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août 2022

Combien de temps faut-il pour éliminer l’alcool de notre corps ?

Il n’existe aucune recette miracle qui accélère l’élimination, l’unique remède est le temps

— Charles-Edouard Cote / Shutterstock.com

Boire de l’alcool est une activité très prisée par un grand nombre de personnes. Sans excès ni acte irréfléchi, cela reste inoffensif. Pour éviter les problèmes, il est également utile de connaître certaines informations sur l’alcool, notamment ses effets sur notre corps et notre métabolisme.

LE MÉTABOLISME DE L’ALCOOL : COMMENT CE PRODUIT EST TRAITÉ PAR NOTRE CORPS ?

En premier lieu, il faut connaître le métabolisme de l’alcool et savoir que cette substance est principalement décomposée par le foie, qui peut métaboliser environ une boisson standard par heure. Des facteurs tels que l’âge, le poids, le genre, l’état de santé et la quantité de nourriture consommée peuvent cependant affecter la vitesse à laquelle le corps peut traiter l’alcool. Par ailleurs, le traitement de l’alcool par le corps ne fonctionne pas de la même manière que la digestion des aliments. En fait, dès que l’alcool entre dans le tractus gastro-intestinal, environ 20 % de cet alcool est directement absorbé par la circulation sanguine, puis il est transporté dans le cerveau et le reste du corps.LIRE AUSSI Le jeûne intermittent aide à perdre du poids, mais on ne sait pas comment

Cet alcool directement absorbé par le sang va être éliminé par le corps via la sueur, l’urine et l’haleine. Les 80 % restants vont dans l’intestin grêle pour être métabolisés. Il est possible de ralentir ce mécanisme en mangeant de la nourriture tout en buvant. Pour être éliminé du corps, cet alcool sera traité par le foie. En effet, le foie produit des enzymes qui décomposent les molécules d’alcool. Mais lorsque quelqu’un boit de l’alcool trop rapidement, le foie ne peut pas traiter tout l’alcool au même rythme, et il reste donc dans le corps. En général, une personne en bonne santé subira les effets d’une boisson alcoolisée dans les 15 à 45 minutes suivant son absorption.

UNE MOYENNE D’UNE HEURE POUR ÉLIMINER 35 CL DE BIÈRE DANS LE SANG

Et plus le taux d’alcoolémie d’une personne est élevé, plus les effets sont prononcés. Quant à savoir au bout de combien de temps tout cet alcool finira par quitter notre corps, il faut en moyenne environ une heure au corps pour éliminer une boisson standard. Plus précisément, l’alcoolémie diminue généralement de 0,1 à 0,15 gramme par litre de sang par heure. Cette vitesse peut notamment être calculée grâce à la « droite de Widmark ». Les personnes qui tolèrent bien l’alcool, comme les personnes dépendantes à cette substance, peuvent l’éliminer plus rapidement.

Bien évidemment, plus on boit, plus l’alcool met du temps à quitter le corps. Une boisson standard, qui équivaut à 35 centilitres de bière ordinaire, augmentera généralement la teneur en alcoolémie d’un adulte masculin en bonne santé de 70 kilogrammes de 0,02 à 0,03 gramme par litre de sang. Il est toujours important de noter que l’effet qu’aura une boisson sur le pourcentage d’alcool dans le sang peut varier considérablement en fonction d’un groupe complexe de facteurs personnels. Par ailleurs, il est également important de savoir que l’alcool qui a été ingéré pourra encore être détecté dans l’urine entre 12 et 36 heures après son absorption, et pendant 24 heures dans l’haleine.LIRE AUSSI Quand vous mangez du pain au pavot, vous ingérez aussi de la morphine

Quant à savoir s’il existe un moyen pour éliminer plus rapidement l’alcool du corps humain, cela n’est pas possible dans la mesure où il ne peut être éliminé que par l’enzyme alcool déshydrogénase, la sueur, l’urine et l’haleine. Boire beaucoup d’eau, dormir, prendre une douche froide ou boire du café ou autre boisson énergisante n’accéléreront pas le processus. En fait, tout ce qui a été cité précédemment aide juste à soulager certains effets de l’alcool, mais ne permettra pas de faire baisser le taux d’alcoolémie plus rapidement.

