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Nouvelles drogues illicites sur le marché : Une inflation « galopante » ! par le Pr Jean-Pierre Goullé

Le 31 janvier dernier à Bruxelles l’European Monitoring Centre for Drugs and Drug Addiction (EMCDDA) et Europol ont révélé dans leur rapport que 73 nouvelles drogues de synthèse ont été identifiées en 2012.

Après 41, puis 49 nouvelles drogues répertoriées en 2010 et 2011, ce sont donc au total plus de DEUX CENTS substances illicites qui sont apparues sur le marché depuis 2005 !

Décidément l’imagination de chimistes empoisonneurs n’a pas de limite.

Il s’agit d’un marché en pleine expansion, dont le chiffre d’affaires est tout à fait considérable, facilité par les possibilités qu’offre Internet à ce vaste trafic international. L’EMCDDA a identifié en janvier 2012 près de 700 boutiques sur la toile.

Provenant de marchés de gros situés en Chine et en Inde, puis importés en Europe où ils sont transformés, ces produits sont souvent proposés sur le marché comme des euphorisants légaux. Il est vrai que bon nombre d’entre eux échappent aux lois internationales en vigueur. Ils sont ensuite revendus en lieu et place des « drogues interdites » grâce à des stratégies de marketing sophistiquées et agressives,  n’hésitant pas à infiltrer des réseaux sociaux et à s’attaquer aux plus jeunes. Parmi ces nouvelles drogues psychoactives, certaines sont proposées sur le Net comme de simples médicaments, voire sous les appellations les plus fantaisistes de « sels de bains », « d’encens », de « plantes médicinales », « d’engrais », « d’ecstasy », « d’amphétamines », de « cocaïne ».

Contrairement aux surdoses survenant avec de l’héroïne, de la cocaïne  ou de l’ecstasy pour lesquelles les médecins sont parfaitement formés, la prise en charge médicale des sujets présentant une intoxication avec ces substances aux structures chimiques très variées et aux effets inconnus et peu prévisibles pose de réelles difficultés quant au diagnostic et à leur prise en charge. Si aucune étude n’est disponible pour évaluer leurs effets sur la santé, 21 décès dus à la consommation de la seule 4-méthylamphétamine ont été recensés depuis octobre 2011 en Europe.

Ce vaste trafic et la facilité d’accès à ces nouvelles drogues illicites est une source d’inquiétude, il constitue un réel problème et une menace pour la santé publique face au grand nombre et à l’extrême variété de ces substances (plus de 200 depuis 2005) pouvant être à l’origine d’intoxications pour lesquelles les médecins sont démunis.

illustration article JP Goullé

Les enfants afghans drogués, victimes innocentes de la culture de l’opium

« Ma maman était malade, alors elle me faisait prendre des pilules » pour être tranquille.

Le plus jeune drogué doit avoir 3 ans à peine, le plus âgé peut-être 12: dans le centre de traitement Wadan, une marmaille gesticulante reprend goût à la vie, après des années d’addiction, problème croissant en Afghanistan.

Deux fillettes vêtues d’un uniforme bleu, dont l’une a les cheveux recouverts d’un foulard, s’essaient au badminton. Des garçons se disputent un ballon jaune. D’autres sont captivés par un jeu électronique rudimentaire. Tous ont l’air actifs, sains. Aux antipodes de leur état à leur arrivée dans ce centre de Jalalabad (est).

« Quand je les vois pour la première fois, ces enfants sont déprimés, malheureux. Ils ne jouent pas, ne se préoccupent pas de leur hygiène », observe Massouma Khatima, une aide soignante. « Ils sont comme des fantômes », acquiesce l’une de ses collègues

Après 45 jours passés au centre de l’ONG Wadan, qui accueille 25 bambins et 35 femmes, souvent leurs mères, ils sont comme transfigurés. Normaux. Un traitement médicamenteux léger, pour les moins atteints, exceptionnellement une hydrothérapie (douches froides en cas de manque) pour les cas les plus lourds, est passé par là.

La petite Marwa, un joli minois de 10 ans, en est ressortie transformée. « Je prends des pilules pour dormir depuis que je suis bébé. Avant j’étais fatiguée. Je somnolais. J’avais mal à la tête. Mes copains se moquaient de moi. Ils m’appelaient +l’endormie+ », raconte-t-elle doucement.

« Maintenant, je me sens mieux, même si je ne suis pas complètement en forme. Je sens que je peux apprendre à jouer », poursuit celle qui se rêve « ingénieure ». Brikna, 7 ans, a elle aussi ingéré pendant des années des « pilules pour dormir », soit des somnifères mélangés à du lait ou, plus généralement, un bouillon à base d’opium, très consommé dans sa province du Nangarhar, dont Jalalabad est la capitale, selon Fazalwahid Tahiri, l’administrateur du centre.

