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La drogue en Corse

Shoot et crack, un remède existe

Philadelphie : les trottoirs de l’enfer

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Crack à Paris: «Anne Hidalgo refuse l’hospitalisation des toxicomanes par dogmatisme»

FIGAROVOX/ENTRETIEN – Le crack est une drogue particulièrement addictive, explique le conseiller LR de Paris Rudolph Granier. Par conséquent, les mesures d’éloignement géographique et d’enfermement sont selon lui des mesures efficaces.


  • Rudolph Granier est conseiller Les Républicains du XVIIIe arrondissement de Paris.

Le FIGARO. – Quel regard portez-vous sur la décision d’édifier un mur entre Paris et Pantin pour empêcher les «crackers » de circuler ?

Rudolph GRANIER. – Le préfet de police a expliqué très clairement que le tunnel, occupé auparavant par des mineurs isolés et par des dealers, constituait un obstacle très clair au maintien de la sécurité publique. Il y aurait pu y avoir un incendie. De plus, ce tunnel est sombre, et peu accessible à la police, c’est un endroit dangereux. L’édification de ce mur va donc dans le bon sens.

Comment expliquer que le fléau du crack se cristallise dans la capitale ?

Historiquement, Paris a toujours été une ville où des publics plus ou moins fragiles sont concentrés dans un même arrondissement.

Les socialistes parlent de «quartiers populaires» pour désigner ces territoires. Ce sont des quartiers qui concentrent beaucoup de problèmes: l’intégration, la scolarité, l’emploi, la sécurité, ou même l’environnement. Ce sont les quartiers densifiés, où l’on bétonne de plus en plus. Ces lieux méritent mieux que l’adjectif cache misère de «populaire».

Pourriez-vous établir un profil type du toxicomane de crack à Paris ? Qui sont-ils ?

Les profils sont très variés. Il n’y a pas forcément que des SDF ou des personnes en décrochage économique ou social. Ils ont, pour la plupart, un logement. C’est un public très varié qui rend difficile le travail des forces politiques.

Dans un entretien publié dans nos colonnes, François Diot affirmait que multiplier les salles de shoot ne servait à rien à partir du moment où il n’y avait pas une politique de soin adaptée et cohérente. Partagez-vous ce constat ?

Je partage complètement son avis. Lors d’une réunion qui s’est tenue ce matin [jeudi 30 septembre] en présence de parlementaires, de maires d’arrondissement, de l’Agence régionale de santé, et de la préfecture de police de Paris, le mot «médical» n’a jamais été prononcé, et je n’entends pas par ce terme «aider les gens à se droguer».

Nous demandons la création de lieu de prise en charge globale: médicale, psychiatrique, sociale. Des structures transversales comme celles-ci n’existent toujours pas.Rudolph Granier

Le mot «sevrage» n’est pas assez présent dans le dernier rapport de l’INSERM, au sujet des personnes qui s’injectent de la drogue, et il traite peu du crack. Cette étude se base sur des données de santé publique tirées des salles de shoot. Or, le crack s’injecte très peu, il se fume. Le sevrage n’est donc jamais étudié correctement dans ce rapport, qui est un rapport militant.

Les salles de shoot, qui existent dans d’autres pays, répondent à un objectif: la réduction des risques liés à l’injection de drogue (hépatites, VIH, infections…). En France, on a un réseau efficace pour lutter contre ces risques, comme les CAARUD, les Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues. Notre politique sanitaire fait le choix de s’appuyer sur ces CAARUD afin de garder une cohérence juridique car, dans ces centres, on ne pratique pas d’injections. La consommation de drogue et l’aide à la consommation de drogue sont punies par la loi. Nous n’acceptons pas d’aider des personnes à se détruire. Le risque, c’est que les CAARUD soient à terme transformés en salle d’inhalation. Nous souhaitons que ces centres puissent être des endroits où on assiste les personnes pour les soigner.

Par ailleurs, les salles de shoot ne sont d’aucune utilité car le crack est fumé et non pas injecté. Et ces salles de consommation ne proposent pas de soins médicaux ni de soins psychiatriques. À la salle de shoot de Lariboisière, à Paris, il n’y a plus de médecin depuis 18 mois.

Pourquoi ?