Comme cité précédemment, plus on boit de l’alcool, plus le corps prendra du temps à l’éliminer. Ainsi, le meilleur moyen d’éviter les soucis est de se montrer raisonnable.

Source

Le cannabis est légalisé à Vancouver : Résultats

Vidéo enregistrée par une touriste française dans le centre de Vancouver (« Downtown Eastside »), qui s’est fortement dégradé depuis la légalisation du cannabis au Canada en 2018.

La dépénalisation n’est pas le seul facteur en jeu car le problème est multifactoriel mais elle a aggravé la situation (50% des habitants sont des consommateurs réguliers de cannabis !). Citons les autres facteurs en jeu:

– crise des opioïdes propre à toute l’Amérique du Nord mais pire ici (la Chine alimente le Canada en fentanyl bon marché)

– absence de solutions pour les personnes en situation de mal-être qui n’ont pas d’endroits où aller

 – cercles vicieux créés par les « salles de shoot » du quartier où n’importe qui peut se « droguer propre » sous la supervision de personnel de santé et qui attirent de ce fait de nouveaux drogués

– absence de politique sérieuse de prévention et d’information sur le danger des drogues à l’instar de ce qui se pratique en Suède

– coût énorme du nettoyage des tags (certains commerçants dépensent plus de 2000 dollars par mois, pour rien) qui fait qu’on laisse le quartier s’enlaidir.

Downtown Eastside devient un véritable enfer, de pire en pire chaque année.

Vous le constaterez aisément en visionnant la vidéo, tournée en 2020.

Japon : le gouvernement lance une campagne publicitaire pour relancer la consommation d’alcool chez les jeunes

Les taxes sur l’alcool ne représentaient plus que 1,7% du revenu total des impôts du pays en 2020, contre 5% il y a quarante ans. 

franceinfo

Des jeunes japonais boivent de l'alcool dans un bar à Tokyo (Japon), le 24 mars 2022.  (HIROTO SEKIGUCHI / YOMIURI / AFP)
Des jeunes japonais boivent de l’alcool dans un bar à Tokyo (Japon), le 24 mars 2022.  (HIROTO SEKIGUCHI / YOMIURI / AFP)

Un coup de boost pour la boisson. Le gouvernement japonais va lancer cet été une campagne publicitaire afin d’inciter les jeunes à boire plus d’alcool, a rapporté mercredi 17 août le journal britannique The Guardian (en anglais). Nommée « Saké Viva ! » (en référence au célèbre spiritueux japonais), la campagne publicitaire, qui s’étalera jusqu’au 9 septembre, est organisée par la NTA (National Tax Agency), l’agence nationale des impôts japonaise.

Elle se présentera sous la forme d’un concours réservé aux Japonais âgés de 20 à 39 ans, qui entend recueillir l’avis des jeunes pour relancer la consommation d’alcool dans le pays à travers de nouvelles « stratégies de ventes »précise le média en ligne japonais JiJi.com (en japonais), cité par The Guardian. Les finalistes seront ensuite convoqués pour une remise des prix, le 10 septembre, et seront financés pour commercialiser leurs idées. 

Les revenus des taxes sur l’alcool en baisse

Selon le média japonais, le nombre de personnes qui ne boivent pas d’alcool a augmenté ces dernières années en raison de la baisse d’opportunités de boire à l’extérieur, liée à la crise de Covid-19. La NTA a relevé que la consommation d’alcool dans le pays était passée de 100 litres par personne et par an en moyenne, en 1995, à 75 litres en 2020. La consommation de bière est celle qui a le plus chuté, rapporte également le journal britannique.

Cette baisse de consommation a entraîné une chute des ventes, affectant par conséquent le budget du Japon, déjà en berne. Les taxes sur l’alcool, qui représentaient 5% de l’ensemble des revenus fiscaux du pays en 1980, n’en représentaient plus que 1,7% en 2020. Le déficit commercial du pays atteignait en mai 2 385 milliards de yens (17 milliards d’euros), soit son pire niveau depuis huit ans, selon Les Echos

Tabac et alcool à l’origine de près 40 % des cancers dans le monde

selon une méta-étude parue dans le « Lancet »
Publié le 19/08/2022
Crédit photo : Phanie

Elle confirme ce que l’on savait déjà : près de la moitié des cancers dans le monde sont attribuables à un facteur de risque donné, dont en premier lieu le tabac et l’alcool, conclut une méta-étude publiée ce 19 août dans le « Lancet ». « Selon notre analyse, 44,4 % des morts par cancer dans le monde (…) sont attribuables à un facteur de risque qui a été mesuré », écrivent leurs auteurs qui plaident pour un renforcement des mesures de prévention pour lutter plus efficacement contre la maladie. 

