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L’assemblée Générale du CNPERT 

aura lieu le 

Lundi 10 Décembre 2018 

de 14h30 à 17h30

à l’Académie Nationale de Médecine

16 Rue Bonaparte 75006 Paris

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Prévention par la loi de la diffusion du cannabis – d’un extrême dans l’autre.

Pr. Jean Costentin Président du centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT)

 L’Assemblée nationale a voté, ce vendredi 23 novembre, l’instauration d’une amende forfaitaire de 200 euros pour les « fumeurs de joints ».

L’objectif affiché était de mieux sanctionner l’usage illicite de stupéfiants qui, jusqu’alors, pouvait être passible d’une peine d’un an de prison et/ou d’une amende de 3750 euros.

Ces peines maximales pouvaient être aménagées, mais les magistrats, se sont situés presque systématiquement dans « le tout ou rien » ; ce fut leur erreur. Dans leur logique ils répugnaient (on ne les blâmera pas) à prononcer la peine maximale de prison ; quoique le sursis aurait pu participer fortement à la prévention. La valeur rédemptrice de la prison, surtout dans son fonctionnement actuel, exclut d’y recourir comme moyen de dissuasion ; certaines prisons semblent des super-discounts des drogues et, dans l’oisiveté et la désespérance qui y règnent, celui qui n’est pas consommateur de drogues très « dures » peut être converti à celles-ci.

Il suffisait au législateur qui estimait nécessaire d’agir, de demander aux magistrats d’utiliser les différentes nuances allant du non lieu à la peine maximale. Le caractère dissuasif de la loi aurait persisté sans être anéanti par son mauvais usage. La rigueur maximale n’aurait été appliquée que lorsque le deal aurait atteint les dimensions de la grande distribution. La prison systématique était évitée, mais toujours possible, le niveau de la contravention dépendant du constat d’éventuelles récidives et des ressources du contrevenant ou de ses parents. Une mémoire était constituée par le casier judiciaire ; l’infraction pouvant être effacée après cinq ans, en l’absence de récidive.

Au lieu de cela, a été instaurée une amende forfaitaire de bas niveau : 200 euros ; c’est trois fois moins que le budget mensuel tabac-cannabis d’un cannabinophile ! Cette amende ne sera bientôt perçue que comme une taxe pour abonder le budget de la Nation d’une insatiable voracité.

L’article a été adopté par les députés, lors de l’examen en première lecture du projet de réforme de la justice, avec 28 voix pour et 14 contre. On regrettera qu’un sujet de cette importance mobilise si peu de membres de la « représentation » nationale.

Par surcroît, le montant de cette amende forfaitaire est moindre que ce qui était prévu. Initialement madame Belloubet, ministre de la Justice, la prévoyait de 300 euros.  Elle avait déclaré en avril 2018 que :« Le montant de l’amende forfaitaire minorée serait de 250 euros et celui de l’amende forfaitaire majorée de 600 euros ». Les 28 députés ont suivi les préconisations du rapport des députés Poulliat (LREM) et Reda (LR), proposant une amende entre 150 et 200 euros. Souvenons nous de leurs noms, en vue de leur intégration dans le panthéon des médiocres œuvrant à la banalisation des drogues, qui prépare à leur légalisation.

Un «cannabis à point », à l’instar du permis du même nom, aurait constitué un intéressant moyen de prévention. Il aurait comporté un fichier électronique informant extemporanément celui qui verbalise du nombre de récidives dont le contrevenant est l’auteur, lui permettant de fixer le montant de la peine, voire d’enclencher une autre procédure en cas de récidives multiples tel que l’obligation de suivre un stage payant, avec contrôle des connaissances acquises, puis, le cas échéant, une injonction de soins. Au lieu de cela : une aumône au budget, non dissuasive, sans trace, sans un interrogatoire permettant de remonter les filières, sans la possibilité de rachat des incriminés qui balanceraient ceux qui font « leur blé », surfant sur la faiblesse d’autrui, par la vente de leur « herbe ».