Parce qu’un médecin n’est pas fait pour inciter les gens à se tuer. L’ordre des médecins n’est absolument pas favorable aux salles de shoot. En revanche, on peut comprendre que des associations subventionnées par la mairie de Paris le soient…

Je ne comprends pas qu’on puisse à avoir envie d’aider les gens à mourir petit feu, mais c’est ce que préconise la mairie de Paris avec ces salles de shoot. C’est irresponsable. Nous, nous demandons la création de lieux de prise en charge globale: médicale, psychiatrique, et sociale. Des structures transversales comme celles-ci n’existent toujours pas, pourquoi ?

Par ailleurs, je ne comprends pas que la municipalité se pose la question de l’augmentation des capacités d’hébergement des toxicomanes alors que le préfet de police a lui-même dit que les trois quarts des drogués au crack sont déjà logés. L’hébergement n’a rien à voir avec cette problématique-là.

L’éloignement physique est la seule façon, pour certains, de se défaire de l’addiction.Rudolph Granier

Comment l’expliquez-vous ? La mairie de Paris est-elle dans une démarche purement idéologique ?

C’est une démarche purement dogmatique puisque, derrière cette question, se pose la banalisation du cannabis. La maire du XIIIe arrondissement Anne Souyris et les écologistes ne se cachent d’ailleurs pas de plaider en faveur de la dépénalisation du cannabis. Nous refusons de banaliser la consommation de drogue.

Selon vous, faut-il hospitaliser d’office les toxicomanes ?

L’addiction au crack est, immédiate, elle a lieu dès la première injection. Aussi, il s’agit d’une démarche plutôt collective d’où les regroupements auxquels on assiste et le fait que les toxicomanes se rendent rarement dans les salles de shoot pour inhaler du crack).

Il est compliqué de sortir de l’addiction au crack. Par conséquent, les mesures d’éloignement géographique sont très importantes. Quand la justice prononce des interdictions de paraître sur des territoires, cela fonctionne bien. Mais une personne qui a été sevrée pendant 10 ans et qui repasse à l’endroit où elle consommait de la drogue peut replonger instantanément. L’éloignement physique est donc la seule façon, pour certains, de se défaire de l’addiction. Dans d’autres cas, des mesures d’enfermement peuvent également être efficaces.

N’est-ce pas une atteinte au droit de ces personnes ? Pourquoi la mairie de Paris s’y refuse?

Parce que la gauche ne considère pas l’enfermement comme une mesure de soin psychiatrique. L’hospitalisation d’office est une mesure encadrée et parfois demandée par la famille. Quand vous allez voir des crackers, eux-mêmes demandent des mesures d’éloignement.

À l’inverse, aider quelqu’un à prendre du crack, ce n’est pas le soigner. La question à se poser est: «quand les soigne-t-on» ?

Mais Hidalgo crée le chaos pour servir son dogmatisme.

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Découverte d’une nouvelle cible thérapeutique pour lutter contre les addictions

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Lorsque une personne présente une addiction à une ou plusieurs drogues, sa seule obsession est de chercher à se procurer sa prochaine dose, quelles que soient les conséquences. Aucun traitement pharmacologique avec une réelle efficacité dans le temps n’est disponible aujourd’hui. Les taux de rechute après un sevrage sont souvent importants. Pourtant, la recherche avance ! Une nouvelle cible thérapeutique pour lutter contre les addictions a été découverte.

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Contrefaçon : gare aux médicaments vendus sur Internet  La contrefaçon touche tous les secteurs, même celui des médicaments.

Des copies imitent le nom et la forme des traitements existants mais ne contiennent pas de principe actif. Pire, certaines peuvent même être dangereuses. L’Institut de recherche anti-contrefaçon de médicaments (IRACM) nous en parle durant cette vidéo. 

Toutes les drogues addictives ont la particularité d’augmenter le taux de dopamine dans le striatum, une région du cerveau impliquée dans le circuit neuronal de la récompense. Cette augmentation de dopamine modifie la libération de glutamate et exacerbe ses effets excitateurs. L’équilibre glutamate – dopamine est perturbé ; et ceci altère durablement le comportement du consommateur. Une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires sous-jacents a permis d’identifier une nouvelle cible thérapeutique.