Ces travaux réalisés dans le cadre du Global Burden of Disease, un vaste programme de recherche financé par la fondation Bill Gates, sont d’une ampleur sans équivalent, impliquant plusieurs milliers de chercheurs dans la majeure partie des pays du monde.Ils permettent donc de connaître plus en détail les facteurs de risques selon les régions du monde même si, dans l’ensemble, ses conclusions confirment ce qui était déjà connu : le tabac est de loin le principal élément ayant favorisé un cancer (33,9 %), suivi par l’alcool (7,4 %).

Prévention et dépistage

Surtout, ces conclusions plaident pour accorder une grande place à la prévention en matière de santé publique, puisque nombre de ces facteurs de risques se rapportent à des comportements qui peuvent être changés ou évités. Toutefois, une grosse moitié de cancers ne sont pas attribuables à un facteur de risque donné, ce qui montre que la prévention ne suffit pas.

Celle-ci, selon les auteurs, doit donc s’accompagner de deux autres piliers : un diagnostic suffisamment précoce et des traitements efficaces. Dans un commentaire indépendant, publié dans la même édition du « Lancet », deux épidémiologistes ont appuyé ces conclusions, estimant également que l’étude souligne l’importance de la prévention.

Ces deux commentateurs, Diana Sarfati et Jason Gurney, ont toutefois appelé à ne pas forcément prendre pour argent comptant la précision des estimations données, remarquant que le recueil des données est par nature sujet à de nombreuses insuffisances dans plusieurs pays.

SOURCE

Le binge drinking, une pratique dangereuse

Appelé aussi « biture express », le binge drinking est une pratique de plus en plus fréquente chez les jeunes vivant dans les pays industrialisés. Elle consiste en boire dans un court laps de temps plus de six verres standard d’alcool. Explications, facteurs de risques, dangers… On fait le point sur cette pratique en vogue chez les jeunes.  

alcool jeune

Sommaire

Le binge drinking est un phénomène très présent en France et qui touche plus particulièrement les jeunes. Il s’agit d’une alcoolisation intense et ponctuelle, ou intoxication alcoolique aiguë. Si ce type d’alcoolisation diffère de l’alcoolisme standard, il peut générer de graves conséquences à court terme et à long terme chez les jeunes et les adultes le pratiquant. Définition, prévention, traitement… On fait le point sur ce phénomène qu’est le binge drinking.

Définition : le binge drinking, c’est quoi ? Est-il plus présent chez les jeunes ?

Le terme de binge drinking nous vient tout droit d’Outre-Manche. Il est traduit en français par « alcoolisation ponctuelle importante » (API). Le binge drinking est une pratique qui consiste en une consommation d’alcool excessive et très rapide. Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), le binge drinking décrit une alcoolisation d’au moins six verres standard d’alcool lors d’une soirée, dans un court laps de temps.

Pour rappel, un verre standard d’alcool équivaut à :

– 10 cl de vin ou de champagne

– 25 cl de bière

– 2,5 cl de pastis ou de whisky ou autre alcool fort

Quels sont les symptômes de cette alcoolisation aiguë ?

Le binge drinking, c’est donc un phénomène où les personnes impliquées boivent beaucoup et se mettent dans un état d’ivresse important. Il n’y a pas vraiment de symptôme à proprement parler du binge drinking, En terme de profils, les études montrent que les individus de sexe masculin sont plus exposés à ce phénomène. Ce sont également des personnes jeunes, voire très jeunes. Dans un rapport publié en 2017, l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT), 44% de jeunes âgés de 17 ans déclaraient avoir pratiqué le binge drinking durant le dernier mois. Cette consommation d’alcool excessive peut aussi se produire dans des environnements spécifiques, notamment dans le milieu des soirées étudiantes et des grandes écoles.

