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À Brest, une distribution d’un jeu de cartes pour alerter sur les dangers de l’alcool au volant

La Sécurité routière distribuera des jeux de cartes à Brest ces 4 et 5 août 2022 pour sensibiliser les jeunes conducteurs aux dangers de conduire en état d’ébriété.

Le jeu de 17 cartes regroupera plusieurs défis pour prévenir des dangers de l’alcool au volant. | SÉCURITÉ ROUTIÈRE

Sam, « celui qui ne boit pas », ne prend pas de vacances. En cette période estivale pendant laquelle les verres en terrasse et les soirées se multiplient, la Sécurité routière distribuera un jeu de cartes « Sam » dans les rues de Brest les 4 et 5 août 2022. En relevant les défis, les jeunes conducteurs seront sensibilisés aux dangers de l’alcool au volant.

Une manière ludique de rappeler aux jeunes conducteurs que la mortalité routière reste la première cause de mortalité chez les 18-24 ans. Selon les derniers chiffres gouvernementaux, le facteur alcool est relevé chez 23 % des jeunes auteurs présumés responsables d’accidents mortels.

Source Ouest France

Drogues : la consommation mondiale a augmenté de 26 %

Par Gabriel Foffano,  publié le 2 août 2022 

La drogue n'a pas vraiment d'effets bénéfiques pour la santé.

La drogue n’a pas vraiment d’effets bénéfiques pour la santé.

Une nouvelle étude vient de dévoiler que le nombre de personnes consommant de la drogue dans le monde a augmenté de 26 %.

La consommation de drogues dans le monde ne faiblit pas. En effet, le nouveau rapport annuel de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime vient de dévoiler que le nombre de personnes âgées de 15-64 ans dépendant à des substances psychoactives dans le monde avait augmenté de 26 % en simplement une décennie. Au total, 284 millions d’individus avouaient avoir consommé de la drogue en 2022.

La drogue est de plus en plus consommée dans le monde

Dans les détails, le rapport souligne que la consommation de cocaïne a le plus augmenté, notamment sur les marchés européen et nord-américain. Nous apprenons d’ailleurs que la production a doublé depuis 2014, atteignant ainsi les 2000 tonnes en 2022, soit 11 % de plus par rapport à 2019. Concernant l’opium, la production a grimpé de 7 % entre 2020 et 2021, atteignant près de 8 000 tonnes. Le trafic de méthamphétamine de son côté a progressé. À titre d’information, 117 pays ont enregistré des saisies entre 2016 et 2022, contre 84 entre 2006 et 2010.

Une légalisation qui fait du tord

Passons maintenant à la drogue douce en vogue, notamment chez les jeunes adultes, le cannabis. La consommation de cette dernière a augmenté durant les 10 dernières années. D’après l’ONU, cela pourrait être en partie dû à la légalisation de l’heure récréative au Canada et dans certains États des États-Unis.

L’enquête vient aussi souligner une différence de comportements entre les sexes. Par exemple, les femmes seraient moins consommatrices de drogues de manière générale. Le rapport précise que « leur nombre est en constante augmentation, et les troubles liés à leur consommation surviennent beaucoup plus rapidement que chez les hommes ». En plus de cela, les femmes auraient davantage de difficultés à accéder aux traitements que le sexe opposé. Nous apprenons par exemple que les femmes représentent la moitié des consommateurs d’amphétamines, un cinquième de ces dernières est cependant traité contre l’addiction à cette drogue.

Source

Entre cannabis et tabac, peut-on choisir ?

 Professeur Jean-Paul Tillement et Professeur Jean-Pierre Goullé

Comment répondre aux principales questions que pose le projet de légalisation de l’usage du cannabis. Ce message s’adresse aux utilisateurs actuels ou futurs, à ceux qui les renseignent, à ceux qui les combattent.

On pourrait, d’un trait de plume, rejeter toute idée de légalisation de l’usage du cannabis : c’est une drogue avérée, ce qu’une grande majorité de français admet. Or nous avons déjà deux drogues légales qui font des ravages dans notre pays, l’alcool, 41000 morts par an et le tabac,75000 morts par an : pourquoi en ajouter une troisième ?

Dans son projet de lutte contre le tabagisme, le Ministère des solidarités et de la santé affirmait, le 20 décembre dernier :

Le bon sens dit non, la médecine aussi.

« Première cause de mortalité évitable, de mortalité par cancer et de mortalité avant 65 ans, le tabac est responsable dans notre pays de près d’un décès sur huit. La stratégie nationale de santé et le plan Priorité Prévention font de la lutte contre le tabac une priorité de santé publique de premier plan.