Des travaux sur la souris …

De la cocaïne a été injectée à des souris plusieurs fois par jour pendant suffisamment longtemps pour qu’elles deviennent dépendantes à la substance. Les souris ont ensuite été sacrifiées et le cerveau des souris a été observé en microscopie. Le récepteur de la dopamine et le récepteur du glutamate sont physiquement proches dans le cerveau ; ils sont tous les deux situés au niveau du striatum. Grâce à des anticorps marqués, les auteurs ont pu mettre en évidence la formation d’un complexe entre les deux récepteurs. Ce complexe est appelé hétérodimère.Le récepteur de la dopamine et le récepteur du glutamate sont physiquement proches dans le cerveau

Un traitement capable d’empêcher l’hétérodimérisation des récepteurs a ensuite été mis au point. Celui-ci n’altère pas les fonctions individuelles de chacun des récepteurs. De la même façon que précédemment, des souris ont été rendues dépendantes à la cocaïne. Un groupe a reçu une solution saline (contrôle) tandis que l’autre groupe a reçu le traitement empêchant l’hétérodimérisation.

Dans le groupe traité, l’équilibre glutamate – dopamine n’était pas perturbé par la prise de cocaïne ! Des tests ont également été réalisés pour vérifier que le traitement n’altérait pas les comportements naturels de la souris.

… à la confirmation chez l’Homme !

Des études complémentaires ont pu être menées chez l’humain. Des échantillons de cerveaux humains ont pu être récupérés après leur décès. Les patients sélectionnés avaient un historique de consommation de psychostimulants et des psychostimulants ont été détectés dans leur sang au moment du décès. Des échantillons contrôles étaient également disponibles.

L’expression du récepteur à la dopamine était moins importante dans le groupe de patients dépendants tandis que l’expression du récepteur au glutamate était identique entre les deux groupes. Grâce à des anticorps marqués, l’hétérodimère récepteur du glutamate – récepteur de la dopamine a également pu être observé en plus grande quantité dans les cerveaux des patients dépendants à une drogue, en dépit de la diminution de l’expression du récepteur à la dopamine. Encore plus intéressant : les sujets qui présentaient les plus faibles concentrations en récepteur à la dopamine avaient les concentrations en hétérodimères les plus élevées !

Ces résultats chez l’humain confirment que l’hétérodimère récepteur au glutamate – récepteur à la dopamine est une cible pharmacologique pertinente dans le traitement des addictions. Ces travaux ouvrent également des perspectives intéressantes dans le traitement d’autres pathologies psychiatriques dépendantes de l’équilibre glutamate – dopamine comme la schizophrénie, l’autisme ou les troubles du déficit de l’attention.

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Mon enfant se drogue : comment l’aider à se libérer de son addiction ?

Sur les jeunes, le fléau de la drogue peut être encore plus dévastateur. Comment faire quand cela arrive à notre enfant ? Comment l’aider ?

Frédérique Le Teurnier reçoit Roselyne Febvre, une journaliste qui raconte la descente aux enfers de son fils dans un livre.

Un sachet de drogue caché dans la proche d'un jean
Un sachet de drogue caché dans la proche d’un jean © Getty

Les battements de cœur du colibri, c’est le titre du livre de Roselyne Febvre publié aux éditions du Rocher. Elle est journaliste et cheffe du service politique de France 24. Elle est aussi la maman d’Arthur, 26 ans et toxicomane. 

Dans son ouvrage, elle raconte la terrible descente aux enfers de son fils à cause de son addiction. Elle revient sur la spirale infernale dans laquelle il a sombré en évoquant ses accès de folie, son passage au commissariat, son séjour à l’hôpital psychiatrique et son sevrage difficile. 

Dans C’est déjà demain, cette maman partage son expérience pour aider les milliers de parents qui traversent la même épreuve avec leur enfant. 

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Le poids de la culpabilité

« Quelle est ma part de responsabilité dans tout cela ? » est la première question que l’on se pose lorsque l’on découvre que son enfant prend de la drogue. Pour Roselyne Febvre, si chaque parent est responsable de son enfant, il ne peut pas être coupable de tout ce qui lui arrive. Il faut accepter de ne pas être un parent parfait. 

Il n’y a pas assez de suivi derrière (une hospitalisation), et pour les parents non plus. Le jour où il va prendre plus d’indépendance et qu’il va recommencer à sortir, ça va être l’angoisse – Catherine

Elle explique que le plus grand cadeau qu’on peut faire à son enfant quand on se rend compte qu’il va mal, c’est de s’occuper d’abord de soi-même. Aller voir un psychologue permet de se confier et d’être guidé en tant que parent. 

