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Les collégiens sensibilisés aux addictions

La gendarmerie nationale, service public de proximité, agit avec le souci permanent de lutter efficacement contre la délinquance.

Parallèlement au développement d’une stratégie répressive visant au démantèlement des réseaux de distribution de produits stupéfiants, il est apparu indispensable d’agir en amont en renforçant les actions de prévention pour mieux informer.

Limiter les addictions

Le gendarme, en contact permanent avec la population, est très bien placé pour tenter d’éviter ou retarder le risque de consommation de drogue. La gendarmerie dispose dans ses unités de spécialistes ayant reçu une formation approfondie, les Formateurs relais anti drogues (FRAD). Ces militaires vont concrètement diffuser une information aux adultes concernés (parents d’élèves, enseignants, élus, chefs d’entreprises, etc.) afin que l’image qu’ils se font de la drogue soit moins anxiogène. Avec les enfants et les adolescents, le formateur tout en effectuant un rappel à la loi va, par l’information et le dialogue, leur apporter des éléments qui les aideront à être capable de dire « non » et ainsi limiter les addictions.

Dernièrement, au sein même de son établissement M. Maubert, principal du Collège Jean-Rous avait invité les parents d’élèves, mais aussi des écoles primaires environnantes, à débattre de cette problématique avec le lieutenant Vasseur, commandant la brigade de gendarmerie de Bompas et formateur relais anti-drogues depuis 2003. Ce dernier était épaulé par l’adjudante Capdeville de la Brigade de Prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) du groupement de gendarmerie des Pyrénées-Orientales qui a pu apporter son expérience dans le cadre de ce débat axé sur la toxicomanie, les produits stupéfiants et le rappel à la loi.

Très intéressée par les informations diffusées, l’assistance est repartie mieux informée pour détecter les éventuelles dérives de leurs enfants et surtout sensibilisée aux diverses tentations qu’encourent ces derniers. Il est rappelé que la consommation peut être punie par le code de la santé publique. Source

Le forum des Ados et les addictions

Quelques effets de la consommation de drogue et d’alcool :

  • Difficultés de concentration, difficultés scolaires ;
  • Préoccupations centrées sur l’obtention et la consommation du produit, isolement social et perte de motivation ;
  • Risques pour l’usager et son entourage, liés aux contacts avec des circuits illicites pour se procurer le produit ;
  • Chez certaines personnes vulnérables, le cannabis peut engendrer ou aggraver un certain nombre de troubles psychiques comme l’anxiété, la panique et favoriser la dépression. Il peut aussi provoquer l’apparition d’une psychose cannabique : il s’agit d’une bouffée délirante qui nécessite une hospitalisation dans un service spécialisé. Le cannabis est également susceptible, chez les sujets prédisposés, de révéler ou d’aggraver les manifestations d’une maladie mentale grave, comme la schizophrénie.
  • La consommation régulière d’alcool augmente le risque de cancers (notamment de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, entre autres). La consommation régulière quand elle est excessive (ou au-delà des seuils de 2 à 3 verres par jour), augmente le risque de nombreuses autres pathologies : maladies du foie (cirrhose) et du pancréas, troubles cardiovasculaires, hypertension artérielle, maladies du système nerveux et troubles psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement).

Cliquez ici pour lire les commentaires des ados

Le Dr Gilles Lecoq délégué au sein de la MILDT

gilles-lecoqLe poste de délégué au sein de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) a été officiellement confié à Gilles Lecoq, suite à la publication d’un arrêté paru au Journal officiel (JO) du 13 janvier. La MILDT, présidée depuis septembre 2012 par Danièle Jourdain-Menninger (lire notre sujet du 12/09/2012), avait annoncé dès le 15 janvier cette nomination (lire notre synthèse du 04/02/2013).

Gilles Lecoq a mené une première carrière de pédiatre, avant de passer le concours de l’École nationale d’administration (ENA). Chargé de mission auprès du sous-directeur du système de santé et de la qualité des soins, puis chef de ce bureau à la Direction générale de la santé (DGS) du ministère des Affaires sociales en 1995, il a conseillé le secrétaire d’État à la Santé et à la Sécurité sociale Hervé Gaymard en 1996.