À lire aussi

Foie, cerveau… Quels sont les risques et conséquences de cette addiction ponctuelle ?

Si le binge drinking est une pratique fréquente, elle peut avoir de nombreuses conséquences à court terme et à long terme. En effet, le binge drinking va avoir plusieurs types de conséquences :

Les conséquences sur le moment

– Le consommation d’alcool va entraîner une altération des facultés cognitives et comportementales

– La prise de risque peut être accrue au niveau du comportement. Cela peut être le fait de prendre la route en état d’ivresse ou encore d’avoir des rapports sexuels non protégés

– La consommation d’alcool peut engendrer de l’agressivité et des troubles du comportement, rendre agressif (violences aux personnes) ou conduire à se mettre soi-même dans des situations dangereuses, sur la voie publique ou ailleurs

– Dans certains cas, le binge drinking peut générer des intoxications alcooliques aiguës, avec notamment des comas éthyliques

– Le binge drinking chez les jeunes peut aussi générer des troubles le lendemain de l’état d’ivresse avec des troubles du sommeil, de la concentration, ou encore des pertes de mémoire

– Le binge drinking répété peut aussi impacter financièrement a personne qui le pratique, en raison d’achats massifs d’alcool

Les conséquences à long terme :

En plus des conséquences immédiates sur la santé et la vie sociale, le binge drinking peut avoir plusieurs types de conséquences sur le long terme :

– Un risque accru de développer une addiction à l’alcool

– Un risque plus élevé également de développer des formes de cancer (gorge, côlon…)

– Le binge drinking chez les jeunes peut également à long terme entraîner des maladies cardiaques (cardiopathies) ou encore des troubles du foie (cirrhose). Des conséquences neurologiques (cerveau) telles que des neuropathies ou encéphalopathies peuvent aussi se manifester.

Prévention et traitement : comment soigner et arrêter le binge drinking ?

Il n’est pas forcément aisé de détecter le binge drinking chez les jeunes. Mais en cas de suspicion, il est important de dialoguer avec ce dernier sur les dommages générés par l’alcool. Il faut développer une relation de confiance, pour permettre au jeune victime de binge drinking de prendre conscience de sa consommation d’alcool. En cas de difficulté à dialoguer, il est aussi possible d’en parler avec son médecin traitant.

Source

Pourquoi les humains aiment ils autant l’alcool ?

Une nouvelle étude suggère que notre goût pour l’alcool pourrait trouver son origine chez nos ancêtres les singes qui consommaient des fruits mûrs fermentés.

De tous temps, les boissons alcoolisées ont suscité un intérêt chez les Hommes. Au-delà de l’effet d’ivresse qu’elles procurent, qu’est-ce qui fait qu’elles soient autant appréciées ?

Lire aussi : L’alcool stimule-t-il l’appétit ?

La théorie du singe ivre

La fermentation alcoolique est un processus biochimique par lequel des microorganismes transforment le sucre en alcool. Dans les fruits par exemple, l’absence d’oxygène oblige les levures contenues naturellement à transformer le glucose du fruit en éthanol. Plus un fruit contient de sucre, plus d’alcool sera produit.

Le biologiste Robert Dudley de l’Université de Californie de Berkeley aux États-Unis porte ses recherches depuis plusieurs années sur le goût prononcé des humains pour l’alcool. Pourquoi cette boisson nous séduit elle tant, et qu’est-ce qui nous conduit parfois à l’abus?

En 2014, il suggérait une théorie, celle du «singe ivre». Pour lui, ce vif intérêt pour les boissons alcoolisées remonterait à des millions d’années, lorsque nos ancêtres primates ont associé l’odeur de l’alcool aux fruits plus mûrs, donc plus sucrés et plus riches en énergie.

Récemment, une nouvelle étude est venue appuyer cette hypothèse. La primatologue Christina Campbell et son équipe de chercheurs ont collecté et étudié les restes de fruits consommés puis jetés par une espèce de singes Ateles geoffroyi, aussi appelée singes araignées à main noire, dans le Panama en Amérique centrale.

