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Le cannabis vu par les Belges ….

En Europe, les consommateurs de cannabis réguliers seraient des millions. Mais vous savez quoi ? On sous-estime probablement les chiffres réels. Ben oui, le cannabis étant illégal un peu partout sur le continent, difficile de faire avouer aux gens qu’ils consomment… Déroule ! Mais alors, que faire pour avoir des chiffres fiables ? Explorons avec mon chat, Albert, une possible solution.

Drogue en milieu rural, extension du domaine de la lutte

Jean-Pierre Pujol, membre du Centre National de Prévention, Etudes et Recherches sur les Toxicomanies, (CNPERT) souhaite alerter les citoyens et les pouvoirs publics en cette période de campagne municipale afin que de nouveaux dispositifs soient mis en place pour faire face au trafic et à l’usage de drogues qui gagne de façon inexorable l’ensemble des territoires ruraux.

Lundi 22 janvier 2018: La Police judiciaire de Meaux a saisi 2,3 tonnes de résine de cannabis et 29,5 kg d’herbe dans une ferme de l’Essonne.

Le temps est loin où l’usage de drogues était l’apanage de quelques intellectuels et artistes des milieux mondains privilégiés. Aujourd’hui, le fléau atteint toutes les couches de la société et frappe même l’artisanat et la pêche professionnelle. En outre, le trafic et l’usage de stupéfiants ne se limitent plus aux grandes agglomérations mais s’étend dans tous nos territoires ruraux, jusqu’aux villages les plus isolés.

Déjà étudié en 2007 par le dispositif Trend (Tendances récentes et nouvelles drogues) de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) ce phénomène ne cesse de s’accroître de manière inquiétante. La désindustrialisation et le chômage ont entraîné la migration de populations précarisées vers les espaces ruraux et périurbains, à la recherche de meilleures conditions de vie et de logements plus accessibles.

« En France, le débat sur les drogues est limité par la peur des pouvoirs publics »
Parmi ces populations, on trouve des consommateurs occasionnels ou réguliers de stupéfiants. Le démantèlement de squats et le « nettoyage » des centres-villes opérés par certaines municipalités contribuent également au déplacement d’usagers de stupéfiants.

Enfin, certains jeunes veulent échapper aux contraintes de la société de consommation et recherchent un cadre de vie plus tranquille, où ils pensent trouver plus facilement du travail. Les zones périurbaines offrent un espace commode pour accueillir les activités festives (clubs, discothèques, festivals techno, etc.) attirant également de jeunes consommateurs de drogues facilement accessibles dans ce cadre.

Mais l’usage de stupéfiants en milieu rural ne se limite pas à un problème engendré par la précarité présente dans les grandes agglomérations. On observe aussi un usage « autochtone », notamment dans les communes isolées, subissant des situations économiques et sociales difficiles.

Cannabis, nouvelle offensive en faveur de la légalisation

Tous les produits offerts dans les villes se retrouvent en milieu rural, cannabis, cocaïne, héroïne, crack, LSD, MDMA-ecstasy, substituts de l’héroïne, opiacés, etc.… L’initiation se fait toujours autour de l’association alcool-tabac-cannabis, et fait place souvent à des drogues plus dures.

Le triptyque « prévention, répression, traitement » présente pourtant des différences par rapport au contexte urbain. En premier lieu, les populations concernées sont difficiles à identifier car elles échappent souvent aux dispositifs de prise en charge sociale et médicale.

À la campagne tout le monde se connaît, il n’y a pas d’anonymat et la crainte est grande d’être stigmatisé. Pour préserver l’image de leur commune, les maires ont souvent tendance à dissimuler ou à minimiser les problèmes de toxicomanie.

En milieu rural, la gendarmerie nationale est en première ligne et s’efforce de réprimer mais intervient également de façon préventive en milieu scolaire. Mais la tâche n’est cependant pas facile car il existe en milieu rural des micro-réseaux (réseaux « fourmis »), souvent des groupes d’amis qui s’approvisionnent dans les pays proches, comme les Pays-Bas.