Chargé de mission puis directeur adjoint de la direction générale des laboratoires et des contrôles de l’Agence du médicament en 1998-1999, il part ensuite, en 1999, comme directeur du département de l’information, de la recherche, de l’évaluation et de la qualité à l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP). Il conseille le ministre de la Santé, Jean-François Mattei en 2002, avant de rejoindre l’IGAS.

Conseiller technique, chargé de la mise en œuvre des plans d’alerte et des programmes de prévention, et des questions liées à la maladie d’Alzheimer, au cabinet de la secrétaire d’État aux Personnes âgées Catherine Vautrin en 2005, il a aussi travaillé avec le ministre de la Santé et des Solidarités, Xavier Bertrand, puis avec son successeur, Philippe Bas.

Manifeste contre l’expérimentation de salles d’injections de drogues

Présentation du Manifeste contre l’expérimentation de salles d’injections de drogues aux toxicomanes supervisées par des personnels médicaux et financées par l’Etat le mardi 12 mars 2013

ÉCRIT PAR COLLECTIF POUR LA PRÉVENTION DES TOXICOMANIES | 07 MARS 2013

altEn présence des professeurs Jean Costentin et Henri Joyeux, les membres du Collectif pour la Prévention des Toxicomanies présenteront leur Manifeste contre l’expérimentation de salles d’injections de drogues aux toxicomanes supervisées par des personnels médicaux et financées par l’Etat.

Ils évoqueront avec vous leur demande faite au Premier Ministre, Jean-Marc AYRAULT, de renoncer à ce projet qui ne peut représenter une priorité de santé ni une urgence pour alourdir les dépenses publiques.

D’anciens toxicomanes se joignent à eux et pourront témoigner.

La gravité d’un tel projet a suscité un profond émoi dans le monde associatif investi depuis de nombreuses années dans la prévention des toxicomanies. Ce Collectif pour la Prévention des Toxicomanies est né de la décision de plusieurs associations qui veulent faire entendre leur voix dans le débat sur l’expérimentation de salles d’injections dont elles sont exclues. Ce collectif, dont la liste des associations figure en bas du document, est apolitique et aconfessionnel. Il est donc libre de toute attache politique et de toute pression de lobbying.

De quel débat s’agit-il ?

Malgré l’opposition de l’Académie de Médecine (5/02/2013), malgré l’opposition du Conseil National de l’Ordre des Médecins (15/01/2013), malgré l’opinion des Français, malgré l’avis des riverains et contre toute logique sécuritaire et médicalisée, la première salle d’injection de drogues aux toxicomanes avec supervision médicalisée, dite « salle de shoot » vient d’être autorisée à Paris.

D’après les informations filtrées elle serait située près de la Gare du Nord et fonctionnerait 35 heures par semaine. Que feront les toxicomanes durant les 133 heures restantes ? Les toxicomanes doivent-ils respecter les heures de bureau, alors que le danger est plus important la nuit, moment anxiogène pour ce public marginalisé ?

Quelle sera l’identification du produit que le toxicomane s’injectera ? Quelles seront les responsabilités des professionnels d’encadrement et des pouvoirs publics en cas de complications médicales ou de mort ?

Pour souligner ces paradoxes et incohérences, 14 associations familiales et de prévention se sont regroupées en un collectif, qui publie un manifeste contre l’expérimentation des salles d’injections de drogues aux toxicomanes supervisées par des personnels médicaux et financées par l’Etat. Une mise en garde que le Collectif vient d’envoyer au Premier Ministre Jean-Marc AYRAULT.