Le programme national de lutte contre le tabac 2018-2022 traduit la volonté d’agir encore plus fortement contre ce fléau : combinant des actions sur le volet économique et sur les volets sociaux et sanitaires, il élargit la palette d’interventions. Toutes ces actions doivent converger vers un but : aider nos jeunes enfants d’aujourd’hui à devenir, dès 2032, la première génération d’adultes sans tabac ».

Dans de telles conditions, comment concilier cette lutte contre le tabagisme, son objectif zéro tabac et souhaiter l’usage de cannabis ?

Pourquoi alors de nombreux pays s’engagent ils dans cette voie ? Sommes nous en retard ? La question peut se poser et pourtant les preuves des méfaits du cannabis s’accumulent : les voyants sont tous au rouge, montrant son rôle aggravant dans les accidents de la route, dans l’augmentation des urgences hospitalières, dans les comportements violents, dans les crimes et plus insidieux encore, dans les échecs scolaires, mais aussi sur l’enfant à naître, les possibles effets sur la transmission parentale (épigénétique),l’augmentation de l’attrait pour les autres drogues pour ne citer que les plus connus.

Le choix de la légalisation est à l’évidence paradoxal mais peut s’expliquer. On laissera de côté les recherches individuelles de besoin d’évasion, d’idées nouvelles, l’envie de transgression pour ne s’intéresser qu’aux fournisseurs. L’Europe a été littéralement envahie et véritablement inondée par les marchands de drogue. Ceux-ci ont utilisé très tôt des stratégies industrielles et commerciales très habiles et ils ont pris de court nombre de gouvernements.

Dans un premier temps ont été proposés des produits peu concentrés en tétrahydrocannabinol (THC), d’activité réelle mais modérée et suffisante pour créer un temps de« récréation » souvent convivial et somme toute sur le moment anodin. La propagande bien orchestrée et la naïveté en ont fait une « drogue douce » à la mode dans certains milieux ; le piège s’ouvrait. Progressivement, discrètement, les concentrations ont augmenté jusqu’à créer le besoin.

La manœuvre est habile : l’effet s’épuise rapidement par répétition des doses, tous les trois jours par exemple. Si donc on veut maintenir les mêmes sensations, il faut augmenter les doses. Ce que ne sait pas l’utilisateur, c’est que le pouvoir addictogène, lui, ne s’épuise pas mais augmente. L’utilisateur devient donc de plus en plus dépendant et, pour maintenir un même effet, il augmente les doses et le pouvoir addictogène : le piège se referme progressivement. Ce piège est solide car le THC ne s’élimine que lentement et donc s’accumule dans l’organisme. Ses localisations préférentielles sont les lipides cérébraux, d’où les effets psychiques mais pas seulement :le cœur et le risque d’infarctus, les vaisseaux avec les accidents vasculaires cérébraux et l’artérite des membres périphériques, les pathologies pulmonaires, pour ne citer que les plus fréquents.

 Les effets du cannabis sont dits concentrations dépendantes, plus celles-ci s’élèvent, plus les effets sont intenses et de nouveaux effets apparaissent, non plus seulement somatiques mais aussi psychiatriques.  On comprend l’engrenage dans lequel tombe le toxicomane. Il n’a pas conscience de l’aspect cumulatif de ses prises et de leur caractère insidieux : le cannabis est une drogue dure mais lente (qui pourrait faire croire qu’elle est douce) qui agit par accumulation. Il est difficile de s’en débarrasser. A l’opposé de l’alcool qui s’élimine relativement vite de l’organisme, le THC persiste : aussi peut-on remarquer que les cellules de dégrisement bien connues des commissariats de police, efficaces en cas d’ivresse alcoolique, sont sans effet pour le cannabis.

Cette stratégie des doses progressives des trafiquants, les premières étant même parfois gratuites, est très efficace, elle empoisonne et emprisonne le toxicomane. Elle est soutenue par des organisations puissantes, les unes internationales (livraisons discrètes à domicile ou par la poste), d’autres artisanales mais aussi actives. Elles visent à rendre l’addiction irréversible.

Pourquoi l’Europe est-elle ainsi « privilégiée » ? Parce qu’elle peut payer, cette industrie est hautement lucrative.

