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septembre 2022

Quels sont les alcools qui augmentent le plus la glycémie ?

Le sucre n’est pas le seul nutriment qui influe sur le taux de glucose sanguin. Les boissons alcoolisées peuvent, elles aussi, provoquer des hyperglycémies, néfastes pour l’organisme. Pour autant, tous les alcools ne sont pas logés à la même enseigne. Raphaël Gruman, nutritionniste à Paris, nous aide à faire le point, et nous propose un top 4 des alcools à éviter pour conserver une glycémie stable.

Quels sont les alcools qui augmentent le plus la glycémie ?Adobe Stock

Publié par Lise Lafaurie,

Cet article est validé par Raphaël Gruman, ambassadeur de Medisite – Nutritionniste

L’importance de maintenir une glycémie stable tout au long de la journée – que ce soit pour la santé, le poids ou le bien-être – n’est plus à démontrer. Les pics de glycémie favorisent le stockage des graisses par le biais de l’insuline, et entretiennent les fringales de sucre en provoquant une hypoglycémie réactionnelle. À long terme, ces variations de glycémie sont susceptibles de fatiguer le pancréas et de favoriser l’apparition d’un diabète de type 2, lui-même à l’origine d’un surpoids et d’une augmentation des risques cardio-vasculaires.

Glycémie : attention à l’alcool

Le sucre n’est pas le seul nutriment à limiter pour garder une glycémie stable. L’alcool peut lui aussi faire grimper au plafond le taux de glucose sanguin.

« Lorsque l’on boit une boisson alcoolisée, l’alcool absorbé par l’organisme est rapidement métabolisé par le foie, et transformé en sucre au niveau du sang« , explique Raphaël Gruman. Plus une boisson est riche en alcool, plus elle élève rapidement et fortement la glycémie. « Autre valeur à prendre en compte : la teneur en sucre de ces boissons alcoolisées, qui vient s’ajouter à leur teneur en alcool pour potentialiser le pic de glycémie », ajoute le nutritionniste.

Enfin, la taille des portions consommées entre également en ligne de compte, puisqu’en toute logique, plus un verre est grand, plus il contient de sucre et d’alcool, et donc plus rapidement, il fait monter la glycémie. « Il faut donc comparer les alcools en fonction de la taille des portions usuelles consommées : à savoir un ballon de vin, une flûte de champagne, une tasse de cidre, un demi de bière ou un fond de whisky », détaille Raphaël Gruman.

En prenant en compte ces trois facteurs, voici donc les 4 boissons alcoolisées qui provoquent la plus forte et rapide élévation du taux de sucre dans le sang.

Les cocktails : de vraies bombes glycémiques

Préparés à base de soda, de jus de fruit et/ou de sirop de sucre, associés à un ou plusieurs alcools forts, les cocktails alcoolisés sont indiscutablement les pires boissons pour la glycémie. Parmi eux, la Pina Colada faite de crème de coco, de jus d’ananas et de rhum, se place en tête de liste. Elle est suivie de près par le Russe Blanc (white Russian) confectionné à base de vodka, de liqueur de café et de crème, lui-même talonné par le Long Island Iced tea qui cumule vodka, rhum, triple sec, tequila et gin, le tout rehaussé d’une rasade de cola.

Ces cocktails ont en outre l’inconvénient de se boire très facilement – le goût du sucre masquant celui de l’alcool – et le risque est donc de ne pas se limiter à un verre. De quoi faire littéralement exploser la glycémie… et l’alcoolémie au passage.

Les liqueurs ou « crèmes » : l’équivalent de 8 morceaux de sucre

Ces boissons spiritueuses sont élaborées par aromatisation d’une base alcoolique à l’aide de fruits, de plantes, de produits laitiers ou d’œufs. Elle peut être faite par différents procédés, dont la macération ou l’infusion et par addition de sucre ou de miel. Généralement dégustées en fin de repas, à la façon d’un digestif, ces liqueurs cumulent un taux d’alcool élevé (25 à 30 degrés) et une très forte teneur en glucides.

Chartreuse, Génépi, Limoncello, Baileys, Crème de cassis et autres Amaretto apportent ainsi en moyenne plus de 40 g de sucre aux 100 g, à savoir l’équivalent de 8 morceaux de sucre ! Ils sont à fuir pour quiconque souhaite éviter un excès de glucides.