De nombreuses psychothérapies sont efficaces. Elles sont utiles pour mettre des stratégies en place pour opérer délicatement sans braquer son enfant. Dire à un jeune « ce n’est pas bien, tu ne devrais pas fumer » ne fonctionne pas. Il faut être plus subtil. 

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Le cannabis ne sera finalement pas légalisé au Grand-Duché de Luxembourg

Pas de réorientation de la politique antidrogue par le biais d’une légalisation du cannabis. Le gouvernement rétropédale.

Cette promesse-là, le gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg ne pourra pas la tenir. La légalisation du cannabis récréatif, pourtant inscrite dans le programme de la coalition, ne s’opérera pas comme prévu. Il n’y aura pas de coffee shop, pas de vente possible même sous contrôle de l’État.

La ministre de la Santé a annoncé mardi sur les ondes de la radio socioculturelle 100,7 qu’une série d’incompatibilités avec les législations européennes empêchait la légalisation du cannabis au Grand-Duché.

Le pays devait être le premier de l’Union européenne à se risquer dans une telle politique qui consistait à placer la culture et la vente de cannabis sous contrôle de l’État. Finalement, seule la consommation ainsi que la culture dans la sphère privée et dans des quantités limitées seront réglementées. Pas plus de précisions pour l’heure.

C’est une sacrée volte-face du gouvernement et qui surprend du monde, à commencer par déi Lénk qui s’est fendue d’un communiqué dans lequel le parti revendique la poursuite des travaux déjà engagés pour aboutir à la légalisation programmée. Un groupe de travail avait été mis en place pour plancher sur le projet de loi, réunissant sept ministères.

Le gouvernement a décidé, dès cet été, de virer de bord. Plus question de jouer les pionniers en la matière. L’ambition du Grand-Duché avait aussitôt suscité des réactions mitigées dans les pays voisins alors qu’à la Chambre des députés, le Parti chrétien-social s’était ouvertement prononcé contre la légalisation pour des raisons de santé publique.

Le Grand-Duché ne comptait pas suivre le modèle des Pays-Bas qui n’a, au demeurant, jamais légalisé le cannabis. Des coffee shops sont autorisés à en vendre des petites quantités, mais la production est interdite. Les Pays-Bas ont tout de même réagi à ce non-sens en se lançant à titre expérimental dans la culture légale du cannabis, supervisée par l’État.

Deux ans plus tard, après cette phase concluante, le gouvernement de Mark Rutte fait des Pays-Bas le premier pays de l’Union européenne à légaliser la production de cannabis. Le dispositif entrera en vigueur l’année prochaine.

Pendant ce temps, aux Pays-Bas

Le Grand-Duché, de son côté, se dirige vers une politique plus soft qui permettra de cultiver quelques plants à la maison et de consommer chez soi. Ceux qui n’ont ni la place ni la patience, ou ni la main verte, continueront à faire appel aux réseaux qui n’ont pas à s’inquiéter de la concurrence.

Pour déi Lénk, le revirement du gouvernement n’est pas une première dès qu’il s’agit de «projets ambitieux» qui demandent «beaucoup d’engagements et de travail». Il sera «lourd de conséquences», estime la Gauche, en prévenant que les dealers avaient encore de beaux jours devant eux.

Sans parler de la qualité du produit qui échappe à tout contrôle. L’abandon du projet de légalisation du cannabis «est un aveu de faiblesse du gouvernement», insiste la Gauche.

Pour les agriculteurs qui espéraient consacrer quelques hectares à la production de cannabis, c’est une mauvaise nouvelle. Il leur reste encore le cannabis à usage médical, que le gouvernement peine à se procurer à l’étranger, pour les sauver.

En 2017, quand le gouvernement néerlandais a décidé d’expérimenter la production de cannabis d’État, le journal De Volkskrant écrivait qu’il n’y avait que deux réponses possibles à l’échec du système néerlandais concernant les drogues douces: «Soit on interdit la vente de cannabis et on ferme tous les coffee shops, soit on réglemente la culture du cannabis, pour permettre à l’État de contrôler toute la chaîne, de la production jusqu’à la consommation. […] C’est une démarche louable, qui s’impose d’urgence.»