La lettre N°57 du CNPERT est parue

Cliquez ici pour  télécharger la lettre N°57

CANNABIS IL DÉNONCE UN «JEUNOCIDE» AU PAYS DE JUSTIN TRUDEAU

Tandis que le Canada fête la libéralisation du cannabis, le biologiste et toxicologue valaisan Nicolas Donzé estime cette évolution totalement irresponsable du point de vue de la lutte contre les addictions.

Pour le biologiste et toxicologue de l'Hôpital du Valais, que ce soit le tabac, l'alcool ou les divers drogues, on doit se focaliser sur le problème de l'addiction entre l'individu et la substance.

Pour le biologiste et toxicologue de l’Hôpital du Valais, que ce soit le tabac, l’alcool ou les divers drogues, on doit se focaliser sur le problème de l’addiction entre l’individu et la substance. Image: DR

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S’exprimant dans le cadre d’une réunion avec des patients lundi en Valais, Nicolas Donzé, biologiste en chef adjoint et toxicologue à l’Hôpital du Valais, a eu des mots lourds de sens pour critiquer la libéralisation du cannabis au Canada. Pour lui cette évolution n’est rien moins comparable à un «jeunocide» au pays de Justin Trudeau.

Ces mots ont heurté certaines personnes présentes, mais lui s’en défend: «J’aime utiliser des expressions fortes, le but est d’amener les gens à réfléchir. En libéralisant le cannabis, on favorise l’agression de toute une jeunesse. Le cannabis a des défauts et des qualités, mais pour moi, l’élément central c’est la relation entre l’individu et la substance.»

Menace sur les 18-25 ans

Nicolas Donzé n’est pas inconnu dans le monde des drogues en Suisse, où il a passablement publié sur la question. Pour lui la consommation «festive» de cette plante n’a pas de raison d’être, en particulier auprès des jeunes: «Du point de vue du développement du cerveau, l’adolescence ne s’arrête pas à 18 ans, mais à 25 ans.»

En tant que biologiste, il s’intéresse sur les interactions entre le produit et le corps, en particulier ses effets sur la dopamine dans l’addiction que crée le cannabis. «L’addiction, précise-t-il, est une maladie du comportement qui perturbe notre mémoire, notre envie d’apprendre, qui est essentiel à notre vie, surtout pendant cette période de notre vie, entre 15 et 25 ans, où la possibilité de devenir addicte est significative.»

La plante à cent molécules

Pour lui, le cannabis n’est pas une drogue douce: «On sous-estime sa puissance. On libéralise un produit qu’on ne connaît pas ou mal. Les deux cannabinoïdes les plus connus sont le THC et le CBD, mais quand on fume un joint, même légal, riche en CBD et contenant moins de 1% de THC, la présence de 100 autres phytocannabinoïdes ne peut être ignorée. Le cannabis n’est pas la plante d’une molécule, mais de plus d’une centaine de substances différentes.»

Des vertus thérapeutiques à développer

Si le biologiste dénonce son utilisation récréative, il regrette cependant que le cannabis ait été écarté de la pharmacologie: «Il présente des vertus thérapeutiques de plus en plus intéressantes. Il serait dommage de gaspiller un tel potentiel. De nombreuses études doivent être encore faites pour trouver la bonne dose, la bonne occasion pour la bonne maladie.» Mais pas pour la bonne rigolade… (Le Matin)

Ma cabane au canna… bis

Addiction aux opiacés : la première cause de mort par overdose en France

De nouveaux chiffres alertent sur la dangerosité des opiacés : le nombre de décès lié à leur surconsommation augmente en France.