Une situation à haut risque pour les médecins

Qui supervisera les drogues de la rue ? Le Professeur Jean Costentin, membre de l’Académie de médecine et Président du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT) met l’accent sur un aspect légal et juridique et s’interroge : « Pourquoi ce qui est interdit à l’extérieur est autorisé à l’intérieur ? Quel sera le rôle des médecins. Superviser l’injection de « drogues de la rue », des produits loin d’avoir une qualité médicamenteuse, posera forcement des difficultés. L’héroïne vendue couramment dans la rue n’est composée que de 30 à 40 % d’héroïne pure que l’on trouve noyée dans  de nombreuses substances de dilution. Alors quel médecin accepterait de superviser l’administration d’un produit qu’il sait foncièrement impur ? Et par la suite, cette question en appellera une autre : lorsque le corps médical se rendra compte qu’il est impossible de superviser ces administrations de drogues impures, que feront-ils ? Les salles de shoot finiront-elles par fournir elles-mêmes de la drogue de bonne qualité ? Et, puisque l’on vient avec sa drogue, on ne peut s’opposer à ce qu’elle s’acquiert à l’extérieur, d’où un élargissement du périmètre de non droit. J’ajoute qu’on ne soigne pas une maladie en administrant les produits qui l’ont déclenchée.« 

A contresens de l’opinion et du bon sens

Si d’une manière générale, les Français se sont prononcés contre les salles de shoot à 55% (sondage IFOP 13/09/2012), le Collectif pour la Prévention des Toxicomanies milite, de son côté, pour une véritable politique préventive. Il souhaite réduire la demande et autant les trafics. Le Collectif s’étonne que toutes ces associations de prévention et de familles qui travaillent au quotidien ne soient pas entendues, écoutées ou tout simplement consultées. Alors que, comme le constate Françoise Camus, Présidente de l’Association Phare Familles Face à la drogue : « Les association d’usagers de drogue sont largement prises en compte et financées, alors que les associations familiales sont exclues du débat. D’une manière générale, les associations de prévention ne sont pas assez soutenues financièrement, alors que celui d’associations d’usagers est prépondérant. La politique actuelle repose trop sur la réduction des risques, qui pèse lourd en termes de coût. Si elle doit faire partie intégrante de la prévention, elle ne doit pas être prioritaire.« 

Une mesure qui se chiffre en millions d’euros

N’y a-t-il pas, en cette période de rigueur budgétaire, d’autres priorités de santé publique à privilégier (fermeture de maternités, sous-effectif des personnels de soins…) ? Le Professeur Jean Costentin, a fait une estimation du coût pour l’Académie de Médecine. Cette mesure risque de coûter plus de 200 millions d’euros si les métropoles de la France entière devaient en être équipées. C’est donc un enjeu de plusieurs millions d’euros.

Pourquoi créer de nouvelles structures ?

Il existe déjà plus d’un millier de salles ou structures d’accueil en France dédiées à la toxicomanie. Notamment les 850 CSAPA (Centre de soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie), présents partout en France. Des centres médico-sociaux, gérés par des établissements publics de santé (hôpitaux) ou par des associations. Les 140 CAARUD (Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues). Des structures réparties sur l’ensemble du territoire. Financées par l’assurance maladie, elles accueillent gratuitement les usagers en vue de réduire les risques et les dommages sanitaires ou sociaux liés à la prise de drogues.

Plus de mille structures à disposition ouvertes en semaine auxquelles il faut ajouter les centres et les bus Méthadone, les 150 000  « bénéficiaires » de la Buprenorphine à haut dosage (« Subu »), les services des Centres Hospitaliers Généraux, les lits addictions des CHU et des hôpitaux psychiatriques, les cliniques spécialisées, les associations, les maraudes, le SAMU social, le Secours catholique, la Croix Rouge, etc… Pourquoi ne pas les utiliser au titre de la prévention et de l’encadrement, voire de la désintoxication ? Quel est le coût global d’un tel dispositif existant ?

Et la santé des jeunes ?