Dans ces restes de fruits (du Jobo, l’alimentation principale des singes-araignées), les chercheurs ont relevé une concentration d’alcool équivalente à environ 1 voire 2% d’alcool, directement issue de la fermentation naturelle du fruit en train de mûrir. L’équipe a également analysé l’urine de six de ces primates vivant en liberté. Cette dernière contenait des métabolites secondaires de l’alcool (comme du glucuronide d’éthyle et du sulfate d’éthyle): il s’agit de composés organiques intermédiaires qui sont issus du métabolisme. Autrement dit, les singes métabolisent réellement l’alcool et s’en servent comme une source d’énergie. Pour la première fois, ces chercheurs ont réussi à prouver que cette espèce de singes sauvages consomme bien de l’éthanol naturellement dans leur environnement.
>>Lire aussi : Comment l’alcool peut-il avoir un effet désinhibant ?

Les singes araignées se nourrissent de fruits. Crédits: shutterstock.

Pourquoi les singes sont-ils attirés par les fruits alcoolisés?

Les fruits contenant de l’éthanol sont aussi ceux chargés en sucre. Or, la présence élevée de glucose apporte une quantité plus importante d’énergie à celui qui consomme le fruit. C’est sans doute ce besoin calorique (élevé chez les singes) qui les conduit vers les fruits fermentés.

D’autres hypothèses ont été avancées: il se pourrait que les fruits fermentés confèrent un avantage antimicrobien aux primates; ou encore que les levures naturellement présentes permettent de pré-digérer le fruit.

Mais pour le biologiste Robert Dudley, les singes ne ressentent probablement pas l’ivresse que nous pouvons ressentir lorsque nous buvons, pour la simple et bonne raison que leur estomac est plein avant d’atteindre les niveaux d’alcool nécessaires pour être enivré.

Pour la primatologue Christina Campbell et autrice principale de l’étude, «il semble qu’il y ait une part de vérité dans l’hypothèse du « singe ivre », à savoir que la propension des humains à consommer de l’alcool découle d’une affinité profondément ancrée des primates frugivores pour l’éthanol présent naturellement dans les fruits mûrs».

Reste à compléter cette hypothèse par des études sur d’autres espèces de primates, et à découvrir les effets de l’éthanol sur leur physiologie.

Source: Royal Society Open Science, mars 2022.

La proposition de sénateurs socialistes de légaliser le cannabis

Commentaire de Jean Costentin sur l’information donnée dans J.I.M. (Journal international de Médecine) média français des professions médicales, concernant la proposition de sénateurs socialistes de légaliser le cannabis


Le 12 août 2022
Depuis «l’appel du 18 joints 1976», du journal «Libération», s’expriment, très périodiquement, des lobbies de déconstructeurs, de militants écologistes soucieux de régression économique, de groupes capitalistes avides.

Cette fois ce sont des sénateurs socialistes, toujours prompts à proposer des « solutions » de nature à aggraver le problème à traiter (pacifisme quand l’envahisseur est aux frontières, 35h hebdomadaires
de travail quand la Chine et ses 50h nous inonde de ses produits, retraite à 60 ans quand les caisses sont vides et que l’espérance de vie continue de croître…).
La récente sortie des sénateurs socialistes, épaulés par quelques comparses subvertis par les lobbies à l’œuvre au sein de la Haute assemblée, ne trouve rien de mieux, pour calmer le feu cannabique, que sa légalisation. Ils mettent les extincteurs au rebut, alors que notre Nation s’embrase du cannabis avec 1.500.000 usagers réguliers, tandis que nous sommes les premiers consommateurs de cette drogue en Europe.


Sans revenir sur la très longue liste des méfaits physiques, psychiques et sociétaux du cannabis, que ces sénateurs devraient finir par connaître, parlons leur des effets épigénétiques de cette drogue, qu’ils doivent ignorer, sans que cela les empêche de gloser, de façon tonitruante, sur le cannabis.

Que ne savent-ils que le consommateur de cannabis (via le THC) modifie l’expression de plusieurs de ses gènes et qu’il transfert à sa progéniture le « tagage » ainsi acquis de la chromatine. Les conséquences peuvent affecter la vulnérabilité de leurs enfants (au moins de la première génération) aux
toxicomanies, à la schizophrénie, à l’autisme, à la dépression, aux déficiences cognitives, à une dépression de l’immunité… Le cannabis « pour tous » frappe aussi, au plan génétique, leurs infortunés héritiers.