Peut-on encore agir ? Les campagnes de répression et de prévention sont peu efficaces pour le cannabis. La loi de 1970  n’est que très peu appliquée, beaucoup d’élus et même certains magistrats considèrent qu’elle est inapplicable : 

« On ne peut mettre tout le monde en prison ». Il y a du vrai dans ce propos mais il résulte d’un manque initial de réactivité des pouvoirs publics : le laisser faire. Et la société subit la loi des trafiquants qui ont réussi à atteindre leur but : un très grand nombre d’intoxiqués, l’objectif étant de rendre le processus irréversible.

Est-ce pour autant désespéré ? Non, il y a un premier contre-exemple, celui du tabac. Les campagnes d’information successives, le coût sans cesse augmenté des cigarettes, l’interdiction de fumer dans les lieux publics ont actuellement un impact positif sur la baisse du tabagisme. Il n’est malheureusement que très partiel mais il est convaincant et invite à le poursuivre. L’alcoolisme lui aussi est en régression, sa diminution doit beaucoup aux campagnes de sensibilisation aux maladies qu’il provoque, aux accidents de la route où la gravité va de pair avec la consommation d’alcool, à la déchéance physique et mentale auxquelles il peut conduire. Il pose d’autres problèmes que le tabagisme, certainement plus difficiles, très préoccupants chez les jeunes.

Et le cannabis dans tout cela. On peut d’abord observer qu’il est souvent associé à l’alcool, au tabac ou encore aux deux. Les effets sont cumulés. Combattre les deux mais ouvrir les portes au troisième semble défier le bon sens. Et pourtant, bon nombre de voix passent outre ce raisonnement. Certains voient dans la légalisation du cannabis, la possibilité d’en contrôler l’usage alors que l’exemple du Canada prouve l’inverse. D’autres y voient le moyen de renflouer les caisses d’un état, l’expérience américaine (Colorado) montre le contraire, la consommation augmente, les hospitalisations aussi, le bilan économique est négatif.

Il semble que deux observations majeures devraient être prises en compte dans les décisions prises. La première est la connaissance de la psychologie du toxicomane. Lorsque l’addiction est bien ancrée, la demande est toujours la même « toujours plus, toujours plus vite », compenser le manque. Il faut sans cesse augmenter les doses. Malheureusement les salles de « shoot » actuelles, même si ce n’est pas leur but, favorisent l’accrochage car elles offrent tranquillité et une sécurité (relative) à l’escalade des doses et aux expériences multiples, on peut y apporter sa drogue sans y être obligé de se soigner. Le but clairement affiché est la réduction du risque. Mais le réduire, c’est déjà l’accepter et pratiquement renoncer au sevrage. La véritable décision médicale est au contraire de supprimer le risque.

La seconde est la puissance actuelle des réseaux de diffusion des drogues et les multiples propositions d’autres drogues, substances naturelles ou de synthèse qu’ils offrent. L’actualité le prouve. Ce sont eux qu’il faut combattre mais les moyens légaux sont limités et insuffisants.

L’arme qu’il nous reste est l’éducation. Nous sommes nombreux à penser que si le futur expérimentateur d’une drogue connaissait le risque encouru, les dangers et les méfaits connus, les expériences désastreuses de toxicomanes dépassant le seul individu mais frappant aussi des familles voire des communautés entières, la prise de risque serait moins évidente, plus prudente et plus lucide. Malheureusement en France actuellement, l’information est limitée et incomplète.

Dans les établissements d’enseignement, les interventions des gendarmes sont très utiles mais rares et limitées aux risques judiciaires, amendes, rappel à la loi, stages d’information, prison…Elles ne sont pas ou peu éducatives. Il faut aller plus loin et véritablement enseigner comment refuser l’appât de la drogue. C’est ce levier qu’il faut actionner : mettre en place un véritable plan éducatif enseigné dans les établissements scolaires comme tout autre enseignement sous le titre par exemple d’éducation à la santé. Autrement dit, prendre, imposer, le temps d’une véritable information, précise, claire et détaillée, preuves scientifiques et médicales à l’appui, des dégâts provoqués par les drogues (toutes), sur le cerveau surtout lorsqu’il est en construction à l’adolescence, mais aussi sur d’autres organes.

Mais alors, comment justifier la légalisation ?  Légaliser le cannabis irait à l’opposé de toute mesure d’éducation, de prévention et serait même une forme d’incitation déguisée : comment apprendre à refuser ce qui est permis ?

Il y a là un choix à faire entre la facilité d’accepter de suivre une dérive qu’on n’a pas pu maitriser en temps utile ou résister aux pressions qui s’exercent et qui flattent.

On attend la voix courageuse qui osera dire non à la drogue, à celle-ci comme aux autres.