La France s’inspire du Canada pour lutter contre la récidive

Ces consommateurs-vendeurs sont souvent difficilement identifiables. Le volet répressif n’est cependant pas la solution globale à ce fléau envahissant. Déjà sursaturées, les prisons françaises ne peuvent pas accueillir tous les trafiquants. De plus, l’incarcération ne répond évidemment pas à toutes les situations.

Par ailleurs, le milieu rural ne favorise pas l’accès aux dispositifs sociaux et médicaux compétents pour prendre en charge les patients que sont les consommateurs de drogues. Le médecin et le pharmacien « du coin » n’ont souvent pas été formés en addictologie, ce qui leur permettrait d’orienter rapidement le malade vers les structures spécialisées de la ville la plus proche, comme les Caarud (Centre accueil et accompagnement réduction risques pour usagers de drogues) ou les Csapa (Centre de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie).

Nous devons faire face à cette toile d’araignée qui s’étend inexorablement sur tous nos territoires ruraux et constitue un grave problème de santé publique, en particulier chez les jeunes Français. Ne cédons pas au pessimisme ambiant en considérant qu’il est trop tard, que le combat est déjà perdu.

Au centre des mesures indispensables que nos pouvoirs publics doivent prendre au plus vite, il faut intégrer dans le cursus scolaire, et ce dès l’école primaire, un programme d’information et de prévention sur la toxicomanie. De même, il semble important de former et d’accompagner les acteurs locaux dans tous les champs concernés (sanitaire, sécuritaire, scolaire) pour qu’ils puissent apporter des réponses pragmatiques et bienveillantes, en dehors de toute considération idéologique. On ne peut reporter plus longtemps les solutions à ce défi sanitaire.

Pêcheurs, soignants, serveurs… les nouvelles victimes de la cocaïne

Pour cela, il est indispensable qu’un consensus s’instaure enfin entre le gouvernement et les élus locaux. La campagne pour les élections municipales doit offrir l’occasion pour chaque citoyen de faire pression sur les pouvoirs publics, à commencer par le premier magistrat de la commune.

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Que se passe t il quand un chat mange du cannabis ?

ça dure 45 secondes mais c’est efficace !

« LE TERME ‘CANNABIS THÉRAPEUTIQUE’ EST UN ABUS DE LANGAGE »

Les députés de la mission d’information sur « la réglementation et l’impact des différents usages du cannabis » ont auditionné ce mercredi deux professeurs membres de l’Académie de médecine et de l’Académie de pharmacie.
Une heure de discussion au cours de laquelle le toxicologue (Professeur Jean-Pierre Goullé) et le pharmacologue (Professeur Jean Costentin) ont battu en brèche les arguments en faveur d’une légalisation à court-terme du cannabis pour ses usages thérapeutiques.

Une douche froide. Devant les députés, les professeurs Jean-Pierre Goullé et Jean Costentin, des Académies de médecine et de pharmacie, ont délivré véritable réquisitoire contre les usages supposés bénéfiques du cannabis dit « thérapeutique« . Une intervention qui, selon Robin Reda (LR), le président de la mission d’information, vient « perturber l’unanimité politique » autour de l’expérimentation adoptée à l’unanimité par les députés, en octobre dernier.

Confusion sémantique

Les deux Professeurs ont martelé l’impossibilité, selon eux, d’utiliser le qualificatif « thérapeutique » à propos du cannabis, celui-ci n’étant pas un médicament. Un médicament étant l’extraction d’un principe actif, généralement issu d’une plante, qui est ensuite purifié, raffiné et contrôlé, pour déboucher sur une substance dûment contrôlée par la méthode des doubles panels, l’un avec un placebo, l’autre avec le principe actif. Or, selon les deux experts, dans le cas de l’essai lancé, ce qui est testé n’est pas un principe actif mais un « mélange végétal composé de 200 principes actifs différents » ce qui ne peut, indiquent-ils, « apporter les garanties qui définissent un médicament ».