Mais il semble qu’il ne faille pas le dire, pour ne pas faire naître de culpabilisations ; pourtant se taire alors, ce que nous ne pouvons faire, c’est devenir complices de la poursuite de ce funeste type d’héritage.
L’indigence des justifications sénatoriales à leur proposition de légalisation devrait faire honte à leurs collègues : « meilleure protection des consommateurs » (on a vu pour le tabac et l’alcool) ; « pacification des quartiers sensibles » (les trafiquants et dealers se reconvertissant) ; « perception de taxes » pour renflouer un budget de la Nation (au seuil du redressement judiciaire), alors que le tabac et l’alcool coûtent deux fois plus au budget qu’ils ne produisent de taxes.

Le Colorado, qui a légalisé le cannabis, conclut à un déficit accru, du fait des accidents routiers et professionnels, des violences, des dépenses hospitalières en particulier psychiatriques, de l’incurie d’un nombre croissant d’individus que la société doit assister, de l’envol des effets tératogènes, 10% des femmes enceintes y consommant du cannabis.


A aucun moment nos éminences n’envisagent de mettre un terme à l’absence complète de prévention qui prévaut dans notre pays sur les toxicomanies ; ce que nous reproche l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies – OEDT.
Et que font-ils de l’engagement du président de la République à instaurer, dès 2030, «une génération sans tabac», alors que le cannabis est porté sur les épaules de l’herbe de Nicot?
Pr Jean Costentin

Réaction d’un médecin urgentiste à mon admonestation des sénateurs socialistes

Bravo !
Cette crétinisation et ce nivellement par le bas ont envahi notre société, à tous niveaux et âges …
La pratique courante désormais : un joint pour se détendre puis un rail de coke pour se re/énergiser …
Un jeune chef dans le BTP me confiait récemment les raisons de sa reconversion comme ambulancier : il lui était impossible de manager ses hommes sur les chantiers : ils étaient soit ralentis sous cannabis, soit surexcités et irritables sous Cocaïne …
Quant au nombre de jeunes qui nous appellent au 15 ou qui consultent pour douleurs abdominales qui ne sont autres que des syndromes cannabinoïdes …
Les pertes de repères actuels sont la porte ouverte pour tous les laxistes, opportunistes, pro-cannabis …

Le monstre du Loch Ness de la légalisation du cannabis ressort la tête au Sénat

Boulevard Voltaire 12 Août 2022


Pr. Jean Costentin
Si le bélouga dans la Seine était une première, la réapparition du monstre du Loch Ness de la légalisation du cannabis au Parlement est rituelle. 31 sénateurs socialistes, dont l’ancien ministre Laurence
Rossignol, viennent de signer une tribune dans Le Monde en faveur de cette légalisation.

De puissants lobbies d’idéologues déconstructeurs, de militants pour une régression économique (EELV) et de groupes capitalistes affamés ne désarment donc pas. Leur « appel du 18 joints » dans Libé date de 1976.
Les socialistes sont à la manœuvre dans un exercice conforme à l’un de leurs stéréotypes : répondre à un
problème grave en proposant une « solution » de nature à l’aggraver. Ainsi, face à la pandémie du cannabis qui fait de notre nation la toute première consommatrice en Europe, ils proposent sa légalisation, alors que partout où elle a été instaurée, elle a accru le nombre de ses consommateurs.


Alors que la consommation de cannabis affecte, en France, 1.500.000 usagers réguliers, sa consommation débute maintenant au collège.
Alors que sa responsabilité dans l’accidentalité routière et professionnelle est avérée (majorée par
l’alcool, au point de multiplier par 27 le risque d’accident mortel).
Alors que son rôle dans la crétinisation de notre jeunesse se lit dans la dégradation du niveau du
« baccalauréat pour tous » et notre rang pitoyable (27e) au classement international PISA des performances éducatives.