« Ma maman était malade, alors elle me faisait prendre des pilules » pour être tranquille, explique-t-elle ingénument à l’AFP.

« Ici, dans les zones rurales, on donne de la drogue aux enfants pour des maux d’estomac, des grippes…. Comme l’opium est facilement disponible, les gens ne considèrent pas cela comme une drogue qui peut conduire à la dépendance », regrette M. Tahiri.

En Afghanistan, qui produit plus de 90% de l’opium mondial, les parents sont directement responsables de la toxicomanie de leurs enfants.

Dans la plus grande partie du pays, ceux-ci deviennent en effet accros en tant que « fumeurs passifs » de l’opium que leur père consomme à la maison, explique Zarbadshah Jabarkhail, médecin travaillant pour le Bureau des Nations unies contre les drogues et la criminalité (UNODC).

Trois des cinq enfants de Baspari, une jeune femme de 28 ans, sont désormais accros. Les deux autres, un nourrisson de 10 mois et un bébé de moins de 2 ans, sont consommateurs passifs.  »

Je sais que c’est mal. Les médecins m’ont dit de ne pas le faire. Je ne recommencerai pas », déclare-t-elle, visiblement peu convaincue, devant des employés du centre.

Et cette fermière peu éduquée, qui cultive de l’opium avec son mari, de décrire en souriant les effets de la drogue sur sa progéniture: « Parfois ils dansent, parfois ils peuvent dormir trois jours d’affilée. »

« On m’a donné la même chose quand j’étais petite, reprend-elle. De toute façon, quand on n’a pas d’argent pour leur acheter des médicaments, on n’a pas le choix. »

Mais dans certaines provinces, des mères donnent sciemment de la drogue à leurs petits pour qu’ils se tiennent tranquilles. Une technique en vogue dans le nord, qui leur permet de récolter de l’opium ou tisser des tapis sans être importunées par leur progéniture, raconte le Dr Jabarkhail.

« Les familles pauvres ont beaucoup d’enfants mais ne peuvent pas s’occuper d’eux si elles ne gagnent pas d’argent. Mais elles ne comprennent pas qu’en leur donnant de la drogue, elles les tuent », déplore-t-il.

Quelque 1,6 million d’Afghans, sur une population d’environ 30 millions, sont drogués, dont 300.000 enfants, selon une estimation américaine.

Entre 2005 et 2009, le nombre d’héroïnomanes a triplé, pour atteindre 150.000, et 230.000 personnes prenaient de l’opium, selon l’UNODC.

Et toujours plus de toxicomanes signifie toujours plus d’enfants frappés par ce fléau, note le Dr Jabarkhail. La menace est de taille pour un pays très jeune (plus de la moitié des habitants ont moins de 18 ans), et dont les enfants incarnent un avenir… incertain.

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Lecteurs, avez vous la réponse ?

Un fidèle lecteur nous interroge :

« Alors que la vente des drogues en Europe et en France en particulier, augmente et finance les actions des terroristes en Afghanistan et maintenant ouvertement au Mali, est-il « normal » que nous lui ouvrions les vannes des salles de « shoot »? « 

La question mérite une réponse rapide, qui peut la donner ?

Quel est l’intérêt sanitaire des salles de shoot ? (Le Figaro)

AVIS D’EXPERT

La réponse du professeur Jean-Pierre Olié, psychiatre à l’hôpital parisien Sainte-Anne et membre de l’Académie nationale de médecine.

Extrait :

Les résultats des expériences de salles d’auto-injection dans d’autres pays que le nôtre ne permettent pas de porter des conclusions médicales positives. S’il est vrai qu’en France, des salles d’injection contrôlée devraient accueillir des toxicomanes depuis longtemps pris dans le piège de la toxicomanie, il faut savoir que ces salles ne réduiront ni la contamination du sida, ni la contamination du virus de l’hépatite C.

De surcroît, comment croire qu’elles apporteront ici ce qu’elles n’apportent pas ailleurs: la possibilité d’inscription du toxicomane dans un programme de soin?

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SALLES D’INJECTION : L’ORDRE DES MÉDECINS PLUS HOSTILE QUE PERPLEXE

L’annonce de Marisol Touraine, ministre de la Santé, de la mise en place en 2013 d’une expérimentation de salle d’injections à moindre risque en France a conduit le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) a planché sur ce sujet ; ce qu’il a fait en décembre 2012. Il en ressort des interrogations qui montrent une hostilité manifeste du Conseil à cette initiative. Passage en revue.