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Tout au long de leur audition, les deux professeurs ont assuré que l’étude des principes actifs du cannabis, que ce soit le THC (Tétrahydrocannabinol) ou le CBD (Cannabidiol), n’a jamais débouché sur la création de médicaments, du fait d’un rapport « bénéfice/risque » toujours défavorable.

Seule exception, le Nabilone, un traitement destiné à lutter contre les nausées provoquées par la chimiothérapie et contre les douleurs chroniques. Une rare exception, selon eux, malgré un investissement « considérable » de laboratoires pharmaceutiques pour parvenir à un médicament cannabinoïde bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché.

Le cannabis dit « thérapeutique » est à leurs yeux un « abus de langage », concluent-ils.

« Je vous rappelle que selon la conclusion de l’Académie de médecine c’était ‘un faux-médicament, une vraie drogue’. A ce jour, à cette heure, nous en sommes toujours au même point. »Professeur Jean Costentin

CBD/THC, une distinction trompeuse du ‘cannabis bien-être’ ?

Le pharmacologue Jean Costentin s’est également montré peu disposé à défendre l’intérêt d’un cannabis CBD (Cannabinoïde), vu comme un bon cannabis aux vertus relaxantes, face à un THC (Tétrahydrocannabinol), vu comme le mauvais cannabis avec des molécules psychoactives classées comme produit stupéfiant. Il a notamment mis en garde contre une possibilité méconnue de transformation du CBD, au contact du PH acide de l’estomac, en THC pour « une partie significative » du produit, si celui-ci n’est pas encapsulé dans une gélule protectrice.

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Mises en garde sur la schizophrénie

Abordant cette fois la question du cannabis récréatif, les professeurs ont rappelé aux députés les différentes études qui font état d’une forte hausse de la proportion de jeunes adultes développant une schizophrénie après avoir consommé du cannabis durant leur adolescence.

Le professeur Jean Costentin assure qu’une étude néo-zélandaise aurait établi que 2,5% des jeunes adultes développaient une schizophrénie suite à la consommation de cannabis entre 15 et 18 ans (au lieu de 1% habituellement). Un chiffre qui s’élèverait à 10% pour les jeunes ayant consommé du cannabis entre 12 et 15 ans. « Le lien est devenu désormais parfaitement irréfragable ! », a affirmé le pharmacologue devant les députés.

Durant cette audition, les députés de la mission d’information ont questionné les deux professeurs sur les demandes pressantes de patients contraints de se rendre dans d’autres pays pour se procurer du cannabis afin de soulager leurs douleurs. Un effet bénéfique réfuté par Jean Costentin notamment en raison de sa durée limitée dans le temps : « Une des caractéristiques des effets du THC c’est un phénomène de tolérance. Un produit tel que le THC voit au long cours son efficacité diminuer et disparaître. »

A l’issue des débats, le sentiment qui prédomine est que les certitudes d’hier sur les délimitations du cannabis « bien-être », « thérapeutique », et « récréatif », et sa « filière chanvre », sont peut-être plus floues qu’il n’y paraissait sur certains aspects.

Les députés ont poursuivi leurs auditions de l’après-midi avec des associations, un exploitant agricole et un responsable de collectivité locale. La mission d’information a jusqu’à la fin de l’année pour, au fil de son travail et de ses auditions, se forger une conviction sur l’évolution éventuelle de la législation française en matière de cannabis.

Source : LCP (La Chaîne Pärlementaire)

« L’expérimentation du cannabis thérapeutique risque de décevoir malades et scientifiques »

Dans une tribune au « Monde », le neurochirurgien Marc Lévêque, spécialiste de la douleur, doute de l’intérêt médical de ce psychoactif, dont l’expérimentation devrait débuter en France à partir de septembre.