La bière : une des boissons les plus nocives pour la glycémie

Sous ses airs innocents de boisson modérément alcoolisée, la bière fait pourtant partie des boissons les plus nocives pour la glycémie. « Certes, elle est moins titrée en alcool que beaucoup d’autres boissons, mais elle est faite à partir de céréales – le houblon – et est donc très glucidique« , révèle le nutritionniste.

Par ailleurs, les q uantités consommées sont plus importantes que toutes les autres boissons alcoolisées, puisque les portions standards sont le demi (250 ml) et la pinte (500 ml) soit deux à quatre fois plus que les autres : ballon de vin, coupe de champagne et verre de cocktail.

Mention spéciale pour certaines bières qui contiennent du sirop de glucose, du sucre ajouté ou du caramel en plus du houblon, ce qui augmente encore leur capacité à faire grimper le taux de sucre sanguin.

Hyperglycémie : méfiance avec les vins moelleux et liquoreux

Le Sauterne, le Monbazillac ou encore le Muscat font partie des vins dits moelleux, voire liquoreux. Bien que leur titrage en alcool soit modéré (12 à 14 degrés), ils contiennent 10 à 45 g de sucre par litre, soit bien plus qu’un vin sec qui en contient moins de 2 g.

Les vins moelleux et liquoreux sont obtenus à partir de raisins blancs et plus rarement de raisins noirs, et sont élaborés à partir de grains récoltés en sur-macération ou ayant atteint la pourriture noble. Au cours de ce processus, le raisin perd de l’eau et se concentre donc en sucre, d’où leur teneur élevée en glucides. On leur préfère un vin sec, tel qu’un chardonnay, un sauvignon ou encore un chablis, quasiment dépourvus de sucre, mais tout aussi savoureux.

Et les alcools qui augmentent le moins la glycémie ?

Sur la première marche du podium des alcools qui élèvent le moins la glycémie : le cidre de pomme. Avec ses 3 à 5 degrés d’alcool et sa faible teneur en sucre, il peut être dégusté sans culpabilité – mais toujours avec modération ! – par quiconque surveille sa ligne et se préoccupe de sa santé. « À plus forte raison lorsqu’il est brut, le cidre est de loin l’alcool le moins nocif pour la glycémie« , assure Raphaël Gruman.

Viennent ensuite tous les vins secs – qu’ils soient rouges, blancs ou rosés – et le champagne, qui sont des alcools modérément caloriques et presque exempts de sucre.

Pour un effet encore plus limité sur la glycémie, on veille à ne pas les déguster à jeun, mais au cours d’un repas, pour que les autres nutriments – protéines, lipides et glucides – ralentissent l’absorption du sucre et de l’alcool.

Attention à l’addiction !

Outre le fait que l’alcool fasse monter la glycémie, il est surtout très addictif et nocif lorsqu’il est consommé en excès. En France, l’alcool est responsable chaque année de quelque 49 mille décès prématurés.

Pour limiter ses méfaits, il est souhaitable de suivre quelques recommandations. « Pas plus de 2 verres par jour pour une femme et 3 pour un homme, en veillant à observer 2 jours au moins par semaine sans alcool », insiste Raphaël Gruman.

Au cours d’une soirée exceptionnelle, on pense toujours à alterner un verre d’alcool et un verre d’eau, et pour éviter les risques d’intoxication, on ne dépasse jamais 4 verres maximum dans la soirée.

Seringues, matelas de fortune et excréments… des riverains s’alarment de la présence de toxicomanes dans leur rue à Nice

Des toxicomanes ont fait d’une voie privée condamnée du centre-ville de Nice un lieu de rassemblement régulier. Les riverains dénoncent cette situation, la Ville veut sécuriser le site et cherche une solution pérenne pour accueillir et accompagner ces personnes en difficulté.

Une voie privée est devenue de manière récurrente un point de fixation des consommateurs de drogues où vivotent dans des conditions déplorables des accros au crack, dérivé fumable, bon marché et très addictif de la cocaïne, et des toxicomanes à l’héroïne. 

