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Dépendance au cannabis : comment décrocher ?

L’addiction au cannabis touche de plus en plus de jeunes adultes, surtout quand ils ont commencé dès l’adolescence. Aujourd’hui, des consultations spécialisées les aident à décrocher.

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 En 2018, près d’un adulte sur deux a déclaré avoir déjà fumé du cannabis au cours de sa vie, ce qui en fait la substance illicite la plus consommée. Si on parle souvent de drogue « douce », on estime qu’un quart des usagers présentent un risque élevé de dépendance. Les médecins observent également un phénomène inquiétant : l’augmentation de l’âge des consommateurs. Le cannabis ne se limite plus à l’adolescence.

Lorsque la consommation de cannabis devient une addiction et a des conséquences physiques et psychiques, les services d’addictologie peuvent proposer un sevrage. Dans un environnement protégé et entouré de professionnels de santé, en simple consultation ou lors d’un séjour de trois semaines, le patient prend généralement conscience de son addiction et apprend à résister aux tentations.

Source

Paris Match Rubrique « votre Santé » « Le cannabis »

Paris Match (17 au  23 janvier 2019- page 102)

Une anthologie de la désinformation, de la rouerie, de la manipulation des faits et des esprits.

Professeur Jean Costentin

Sur seulement un sixième de page, se présentant comme une question « < LE CANNABIS – Contre la psychose ? », un hymne est entonné à la gloire du cannabidiol (CBD). Il s’agit de l’un des 200 constituants de la famille chimique des cannabinoïdes que recèle le chanvre indien, dont la concentration vient juste derrière celle du tétrahydrocannabinol (THC).

L’auteur de ce billet oublie de rappeler que le THC est rendu responsable de la schizophrénie (la folie au sens commun de ce terme). Il ne voudrait surtout pas dévaloriser le cannabis, en un temps où d’aucuns veulent le légaliser, après la large dépénalisation que sa consommation (infliction d’une simple amende de 200 euros ; en solde de tout compte,  sans trace pour ignorer les récidives).

Chimiquement très voisin, du CBD,  le THC se forme à partir de ce premier au contact de l’acidité extrême du liquide gastrique) ; ce THC  est  seulement qualifié ici  de « drogue douce addictive ».

Ce billet vise à restituer une publication (sans titre, sans nom de la revue, sans date, ni désignation d’au moins un de ses auteurs). Il n’est pas signé, forme de journalisme avec port de gants (pour ne pas laisser de traces) et de masque (pour n’être pas reconnu).

Alors qu’il s’agit d’une molécule précise, le CBD,  ce billet est illustré par une photographie de marijuana…

Il fait état d’essais sur des sujets à hauts risques de psychose. Sont ils ou deviendront-ils psychotiques ? Il vaudrait mieux qu’ils le soient pour constater une efficacité sur le trouble déclaré.  Sur les 19 sujets traités par le CBD  vs. 17 autres sous placebo, est rapportée une normalisation de l’IRM fonctionnelle dans 3 zones cérébrales affectées par le processus psychotique.  Ainsi présenté cela correspondrait à 100% d’efficacité. C’est si beau qu’il va falloir lire sans délai cet article scientifique, mais comment le  trouver?

Ce même Paris Match  avait, en novembre 2013, chanté sur 4 pleines pages, sous la plume de R. Zarzavatdjian, les effets thérapeutiques du cannabis.  Après que je lui eus, à sa demande, communiqué la longue liste des arguments contraires en citant les avis des académies nationales de Médecine et de Pharmacie, il n’en a retenu aucun.

Ce n’était pas le moment d’invoquer le principe de précaution, alors que des  producteurs étaient prêts à en faire un médicament pour tout et donc  pour tous. Mais ils ont été ensevelis par une avalanche de données scientifiques convergentes qui invalidaient complètement le THC.

Tout cet investissement pour rien ? Toutes ces serres  pour la culture du cannabis devenant inutiles ?  Toutes ces filières prêtes pour son négoce, stérilisées ? Pas question !  A capitalistes  géniaux rien d’impossible ; ils ont recyclé aussitôt leurs espoirs du THC en ceux du CBD, aidés par le développement de cultivars pauvres en THC et riches en CBD. Et d’emboucher alors les trompettes de cette nouvelle renommée du CBD ; trompettes (à mon avis) bien mal embouchées. Leurs échos ont été largement relayés  par des médias dont le discrédit ambiant devrait s’aggraver en raison de la perception de leurs roueries et manipulations des faits et des esprits.