Les Pays-Bas ont décriminalisé la vente de petites quantités de cannabis (moins de cinq grammes) en 1976 et la loi autorise chaque citoyen à cultiver légalement cinq plants de cannabis pour son usage personnel. C’est ce que compte faire le Grand-Duché en 2021?

Le gouvernement devrait préciser son projet en octobre. Celui des Pays-Bas, premier pays européen à produire du cannabis, ne s’est pas fracassé sur les écueils de la législation européenne.

La drogue à Paris

JT de France 2 le 14 09 2021

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Arguments  contre la légalisation du cannabis – scandaleusement qualifié de « récréatif »

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Des pressions convergentes, avec une intensité redoublée, s’exercent sur les médias, le monde politique et ainsi sur nos concitoyens, pour  obtenir la légalisation du cannabis.

Elles utilisent invariablement différents arguments qu’il nous faut réfuter. 

Cet argumentaire est destiné à enrichir, si besoin, la « boite à outils » des membres ou des sympathisants du CNPERT pour les aider à démonter et à démentir les tromperies et les arguties de nos contradicteurs.

(Rédigées par le Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies – CNPERT : son président le Pr. Jean Costentin et les membres du bureau restreint  du C.N.P.E.R.T. : Maitre Alain de Bézenac et les professeurs Claude Giudicelli, Jean-Pierre Goullé et Jean-Paul Tillement )

La première réprobation à exprimer concerne l’adjectif « récréatif » ; cet euphémisme visant à cacher le fait que la récréation cannabique peut très mal se terminer…

– La prohibition du cannabis en France datant de plus de cinquante ans est obsolète

Bien que promulguée en décembre 1970 la loi qui prohibe le cannabis n’est en rien obsolète. Elle interdit le commerce, la possession, l’usage du cannabis ; elle inflige aux contrevenants une peine (maximale) d’un an de prison ou de 3.500 euros d’amende, avec inscription au casier judiciaire.

 Sa sévérité était alors justifiée par l’accroissement de la consommation du cannabis (on était après la féria de Mai 1968, son « jouir sans limite » et son « interdiction d‘interdire »), déjà se précisaient différents méfaits de cette drogue et d’autres étaient entrevus.

 La situation actuelle se caractérise :

 -par l’explosion du nombre des usagers de cette drogue  (1.500.000 usagers réguliers), avec un début d’usage de plus en plus précoce (dès le collège) ;

 -par la confirmation de la plupart des méfaits pressentis,  auxquels s’ajoutent d’autres incriminations ;

  -par l’accroissement dans les produits en circulation, au cours des 25 dernières années, des taux de THC en moyenne d’un facteur 6,

  -par le développement de nouveaux modes de consommation, qui permettent d’accroître la cession du THC à l’organisme (parmi ceux-ci citons : « l’huile de cannabis » obtenue par extraction de la résine par des solvants apolaires, suivie de leur évaporation ; le résidu obtenu d’aspect huileux, a une très haute teneur en THC ; il peut être étiré sur des cigarettes communes ou être utilisé dans les recharges des e-cigarettes/cigarettes électroniques ; le  « BHO » (butane hash oil) = résulte de l’extraction de la résine par le butane liquéfié, qui se volatilisant laisse un résidu utilisé dans des nébuliseurs ;  les pipes à eau qui centuplent le volume de fumée qui peut être inhalé dans les poumons distendus d’une façon maximale ; les nouveaux cannabinoïdes obtenus par synthèse chimique, beaucoup plus puissants que le THC).

Loin de renoncer à cette loi qui est d’une brulante actualité, on doit  déplorer qu’elle soit peu/mal connue (hormis de ceux qui veulent sa suppression), qu’elle ne soit pas expliquée, qu’on ne s’applique pas à la justifier à partir des multiples arguments sanitaires et sociaux avérés, et que les actions déployées pour la faire respecter soient d’une grande timidité.

  • La France bat le record européen  de consommation du cannabis alors que notre législation est la plus rigoureuse

De fait sur les 27 nations de l’Union Européenne, la France est la toute  première consommatrice de cannabis, avec un million et demi d’usagers réguliers (le consommant au moins une fois tous les 3 jours) et près d’un million de consommateurs quotidiens. 