Des troubles psychologiques chez les bébés exposés au cannabis durant la grossesse ?

Des troubles psychologiques peuvent naître chez les bébés exposés au cannabis durant la grossesse

© Shutterstock / Valmedia

Une étude parue dans la revue JAMA Pediatrics souligne que les bébés exposés au cannabis pendant la grossesse ont plus de risques de développer des troubles psychologiques durant l’enfance.

Les effets néfastes du cannabis sont désormais connus : problèmes de concentration, dépression, apparition de psychose, maladies respiratoires… Mais sans en consommer directement, les risques existent aussi, y compris pour les bébés qui y sont exposés in utero, alerte une étude parue dans la revue JAMA Pediatrics.

De précédentes études avaient déjà pointé du doigt certaines difficultés pour les enfants qui avaient été en contact avec de la marijuana avant leur naissance, comme des complications du sommeil, des limites au niveau cognitif, ou encore le fait que les bébés naissaient avec des poids plus faibles.

PLUS D’ANXIÉTÉ ET DE DÉPRESSION

Cette fois-ci, les chercheurs américains se sont appuyés sur une étude menée auprès de 12 000 enfants. Objectif ? Evaluer leur développement cognitif et étudier leurs cerveaux. Dans cette étude, les enfants étaient en moyenne âgés de 9 à 10 ans, en 2020.

Deux ans plus tard, alors âgés de 11 à 12 ans, les enfants ont été de nouveau étudiés, du point de vue des pathologies psychologiques. Les chercheurs se sont intéressés aux substances auxquelles ils avaient été exposés in utero, particulièrement le cannabis.

Ils se sont aperçus que certains symptômes pouvaient être corrélés au fait d’avoir été en contact avec cette substance : les enfants en question avaient davantage tendance que les autres à être anxieux et dépressifs.

Par ailleurs, les scientifiques s’inquiètent de voir cette population être plus encline à consommer elle-même à l’âge adolescent.

Source : Association of Mental Health Burden With Prenatal Cannabis Exposure From Childhood to Early Adolescence, JAMA Pediatrics, 12 septembre 2022.

Source

Comment soigner la gueule de bois ?

Le matin après une grosse soirée très arrosée peut être un vrai cauchemar. Notre organisme a besoin de certains aliments, boissons et petits soins pour se remettre.

Boire de l’alcool dès le réveil, prendre un café ou des médicaments… faites le tri entre les bonnes astuces et celles qui risquent de rendre la situation encore plus difficile.  

remède gueule de bois

Sommaire

Chaque personne ayant vécu une gueule de bois le sait : la motivation n’est pas au plus haut au lendemain d’un excès d’alcool. Votre tête vous fait souffrir, votre estomac est retourné, et votre énergie est à zéro… Si vous cherchez des solutions efficaces, attention aux mauvais conseils. De quoi a-t-on réellement besoin un lendemain de fête ?

C’est quoi la gueule de bois (veisalgie) ? Pourquoi l’a-t-on ?

La gueule de bois est une expression populaire faisant référence à un ensemble de symptômes qui surviennent en conséquence d’une consommation excessive d’alcool. On la connaît aussi sous le nom de veisalgie.

La raison principale de nos soucis après avoir bu trop d’alcool est le manque d’hydratation. Les boissons alcoolisées diminuent voire suppriment la production d’une hormone antidiurétique qui s’appelle la vasopressine. Cette dernière envoie des signaux aux reins, leur indiquant de retenir le liquide, et nous finissons par éliminer plus de liquides que nous en consommons. « Par conséquent, l’alcool augmente la miction et la perte excessive de liquides. La déshydratation légère qui en résulte contribue probablement aux symptômes de la gueule de bois tels que la soif, la fatigue et les maux de tête » indique un document officiel du NIH (National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism) (Source 1).

Et les composés toxiques produits par l’organisme en réponse à l’absorption de l’alcool nous achèvent en provoquant des nausées, des vomissements, des maux de tête, un mauvais sommeil et une baisse du taux de sucre dans le sang. Le foie a besoin d’un certain temps pour éliminer tout l’alcool ingéré, et cela fatigue.

Quels sont les symptômes de la gueule de bois ?