Alors qu’il est irréfragable que, par un mécanisme d’escalade, il incite à la consommation d’autres
drogues, conduisant aux polytoxicomanies.
Alors que l’explosion des maladies mentales déborde les possibilités d’accueil des hôpitaux
psychiatriques, nombre de ces maladies résultant ou étant aggravées par sa consommation (anxiété, dépression, schizophrénie).
Alors qu’elle frappe nos jeunes pendant leur maturation cérébrale (12 à 22 ans) en la perturbant.
Alors que sa toxicité physique l’emporte sur celle du tabac, responsable de 75.000 décès annuels et
source de divers handicaps – le cannabis induit cancers broncho-pulmonaires, bronchites chroniques, infarctus du myocarde (3e cause de déclenchement), accidents vasculaires cérébraux, artérites des membres inférieurs, cancers du testicule…


Alors qu’au Colorado où il est légalisé, 10 % des femmes enceintes en consomment, faisant s’envoler le
nombre de malformations congénitales
(tératogénèse).
Apprenons à ces sénateurs qu’un fumeur de cannabis modifie l’expression de certains de ses gènes et qu’il transmet à sa progéniture ce marquage épigénétique, ce qui se traduit par une vulnérabilité accrue aux toxicomanies, des perturbations psychiques, une vulnérabilité à l’autisme, à la schizophrénie, aux déficiences cognitives, aux troubles dépressifs, à une dépression de l’immunité…
Qu’attendent donc de sa légalisation ces éminences sénatoriales ?

« Une meilleure protection des consommateurs » ? Comme si elles méconnaissaient les drames multiples du tabac et de l’alcool, alors qu’elles ne savent contenir ces deux drogues licites.
L’apaisement des cités « sensibles » où elles ont laissé le climat se détériorer ? Comme si elles espéraient que trafiquants et dealers se reconvertissent dans la vente du muguet.
L’abondement d’un budget (proche du redressement judiciaire) par les taxes qui seraient perçues ? Elles
semblent ainsi ignorer que les méfaits du tabac et de l’alcool coûtent deux fois plus cher à l’État qu’ils ne lui rapportent et que le bilan économique de la légalisation du cannabis au Colorado est déficitaire (accidents, violences, procès, hospitalisations pour pathologies somatiques ou psychiatriques, incurie d’un nombre croissant d’individus que la société doit assister).


Alors que prévaut, en France, une absence complète de prévention éducative sur les toxicomanies – ce
que nous reproche l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies (OEDT) – ces sénateurs n’ont pas un mot sur l’instauration d’une éducation civique sanitaire, portant une attention privilégiée aux drogues qui minent notre jeunesse et, à terme, notre société.


Le cannabis étant porté sur les épaules du tabac, leur proposition est-elle leur réponse au président de la
République qui a fixé pour objectif national une génération sans tabac pour ceux qui auront 20 ans en 2030 ?

Jean Costentin
Docteur en médecine

Pour réduire sa consommation d’alcool, l’accompagnement numérique fait ses preuves

Malgré des preuves claires des risques liés à l’alcool, une consommation abusive continue d’être très répandue. Une nouvelle étude met en avant le rôle de l’assistance numérique pour aider les personnes souhaitant limiter leur consommation par elles-mêmes.

 Alexandra Bresson

Pour réduire sa consommation d’alcool, l’accompagnement numérique fait ses preuves

iStock/alvarez

Même à des consommations d’alcool jugées faibles, des risques pour la santé existent. Il n’existe donc pas de seuil de consommation qui permettrait à coup sûr de limiter les risques pour la santé tout au long de la vie, mais des consommations à risque plus ou moins élevé.

En France, un avis émis par un groupe d’experts missionnés par l’agence Santé publique France a tenté de définir des risques acceptables et propose une valeur repère unique exprimée sous la forme d’un nombre de verres standard de : 10 verres standard par semaine et pas plus de 2 verres standard par jour.

Ces mêmes experts recommandent d’avoir des jours dans la semaine sans consommation d’alcool, sachant que des tests sont à disposition en ligne pour aider à évaluer sa consommation et dépendance éventuelle. Les personnes qui souhaitent arrêter ou limiter leur consommation peuvent demander l’aide d’un addictologue afin d’établir un protocole d’arrêt adapté. En outre, les traitements médicamenteux complètent la prise en charge psychosociale et interviennent pendant et après le sevrage pour aider à maintenir une consommation contrôlée.

En Suède, des chercheurs de l’Université de Linköping ont montré qu’un outil d’assistance numérique sur téléphone peut aussi aider les personnes dans cette situation : ils ont développé un outil numérique qui aide les individus à réduire leur consommation d’alcool par eux-mêmes.