Du cannabis dans une serre, à Fairbanks, en Alaska.
Du cannabis dans une serre, à Fairbanks, en Alaska. ERIC ENGMAN / AP

Bientôt débutera, en France, l’expérimentation du cannabis médical. Une perspective qui insuffle de l’espoir, beaucoup d’espoir, chez de nombreux malades, notamment ceux souffrant de douleurs rebelles. Cette espérance est-elle raisonnable ?

Le chanvre – cannabis en latin – est l’une des premières plantes domestiquées par l’homme ; son usage psychotrope est attesté, en Chine, dès 2500 av. J.-C. Pourtant, depuis cinq ans, le « cannabis thérapeutique » est présenté comme un médicament du futur pour la prise en charge de la douleur. Comment se fait-il que l’on découvre, avec plus de quatre mille ans de retard, les vertus antalgiques de ce végétal ? Cela alors que les propriétés analgésiques du pavot, dont l’incision des capsules donne un suc – opium en grec – laiteux, sont appréciées depuis la haute Antiquité. Pourquoi une drogue aussi ancienne et connue que le cannabis n’a pu être, jusqu’à présent, proposée dans une affection aussi fréquente que la douleur ?

Lire aussi L’expérimentation thérapeutique du cannabis prévue pour « septembre »

A vrai dire, il est fait mention du chanvre indien dans la pharmacopée occidentale du XIXe siècle, mais essentiellement pour la douleur aiguë. L’ivresse et l’assoupissement qu’il procure sont proches de ceux de l’alcool. Au sujet de cet autre analgésique végétal, le chirurgien lyonnais de la Révolution Marc-Antoine Petit déclarait que « le vin a toutes les qualités et tous les dangers de l’opium, il peut donc être administré dans tous les cas où l’opium semblerait convenir ». Tout comme la morphine, un consensus médical existera, jusqu’à il y a peu, pour ne pas prescrire ces substances, en raison de leurs potentiels effets addictifs, dans la douleur chronique non cancéreuse.

Profitable à de rares patients

En 2015, l’analyse de onze études ayant comparé les cannabinoïdes à un placebo a démontré « un effet analgésique modeste » dans la douleur chronique non cancéreuse. Difficile de savoir si ce faible bénéfice est à mettre au crédit des effets anxiolytiques et hypnotiques du produit ou d’une véritable antalgie. Parmi les composants de la plante, le THC (tétrahydrocannabinol), psychotrope considéré comme stupéfiant, est à l’origine des effets relaxants, tandis que le CBD (cannabidiol) serait responsable des vertus antidouleur. Dans la pratique clinique, on peut considérer que le cannabis est profitable à de rares patients : ceux souffrant de douleurs liées à une lésion du cerveau ou de la moelle épinière associée à une spasticité, comme dans la sclérose en plaques.

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Une nouvelle drogue menace les Lycéens

20 adolescents à l’hôpital

TF 1 le 13 Février 2020 : début 14′ 28″

vidéo disponible jusqu’au 21/02/2020

Cette information de TF1 était annoncée dans « La lettre du CNPERT » de Janvier 2020

Alerte N°1 sur les ravages des drogues : l’ecstasy nouvelle, une drogue qui a tué en 2019 Pr J.-P. Goullé

L’ecstasy ou MDMA (méthylène-dioxyméthamphétamine) est une drogue de synthèse de la famille des amphétamines. Historiquement, sa diffusion en France a suivi l’essor du mouvement festif techno, elle est en outre recherchée plus spécifiquement pour ses effets empathogènes /entactogènes [améliorant chez de nombreux sujets leur
capacité à entrer en relation avec les autres (empathie) et à atteindre, pour soi-même, un état de sérénité permettant le contact avec son propre intérieur]. À forte dose, c’est une drogue hallucinogène qui peut entraîner une modification des perceptions sensorielles.