La gueule de bois peut varier d’une personne à l’autre, mais globalement les symptômes communs sont :

  • Sensation de faiblesse ;
  • Soif ;
  • Maux de tête ;
  • Perte d’appétit ;
  • Douleurs musculaires ;
  • Nausée ;
  • Maux de ventre ;
  • Brûlures d’estomac ;
  • Diarrhée ;
  • Vertiges ;
  • Sensibilité à la lumière et au bruit ;
  • Anxiété ;
  • Irritabilité ;
  • Transpiration ;
  • Tremblements ;
  • Bouche pâteuse ;
  • Tachycardie (emballement du rythme cardiaque) ;
  • Confusion spatiale ;
  • Déficiences cognitives ;
  • Augmentation de la tension artérielle.

Un certain nombre de facteurs peuvent aussi contribuer à la gueule de bois : troubles du sommeil à cause de la prise d’alcool qui contribue à la fatigue, irritation gastro-intestinale due à l’augmentation de l’acide dans l’estomac, inflammation de l’organisme…

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L’ordre des boissons n’influe pas sur la gueule de bois

Bière, whisky, vodka, rhum, pastis, champagne, vin… toutes ces boissons contiennent la même molécule, appelée éthanol ou alcool pur. Ces boissons se différencient par leur goût et leur concentration en éthanol, mais toutes peuvent conduire à l’ivresse voire à la fameuse « gueule de bois ». S’il est connu qu’alterner boissons alcoolisées et boissons sans alcool est un réflexe conseillé pour limiter sa survenue, des chercheurs de l’université de Cambridge ont voulu savoir si l’ordre dans lequel ces boissons sont consommées importe ou non. Et la réponse est non : cela ne permet pas de se prémunir d’un lendemain difficile car c’est bel et bien la quantité d’alcool consommé qui compte.

« La gueule de bois serait susceptible d’être influencée par des facteurs autres que l’alcool pur de la boisson. On a suggéré que les colorants et les arômes peuvent l’aggraver, ce qui pourrait expliquer pourquoi, à concentration d’alcool identique, un bourbon provoquerait une gueule de bois plus grave que de la vodka », expliquent les chercheurs de l’étude publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition (Source 2).

« En utilisant du vin blanc et de la bière blonde, nous n’avons trouvé aucune vérité dans l’idée que boire de la bière avant le vin permet une gueule de bois moins difficile que l’inverse », soulignent les chercheurs. « La vérité est que boire trop est susceptible de provoquer une gueule de bois. Le seul moyen fiable de prédire à quel point vous vous sentirez mal le lendemain est de savoir à quel point vous vous sentez saoul et si vous êtes malade ». Avec ces conclusions, les chercheurs espèrent ainsi faire comprendre aux consommateurs d’alcool que le mieux est donc de faire attention aux unités d’alcool consommées car, autrement, il est inévitable d’en souffrir peu importe l’ordre de consommation.

Comment se remettre d’une cuite et éliminer l’alcool le lendemain ?

Lorsqu’on consomme un peu trop d’alcool, le niveau de potassium diminue dans l’organisme, ainsi que le sucre. Parmi les remèdes efficaces, vous pouvez commencer par manger une banane au petit déjeuner : les symptômes désagréables devraient commencer à s’apaiser. Le midi, optez pour des pâtes, un œuf, et une salade de tomates pour faire le plein de bons nutriments, dont les sels minéraux, et les acides aminés, qui aident le foie à se détoxifier.

La seule boisson dont le corps a réellement besoin est l’eau. Boire de l’eau est le meilleur moyen pour vous réhydrater. En effet, à cause de la déshydratation provoquée par l’alcool, elle est d’autant plus indispensable. Gardez une bouteille d’eau près de vous toute la journée, et faites le plein pour aller mieux. Consommez tous types de boissons avec de l’eau. Si vous aimez les tisanes, le thé et les soupes, vous pouvez également en profiter pour augmenter votre apport en liquides. Attention aux jus de fruits, qui peuvent être très acides pour l’estomac.

Il ne faut pas boire de l’alcool au réveil : ce mythe n’a aucun fondement scientifique et vous ne feriez qu’entretenir un cercle vicieux. Essayer de prévenir ou de remédier à une gueule de bois en buvant de l’alcool ne fait que repousser la réaction inévitable de l’organisme pendant quelques heures.