« Au début de l’étude, les participants ont indiqué que c’était très important pour eux de réduire leur consommation. Mais la plupart ont indiqué qu’ils ne savaient pas comment le faire. Ceux qui ont eu accès au support numérique ont commencé à se sentir plus sûrs d’eux-mêmes quant à la façon dont ils pourraient réellement changer leur comportement. », explique Marcus Bendtsen, qui a dirigé l’étude publiée dans la revue BMC Medecine. 

« Les personnes qui veulent arrêter de fumer sont encouragées et soutenues par leur entourage. Mais il y a une stigmatisation autour du fait de vouloir arrêter de boire de l’alcool. Il y a une conception commune selon laquelle on devrait être capable de gérer sa propre consommation d’alcool, et beaucoup de personnes ne cherchent pas à se faire aider, même si elles veulent changer leur comportement. », ajoute-t-il.

Une consommation d’alcool réduite de l’ordre de 25%

L’équipe scientifique a souhaité tester l’efficacité d’une approche reposant sur l’usage personnel de l’assistance numérique, telle qu’une application mobile ou une assistance en ligne, qui pourrait être un moyen d’atteindre davantage de personnes ayant besoin d’aide. Un tel dispositif s’avère en effet peu coûteux et utilisable par un grand nombre de personnes, notamment celles qui ne souhaitent pas se tourner vers le système de santé.

Qui plus est son utilisation peut se faire à la discrétion de chacun, ce qui fait que « personne n’a besoin de savoir que vous utilisez l’outil, ce qui réduit la barrière de la stigmatisation pour demander de l’aide. », note l’équipe scientifique. Pour déterminer si leur outil numérique pouvait contribuer à réduire la consommation d’alcool, les chercheurs ont souhaité recruter des personnes au moment même où celles-ci étaient motivées pour entamer cette démarche.

Les participants ont été recrutés en ligne, grâce à des publicités ciblées diffusées aux personnes à la recherche d’informations sur la façon de boire moins d’alcool, puis ont été répartis au hasard en deux groupes.

A découvrir également : Je suis alcoolique : comment faire pour m’en sortir ?

Ceux du premier groupe ont immédiatement eu accès au nouvel outil numérique tandis que ceux de l’autre groupe se sont vu proposer des ressources existantes sur Internet et ont été invités à se motiver pour réduire leur consommation, avant d’avoir ensuite accès à l’outil numérique.

Ceux qui se sont immédiatement vu proposer le support numérique recevaient un message tous les dimanches qui, d’un ton neutre, les incitait à évaluer leur consommation d’alcool au cours de la semaine écoulée. Une fois que les participants ont signalé leur consommation d’alcool, ils recevaient des commentaires et avaient accès à plusieurs outils.

Il s’agissait notamment d’une incitation à se fixer des objectifs et à suivre sa consommation d’alcool au fil du temps. Les participants ont également pu en apprendre davantage sur les risques sociaux et sanitaires en lien avec l’exposition à l’alcool. Enfin, les participants pouvaient s’écrire des messages et choisir quand les recevoir, par exemple un rappel pour se calmer sur sa consommation d’alcool un certain jour ou énumérant la raison pour laquelle ils voulaient boire moins.

Les résultats ont montré que l’effet de l’outil d’assistance numérique, après quatre mois d’utilisation, était comparable à celui d’autres interventions numériques issues d’études internationales, mais aussi à celui d’interventions en face à face.

« Les utilisateurs qui avaient accès à l’outil numérique avaient une consommation d’alcool d’environ 25 % inférieure à celle du groupe qui n’en avait pas, ce qui est un effet légèrement plus important que prévu.», estime Marcus Bendtsen.

Les chercheurs développent actuellement une application pour mettre l’outil concrètement à la disposition de toutes les personnes qui en ressentent le besoin, et souhaitent également adapter l’application aux besoins individuels. En effet, « il y avait une large tranche d’âge parmi les participants à l’étude, et les raisons de boire de l’alcool étaient très variées entre les utilisateurs de 18 ans et ceux de 80 ans. », concluent-ils.

A noter qu’en France, l’alcool est responsable de 41 000 décès et de près de 30 000 cancers. Il est ainsi le deuxième facteur de risque de cancer lié au mode de vie ou à l’environnement, après le tabac.

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