Elle est la première cause de moralité par overdose en France. L’addiction aux opiacés serait responsable de plus de 500 décès chaque année, soit six fois plus que l’héroïne et cinq fois plus que la méthadone. Des chiffres alarmants, publiés par Le Monde ce 16 octobre, qui mettent l’accent sur les dangers de ces médicaments à base de dérivés d’opium. Les médecins ne cessent de dénoncer les risques engendrés par le recours aux antidouleurs, notamment l’accoutumance.

Selon le quotidien, la consommation de ces substances aurait connu un bond ces dernières années. Depuis 2004, les opioïdes forts auraient en effet connue une progression de 88 %. Pour l’oxycodone, analgésique très puissant, la hausse s’élèverait même à 1950 %.

LA PRESCRIPTION, DÉBUT DE L’ADDICTION

Lucie, trente-quatre ans, a accepté de témoigner pour RTL. Elle explique qu’après une opération des yeux il y a dix ans, elle se voit prescrire un antalgique à base de codéine. C’est le début de son addiction, raconte-t-elle : « Tout de suite, j’ai accroché… La diminution de la douleur, mais aussi un apaisement corporel, un bien-être ». Elle arrêtera à la fin du traitement, pour rechuter quelques mois après à cause d’une crise de névralgie, c’est-à-dire une douleur causée par la lésion ou l’irritation d’une partie du système nerveux. Cela fait deux ans que Lucie dépasse chaque jour la dose journalière maximum autorisée. Ingénieure médicale, elle sait pourtant qu’il ne faut dépasser une semaine de médication.

12 MILLIONS DE FRANÇAIS ACCROS

Selon l’Observatoire français des médicaments antalgiques (Ofma), près de 12 millions de Français seraient addicts aux opacités. Aux États-Unis, les overdoses de drogue ont tué plus de 63 000 personnes en 2016, soit plus que les accidents de voiture ou le Sida. Une étude montrait même que le nombre d’Américaines dépendantes aux opiacés pendant la grossesse a quadruplé en 15 ans.

Dans cette crise des opacités, des scientifiques se penchent sérieusement sur le développement d’un antidouleur plus puissant que la morphine qui n’entraînerait pas d’addiction. Ils espèrent pouvoir démarrer des essais cliniques sur l’Homme d’ici un an et demi

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Un pigeon ayant une passion pour l’alcool est l’oiseau de l’année

Pigeon alcoolique

Agence QMI

Publié le 15 octobre 2018

Le pigeon des bois, ou kereru, amuse régulièrement les Néo-Zélandais en tombant en état d’ébriété à force de manger des fruits fermentés, au point où les habitants de ce pays l’ont élu «oiseau de l’année» cette fin de semaine.

Année après année, les insulaires ont pris l’habitude de voir cet oiseau s’intoxiquer en dévorant des fruits contenant de l’alcool. Les pigeons peuvent alors se laisser balancer sur de très minces branches dans les arbres au gré du vent, quand ils ne tombent pas carrément au sol.

Plusieurs internautes ont lancé une vaste campagne pour offrir au kereru le titre d’oiseau de l’année, un hommage décerné annuellement par l’organisme Forest & Bird afin de sensibiliser à la conservation de la nature. Le pigeon a finalement été couronné en vertu d’un total de 5833 votes, soit plus de 2000 voix d’avance sur son plus proche rival.

Contrairement à environ 80 % des oiseaux du pays qui voient leur population décliner, le nouveau roi des oiseaux néo-zélandais ne figure pas sur la liste des oiseaux en danger de la Nouvelle-Zélande. Même si la population de kereru est stable, le pigeon est à risque de disparaître localement dans certaines régions de la Nouvelle-Zélande où ces prédateurs ont été insuffisamment contrôlés, a précisé l’organisme Forest & Bird.

Le concours a généré une participation record en Nouvelle-Zélande avec plus de 48 000 votes. Les organisateurs ont noté avec humour être parvenus à déjouer des tentatives d’interférence internationale en annulant quelque 1800 votes provenant de l’Australie.

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Combien de temps l’alcool et les drogues restent-ils dans notre organisme ?