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Salle d’injection, l’Académie de médecine rejette l’expérimentation

Alors que la mise en place expérimentale d’une salle d’injection contrôlée vient d’être autorisée par le Premier ministre, l’Académie nationale de médecine rejette l’initiative déjà exprimée dans un avis de janvier 2011.

Arguments avancés, il convient de traiter les addictions et non de les entretenir. De plus, la France s’est dotée de nombreuses structures d’accueil pour les toxicomanes où sont délivrés des produits de substitution.

Résultat, l’Hexagone serait au premier rang quant au nombre de patients (140 000) bénéficiant de cette prise en charge.

Enfin, l’institution énonce les nombreux obstacles qui s’opposent à ce projet.

Bertrand Delanoé et le député de Paris Jean-Marie Le Guen pour leur part se félicitent de l’accord donné et rappellent l’accord de la ville à une expérimentation dès octobre 2010.

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« salles d’injection » de drogue : l’Académie de médecine réitère son opposition au projet d’expérimentation

En janvier 2011, l’Académie Nationale de Médecine [1] , après plusieurs réunions, auditions d’experts et analyse des résultats des expériences à l’étranger, a indiqué son opposition à la création de salles de consommation contrôlée de drogues telles qu’elles sont actuellement définies. Cet avis s’est appuyé sur plusieurs arguments au premier rang desquels :

les addictions aux substances psycho-actives créent un état de maladie qu’il convient de traiter et non d’entretenir : priorité doit donc être donnée aux actions visant à aider le sujet dépendant à retrouver la liberté que la drogue lui a ôtée ;

notre pays est doté de structures de soins aux toxicomanes facilement accessibles et en outre susceptibles de délivrer des produits de substitution à l’héroïne : l’efficacité de la politique de réduction des risques mise en œuvre en France (distribution de seringues, traitements de substitution) est attestée par une réduction massive de la contamination des usagers de drogues par le virus HIV (moins de 2% des nouvelles contaminations concernent des toxicomanes).

En France 140 000 personnes reçoivent un traitement de substitution par voie orale : notre pays est au premier rang concernant cette offre [2].

Selon le rapport INSERM [3] de 2010 ayant trait aux modalités de réduction des risques, 8 pays se sont dotés de salles d’injection contrôlée dans des contextes sanitaires et de politique de réduction des risques très différents des nôtres. Il n’est pas établi que les salles d’injection contrôlée aient un impact sur la consommation de drogues des usagers ou de la communauté.

L’Académie Nationale de Médecine souligne que la mise en place expérimentale de salles d’injection contrôlée serait d’un coût élevé : un tel projet ne devrait pas se faire au détriment des actions déjà entreprises et du soutien aux associations de bénévoles œuvrant contre les toxicomanies. Regrettant que son avis de janvier 2011 n’ait pas été entendu puisque les pouvoirs publics affirment vouloir persister dans leur projet d’expérimenter la mise en place de salles d’injection contrôlée des drogues, l’Académie nationale de médecine redit avec netteté les obstacles à la mise en place d’un tel projet.

1) L’organisation de salles d’injection contrôlée de drogues ne saurait se concevoir sans les conditions de sécurité sanitaire nécessaires à tout acte d’injection :

a. identification du produit injecté ;

b. garantie d’asepsie ;

c. disponibilité des moyens de réponse aux urgences vitales consécutives à l’injection.

2) Une telle expérimentation imposerait de satisfaire à certaines exigences éthiques et juridiques :

a. Toute expérimentation suppose une méthodologie, des critères d’évaluation et un calendrier définis à l’avance ;

b. la personne admise dans un protocole expérimental devrait bénéficier d’une information éclairée sur les risques encourus et il faudrait recueillir l’expression de son consentement ;

c. les responsabilités des pouvoirs publics et des professionnels en cas de complication médicale voire d’acte délictueux commis sous l’emprise de la drogue devraient être définies ;

d. le risque de recours consécutif à l’injection de substances non inscrites à la pharmacopée ou à des posologies non répertoriées voire illégales devrait être pris en compte.

L’Académie de médecine réitère donc son opposition au projet d’expérimentation de salles de consommation contrôlée des drogues.

— –

Groupe de travail : J.F. Allilaire, J. Costentin, J.P. Goullé, M. Hamon, X. Laqueille, M. Lejoyeux, M.C. Mouren, J.P. Olié (rapporteur), R. Nordmann, J.P. Tillement (Commissions 2, 5 et 6)

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Salles de shoot : riverains et élus d’opposition en colère

Le gouvernement a donné son accord pour la création d’un premier site expérimental. Le maire du Xe arrondissement de Paris s’est porté volontaire pour accueillir cette salle de consommation de drogue.