Vous avez trop bu ? 5 choses à impérativement faire avant d’aller se coucher

Vérifié le 27/07/2022 par PasseportSantéVous avez trop bu ? 5 choses à impérativement faire avant d'aller se coucher

La digestion de l’alcool exige un énorme effort de la part du foie. Alors, quand la soirée a été trop arrosée, il n’arrive plus à suivre le rythme et les composés toxiques de l’alcool sont mal éliminés. Nausées, vomissements, maux de tête… C’est la fameuse gueule de bois. Comment l’éviter ?

Boire beaucoup d’eau, la condition sine qua non pour se remettre

Tandis qu’il peine à digérer l’alcool, l’organisme souffre de déshydratation, ce qui va notamment avoir comme effet de provoquer des migraines le lendemain.

Au risque de devoir se lever en pleine nuit pour aller aux toilettes, avant d’aller vous coucher, il est recommandé de boire beaucoup d’eau (au moins 1 litre) et d’en boire également lors de la consommation d’alcool.

Car même si l’alcool peut agir comme un sédatif et nous aider à nous endormir, la déshydratation qui s’en suit va perturber le sommeil. L’idéal serait d’arrêter de boire quatre heures avant de se coucher, et de continuer à l’eau pour éviter de perturber le sommeil.

Enfin, il vaut mieux éviter la caféine, qui favorise la déshydratation et est trop acidifiante.

Manger, mais pas n’importe quoi !

miel

Si lorsqu’on a trop bu, on a tendance à avoir envie de manger des aliments gras, très salés ou très sucrés, ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire.

Au contraire, il convient de prendre des vitamines C et B6 ainsi que des sels minéraux : jus de tomate ou de légumes, bouillon salé, pain, miel, œuf, eau de coco, eau citronnée, tisane ou encore fruits frais (mais pas les fruits trop acides comme l’orange) sont les aliments les plus conseillés afin de rétablir l’équilibre au plus vite.

Les médicaments à prendre et à ne pas prendre

medicaments alcool

On raconte parfois qu’il est bon de prendre de l’aspirine après avoir trop bu.

C’est une erreur ! Car pour assimiler le cachet, on va faire appel à notre foie qui est déjà bien occupé à éliminer l’alcool ingéré !

Si vous avez mal à la tête, vous pouvez prendre du paracétamol ou de l’ibuprofène, mais le plus longtemps possible après la consommation d’alcool.

Si vous avez envie de vomir, laissez faire et ne prenez pas de médicaments anti-nausée, c’est que votre corps en a besoin.

Enfin, certains médicaments ne font vraiment pas bon ménage avec l’alcool. C’est le cas par exemple des antidépresseurs, des neuroleptiques ou de certains antihistaminiques. Renseignez-vous auprès de votre médecin ou pharmacien et consultez la notice du médicament.

Les plantes pour éviter la gueule de bois

plantes

Le chardon Marie renferme de la silymarine, une substance qui stimule le foie et contribue à sa régénération lorsqu’il subit un stress toxique. En ce sens, cette plante pourrait accélérer l’élimination de l’alcool.

Il est également possible de se servir de plantes comme le gingembre, la camomille allemande ou la menthe poivrée pour atténuer les nausées. La menthe poivrée peut aussi être utilisée sous forme d’huile essentielle contre les maux de tête (en massage sur les tempes) ou sur un sucre pour aider le foie à récupérer.

Enfin, le Nopal (figuier de barbarie) aurait pour effet de réduire les symptômes de la gueule de bois, selon les résultats d’un essai clinique [1] mené auprès de 64 jeunes adultes en bonne santé. Cependant, celle-ci doit être prise avant la consommation d’alcool pour exercer son action bénéfique.

L’air frais et la douche pour retrouver ses esprits

douche

Après votre soirée arrosée, prenez un peu l’air puis prenez une bonne douche avant d’aller vous coucher. L’air frais et la douche vont vous aider à reprendre vos esprits.

Et bien sûr, ne conduisez pas et pensez à modérer votre consommation d’alcool la prochaine fois !

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Cannabis : la concentration du produit en THC augmente, le risque de dépendance aussi

Publié le 27/07/20

Quelle est la relation entre les différents types de cannabis et leurs problèmes de dépendance et de santé mentale ? Selon des chercheurs anglais, la teneur en THC est directement impliquée.