Pour le Professeur Henri Joyeux, cancérologue et Président de la Fédération Nationale Familles de France, il est question de la santé des jeunes : « Aux jeunes atteints de cancers, qui arrivent dans nos services on pose deux questions essentielles : est-ce que tu te drogues ? Es-tu atteint d’hépatite B ou du sida ? Ils répondent toujours non, quitte à aller à l’encontre du traitement lourd qu’impose leur maladie. Et au lieu de les soigner, ils sont emportés en 6 mois. »

Le Collectif est constitué des associations suivantes :

CNPERT (Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches en Toxicomanie)

Fédération des Familles de France

FNAPT (Fédération Nationale des Associations de Prévention des Toxicomanies) regroupant : Stop à la Drogue – Le Phare Familles face à la drogue  – Vigilance – Pour une Jeunesse sans Drogue – APT 85 – ADELT 89 – CO.MEN.CA.76 – CNID 32 – Marilou – PHARE Enfants-Parents

Bruxelles, plaque tournante de la drogue ?

Le député Fouad Ahidar (SPA) a interrogé Charles Picqué sur le rôle de la capitale dans le trafic de stupéfiants. Suite à un rapport européen alarmant…

Le Centre européen de contrôle des drogues et de l’addiction a publié, fin janvier, un rapport sur les marchés de la drogue en Europe.

On peut notamment y lire que “la Belgique est un centre de distribution d’héroïne et de cocaïne en Europe; qu’elle remplit, avec les Pays-Bas, un rôle important au niveau du stockage du cannabis; qu’elle est une des sources principales du trafic de résine; ou encore que notre pays constitue un pôle de synthèse des amphétamines en Europe du Nord-Ouest (après les Pays-Bas).” Il semble aussi que “les réseaux criminels hollandais se déplacent vers la Belgique […], ce qui pourrait encore y augmenter le nombre de plantations de cannabis.”

Des affirmations peu reluisantes, qui ont poussé le député Fouad Ahidar (SPA) à interroger le ministre-président, Charles Picqué (PS), à ce sujet, hier, au parlement :

“J’ai été éducateur de rue à Molenbeek et j’ai beaucoup lutté contre le phénomène de la drogue à Bruxelles, à tel point que j’ai reçu des menaces de mort il y a quelques années. J’avais donc décidé de lever le pied.”

“Mais ce rapport, conjugué à ce que j’observe sur le terrain, à savoir des quartiers gangrenés par la consommation de stupéfiants, me pousse à reprendre le combat. D’autant que j’ai l’impression que personne ne s’en soucie.”

Le député socialiste souhaitait notamment obtenir des chiffres sur le marché de la drogue à Bruxelles mais aussi sur les délits qui y sont liés. “Les stupéfiants ne sont en effet pas qu’un problème de santé publique. En réalité, ils engendrent aussi de la criminalité quand les accros ne peuvent pas se payer leurs doses.”

Au passage, il s’interrogeait en outre sur la mise en place d’une véritable politique régionale à ce niveau et sur les mesures déjà prises. “Les ministres doivent prendre leurs responsabilités.”

Le Jettois allait se montrer très peu satisfait des réponses obtenues. “Charles Picqué m’a donné quelques chiffres (voir ci-contre) et m’a confirmé que la Région était compétente pour l’accompagnement des dépendances. À ce titre, l’association Transit, qui vient en aide aux usagers de drogues, reçoit 500.000 € par an. Mais il n’avait pas plus de renseignements sur l’étude.” Source

Belgique : 1/4 des jeunes scolarisés ont consommé du cannabis

Un quart des jeunes scolarisés âgés de 12 à 20 ans en Fédération Wallonie Bruxelles (FWB) ont déjà consommé au moins une fois du cannabis, indique le rapport Eurotox 2011-2012 de la FWB. Ce chiffre est «relativement stable» depuis 1998.

Selon le rapport, 5% des jeunes francophones de 12 à 20 ans de l’enseignement secondaire consomment du cannabis de manière hebdomadaire, tandis que 1,7% déclare en consommer quotidiennement.