«Génial, superbe idée, ce sont les commerçants et les habitants qui vont être contents de voir toute une “faune” envahir le quartier et de croiser le matin ces personnes en mal de leur poudre quotidienne», ironise Jean, un habitant du Xe arrondissement.

Au lendemain du feu vert de Matignon pour ouvrir une salle de consommation de drogue à Paris, beaucoup de riverains du Xe arrondissement s’inquiètent. Leur maire, Rémi Féraud (PS), s’est porté volontaire depuis plusieurs mois pour accueillir cette salle expérimentale. Si la pointe Gare du Nord-Barbès-Stalingrad est évoquée, personne à la mairie ou dans les associations ne sait encore situer le lieu exact.

«On pose des questions qui restent sans réponse»

«Pour un projet porté soi-disant haut et fort par la municipalité, les agissements se font dans le secret et l’opacité, on pose des questions qui restent sans réponse, tout se fait dans le dos de tout le monde, s’indigne Serge Federbusch, conseiller (UMPPA) du Xe arrondissement de Paris et président du Parti des libertés. Il n’y a eu ni réflexion ni pédagogie, encore moins de débat.» Comme celle des riverains, la crainte de l’élu est que ce projet «ajoute des difficultés à la difficulté».

Avec ses gares du Nord et de l’Est, le Xe arrondissement «draine déjà des populations marginales et doit faire face aux nombreux trafics et délinquances en tout genre», concède Céline Debaulieu, coordinatrice de l’association Gaïa-Paris, qui milite pour l’ouverture de salles d’injection. «Les habitants ont peur que cela rajoute une nuisance, explique-t-elle, mais c’est là tout le travail de pédagogie et de dédramatisation que nous devons faire main dans la main avec les riverains.»

Subventions du Conseil de Paris

L’association, qui travaille depuis 2005 avec des équipes mobiles d’éducateurs, de médecins et d’assistants sociaux pour prendre en charge les toxicomanes, s’est vu accorder 38.000 euros de subvention en décembre dernier par le Conseil de Paris pour mettre en place la phase de préfiguration du projet. Pour Céline Debaulieu, ces salles sont «une vraie plus-value», car «travailler avec les usagers sur leurs pratiques est un point d’entrée vers le soin, la prise en charge et le sevrage», pense-t-elle.

La «salle de shoot» de Vancouver, qui fait référence dans le domaine avec ses 1.000 passages par jour, aurait eu 30 % de demandes de sevrage dès la première année de fonctionnement, font valoir les associations militantes. À ce stade expérimental, la salle parisienne serait capable de traiter 200 passages par jour.


Comment ça fonctionne? L’exemple de Genève

Quai 9, la salle de shoot  de l’Association genevoise  de réduction des risques liés aux drogues, baptisée Première ligne, est souvent citée en exemple  par les défenseurs des salles  de consommation de drogues. Le local de 50 m² situé près de la gare de Cornavin à Genève  a des airs d’appartement Ikea. Dans la salle, chaque place  est composée d’une chaise, d’un lavabo et d’une petite poubelle. L’association ne fournit pas la drogue mais distribue du matériel stérile pour les injections. Elle dénombre environ 140 passages quotidiens, sachant que certains usagers peuvent revenir jusqu’à six fois dans la même journée.  Les responsables de Quai 9 estiment qu’entre 50 à 70 toxicomanes viennent  tous les jours. Entre 11 heures  et 19 heures, l’accueil est fait  par des travailleurs sociaux  et des infirmiers (un médecin vient quelques heures par semaine). Ici, tout est anonyme et confidentiel. Les noms des toxicomanes ne sont pas transmis à la police.

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» «Salles de shoot»: un bilan mondial plutôt négatif

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VIDEO. Les salles de shoot sont « une incitation à violer la loi », pour Guaino

« Une incitation à violer la loi. » C’est ce que pense le député UMP des Yvelines, Henri Guaino, du feu vert donné par Matignon à une salle de shoot, à Paris. Il l’a déclaré mercredi 6 février sur France 2. Actuellement illégales en France, ces salles de consommation sont destinées aux toxicomanes de rue, précarisés et en rupture. Elles doivent leur permettre de consommer leurs propres produits dans de bonnes conditions d’hygiène et sous supervision de personnels de santé, et de réduire les troubles à l’ordre public.

L’ancienne plume de Nicolas Sarkozy a estimé que la décision de Matignon était« une défaite morale de plus » après le projet de loi sur le mariage pour tous. Pour l’élu, « on ouvre une faille dans la loi, dans l’interdit, et c’est le gouvernement qui le fait »« Est-ce qu’on veut une société dans laquelle la drogue est légalisée ou pas ? s’est-il demandé.  Le gouvernement n’a qu’à le dire, c’est un pas en avant. » Cliquez ici pour voir la video

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