Sommaire

  1. Plus le cannabis est puissant, plus il est addictif
  2. Davantage de troubles de santé mentale
  3. Eclairer le consommateur sur ses choix

Les chercheurs de l’Addiction and Mental Health group de l’Université de Bath au Royaume-Uni, ont réalisé une méta analyse d’une vingtaine d’études, impliquant plus de 120 000 personnes, pour arriver à cette conclusion. Les résultats sont publiés dans la revue The Lancet Psychiatry.

Plus le cannabis est puissant, plus il est addictif

Dans le cannabis, c’est la concentration en THC ou tétrahydrocannabinol qui traduit sa « puissance ». Ainsi, plus la drogue en contient, plus le cannabis sera fort. Les chercheurs ont tout d’abord démontré qu’au fil du temps, le cannabis en circulation était de plus en plus fort, avec des concentrations de THC en augmentation.

Dans leurs résultats, les chercheurs constatent que les personnes qui consomment du cannabis à forte puissance sont plus susceptibles de développer une dépendance que celles qui utilisent des produits à faible puissance.

Davantage de troubles de santé mentale

Par ailleurs, les résultats des chercheurs suggèrent également que les personnes qui consomment du cannabis à forte puissance sont plus susceptibles de souffrir d’un trouble psychotique, comme la schizophrénie.

Un phénomène constaté par les chiffres, comme ceux de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, qui montrent « une augmentation de 76 % du nombre de personnes entrant en traitement pour dépendance au cannabis au cours de la dernière décennie ».

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Eclairer le consommateur sur ses choix

Malgré des preuves anecdotiques de liens entre le cannabis et l’anxiété et la dépression, les auteurs notent que l’association entre la puissance du cannabis et d’autres problèmes de santé mentale ne sont pas clairement établis.

Cependant, le Dr Tom Freeman, auteur principal de ce travail, estime que « les résultats suggèrent que les personnes qui consomment du cannabis pourraient réduire leur risque en utilisant des produits moins puissants. Dans les endroits où le cannabis est vendu légalement, fournir aux consommateurs des informations précises sur le contenu du produit et l’accès à des produits à faible puissance pourrait aider les gens à consommer du cannabis de manière plus sûre ».

Rappelons qu’après l’alcool et la nicotine, le cannabis est la drogue la plus consommée dans le monde. Les dernières estimations du Royaume-Uni suggèrent d’ailleurs qu’au cours de l’année dernière, environ un jeune de 16 à 24 ans sur cinq avait consommé du cannabis.

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Mort de Dani : sa longue traversée du désert en raison de son addiction à la drogue

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Dani en a connu des hauts et des bas. Au cours de sa vie, la célèbre chanteuse a même fait une très longue traversée du désert et a sombré dans l’enfer de la drogue. Un cauchemar au sujet duquel elle s’était confiée sans tabou dans un livre mais également au cours d’interviews.

Dani n’a pas toujours été sur le devant de la scène. Malgré un succès dans les années 60 et 70, la chanteuse a fait une très longue traversée du désert marquée par son addiction à la drogue. Un cauchemar dont elle a bien eu du mal à se débarrasser. « J’ai goûté à l’héroïne par curiosité. Et, comme je suis excessive en tout, je suis tombée dedans jusqu’au couavait-elle confié dans les colonnes du Parisien en 2017. Si j’avais partagé la vie d’un surfeur, j’aurais fait du surf. J’ai vécu des très hauts et des très bas. Je suis une miraculée, qui fait du rab depuis longtemps. Mais même les rencontres douloureuses m’ont fait avancer. » Cette expérience, Danièle Graule de son vrai nom l’avait racontée notamment dans le livre Drogue, la galère, paru en 1987. Un moyen pour elle de définitivement en finir avec ses vieux démons mais surtout de revenir sur une surprenante affaire. Un jour, elle a reçu la visite de la Brigade des Stups qui a perquisitionné son domicile car quelqu’un lui avait envoyé trois grammes d’héroïne. Arrêtée par les forces de l’ordre, elle s’était même retrouvée sous contrôle judiciaire et, deux ans plus tard, condamnée par défaut.

Dani et l’enfer de la drogue

Durant ces années sombres, Dani a cependant pu compter sur le soutien inconditionnel de ses proches pour s’en sortir comme elle l’avait expliqué à Voici.fr. « C’est grâce à ma famille, avait-elle révélé. D’abord, ils ont protégé mes enfants. Et m’ont traitée comme une malade, pas comme une droguée. Quand Emmanuel et Julien ont été ados, je leur ai tout dit, cash. Ils ont été surpris, mais je crois qu’ils ont fait très attention à tout ça… » Après une carrière au plus bas, la chanteuse a finalement réussi à remonter la pente et revenir sur le devant de la scène en 2001 grâce à son duo avec Etienne DahoComme un boomerangCe succès était inespéré pour l’artiste qui a même pu conquérir le coeur d’un public plus jeune. Une belle résurrection pour la star qui s’est éteinte dans la nuit du 18 au 19 juillet à l’âge de 77 ans.