Pour conclure, le pharmacologue, plus que quiconque sans doute, est ouvert à toutes recherches susceptibles  de déboucher sur des innovations thérapeutiques, surtout en des domaines où la pharmacopée est démunie de médicaments efficaces. Il est par contre fermé aux manipulations et anticipations hasardeuses, qui font naître des espoirs à des stades beaucoup trop préliminaires, qui jouent de la crédulité publique et qui sont émises de façon subliminale, mais souvent  sans pudeur, au service d’une légalisation du cannabis. Tout porte pourtant à croire qu’elle ne tarderait pas à dépasser les dramatiques conséquences que l’on attribue au tabac et à l’alcool (respectivement 49.000 et 79.000 décès annuels en France).

Une nouvelle mise en garde

cnpert ouest_france_angers_23_janv_2019Notre collègue, le professeur Jean-Pierre Pujol, membre du CNPERT, vient de publier un article précisant les  risques qu’entraîne la consommation de cannabis par les jeunes et alerte l’opinion sur la gravité de l’explosion des addictions qui peut en résulter

Paru dans le journal Ouest France, c’est avec son autorisation que nous portons son témoignage à la connaissance de nos lecteurs.

Il est clair et sans équivoque: il appelle à la mise en place d’un plan national d’envergure pour alerter ceux et celles qui ne le seraient pas sur les dangers encourus

Cliquez ici pour télécharger l’article                                                                                                                                    Jean Paul Tillement

 

Editorial : des décisions nouvelles

Le Président Nicolas Prisse et l’équipe de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives (MILDECA) ont présenté récemment le Plan National de mobilisation contre les addictions. Sa gestation a été difficile, semé de controverse, il est maintenant officiel et opérationnel : c’est une base solide de réflexion et d’action

C’est un document dense, très étayé scientifiquement qui assigne à la lutte contre les drogues des objectifs précis, en expose les motifs et détaille un certain nombre d’observations et d’actions à mener dans cette lutte. Il propose   un agenda  sous forme d’un tableau de bord permettant de suivre les étapes de sa mise en œuvre. Son intérêt est incontestable et son succès devrait contribuer à une meilleure prise en charge des toxicomanies et des substances, toujours plus nombreuses,  qui les provoquent.

L’intégralité du rapport est disponible sur le site : il est volumineux (130 pages). Pour le lecteur pressé, nous publierons dans de prochains messages, son résumé et son analyse.

Jean-Paul Tillement

Cigarettiers et magnats de l’alcool se ruent sur le cannabis

Un employé s'occupe de plants de cannabis, à Smiths Falls au Canada.

Un employé s’occupe de plants de cannabis, à Smiths Falls au Canada.

Bière, tabac, soda… De plus en plus de grandes entreprises investissent dans des producteurs de cannabis récréatif.

Si on ne peut pas encore parler de ruée vers l’or, difficile de ne pas y voir une véritable lame de fond. Depuis l’été dernier, il ne se passe pas un mois sans qu’un nouveau géant ne se convertisse au cannabis dit récréatif (par opposition avec le médical). C’est l’américain Constellation Brands, propriétaire de la bière Corona, qui a tiré le premier en déboursant 3,5 milliards d’euros pour s’adjuger 38% de Canopy Growth, un producteur canadien de cannabis médical. Coca-Cola l’a suivi de peu en annonçant discuter avec le groupe canadien Aurora Cannabis, puis ce fut au tour du géant de la bière AB Inbev (Budweiser, Stella Artois…) de dévoiler son partenariat avec Tilray, la star canadienne du cannabis.

Le dernier en date, le groupe Altria -propriétaire de Marlboro- a mis 1,5 milliard d’euros sur la table pour s’adjuger 45% de Cronos, autre producteur du pays de l’érable. Sans parler de l’intérêt affiché à l’automne par notre Pernod Ricard national pour la petite plante. « Toutes les grandes entreprises ont des task force qui réfléchissent depuis longtemps sur le sujet, mais c’est Constellation Brands qui les a obligés à sortir du bois », explique Xavier Mesnard, associé du cabinet de conseil AT Kearney.