Le cannabis est la drogue la plus consommée en Belgique. Selon le rapport, qui se fonde sur 7.000 questionnaires auto-administrés dans les trois régions, 14% de la population totale a déjà fumé du cannabis au moins une fois. Les autres drogues (cocaïne, héroïne, ecstasy, etc.) n’ont été consommées à au moins une reprise que par moins de 4% de la population.

La consommation de drogue varie cependant fortement selon l’âge. Ainsi, 30% des 25-34 ans ont déjà expérimenté le cannabis. Près de 9% de cette catégorie d’âge ont absorbé un autre type de drogue à au moins une reprise.

Les auteurs du rapport indiquent que ces chiffres sont probablement sous-estimés étant donné qu’ils concernent les ménages et que l’enquête ne s’intéresse pas aux personnes marginalisées «qui sont pourtant probablement les plus grands consommateurs de drogues».

Le rapport dresse également un bilan de 21.000 demandes de traitement pour un problème d’assuétude enregistrées entre 2006 et 2011 dans un centre de la FWB. En moyenne, le patient admis est âgé de 34 ans. Il est majoritairement masculin (80%), peu ou pas scolarisé et bénéficie de faibles revenus. Son addiction concerne d’abord les opiacés (50% des cas), l’alcool (22%) la cocaïne ou le crac (12%) et le cannabis (11%). Source

Béziers : Les étudiants de l’IUT avouent leur addiction

Un groupe de cinq jeunes Biterrois a enquêté sur les habitudes des étudiants. Résultats.

Mieux vaut prévenir que guérir. Nul doute que les cinq étudiants de l’IUT de Béziers, auteurs de l’opération “Ta conso, t’en est où ?”, partagent cette morale. Ce projet, mené de décembre 2012 à janvier 2013, a consisté en une enquête élaborée par ces cinq étudiants sur les addictions des jeunes. L’étude s’est portée sur trois types de drogues : le tabac, les drogues et l’alcool. Le but de l’opération est de sensibiliser les étudiants de l’IUT aux effets des addictions. Les initiateurs du projet ont distribué un questionnaire de 31 questions à 288 étudiants de l’IUT, âgés de 17 à 24 ans.

20% se considérant dépendants

À la question « À quelles addictions pensez-vous en priorité ? », 67 % des jeunes Biterrois interrogés ont répondu le tabac, 59 % l’alcool, et 44 % le cannabis. Et sur l’ensemble de ces étudiants, 20 % se considèrent comme dépendants à un produit addictif, dont plus de la moitié d’entre eux au tabac.

90% ont déjà bu de l’alcool

Près de 90 % déclarent avoir déjà bu de l’alcool. « Ce résultat m’a surpris, je ne pensais pas qu’autant de jeunes avaient déjà consommé de l’alcool », témoigne Adil Oumadi, l’un des étudiants à l’origine du projet. Plus de la moitié des jeunes interrogés ont déjà consommé une drogue illicite, du cannabis pour la majorité d’entre eux. Sur les 288 qui ont répondu, ils sont presque la moitié à prendre régulièrement une drogue illicite (cannabis, cocaïne, ecstasy, LSD, produits dopants, champignons). Enfin, 72 % ont déjà fumé du tabac, et la moitié des interrogés sont des fumeurs réguliers.

Un partenariat

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un partenariat existant entre l’établissement et le centre hospitalier. L’enquête s’est déroulée en deux phases. Les auteurs du projet ont d’abord distribué aux étudiants les questionnaires, avant de mener une dizaine d’entretiens d’une durée.Cette étude est l’occasion de se rappeler que, selon l’enquête menée par l’European School Survey Project on Alcohol and other Drugs (ESPAD) en 2011, les jeunes Français sont les plus gros consommateurs de cannabis en Europe. Une campagne de prévention est donc toujours la bienvenue.

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Cannabinoïdes synthétiques : 16 cas d’insuffisance rénale aiguë

Aux États-Unis, entre mars et décembre 2012, on a dénombré 16 cas d’insuffisance rénale aiguë chez des sujets jeunes ayant consommé un cannabinoïde synthétique. Chez certains de ces patients, le produit consommé était du XLR-11, apparu sur le marché au premier semestre 2012.