La MDMA est plutôt ingérée ; elle peut être aussi sniffée, et plus rarement fumée ou injectée. Elle provient majoritairement des Pays-Bas, premier pays de production en Europe occidentale. Le prix moyen d’un comprimé est de 10 euros (acheté moins de 1 euro par lot de 1000 en Belgique ou aux Pays-Bas). Après des années d’un oubli croissant, l’usage de ses comprimés fait un grand retour dans l’espace festif, par une
stratégie marketing de trafiquants issus de réseaux mafieux qui infiltrent les clubs, les discothèques et les teknivals.

Cinq pour cent des 18-64 ans ont expérimenté la MDMA/ecstasy en 2017, soit environ
1,9 million d’individus, tandis que la consommation dans l’année concernait 1,0% d’entre elle ; soit une progression d’un facteur 3 depuis 2010. Les tranches d’âge les plus concernées sont les 26 – 34 ans (8,5% d’expérimentateurs) et les 18 – 25 ans (7,0%).

Chez les jeunes de 17 ans, l’expérimentation s’établit en 2017 à 3,4%. Le 16 octobre dernier, le système européen d’alerte précoce (early working system ou EWS) de
l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies, via son réseau, a diffusé une alerte destinée à tous les professionnels du secteur en contact avec des usagers
de drogues. Ils ont été prévenus que des comprimés très fortement dosés en MDMA circulaient au cours des derniers mois sur le marché. Il s’agit de comprimés dont les logos et les couleurs changent constamment (tête de singe/no hear, de couleur rose ; Nespresso, de couleur grise ; balance/soul, de couleur bleue ; tête de singe/no see, de couleur jaune) ce qui rend leur repérage extrêmement difficile. Ils renferment tous
entre 150 et 250 mg de MDMA.

Du fait de leur forte teneur en MDMA, Ils présentent un grand danger, la prise d’un seul comprimé pouvant menacer le pronostic vital. Depuis quelques années, les comprimés d’ecstasy ont des teneurs en constante augmentation pour atteindre des niveaux très
supérieurs à ce qui pouvait être observé dans les années 2000. Ainsi, alors qu’en 2009, la teneur moyenne dans un comprimé était de 44 mg, en 2017 elle atteignait en
moyenne 128 mg. Actuellement les teneurs maximales observées peuvent être supérieures à 300 mg par comprimé soit une dose très supérieure à celle
considérée comme toxique (environ 1,5 mg/kg de poids corporel).

Ces nouveaux comprimés, eu égard à leur forte teneur en MDMA, présentent des risques de complications graves (déshydratation, convulsions, coma, hyperthermie ou troubles cardio-vasculaires potentiellement mortels). Cette augmentation
considérable des teneurs est en lien avec les nouvelles formes d’ecstasy apparues sur le marché clandestin : des comprimés plus gros, aux couleurs plus vives et
avec des formes 3D représentant des logos de grandes marques connues. Récemment des jeunes  5 consommateurs festifs occasionnels parfaitement intégrés (étudiants du supérieur, y compris en médecine) se sont fait piéger par cette drogue d’un soir
et sont morts.

L’ecstasy, drogue festive par excellence, considérée jusqu’alors comme peu dangereuse, est devenue une nouvelle drogue tueuse. La cote d’alerte est dépassée dans le milieu de la nuit. Ainsi à Paris intra-muros, la brigade des stupéfiants fait état de 10 morts imputables à cette drogue au cours des 10 premiers mois de 2019, soit plus du tiers des décès par surdose enregistrés au cours de la même période.

L’ecstasy, avec ses 10 morts, a tué davantage que la cocaïne (8 morts) ou que l’héroïne (7 morts). De plus, il s’agissait de victimes qui étaient en parfaite santé, contrairement à la plupart de celles dues à la cocaïne ou à l’héroïne. Face à ce nouveau danger, il convient d’informer et de prévenir non seulement les adolescents et les parents, mais aussi d’appeler les autorités à la plus grande vigilance.

