résultats sont conformes à ceux des études menées en population générale Cette nouvelle étude indique en outre que, parmi les personnes interrogées qui avaient déjà consommé du cannabis, environ une sur cinq a déjà ressenti un effet de type psychotique lors d’une de ces expériences.

Un gène en cause

L’analyse génétique a montré que ce trait était corrélé à certains variants génétiques du récepteur aux endocannabinoïdes CNR1, récepteur sur lequel agit le THC (Tétrahydrocanabinol, principal composant du cannabis). « L’haplotype AAA du gène, présent chez environ 30 % des sujets, semble moins souvent associé aux effets psychotiques que les autres haplotypes. Cela suggère l’existence de facteurs génétiques qui prédisposent à ce type de symptômes, indépendamment des habitudes de consommation* », explique Marie Odile Krebs, responsable de cette étude. Les chercheurs tentent maintenant d’évaluer le pouvoir prédictif de cette association, ainsi que l’influence éventuelle de certains variants du gène CNRI sur le risque d’apparition d’une schizophrénie. Pour ce faire, ils étudient de jeunes patients consultants du C’JAAD (consultation spécialisée du service hospitalo- universitaire de l’hôpital Sainte Anne à Paris) pour des symptômes prodromiques, annonciateurs dans 10 à 30% des cas d’une évolution vers une schizophrénie. En attendant d’en savoir plus, « ces travaux interpellent sur la sensibilité individuelle à l’usage du cannabis. Ce message doit passer auprès des jeunes, ils doivent apprendre à reconnaitre ces effets délétères qu’ils peuvent etre les seuls à ressentir conclut Marie Odile Krebs

*Unité 894 Inserm/Université Paris Descartes, Centre de Psychiatrie et Neurosciences Paris MO Krebs et coll. Psychomimetic effect at initiation of cannabis use are associated with cannabinoid receptor 1 (CNRI) variants of healthy students. Molecular Psychiatry, edition en ligne du 22 Janvier 2014

 

 

 

Cannabis, alcool : les plus de 40 ans inquiètent les médecins

D’après un bilan officiel britannique

La toxicomanie serait un problème croissant chez les personnes âgées. Entre 2002 et 2010, les hospitalisations à cause de l’alcool chez les plus de 65 ans auraient grimpé de 136%.

Alors que les abus de drogues illicites et de consommation massive d’alcool, de type binge drinking sont habituellement associés aux jeunes, un rapport britannique tire la sonnette d’alarme vis-à -vis de ces conduites à risque des personnes plus âgées. En effet, selon le constat dressé par Drugscope, un organisme caritatif indépendant travaillant sur les drogues et l’alcool, entre 2002 et 2010, les traitements pour toxicomanies chez les personnes de plus de 40 ans, y compris chez les seniors n’ont cessé de croître.

Et toutes les substances psychoactives sont concernées, puisque ce rapport révèle qu’à la fois en matière d’alcool, de cannabis ou même d’héroïne, les demandes de prise en charge médicale sont en forte augmentation. L’organisme Drugscope met en garde contre une «épidémie silencieuse». Il précise qu’alors que le nombre de personnes traitées pour l’utilisation de drogues comme l’héroïne et le crack est en baisse dans la population générale, les chiffres sont à la hausse chez les personnes âgées de 40 ans et plus.

Les hospitalisations à cause de l’alcool en hausse de 136 %

Ce rapport intitulé, « Il est temps : la lutte contre la toxicomanie chez les personnes âgées », pointe tout d’abord du doigt les problèmes d’alcool chez les seniors. Selon ces spécialiste, entre 2002 et 2010, les admissions à l’hôpital liées à l’alcool chez les hommes âgés de 65 ans ont augmenté de 136 % et de 132% chez les femmes dans la même tranche d’âge.
Plus inquiétant encore, les taux de mortalité liés à l’alcool chez les personnes de plus de 55 ans seraient également en hausse et pour les plus de 75 ans, les décès liés à l’alcool seraient même à leur plus haut niveau depuis 1991. Selon DrugScope, bien que certains de ces décès sont associés à la consommation d’alcool à long terme, il y aurait également un nombre important de personnes se mettant à boire sur le tard. « Ces retardataires utilisent souvent ces substances comme une sorte d’automédication quand ils développent des problèmes physiques et psychologiques liés au vieillissement » précise le rapport.

Ecoutez le Dr Pierre-Michel Llorca, psychiatre au CHU de Clermont-Ferrand : «Certaines données montrent qu’il y a une augmentation de l’alcoolisation à partir de 65 ans, notamment féminine. C’est un problème de santé publique par sa difficulté de repérage. »

 

Ce rapport montre par ailleurs que quelque 1,4 million de britanniques âgés de plus de 65 ans dépassent actuellement les limites de consommation d’alcool recommandées au Royaume-Uni. Mais d’après les spécialistes, cette augmentation brutale du nombre d’hospitalisation pour alcoolisme chez les seniors ces dernières années ne reflète pas forcément une incidence en hausse de cette maladie. « C’est peut être un cumul de deux phénomènes, à la fois une augmentation de la fréquence de l’alcoolisation dans cette population, mais c’est peut être aussi qu’on les repère mieux aujourd’hui, précise Pierre-Michel Llorca, psychiatre au CHU de Clermont-Ferrand. Cela témoigne sûrement aussi d’une amélioration de la prise en charge. »

D’autre part, d’après ce bilan, alors que le nombre de moins de 30 ans en demande d’un traitement pour dépendance à l’héroïne a diminué progressivement au cours des dernières années, chez les plus de 40 ans on aurait observé le phénomène inverse. D’après les auteurs du rapport, en réalité c’est parce que la population des usagers d’héroïne est vieillissante et que leur santé se détériore rapidement.
Enfin, cette analyse révèle aussi que depuis les années 90, un nombre croissant d’individus de plus de 50 ans consomment du cannabis régulièrement.

Ecoutez le Dr Pierre-Michel Llorca : « Les consommateurs réguliers vieillissent. 20% gens de 40 ans consomment régulièrement du cannabis en France et ça augmente. »

Développer des campagnes de prévention visant les seniors

Même si les politiques de prévention ciblant les jeunes  sont toujours nécessaires, , il est désormais temps de développer davantage d’interventions de santé publique dans des tranches d’âge plus âgée, esiment les spécialistes. « Les politiques en matière de drogues et d’alcool ainsi que l’attention des médias se concentrent toujours sur les jeunes, a déclaré Marcus Roberts, directeur général de DrugScope. Ces problèmes affectent pourtant les personnes âgées même si c’est différemment. Cela ne les rend pas moins réel ou important ».
Selon les médecins qui traitent les problèmes d’addiction, chez les seniors par exemple, les problèmes de drogues ou d’alcool peuvent être parfois révélateurs d’autres problèmes, tels que la solitude et l’isolement, la fatigue liée aux soins d’un partenaire ou encore le deuil ou des problèmes financiers. «Nous avons besoin de développer une gamme d’interventions adaptées à cette tranche âge » conclut le rapport de DrugScope.

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