Alcool, cannabis, drogues dures… La consommation de ces substances laissent des traces dans l’organisme. Mais pour combien de temps exactement ?

Combien de temps l'alcool et les drogues restent-ils dans notre organisme ? LESZEKCZERWONKA/ISTOCK

 


Dès qu’une personne consomme de la drogue ou de l’alcool, son corps commence à la décomposer. Au cours de ce processus, un composé issu de son métabolisme laisse des traces dans son sang, son urine et ses cheveux. Parfois plusieurs jours après avoir consommé le produit. Toutefois, la durée de présence détectable dans l’organisme dépend de la nature du produit consommé.

L’alcool :

Seule substance licite de cette liste, l’alcool peut entraîner de graves problèmes pour la santé s’il est consommé de manière excessive et trop régulière. Cette substance est également très longue à digérer pour l’organisme puisqu’il faut environ 1 demi-heure pour que le foie commence le processus de décomposition après la consommation d’un verre d’alcool standard (12 cl pour le vin, 25 cl pour la bière). La présence d’alcool dans le sang est comprise entre 10 à 12 heures dans le sang et de 3 à 5 jours dans l’urine.

Le cannabis :

Le cannabis est la drogue qui reste le plus longtemps dans notre organisme. Si nous ne sommes pas tous égaux face à la consommation de cannabis, le THC, substance psychoactive du cannabis responsable de l’effet planant, reste entre 1 et 3 semaines dans le sang, et 7 à 30 jours dans l’urine.

La cocaïne :

Bien qu’elle soit dangereuse pour la santé, la cocaïne a une durée de vie dans notre organisme beaucoup plus courte que le cannabis. En effet, ce produit consommé généralement par inhalation ou injection laisse des traces dans notre sang pendant 1 à 2 jours, et 3 à 4 jours dans notre urine.

L’héroïne :

Drogue appartenant à la famille des opaciés, l’héroïne se consomme, tout comme la cocaïne, par injection ou inhalation. Sa durée dans l’organisme s’avère elle aussi relativement courte : environ 12 heures dans le sang et 3 à 4 jours dans l’urine. A noter que l’héroïne a un pouvoir addictif très puissant. Si elle disparait relativement « rapidement » de l’organisme, celui-ci y deviendra très vite accro, en moyenne après quelques prises. Chez certaines personnes, une prise suffit à les faire basculer dans la dépendance.

Le LSD :

Cette drogue hallucinogène très puissante qui se consomme par l’ingestion est celle qui disparaît le plus vite de l’organisme. En effet, les traces de LSD dans le sang se dissipent au bout de 2 à 3 heures, de 1 à 2 jours dans l’urine et mettent trois jours à disparaître des cheveux.

L’ectasy :

L’ectasy est une drogue synthétique issue de la molécule MDMA et se prend par voie orale sous forme de pilule. La présence d’ectasy après ingestion est détectable dans le sang durant 2 à 3 heures et 3 à 4 jours dans l’urine.

Vous l’aurez compris, ces substances mettent du temps à être évacuées de l’organisme humain. Ces métabolites sont précieux pour les dépistages de drogues, car ils permettent de déterminer précisément si une personne a consommé des substances psychotropes ou non. Les tests de dépistage des drogues dans les cheveux sont très précis puisque la plupart des drogues (à l’exception du LSD) laissent des traces pendant environ 90 jours.

Source

Lettre du CNPERT N° 56

Sécurité routière et drogues le double combat à mener

(Lettre à Monsieur le Premier Ministre)

Pr. Jean Costentin

Pour un Homme d’Etat, au-delà de toutes considérations politiques, l’imperium réside dans le sens du Devoir, de l’Honneur, de la Morale (quand bien même ces mots soient en obsolescence). C’est ce qui le distingue du politicien, ne pouvant détacher son regard du compteur qui dénombre ses électeurs potentiels. Cet imperium inclut l’attention qu’il porte à la….

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