Méfiez-vous de vos souvenirs, surtout si vous consommez du cannabis

La consommation de cannabis augmente le risque de faux souvenirs, créés sous l’influence de la drogue.

Lors d’une étude auprès de 64 consommateurs occasionnels de cannabis, une équipe internationale de chercheurs a déterminé que le fait de fumer du THC (la partie psychoactive du cannabis) pouvait inciter les fumeurs à se créer de faux souvenirs ou à considérer comme réels des souvenirs qui leur ont été suggérés. Une découverte qui n’est pas anodine car cela augmente le risque de faux aveuxou de déclarations de témoins inexactes lors des enquêtes judiciaires.

Dans cette étude, oubliée dans le PNAS, les chercheurs ont évalué l’impact de l’intoxication au cannabis sur la production de faux souvenirs à la fois spontanés et basés sur des suggestions (désinformation) chez les consommateurs de THC. Ces derniers ont reçu une dose cannabis et ont ensuite été invités à participer à trois tests de mémoire distincts comprenant la lecture, la récitation de mots et le rappel d’événements basés sur la réalité virtuelle. Les chercheurs ont formulé leurs questions de manière à influencer les souvenirs des volontaires, parfois même en introduisant de fausses informations.

« Le cannabis semble augmenter la propension aux faux souvenirs » soulignent les auteurs de l’étude.

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Le cannabis près du plongeon dans la légalisation – Pr. Costentin

Les commissions des Affaires économiques, des Affaires sociales, des Lois, des Finances, des Affaires culturelles et éducatives, du Développement durable ont constitué une mission d’information sur la réglementation et l’impact des différents usages du cannabis (cannabis dit « thérapeutique » ; cannabis de confort ; cannabis récréatif).

 

Voilà qui inquiète car « plus il y a de médecins autour du patient et plus le cadavre sentira mauvais » (proverbe chinois).

Le cannabis n’est plus ce qu’il était. De fait, nombre de changements modifient profondément l’image de cette drogue.

Sa très grande diffusion, assurée par plus de 200.000 dealers, fait de notre pays le tout premier consommateur de l’Union européenne.

La loi de 1970 qui le prohibe, ni enseignée, ni expliquée, ni justifiée, n’est évidemment pas appliquée.

Loin de s’attacher à prévenir son usage, des médias et même des « addictologues » requièrent sa légalisation. D’ailleurs, l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies (OEDT) nous a infligé un carton rouge pour cette absence de prévention.

Les premiers usages sont de plus en plus précoces, affectant dès le collège des élèves de 12 à 15 ans.

En 40 ans, le taux de son principal constituant toxicomanogène, le tétrahydrocannabinol = THC, s’est accru d’un facteur 6,5 dans les produits consommés.

De nouveaux modes de consommation augmentent sa cession à l’organisme (nébuliseurs, pipes à eau, cigarettes électroniques utilisant des recharges d’huile de cannabis).

Des molécules de synthèse, qui stimulent plus puissamment que le THC , ses récepteurs CB1, apparaissent chaque mois.

Les données sur les multiples méfaits du cannabis s’accumulent, confirmant son caractère très délétère. Ses méfaits concernent cœur (3e cause de déclenchement d’infarctus) et vaisseaux (artérites, accidents vasculaires cérébraux) ; des cancers ORL et broncho-pulmonaires ; une diminution des défenses immunitaires ; des perturbations de la grossesse et du bébé qui en naîtra, avec une vulnérabilité accrue aux toxicomanies, dès l’adolescence.

Sa toxicité psychique est redoublée par l’âge auquel il sévit : celui des activités éducatives et de la maturation cérébrale (12 à 22 ans). Drogue de la crétinisation, il induit, en outre, des troubles anxieux, des dépressions (avec risque suicidaire), de graves manifestations psychotiques (schizophrénie, délire cannabique).