Un marché à 132 milliards en 2030

Personne n’a en effet envie de se faire distancer, alors que le marché du cannabis s’annonce des plus florissants. « Nous avons réalisé une vaste étude établissant qu’en 2030 le seul secteur du cannabis récréatif pèsera 132 milliards d’euros », souligne Xavier Mesnard. Alcool, tabac, boisson, épicerie sucrée, soins de beauté et de bien-être, et même alimentation pour les animaux de compagnie -pour apaiser nos amis à quatre pattes- la plante originaire d’Asie devrait s’enraciner en profondeur dans les rayons de nos supermarchés, selon l’étude d’AT Kearney. Et les premiers produits de grande consommation pourraient arriver dès cette année, a déclaré Bruce Linton, le patron du producteur canadien Canopy Growth.

Enfin, dans les pays qui ont signé la légalisation de la « weed », comme on l’appelle familièrement. Alors qu’une trentaine de pays autorisent déjà l’usage du cannabis thérapeutique, seuls les Pays Bas, huit états américains, l’Uruguay, et le Canada -depuis cet automne- ont rendu légal son usage ludique. Cela étant, de plus en plus de pays songent sérieusement à passer le pas. Le débat est ainsi ouvert en Espagne, et le Luxembourg devrait annoncer la légalisation de l’usage et de la production dans les prochains mois. Quant à la Grèce, elle a octroyé ses premières licences de production.

Alcooliers et cigarettiers en pôle position

Assez logiquement, on retrouve des alcooliers et un cigarettier dans le peloton de tête. « Leur job, c’est de vendre des produits psychotropes sur des marchés réglementés, or la réglementation est en train de s’ouvrir à un autre psychotrope, l’évolution est tout à fait cohérente », analyse Christian Ben Lakhdar, économiste, maître de conférence à l’Université Lille 2. Pour les fabricants de tabac, la diversification est non seulement cohérente mais également salutaire pour leurs finances. Sous l’effet des taxes toujours plus élevées, conjuguées aux campagnes massives de prévention, le nombre de fumeurs ne cesse en effet de reculer. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le pourcentage d’adeptes de la cibiche sur la planète est ainsi passé de 25% en 2005 à 20% en 2015. En France, rien que sur l’année 2018, il s’est vendu 9,3% de cigarettes en moins par rapport à 2017.

Alors les fabricants de tabacs ont un besoin vital de défricher de nouveaux territoires. Après avoir investi dans la cigarette électronique qui leur taille des croupières, puis plus récemment dans le tabac chauffé (Iquos de Philip Morris, ou encore le Glo de British American Tobacco), censé être moins nocif, tous lorgnent désormais avec avidité la poussée du cannabis. Pour ce qui est des alcooliers, la logique est un peu différente : ces derniers semblent surtout investir dans la petite plante par crainte de se faire cannibaliser. De fait, une étude récente montre une baisse de la consommation d’alcool de l’ordre de 15% en dix ans dans les états américains qui ont légalisé le « pétard ».

Des armées de lobbyistes au service de la légalisation

Des nouveaux venus qui pourraient bien accélérer la vague de légalisation. Pour cause, depuis 50 ans, alcooliers et cigarettiers n’ont de cesse de batailler avec les pouvoirs publics, employant des armées de lobbyistes pour contrer les différentes politiques de santé publique qui entravent leurs petites affaires. A lui seul, Philip Morris a employé jusqu’à 160 spécialistes du lobbying, rien qu’à Bruxelles, pour tenter d’influencer les eurodéputés et les membres influents de la Commission. « Auparavant, dans les colloques sur le cannabis, on croisait essentiellement des militants, maintenant on voit de plus de professionnels en costards cravates », confirme Pierre Yves Geoffard.

De nouvelles recettes fiscales pour les Etats

Une entreprise de séduction massive d’autant plus efficace que les Etats pourraient bien ne pas opposer une grande résistance. Nombre de spécialistes s’accordent en effet à dire qu’une légalisation serait bénéfique aux finances publiques. « L’année dernière, nous avons modélisé l’impact d’une légalisation en France : cela permettrait de dégager entre 500 millions et 1,2 milliard d’euros de recettes fiscales grâce aux taxes qui seraient appliquées au cannabis, dévoile Christian Ben Lakhdar. Sans compter les policiers et les juges que l’on pourrait affecter à d’autre tâches ».