Mars 2012 : les autorités de santé du Wyoming reçoivent la notification de trois cas d’insuffisance rénale aiguë inexpliquée chez des sujets ayant consommé un cannabinoïde synthétique (CS) (parfois appelé marijuana synthétique). Or on n’avait encore jamais décrit d’insuffisance rénale aiguë (IRA) chez les consommateurs de CS. Dès lors, il y avait trois possibilités : 1) une toxicité encore jamais reconnue ; 2) la contamination par une substance néphrotoxique dans un paquet de CS ; 3) l’arrivée sur le marché d’un nouveau CS.

Wyoming, Oregon, New York, Oklahoma, Rhode Island, Kansas

Ces 3 patients ont indiqué avoir fumé du CS dans les jours ou les heures précédant le début des symptômes. Un avait fumé un CS parfumé à la myrtille ; les deux autres un CS non spécifié. Tous les trois avaient présenté nausées, vomissement, douleurs abdominales ou douleurs des flancs et s’étaient présentés aux urgences hospitalières entre le 26 et le 29 février 2012 dans un tableau d’insuffisance rénale aiguë. Le Département de la Santé du Wyoming a déclenché une enquête pour identifier d’autres cas et trouver la cause de la maladie. Le 24 mars, un quatrième patient ayant fumé un CS parfumé à la myrtille ou au chewing-gum s’est présenté aux urgences dans le même tableau clinique. Par la suite, 12 autres cas d’IRA associés à la prise de CS ont été identifiés dans d’autres États : Oregon (6), New York (2), Oklahoma (2), Rhode Island (1) et Kansas (1).

Lésions tubulaires aiguës

Au total, parmi ces 16 patients, il y avait 15 hommes de 15 à 33 ans et 1 jeune femme de 15 ans. Aucun n’avait de maladie rénale antérieure et aucun ne prenait de médicament néphrotoxique. Huit patients ont eu une biopsie rénale : on a découvert des lésions tubulaires aiguës chez 6 d’entre eux et une néphropathie interstitielle aiguë chez 3.

Cinq des 16 patients ont dû être dialysés ; 4 ont été traités par corticothérapie. La régression a été observée dans les trois jours qui ont suivi le pic de créatininémie chez la plupart des patients.

Chez 7 patients, on a pu procéder à des analyses toxicologiques du CS consommé et des échantillons biologiques (urines, sang, plasma).

Du XLR-11 chez plusieurs patients

Dans les cas 1 à 3, on a identifié 2 CS contenant du 3-(1-naphthoyl)indole, précurseur de nombreux CS aminoalkylindole ; un des deux produits contenait aussi le puissant CS AM2201.

Le produit consommé par le patient 4 contenait du 3-(1-naphthoyl)indole ainsi que du XLR-11, un dérivé jusque-là inconnu du CS UR-144 en circulation. Les urines de ce patient contenaient le métabolite N-pentanoic acid du XLR-11.

Le sang du patient 6 contenait le même métabolite de XMR-11.

Pour le patient 11, on a trouvé dans le produit consommé et dans le sérum du XMR-11 et du CS UR-144 ; et, dans ses urines, le même métabolite du XLR-11 que le patient 4. Le produit consommé par le patient 12 contenait aussi du XLR-11. Chez les patients 13 et 14, l’analyse du produit consommé et des échantillons biologiques ont retrouvé du XLR-11 et le même métabolite. Chez le patient 15, on n’a pas trouvé de XLR-11 dans le produit consommé.

« Dans ce rapport, le produit utilisé par 5 des 16 patients contenait un nouveau CS fluoriné, le XLR-11. De plus, le XLR-11 ou son métabolite a été trouvé dans les liquides biologiques de 5 des 7 patients pour lesquels on disposait d’échantillons », conclut un communiqué des CDC.