Alcool et cerveau ne font pas bon ménage, même à faible dose

Pour la première fois, des chercheurs ont identifié que notre cerveau était atteint avec une consommation modérée de sept unités d’alcool par semaine. Une accumulation anormale de fer dans le cerveau altère le contrôle des mouvements, et certaines capacités de réflexion et d’apprentissage.

Article rédigé par Géraldine Zamansky – franceinfo

Même une consommation légère d'alcool peut provoquer un déclin cognitif mesurable, c'est ce que confirme aujourd'hui une équipe de l'université d'Oxford après des résultats de chercheurs américains en mars 2022.  (PENN TODAY / UNIVERSITY OF PENNSYLVANIA)
Même une consommation légère d’alcool peut provoquer un déclin cognitif mesurable, c’est ce que confirme aujourd’hui une équipe de l’université d’Oxford après des résultats de chercheurs américains en mars 2022.  (PENN TODAY / UNIVERSITY OF PENNSYLVANIA)

Difficile de résister au plaisir quotidien de l’apéritif pendant les vacances… Mais sans vouloir être trop rabat-joie, accepteriez-vous quelques options sans alcool ? Cela pourrait préserver le bon fonctionnement de votre cerveau.

Les explications de Géraldine Zamansky, journaliste au Magazine de la Santé sur France 5.

franceinfo : Une équipe britannique a vraiment observé un effet toxique sur les neurones à partir d’un verre d’alcool par jour ?

Géraldine Zamansky : Alors, c’est encore plus triste que ça. Ils ont constaté des conséquences inquiétantes à partir de 7 unités d’alcool par semaine. Mais pour les atteindre, il suffit en fait de boire 4 canettes de bière de 33cl, et environ 4 verres de vin. C’est ce que m’a expliqué le Dr Anya Topilawa, psychiatre à l’Université d’Oxford et coordinatrice de cette étude de grande ampleur. Son équipe a analysé les IRM du cerveau de plus de 20 700 personnes qui ont aussi rempli un questionnaire sur leurs habitudes en matière d’alcool. 

Résultat : un effet négatif est donc observé dès 7 unités hebdomadaires. Cet effet, c’est d’abord une accumulation anormale de fer dans des zones du cerveau cruciales pour le contrôle des mouvements et certaines capacités de réflexion et d’apprentissage. Or, ces capacités semblent justement diminuées, d’après des tests réalisés le même jour. Les volontaires concernés ont réalisé de moins bonnes performances sur des exercices de raisonnement par exemple. Pour le Dr Anya Topilawa, c’est la première fois qu’une telle atteinte est identifiée avec une consommation d’alcool aussi modérée. 

C’est impressionnant. Et ils ont aussi identifié comment cette accumulation de fer dans le cerveau abîme son fonctionnement ?

D’après le Dr Topilawa, le fer entraînerait une mort des neurones. Et là, il s’accumule dans des zones bien connues pour être altérées dans la maladie d’Alzheimer. Donc le lien semble très plausible. Alors attention, on parle ici de légère perte de performance, pas d’un début d’amnésie. Mais cette étude peut être considérée comme une alerte sérieuse puisqu’elle concorde avec des résultats précédents sur les risques de l’alcool.

Les séquelles neurologiques provoquées par une consommation importante sont connues depuis longtemps. Et au printemps dernier, des chercheurs américains avaient déjà montré que l’équivalent d’une bière par jour entraînait cette fois une sorte de vieillissement accéléré du cerveau. 

Heureusement, le Dr Topilawa m’a aussi parlé de sources d’optimisme. En devenant plus sobre, des patients avaient retrouvé un cerveau plus efficace ! C’est une bonne raison pour tenter de réduire un peu le nombre de verres d’alcool cet été, en alternant avec une eau gazeuse et une rondelle de citron par exemple ?Surtout quand il fait très chaud, car on rappelle que l’alcool a tendance à accélérer la déshydratation..

Un seul verre d’alcool par jour fait vieillir prématurément votre cerveau

Une nouvelle étude suggère qu’il ne faut peut-être pas beaucoup d’alcool pour déclencher des changements négatifs dans le cerveau.