Source : L’Express 

Alcool, tabac, drogue, jeux vidéo… Le plan gouvernemental de lutte contre les addictions dévoilé

La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives a dévoilé mardi 8 janvier le plan gouvernemental contre les addictions.
La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives a dévoilé r le plan gouvernemental contre les addictions. | FOTOLIA

Le plan gouvernemental contre les addictions, publié ce mardi 8 janvier après plusieurs mois d’attente, veut faire mieux respecter l’interdiction de la vente de tabac et d’alcool aux mineurs mais ne prévoit pas d’augmentation du prix de l’alcool, réclamée par des médecins et associations antialcoolisme. Par ailleurs, ce plan met en garde contre « l’usage intensif » des écrans et des jeux vidéo, qui peut devenir « problématique ».

Ce plan a été publié mardi par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), placée sous l’égide de Matignon, après des fuites dans la presse. Sa parution avait été reportée à plusieurs reprises ces derniers mois.

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« Le Plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022 a été validé par le cabinet du Premier ministre le 19 décembre », a indiqué la Mildeca sur son site internet. « Chaque année, le tabac et l’alcool sont responsables du décès respectivement de 73 000 et de 49 000 personnes. Ces chiffres ne sont pas acceptables », écrit le Premier ministre Édouard Philippe dans l’introduction du plan.

Améliorer la prévention

Organisé selon 6 axes, ce document comprend quelque 200 mesures. Certaines sont déjà connues. Le plan reprend ainsi la mesure phare du gouvernement contre le cannabis : l’amende forfaitaire pour usage de drogues, dont les recettes doivent financer des actions de prévention.

Le plan veut également mieux faire respecter « l’interdiction de vente aux mineurs du tabac, de l’alcool et des jeux d’argent »« Les jeunes mineurs nous disent aujourd’hui dans les enquêtes qu’ils n’ont aucune difficulté à s’en procurer », s’est inquiété Nicolas Prisse, le président de la Mildeca.

L’un des moyens serait de mettre en place des opérations de testing pour s’assurer que l’interdiction est bien respectée par les établissements.

« Pas de mesure flamboyante »

En revanche, le plan ne prévoit pas de mesures pour agir sur le prix de l’alcool. « Ça fait partie des choses qu’on peut regretter », a déclaré à l’AFP Nathalie Latour, déléguée générale de la Fédération addiction, réseau d’addictologie qui regroupe plus de 200 associations. « Globalement, le contenu du plan est cohérent, intéressant », même s’il n’y a « pas de mesure flamboyante », a-t-elle poursuivi. Selon elle, « ce qu’on peut lui reprocher, c’est de rester très technocratique ».

Elle regrette également que le texte n’ait pas été porté publiquement par l’ensemble du gouvernement : « Il manque d’incarnation politique ».

Enfin, le plan prône la poursuite de l’expérimentation des salles de consommation de drogue à moindre risque (communément appelées « salles de shoot »), ouvertes aux usagers d’héroïne. Il « envisage » l’ouverture de nouvelles salles « pour répondre à des besoins non couverts ».

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Mois sans alcool : « Après une semaine, les effets bénéfiques sont notables »

  • Indéniablement plus d’énergie dès le réveil. Une perte de poids marquante pour mon mari, plus de 1,5 kilo dans la semaine sans changer ses habitudes alimentaires !"
    Indéniablement plus d’énergie dès le réveil. Une perte de poids marquante pour mon mari, plus de 1,5 kilo dans la semaine sans changer ses habitudes alimentaires ! »ILLUSTRATION / FRANÇOISE TALLIEU
Ils vivent en Occitanie et ils expérimentent le mois sans alcool. Un bénéfice sensible mais des habitudes à changer pour notre couple témoin.

« Mon mari et moi avons décidé de se lancer dans le Dry January. On a débuté le 1er janvier. Nos motivations : casser l’habitude de boire du vin à table (repas du soir) et après le repas, tous les jours et en moyenne trois verres (voire plus) par personne , c’est-à-dire entre 21 et 30 unités par semaine…

Mon mari a eu la pose de trois stents en décembre 2018 –  pourtant il n’a pas de cholestérol, ni d’hypertension, mais il est diabétique de type 2 et a une légère surcharge pondérale. Ne pas boire de l’alcool pendant un mois ne peut être que bénéfique pour sa santé ».

« Sommeil plus profond et plus reposant »

« Honnêtement jusque là, on n’a pas rencontré de difficultés. On a remplacé nos petits verres par du thé, des tisanes ou jus de pommes et le fait qu’on n’a pas eu d’effets de manque nous montre qu’on n’a pas une dépendance vis-à-vis de l’alcool, c’est uniquement une question d’habitude ».