Rétablir l’équilibre électrolyte, une vraie astuce ?

« Pour aider à soulager les symptômes de la gueule de bois, certaines personnes se tournent vers des boissons énergisantes riches en électrolytes ou d’autres produits, ou même vers des traitements intraveineux (IV), dans le but de traiter le déséquilibre électrolytique provoqué par une augmentation de la miction et la perte de liquide résultant de la consommation d’alcool », indique le NIH. Toutefois, « la recherche n’a pas mis en évidence de corrélation entre l’étendue des perturbations électrolytiques et la gravité des épisodes de gueule de bois, ou de l’impact de la prise d’électrolytes sur la gravité de celle-ci. Chez la plupart des personnes, l’organisme rétablira rapidement l’équilibre électrolytique une fois que les effets de l’alcool s’estompent ».

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Quels sont les remèdes de grand-mère anti-gueule de bois ?

« Il n’y a pas de moyen d’accélérer la récupération cérébrale après la consommation d’alcool : boire du café, prendre une douche ou boire une boisson alcoolisée le lendemain matin ne soignera pas une gueule de bois », explique le NIH. Pourtant, certains remèdes naturels sont réputés pour soulager quelques symptômes de la gueule de bois.

Un remède de grand-mère souvent cité est celui des huiles essentielles, notamment l’huile essentielle de citron pour drainer le foie ou l’huile essentielle de menthe poivrée pour aider à soulager les troubles intestinaux. Vous pouvez déposer quelques gouttes d’huile essentielle sur vos tempes (le plus loin des yeux possible) et masser doucement. Attention à d’abord les tester sur votre poignet si c’est la première fois que vous les utilisez.

Le gingembre, un anti-nauséeux efficace, peut être intéressant en cas de nausées et de vomissements, à condition de ne pas le prendre le ventre vide.

Autre remède naturel si votre estomac est contrarié par un trop grand nombre de verres, vous pouvez boire un verre d’eau avec une cuillère à café de bicarbonate de soude : cela permettra normalement d’abaisser le taux d’acidité dans votre estomac.

L’homéopathie est parfois recommandée pour détoxifier l’organisme.

Quel médicament prendre après une cuite ?

Ne souffrez pas pendant des heures sans rien faire, vous pouvez agir. Prenez un médicament pour soulager le mal de tête et un anti-vomitif pour lutter contre les nausées et les vomissements. Suivez les conseils de votre pharmacien.ne et ne dépassez pas la dose conseillée, au risque de faire plus de mal que de bien.

Attention toutefois, met en garde le NIH : « certaines personnes prennent des analgésiques en vente libre (souvent du paracétamol) avant d’aller au lit pour minimiser les effets de la gueule de bois. Il est important de reconnaître que l’association d’alcool et de paracétamol peut être toxique pour le foie. Comme l’alcool, certains analgésiques en vente libre, y compris l’aspirine et l’ibuprofène, peuvent augmenter la libération d’acide et irriter la muqueuse de l’estomac. Faites preuve de prudence lorsque vous utilisez ces médicaments avant ou après la consommation d’alcool ».

Une pilule contre la gueule de bois

Une toute nouvelle pilule appelée Myrkl commercialisée depuis juillet 2022 promet de limiter les effets de la gueule de bois. Ce médicament décompose l’alcool dans l’intestin avant qu’il n’atteigne le foie. Mais une pilule contre la gueule de bois, est-ce vraiment possible ? Une étude a démontré que les personnes ayant pris deux pilules Myrkl avant de boire deux verres de vin avaient 70 % d’alcool en moins dans le sang dans l’heure suivante, contrairement à celles qui n’en avaient pas pris. Toutefois, il s’agit d’une seule étude basée sur un petit groupe de participants (et donc sur un ensemble limité de données). Un article publié dans The Conversation souligne d’ailleurs que la pilule n’agit qu’une fois que l’alcool est passé de l’estomac à l’intestin, et ne permet donc pas de diminuer les effets de l’alcool sur l’estomac… On attend de voir les résultats !

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Comment faire passer la gueule de bois… en dormant ?