Plusieurs raisons à cela :

  • la large méconnaissance de la loi de prohibition des drogues, non enseignée, non expliquée, non justifiée, largement critiquée ;

– l’absence de prévention éducative, dénoncée par l’Observatoire  européen des drogues et toxicomanies. Les élèves français bénéficient au maximum, durant leur cursus éducatif, d’une à deux heure d’exposé par des fonctionnaires de la Gendarmerie, qui présentent la loi, les risques encourus à y contrevenir, les subterfuges des dealers ; les risques sanitaires sont seulement effleurés car les enseignants des sciences de la vie n’y sont pas formés et ne s’y intéressent pas ;

  • la prolifération dans les « cités  sensibles » d’une économie de la drogue, qui n’est même plus souterraine, mobilisant des sommes d’argent énormes. Elle est  alimentée par une immigration non maîtrisée, au- delà des capacités d’accueil de notre pays où le chômage structurel affecte  près de 5 millions de nos concitoyens ; 
  • les 450 tonnes de cannabis qui entrent chaque année sur le territoire national, proviennent essentiellement du Maroc ;
  • la forte propension des Français à consommer des psychotropes (anxiolytiques, hypnotiques, antidépresseurs) mais aussi diverses drogues (alcool, tabac, morphiniques…) ; cette très grande vulnérabilité nationale aux toxicomanies aurait dû, de très longue date, mobiliser les pouvoirs publics, mais les responsables politiques de droite et de gauche qui ont gouverné en alternance, ont laissé filer.
  • la magistrature qui a, elle aussi, laissé filer, classant ces affaires souvent sans suite, sans aucune sanction pour les consommateurs de drogues et même pour les dealers. D’une façon régulière les rigueurs originelles de la loi de 1970 ont été  « détricotées » ; on en est arrivé à n’infliger qu’une contravention de 200 euros, en solde de tout compte, (d’ailleurs pas toujours perçue). L’inscription sur un registre aurait au moins permis de dissuader des récidives, en augmentant le montant de la contravention en fonction du nombre de celles-ci ;
  • la police effectuant les investigations et contrôles qui lui sont demandés se sent désavouée par l’absence de suites données à ses interpellations.

-La dangerosité du cannabis est inférieure ou égale à celle du tabac et de l’alcool, ces derniers sont pourtant légalisés

Contrairement aux allégations du fallacieux rapport Roques (1998), le cannabis n’est pas moins toxique que le tabac ; d’autant qu’il lui est souvent associé (dans les « joints »). La toxicité physique des fumées du cannabis est supérieure à celle du tabac. La résine de cannabis (le haschisch), comme celle présente sous forme de globules sur la plante, augmente la température de combustion de l’élément végétal de 200°C.

En  poussant plus loin sa décomposition elle produit 6 fois plus de goudrons, dont différents constituants sont cancérigènes pour les sphères ORL et broncho-pulmonaire. Elle produit aussi 6 à 8 fois plus d’oxyde de carbone (CO). Ce gaz, en se fixant intensément sur l’hémoglobine des globules rouge, ampute leur capacité  de fixer l’oxygène présent dans les poumons pour l’amener dans les tissus qui le consomment ; il s’en suit une toxicité cardio-vasculaire encore plus importante que celle du tabac.

Le cannabis est ainsi la troisième cause de déclenchement  d’infarctus du myocarde ; il induit des artérites des membres inférieurs, plus précocement que celles provoquées par le tabac ; il est à l’origine d’accidents vasculaires cérébraux, chez des sujets plus jeunes. Alors que le tabac n’est pas nocif pour le cerveau (à sa dépendance près), le THC du cannabis, à l’origine lui aussi d’une dépendance, induit par surcroît des troubles psychiques et même psychiatriques (ivresse, désinhibition avec prise de risque, troubles cognitifs, anxiété, dépression, bouffées délirantes, hallucinations, schizophrénie, escalade toxicomaniaque).

Le cannabis incite à la consommation d’alcool. Des rats  traités de façon semi-chronique par le cannabis, ayant pour boire le libre choix entre de l’eau, soit une solution hydro-alcoolique, consomment bientôt exclusivement cette dernière solution.

Le cannabis/THC rend imperceptible à celui qui s’alcoolise, l’approche du moment où il ne peut plus maîtriser sa consommation, qui vire alors à l’alcoolisation aigüe (« binge drinking » / « biture expresse », avec pour corollaire le coma alcoolique).