À défaut d’appréhender l’importance des drames suscités par le tabac et l’alcool, on ne sait plus juguler leurs consommations. Le cannabis approche d’une légalisation voulue par des idéologues déconstructeurs, des idiots utiles, des individus affamés de profits. Elle serait irréversible et infligerait à notre société, déjà bien malade, un insupportable tribut.

Le ministre de la Santé a constitué une commission pour apprécier les potentialités thérapeutiques du cannabis. Pourquoi pas ? Mais les prémisses inquiètent car, avant même de fonctionner, cette commission parle déjà, pour forcer le destin, de « cannabis thérapeutique ». Tous les pays ayant légalisé le cannabis l’ont préalablement travesti en médicament.

À l’Assemblée nationale, Jean-Baptiste Moreau, député LREM de la Creuse, veut faire de son département un eldorado, vert de cannabis. Il communique avec véhémence sur ses vertus thérapeutiques. Sur la chaîne LCP, où nous étions opposés, ce professionnel de l’élevage voulait en remontrer au pharmacologue (« sutor, ne supra crepidam »).

Cette mission parlementaire mise en place, avec ces biais déjà patents, sera-t-elle capable d’appréhender la gravité du sujet et son importance sanitaire, sociale et sociétale ? Des doutes pèsent sur sa capacité de prendre les mesures s’imposant, qui devraient toutes être aux antipodes des faux-semblants, de l’ignorance entretenue, des négligences multiples, des complaisances, des subventions généreusement servies à des associations complices de cette situation. Elle devrait revisiter l’organisation de l’addictologie, surveiller les pratiques de plusieurs praticiens qui, par idéologie, ne sont plus dans le dessein de guérir mais se contentent de faciliter aux victimes des drogues l’accès à celles-ci.

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Jean Costentin  –  Docteur en médecine

LE CANNABIS À USAGE MÉDICAL NE SERAIT FINALEMENT PAS SI EFFICACE QUE ÇA

Récemment publiées dans la revue BMJ Supportive & Palliative Care, ces études montrent qu’il y a un manque évident de données scientifiques justifiant l’efficacité du cannabis en tant que traitement palliatif dans la prise en charge de la douleur et le traitement de l’insomnie chez les patients atteints de cancer.

Crédits Pixabay

Ces études ont été indispensables, car de plus en plus de personnes sont concernées. En effet, des millions de personnes dans le monde traitent actuellement des problèmes de santé (ou plutôt leurs symptômes) tels que le cancer ou l’anxiété par ce moyen.

C’était d’ailleurs pour répondre à la demande de l’OMS que ces études portant sur la réelle efficacité des cannabinoïdes ont été effectuées.

Les chercheurs et l’OMS avancent que le cannabis ne serait pas efficace contre la douleur et l’insomnie

Les études en question sont composées de 2 parties. La première partie se focalisait sur l’impact du cannabis sur le sommeil, tandis que la deuxième partie était centrée sur les effets du cannabis dans le traitement des douleurs liées au cancer.

Pour la première partie, les chercheurs ont pu constater que le cannabis aide effectivement des gens à mieux dormir. Cependant, le cannabis serait néfaste pour le sommeil lorsqu’il est consommé en grande quantité.

De plus, les personnes qui sont habituées à en consommer présentaient des problèmes pour s’endormir ou pour rester endormies. Un souci dû au seuil de tolérance plus élevé de leurs organismes, selon les chercheurs.

Ces derniers ont d’ailleurs trouvé que l’usage de cannabis n’a pas montré d’impact notable sur « la facilité avec laquelle les gens s’endormaient ou sur la façon dont ils se réveillaient tôt ou tard ».

Pour la deuxième partie de l’étude, dont les résultats ont été publiés lundi, cinq études cliniques comparant les effets antidouleur du cannabis et des comprimés placebo ont montré que les résultats étaient les mêmes. Pour celle-ci, 1 442 personnes ont été les sujets de ce test par le biais de « scores de douleur ».

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