Dr Emmanuel De Viel

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Les collégiens bergeracois face au cannabis

Policière, Florence Masurelle intervient dans les établissements scolaires pour évoquer les dangers de la drogue. Exemple à l’institution Sainte-Marthe/Saint-Front.

Florence Masurelle intervient dans tous les établissements scolaires bergeracois

Florence Masurelle intervient dans tous les établissements scolaires bergeracois (A. T.)

Selon le dernier rapport du conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD),la consommation de cannabis est en forte hausse au sein de la population des 13-15 ans. Ce même rapport plaçait parmi ses chantiers prioritaires pour 2013 la lutte contre les phénomènes d’addiction.

La semaine dernière, Florence Masurelle, uniforme de la police nationale sur le dos, a rencontré les élèves de l’institution Sainte-Marthe Saint-Front. Référente scolaire, formatrice anti-drogue, elle intervient dans les établissements scolaires de Bergerac à la demande des responsables.

Vendredi, « Sud Ouest » a assisté à une séance, en compagnie d’une classe de troisième.

Une heure et demie, forcément trop courte, de prévention et surtout d’échange avec ces jeunes, « pour éviter la première consommation ». Même si, pour plusieurs d’entre eux, c’est déjà trop tard : le premier joint a déjà été fumé.

Le courage d’avouer

La séance se déroule sous la forme de questions-réponses. Avec, parfois, des interrogations qui laissent dubitatif. Comme celle-ci : « Le tabac et l’alcool sont des drogues comme le cannabis et l’héroïne. Vrai ou faux ? » Les avis divergent. « L’alcool et le tabac, c’est légal. La drogue non », ose un jeune homme. « Oui, mais pour vous, qu’est-ce que la drogue ? », enchaîne Florence Masurelle. «C’est quelque chose qui nous soulage », tente une jeune fille. « C’est un truc où après on n’est plus très net », corrige un élève.

Autre question : « Qu’est-ce qui peut pousser à consommer ? » Là encore, les réponses fusent : « Pour faire comme les autres », selon un ado. « Pour se rendre intéressant », complète son voisin. Une voix s’élève au dernier rang : « Pour être dans un autre état ». Florence Masurelle interroge la classe : « Vous en avez besoin pour faire la fête ? » « Non, répond un jeune homme. On peut aussi regarder un bon film entre amis. » Quelques gloussements moqueurs montent dans les rangs. Un avis qui visiblement n’est pas partagé.

Puis vient la question : « Dans la salle, qui a consommé du cannabis ? ». Une main se lève, timidement, suivie par d’autres. La policière commence alors par les féliciter. Non pas de consommer, mais de l’avouer. Pas évident, surtout quand deux enseignants se trouvent dans la salle. « Bravo, je vous félicite pour votre courage », dit-elle. Avant d’enchaîner : « Dites-moi, quels effets ça vous fait ? » Une élève : « Je rigole tout le temps » Une autre : « La première fois, ça ne m’a rien fait. Après, je rigolais pour rien » Un de ses camarades ajoute : « On se sent bien, joyeux. » « Et vous continuez à consommer ? », s’enquiert la policière. « Ça dépend, lâche une jeune fille. Juste en soirée. Pour s’amuser. »

Pour appuyer son argumentaire sur les dangers du cannabis – « car il n’y a pas de drogue douce ou de drogue dure. Il y a la drogue, c’est tout » -, Florence Masurelle évoque son expérience, en région parisienne. Et ces deux jeunes de 18 ans retrouvés morts sous un pont. Des murmures parcourent l’assistance. Comme quand elle égrène les principaux dangers de la consommation de « shit » en une litanie parfois effrayante : « Dépendance, psychose, violence, démotivation, altération de la mémoire… » Même réaction à l’énoncé des peines encourues en cas de cession, même gratuite, de stupéfiants. « Il faut toujours leur expliquer la loi, assure Florence Masurelle. S’il n’y a pas de sanction… » Reste maintenant à savoir quelle attitude ces élèves adopteront. Si les paroles de l’officier de police résonneront. Ou partiront en fumée. Source

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