En 2019 730 personnes ont été tuées dans un accident impliquant un conducteur sous l’emprise d’un stupéfiant ; dans 90% des cas  le cannabis est présent. Dans l’étude déjà ancienne « Stupéfiants et accidents mortels de le route » (S.A.M .) La rencontre du cannabis avec l’alcool multipliait par 14 le risque d’accidents mortels, alors que des études plus récentes font état d’un facteur 29).

Alors que la « puissance publique » est incapable, sinon d’éradiquer du moins, de réduire de façon importante la consommation du tabac et de l’alcool, comment peut-elle imaginer d’y adjoindre une autre drogue, aussi addictive et encore plus délétère que ces deux premières ?

-Une légalisation du cannabis permettrait  une prévention

Le tabac et ses 13 millions de fumeurs irrépressibles, tout comme l’alcool et ses 4 à 5 millions de français devenus alcoolo-dépendants, nous enseignent que leur statut légal est à l’origine de ces chiffres extrêmement élevés de consommateurs. On est donc admis à penser qu’une levée des restrictions à l’accès au cannabis conduirait également, plus ou moins rapidement, à un accroissement important du nombre de ses consommateurs, qui tendrait alors vers les chiffres atteints avec l’alcool et le tabac ; les données canadiennes récentes, mais aussi celles provenant des Pays-Bas, de l’Uruguay, du Portugal, de l’Espagne en attestent (cf. infra).

Le pouvoir d’accrochage/addictif du cannabis est important ; ainsi, en dépit de son interdiction, il a recruté 1.500 .000 usagers réguliers ; la suppression de  son interdiction et son accès encore plus facile accroîtraient leur nombre. Ceux qui s’en abstiennent de par leur conviction du caractère dangereux de cette drogue, penseront que l’Etat, dans sa fonction de protection des citoyens,  ne saurait  autoriser un produit dangereux, ce qui les dissuaderait de s’en abstenir ; quant à ceux qui s’en abstiennent par respect de la loi, les non transgressifs (ils sont encore heureusement nombreux chez nos jeunes), l’abolition de la loi lèverait chez beaucoup leur retenue à le consommer.

Quant à prétendre qu’on ne peut enseigner des règles de prévention sur des produits ou des comportements interdits est manifestement aberrant. Faudrait-il autoriser le viol pour en diminuer le nombre ? Les violences faites aux femmes pour éviter les féminicides ? Le vol pour enseigner l’honnêteté ? D’autres exemples de semblables aberrations abondent ; ils enlèvent toute valeur à cet argument.  

Prévenir consiste à intervenir en amont d’une expérimentation, pour empêcher que s’installe une addiction, surtout quand on sait que lorsqu’elle est installée on est impuissant à la faire régresser.

Une prévention, aussi soigneusement pratiquée soit-elle, ne saura éteindre en France l’appétence pour les drogues.

Aussi, est-on assuré qu’une légalisation du cannabis aboutirait, plus ou moins rapidement, à une augmentation considérable du nombre de ses consommateurs, à l’instar de celle du tabac (avec ses 13 millions de fumeurs irrépressibles et ses 75.000 décès annuels) et de l’alcool (avec ses 4 à 5 millions de sujets alcoolo-dépendants et alcooliques, et ses 21.000 décès annuels).

Cet avis est partagé par le comité interministériel de lutte contre les stupéfiants, qui le 25 Mai 2021 l’exprimait : « L’expérience des Pays-Bas, de l’Uruguay, du Portugal, de l’Espagne, du Canada et de certains États américains fait apparaître une augmentation du nombre de consommateurs post-légalisation du cannabis dans tous ces pays, ce qui peut entraîner un usage d’autres produits stupéfiants ».

On notera que cette déclaration évoque aussi l’escalade vers d’autres drogues ; escalade à laquelle incite la dépendance au cannabis. Cette escalade que contestaient les prolégalisateurs est devenue irréfragable et les mécanismes en cause (phénomène de tolérance et effets épigénétiques) sont de mieux en mieux précisés.

Autoriser le cannabis c’est ouvrir la porte à d’autres drogues

 Si la légalisation était déclarée, elle deviendrait irréversible, quels qu’en soient les méfaits (cf. le tabac et l’alcool). La législation française compte de nombreuses dispositions malencontreuses, que la puissance publique est incapable d’abolir, en dépit de ses méfaits avérés.     