Marie Desange

 Photo Freepik

Alors que la consommation excessive d’alcool est depuis longtemps liée au déclin cognitif, une nouvelle étude suggère qu’il ne faut peut-être pas beaucoup d’alcool pour déclencher des changements négatifs dans le cerveau.

Vous avez besoin d’une autre raison pour passer aux jus de fruit à l’heure de l’apéritif ? Une nouvelle étude suggère que même une consommation légère ou modérée d’alcool, quelques bières ou verres de vin par semaine, pourrait présenter des risques pour votre cerveau.

L’étude a porté sur près de 37 000 adultes d’âge moyen en bonne santé du Royaume-Uni qui ont fourni des informations génétiques et médicales détaillées et ont subi des examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) de leur cerveau. Les scientifiques ont examiné la relation entre les habitudes de consommation d’alcool des participants et la taille et la structure de leur cerveau.

Les chercheurs se sont particulièrement intéressés à l’impact de la consommation d’alcool sur la matière grise, la couche externe du tissu cérébral responsable du contrôle des émotions, des mouvements et de la mémoire, et sur la matière blanche, la couche plus profonde du tissu cérébral qui transmet les messages essentiels pour marcher, parler, voir, sentir et entendre.

Conclusion: Même une consommation légère d’alcool, environ une demi-pinte (25cl) de bière par jour, était associée à une réduction globale du volume du cerveau, selon les résultats de l’étude, publiés le 4 mars dans Nature Communications.

Une pinte de bière par jour: un cerveau plus vieux de 2 ans

Pour illustrer le lien entre la consommation d’alcool et les modifications du cerveau, les chercheurs ont calculé l’impact que des quantités variables d’alcool pourraient avoir sur le cerveau d’adultes de 50 ans. D’après l’ampleur des réductions du volume cérébral, le passage d’une abstinence totale à la consommation d’une unité d’alcool par jour, soit environ une demi-pinte de bière, fait vieillir le cerveau d’environ six mois à l’âge de 50 ans, selon l’analyse. Lorsque la consommation moyenne d’alcool est passée d’une à deux unités par jour, soit environ une pinte de bière, la réduction du volume cérébral a représenté deux années supplémentaires de vieillissement. Et passer de deux à trois unités d’alcool équivalait à un vieillissement du cerveau de 3,5 ans.

Deux pintes de bière par jour: Un cerveau plus vieux de 10 ans

Et par rapport à ceux qui ne buvaient pas du tout, les quinquagénaires qui consommaient en moyenne quatre unités d’alcool par jour, environ deux pintes de bière ou deux verres de vin, avaient un cerveau plus vieux de plus de dix ans, d’après les changements de structure et de taille des tissus observés par IRM.

Cette analyse a tenu compte d’une grande variété de facteurs susceptibles d’influencer la relation entre la consommation d’alcool et le cerveau, notamment l’âge, le sexe, la taille, le tabagisme, le statut socio-économique et la génétique. Les scientifiques ont également tenu compte de la taille globale de la tête, qui peut influencer le volume du cerveau.

L’une des limites de l’étude est que les résultats obtenus auprès de personnes d’âge moyen au Royaume-Uni pourraient ne pas être représentatifs de ce qui se passerait dans d’autres populations. Un autre inconvénient est que l’étude n’a évalué la consommation d’alcool qu’à un seul moment et n’a pas pris en compte les antécédents de troubles liés à la consommation d’alcool.

Malgré tout, les résultats soulignent ce qui a été constaté dans des recherches antérieures, à savoir que la consommation d’alcool peut avoir un impact négatif sur la santé du cerveau au fil du temps.

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Les jeunes ne devraient jamais boire d’alcool, selon une étude : « Aucun bénéfice, que des risques »

par Romain15 juillet 2022, 9h40
Les Jeunes Ne Devraient Jamais Boire D'alcool, Selon Une étude

Selon une étude faisant autorité publiée dans The Lancet, les jeunes âgés de 15 à 39 ans ne devraient jamais consommer de boissons alcoolisées. Pour eux que des risques.

Les jeunes ne devraient jamais boire dalcool selon une etude

Les jeunes ne devraient jamais boire d’alcool : en effet, ils ne peuvent que tirer des risques pour leur santé et aucun bénéfice de cette substance. Pour les plus de 40 ans, en revanche, un petit verre par jour (par exemple de vin rouge) peut offrir des bénéfices modérés ; dans la prévention du diabète, des maladies cardiovasculaires et des accidents vasculaires cérébraux, parmi les principales causes de décès dans les pays industrialisés. Ce sont les résultats de l’étude la plus approfondie menée pour étudier l’association entre l’alcool et les risques pour la santé, ainsi que la première qui a évalué spécifiquement des facteurs tels que l’âge, le sexe et l’origine géographique des consommateurs.