Puisque l’alcool perturbe le rythme et la qualité du sommeil, les niveaux d’énergie d’un lendemain de soirée trop arrosée sont aussi élevés que ceux d’un ours en pleine hibernation. Mais la nausée et les allers-retours aux toilettes dès le réveil prolongent le cauchemar tout au long de la journée. N’essayez surtout pas de faire du sport pour effacer cette sensation, au risque de vous déshydrater encore davantage et de vous blesser. Accordez-vous plutôt quelques heures de repos, essayez de faire une sieste ou de dormir quelques heures.

« Bien que de nombreux remèdes pour soulager les gueules de bois soient mentionnés sur Internet et sur les réseaux sociaux, aucun n’a scientifiquement prouvé son efficacité. Il n’y a pas de potion magique en cas de gueule de bois, et seul le temps peut aider. Les personnes doivent attendre que l’organisme finisse d’éliminer les sous-produits toxiques du métabolisme de l’alcool, qu’il se réhydrate, que les tissus irrités guérissent et que l’immunité et l’activité cérébrale reviennent à la normale », conclue le NIH.

Pour éviter la gueule de bois, une seule solution : modérer sa consommation d’alcool et évidemment rester en bonne santé.

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Comment l’alcool peut-il avoir un effet désinhibant ?

Alors que certains se lancent dans le « Dry January » qui consiste à limiter voire supprimer sa consommation d’alcool pendant un mois, revenons sur les effets de l’alcool sur l’organisme. Sur le système nerveux, l’alcool agit de diverses manières, qui ne sont pas toutes comprises dans les détails. Voici pourquoi il provoque l’ivresse bien connue.

Il est encore difficile de dresser un schéma complet de ce mécanisme car l’alcool (éthanol) est une petite molécule qui, à la différence des autres drogues, n’agit pas sur une seule cible, mais sur de nombreux récepteurs neuronaux, ces capteurs par lesquels les neurones communiquent entre eux.

Dès lors, l’alcool modifie l’action de vastes réseaux neuronaux. D’un point de vue général, l’alcool altère les processus cognitifs et moteurs.

L’hypothèse la plus probable est que le fait de s’enivrer altère l’activité des régions corticales frontales, explique Mickaël Naassila, directeur du Groupe de recherche sur l’alcool et les pharmacodépendances à l’Inserm. Or, ces régions permettent l’analyse d’une situation et donc le contrôle de nos comportements.”

L’alcool neutralise l’action de deux neuromodulateurs essentiels

Une fois ce frein levé, l’individu laisse libre cours à ses émotions, à ses envies, sans tenir compte des conséquences et du contexte social. L’inhibition du contrôle frontal favorise ainsi l’empathie, mais incite également à la prise de risque, au passage à l’acte, et même à la violence.

Au niveau des neurones, l’effet désinhibiteur de l’alcool peut s’expliquer, du moins en partie, par le fait qu’il neutralise l’action de deux neuromodulateurs essentiels à la perception de l’environnement et au maintien de la vigilance : la noradrénaline et la sérotonine. “En se fixant sur les récepteurs du GABA [le principal neurotransmetteur du système nerveux encéphalique>, l’alcool exerce une activité inhibitrice sur la noradrénaline et la sérotonine, et en perturbe la sécrétion, explique le neurobiologiste Jean-Pol Tassin. Or, la noradrénaline permet justement d’être réactif face à un danger”. Quant à la sérotonine, elle joue un rôle important dans l’émotivité et l’humeur.

Et il favorise la sécrétion de « morphines endogènes »

De plus, l’alcool favorise la sécrétion de “morphines endogènes” qui se lient à d’autres récepteurs ayant eux aussi une action inhibitrice. Mais surtout, l’éthanol a pour effet de booster la libération de dopamine, impliquée dans le système de récompense et d’addiction, qui va provoquer un effet plaisant, parfois jusqu’à l’euphorie.

Les conséquences d’un effet désinhibant

Désinhibé, euphorisé, le consommateur peut ressentir une sensation de toute-puissance… alors que ses systèmes de vigilance sont affaiblis.

Et tel est bien le risque que constitue l’alcool, au volant ou ailleurs : on se sent sûr de soi alors que la vigilance est moindre !