Le couple enregistre de nombreux effets bénéfiques : « Indéniablement plus d’énergie dès le réveil. Une perte de poids marquante pour mon mari, plus de 1,5 kilo dans la semaine sans changer ses habitudes alimentaires ! »

« Notre sommeil était un peu perturbé au début, on buvait trop de thé le soir. Avec des tisanes ou jus de fruits sans vitamine C ça va mieux. J’ai l’impression que le sommeil est plus profond et reposant. Enfin, côté peau, j’avais beaucoup d’angiomes stellaires  (tâches rouges) sur les bras, il me semble qu’il y en a moins et qu’elles s’éclaircissent ».

Conclusion : « Après une semaine d’abstention, les effets bénéfiques sont notables donc on va continuer pour le reste du mois. Après on va reprendre nos petits verres le soir, mais sans doute avec deux jours sans alcool par semaine. »

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Le cannabis de plus en plus cher et concentré en THC

Londres, le jeudi 3 janvier 2019 – Une étude publiée ce 30 décembre par l’Université de Bath et le King’s College de Londres révèle que le cannabis vendu en Europe est de plus en plus cher et de plus en plus concentré en THC.

Le cliché selon lequel le cannabis d’aujourd’hui serait plus « fort » que celui que fumaient les hippies des années 1960 se confirme. Selon une étude publiée le 30 décembre dernier dans la revue Addiction et conduite par des chercheurs de l’Université de Bath et le King’s College de Londres, le cannabis vendu en Europe serait de plus en plus cher et de plus en plus concentré en delta-9-tétrahydrocannabinol ou THC, principal constituant psycho actif du cannabis.
Les travaux, réalisés à partir des données recueillies par l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies dans 30 pays d’Europe, révèlent qu’entre 2006 et 2016, le taux de THC est passé de 5% à 10% pour la marijuana (cannabis à base de plantes) et de 8% à 17% pour la résine de cannabis ou haschisch. Cette augmentation est particulièrement nette depuis 2011 et l’apparition de nouvelles techniques de production en Europe et au Maroc. En parallèle, le prix du cannabis est passé de 7 euros à 12 euros le gramme pour la marijuana et 8 à 12 euros pour le haschisch.
Cette augmentation du taux de THC dans le cannabis inquiète les médecins, puisqu’elle accroit la puissance psychoactive du produit et donc ses effets néfastes sur la santé mentale du consommateur (troubles de la mémoire, paranoïa, risque accru de maladie psychiatrique…). Les auteurs de l’étude soulignent que l’augmentation du taux de THC ne s’est pas accompagnée d’une hausse du taux de cannabidiol (CBD), autre composant du cannabis qui, selon certains experts, pourrait atténuer les effets négatifs du THC et avoir un impact positif sur certaines épilepsies de l’enfant ou l’anxiété.

On estime que 24 millions de personnes, soit 7,2% des adultes européens, ont consommé du cannabis cette année en Europe. Les résultats de cette étude relancent le débat sur l’opportunité de légaliser la vente de cannabis ce qui pourrait permettre de contrôler les taux de THC et de CBC dans les produits commercialisés.

L’an dernier, le Canada est devenu le deuxième pays au monde, après l’Uruguay, à légaliser le cannabis récréatif.

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Sarthe : un bébé avale une boulette de cannabis au Mans

ENFANCE – Un bébé d’un an a été transporté à l’hôpital du Mans mardi 1er janvier après avoir avalé une boulette de résine de cannabis laissé sur le sol par ses parents.

Cette « prise » accidentelle de stupéfiant aurait rapidement pu virer au drame. Le bébé a été transporté aux urgences de l’hôpital du Mans. Selon la presse locale, le bébé âgé d’un an était toujours hospitalisé et en observation, ce mercredi soir. Ses jours ne sont normalement plus en danger. Les parents eux, ont été placés en garde à vue puis entendus par la police.

Une somnolence « anormale »

Âgés de 25 et 24 ans, ils avaient passé le réveillon de la Saint-Sylvestre ensemble, au domicile de la mère. Au cours de la journée du 1er janvier, ils ont fait tomber un petit bout de résine de cannabis par terre en se préparant un joint et ne l’ont pas retrouvé. Plus tard, le petit garçon l’a ingurgité. Sa somnolence « anormale » alors qu’il sortait de sa sieste, a fait paniquer ses parents, qui ont alerté leurs proches et les secours.

Source LCI

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