L’étude a été dirigée par une équipe de recherche internationale sous les auspices des collaborateurs GBD 2020 Alcohol Collaborators, dirigée par des experts de la faculté de médecine de l’Université de Washington. Les scientifiques, coordonnés par le professeur Emmanuela Gakidou, professeur à l’Institut de métrologie et d’évaluation de la santé (IHME) de l’université américaine, sont parvenus à leurs conclusions après avoir comparé les taux de consommation d’alcool et l’incidence des maladies du fardeau mondial des maladies, des blessures et des risques. Factors Study (GBD) 2020 entre 1990 et 2020 chez les individus âgés de 15 à 95 ans.

Au total, 204 pays et territoires ont été impliqués. Le professeur Gakidu et ses collègues se sont concentrés sur 22 problèmes de santé distincts associés à la consommation d’alcool, tels que les maladies cardiaques, le diabète, le cancer, ainsi que les blessures liées aux accidents de voiture, le risque de suicide et d’homicide.

Premièrement, les chercheurs ont estimé que 1,34 milliard de personnes avaient consommé des quantités nocives d’alcool en 2020. Il s’agissait principalement d’hommes (1,03 milliard contre 0,312 milliard de femmes). 59% d’entre eux étaient composés d’individus âgés de 15 à 39 ans. Il y a deux ans, il y a eu une augmentation significative de la consommation de boissons alcoolisées également en raison de la pandémie et de ses conséquences, telles que les fermetures. En comparant les données sur la consommation avec celles sur les taux de maladies et de blessures, il est apparu clairement que les jeunes de 15 à 39 ans ne devraient jamais boire, car l’alcool dans cette tranche d’âge ne présente que des risques et n’offre aucun avantage.

Plus précisément, les scientifiques ont calculé que la « quantité sûre/recommandée » serait de 0,136 verre standard par jour. Par boisson standard, nous entendons seulement 10 grammes d’alcool pur, « équivalent à un verre de 100 millilitres de vin rouge à 13 % d’alcool en volume, une canette ou une bouteille de bière (375 millilitres) à 3,5 % d’alcool en volume. , ou un shot de whisky ou d’autres spiritueux (30 millilitres) à 40 pour cent d’alcool en volume », écrivent les scientifiques dans un communiqué de presse.

En pratique, les jeunes pourraient boire un peu plus d’1 dixième d’un verre de vin rouge ou d’une canette de bière, afin de ne pas courir de risques pour la santé. Des doses plus élevées ont été associées à un risque plus élevé de maladie, de blessures causées par des accidents de la route, de suicide et d’homicide.

La situation est légèrement différente pour les plus de 40 ans.Dans ce groupe d’âge, en effet, une consommation modérée d’alcool peut offrir des avantages pour la santé, réduisant le risque de certaines maladies telles que les cardiopathies ischémiques, le diabète et les accidents vasculaires cérébraux. Pour les adultes âgés de 40 à 64 ans, les experts estiment qu’il est sans danger d’un demi-verre standard à près de deux (1,79 pour les hommes et 1,82 pour les femmes).

Pour les plus de 65 ans, vous pouvez obtenir jusqu’à trois verres standard par jour. « Notre message est simple : les jeunes ne devraient pas boire, mais les personnes âgées peuvent tirer profit de la consommation de petites quantités », a déclaré le Dr Gakidou. « Bien qu’il ne soit pas réaliste de penser que les jeunes adultes s’abstiennent de boire, nous pensons qu’il est important de communiquer les dernières preuves afin que chacun puisse prendre des décisions éclairées concernant sa santé », a ajouté le scientifique, conscient que les jeunes n’arrêteront pas. boire. « Bien que les risques associés à la consommation d’alcool soient similaires pour les hommes et les femmes, les jeunes hommes se distinguent comme le groupe ayant le plus haut niveau de consommation nocive d’alcool.

En effet, un plus grand pourcentage d’hommes que de femmes consomment de l’alcool et leur niveau moyen de consommation est également nettement plus élevé », a conclu le scientifique. Les détails de la recherche « Risques au niveau de la population de la consommation d’alcool par quantité, géographie, âge, sexe et année : une analyse systématique pour l’étude de la charge mondiale de morbidité 2020 » ont été publiés dans la revue scientifique faisant autorité The Lancet.

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