Source Science et Vie

Niveaux historiques d’usage de cannabis et d’autres drogues hallucinogènesaux Etats-Unis

Voilà ce qui nous attend

Pr Jean-Pierre Goullé

Dans une communication récente, le très sérieux National Institute of Drug of Abuse américain (NIDA) tire la sonnette d’alarme 1 . En effet, son alerte concerne la progression constante de l’usage, non seulement de cannabis, mais aussi de toutes les autres drogues hallucinogènes.

Ainsi chez les jeunes adultes âgés de 19 à 30 ans, le NIDA relève que ce sont les niveaux d’usage les plus élevés jamais enregistrés depuis 1988 (début des statistiques), qu’il s’agisse de cannabis, d’autres drogues hallucinogènes ou de vapotage de cannabis.

Par exemple 43% de cette tranche d’âge a consommé du cannabis en 2021.
Cumul de la consommation de cannabis dans le mois et quotidienne (soit au moins à 20 reprises au cours des 30 derniers jours) :

  • 17% en 2011
  • 21% en 2016
  • 29% en 2021
    Consommation quotidienne de cannabis :
  • 6% en 2011
  • 8% en 2016
  • 11% en 2021
    Vapotage de cannabis au cours du mois :
  • 6% en 2017
  • 12% en 2021
    Usage d’autres hallucinogènes au cours de l’année :
  • 3% en 2011
  • 5% en 2016
  • 8% en 2021.


Le vent de légalisation du cannabis qui souffle outre-Atlantique n’est certainement pas étranger à cette flambée de la consommation de toutes les drogues hallucinogènes.

Le même phénomène touche également les 35-50 ans pour lesquels la plus forte prévalence d’usage de cannabis jamais enregistrée est constatée (16% d’usage au cours du mois en 2021).

Voilà ce qui nous attend ! Ce message devrait alerter nos autorités, les élus et responsables politiques, ainsi que les partisans de la légalisation du cannabis, puis de toutes les drogues.


1- Study Finds Historic Levels of Marijuana, Hallucinogen Use Among Young Adults JAMA, 6-09-2022.
Lien: JAMA Health Forum. 2022;3(9):e223737. doi:10.1001/jamahealthforum.2022.3737

Une minute de détente !

On trouve des baleines partout !!

Alcool et Alzheimer : une étude révèle le nombre de verres à ne surtout pas dépasser

Vérifié le 08/09/2022 par PasseportSantéAlcool et Alzheimer : une étude revèle le nombre de verres à ne surtout pas dépasser

On sait que la consommation d’alcool (même modérée) peut avoir des impacts négatifs sur le cerveau.

Boire un verre d’alcool par jour pourrait même favoriser le déclin cognitif et participer au développement de maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.

C’est ce que révèlent des chercheurs dans une récente étude.

Un verre par jour peut augmenter les risques de maladie d’Alzheimer

Un verre par jour pourrait suffire à augmenter les risques de maladie d’Alzheimer. C’est ce que révèlent des chercheurs des universités britanniques d’Oxford et de Cambridge dans une étude publiée en juillet dernier dans le journal PLOS Medicine.

Pour mener à bien leurs recherches, les scientifiques ont fait appel à 20729 participants âgés en moyenne de 55 ans. Ils leur ont posé une série de questions au sujet de leur consommation d’alcool et leur ont demandé de se soumettre à une IRM afin d’évaluer les niveaux de fer dans le cerveau. Enfin, ils leur ont fait passer une série de tests pour évaluer leurs fonctions cognitives et motrices.

L’accumulation de fer dans le cerveau lié à l’alcool pourrait contribuer à un déclin cognitif

Selon les résultats de l’étude, une consommation d’alcool supérieure à sept unités par semaine (soit un verre d’alcool par jour) était associée à des niveaux de fer plus élevés dans des structures du cerveau appelées ganglions de la base. Autrement dit, un verre d’alcool par jour peut entraîner une accumulation de fer dans le cerveau.

Or, on sait que l’accumulation de fer dans le cerveau peut favoriser certaines maladies neurodégénératives, notamment la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson. Par ailleurs, les chercheurs ont révélé que l’augmentation du fer cérébral était associée à un déclin de la fonction cognitive des participants.

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