-Une légalisation du cannabis rapporterait des taxes au budget de la Nation

Si la santé est un des biens les plus précieux, tant pour l’individu que pour la société,  comme « il n’y a de richesse que d’Homme »,  que pèsent des taxes, fussent-elles substantielles, devant le respect que l’on doit à l’individu et en particulier aux plus jeunes ;  ces « germes d’éternité » sur qui repose la pérennité de notre société, alors que des actions concertées s’appliquent à la déconstruire, à l’ébranler, à la démolir, à la faire haïr. La volonté de certains de  légaliser le cannabis participe de cette agression de notre société.

Plus prosaïquement notons que dans l’Etat du Colorado, qui fut parmi les premiers Etats américains à légaliser le cannabis, il a été calculé que pour 1 dollar qu’il percevait en  taxes, il lui en coûtait 4,5 pour éponger les lourdes dépenses générées par cette drogue ; en soins médicaux, particulièrement psychiatriques, pour les accidents provoqués, pour les dépenses des assurances, les procès, l’incurie sociale, l’assistanat…

-Un cannabis légalisé serait moins puissant, moins trafiqué, et donc moins  dangereux.

Sans doute, mais pour contribuer à une certaine dissuasion de son usage, à l’instar du tabac, il devrait être vendu à un prix élevé et serait boudé par les consommateurs, qui s’adresseraient toujours au marché noir.

 C’est à la demande des consommateurs de cannabis que dans les produits en circulation le taux de THC a été multiplié par 6 en 25 ans.  Ces consommateurs ne seraient pas enclins à revenir aux « tisanes » d’antan. Les produits du deal, non taxés et plus puissants, auraient la faveur des consommateurs, comme dans les pays ayant légalisé le cannabis, où le deal continue d’être très actif et où il compense ses éventuelles baisses de ventes en élargissant son offre d’autres drogues .

Le cannabis légalisé deviendrait encore plus facilement accessible aux jeunes, comme l’est le tabac, dont l’interdiction de vente aux mineurs est ignorée par une majorité de buralistes.

-La légalisation du cannabis supprimerait  le deal, les dealers, leurs guerres et les balles perdues

On peut ne pas trop s’émouvoir de la mort de malfrats qui font commerce de drogues qui tuent par milliers leurs consommateurs et il est malséant d’utiliser cette émotion pour asservir davantage de consommateurs.

Il est naïf de croire que la légalisation du cannabis dirigerait les 220.000 dealers en France, vers Pole emploi et que les « gros bonnets » se mettraient en retraite anticipée. Le marché noir du cannabis perdurerait, complété le cas échéant par un élargissement de l’offre de cocaïne/ crack, d’amphétamine, de cathinone, d’ecstasy, de buprénorphine, d’héroïne…

Les adolescents qui éprouvent un besoin de transgression, qu’ils peuvent percevoir comme un viatique pour accéder au statut d’adulte, en cas de légalisation du cannabis, devraient effectuer cette transgression au niveau de la cocaïne ou des morphiniques. Alors, le raisonnement qui aurait prévalu pour la légalisation du cannabis s’appliquerait à toutes les autres drogues.

-Cette légalisation du cannabis apaiserait le climat dans certaines banlieues, dans certains quartiers

Le climat de certaines banlieues et de certains quartiers restera pourri, il pourrira les espaces à l’entour et nous continuerons de nous enfoncer dans une intoxication collective

– tant que les dealers de drogues gagneront beaucoup plus dans ce marché noir que dans l’exercice d’activités légales ;

– tant que les drogues constitueront une économie souterraine florissante ;

– tant qu’une immigration non régulée accumulera sur le territoire national des étrangers non intégrables par le travail, soit en raison de leur inadéquation aux fonctions proposées, soit en raison de l’absence d’emploi, du fait d’un chômage endémique ;

– tant qu’une éducation digne de ce nom, n’aura pas dissuadé une large frange de la population de se détourner des drogues ;

– tant que « l’argent de poche » ne sera pas assis sur un service rendu, faisant qu’argent facilement gagné repart facilement en fumées ;

tant que l’éducation nationale ne s’investira pas dans la prévention des toxicomanies, comme lui en fait grief l’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies, la France restera en Europe la Nation la plus grande consommatrice de cannabis ; 

– tant qu’il n’aura pas été  expliqué et compris par nos concitoyens que le marché des drogues n’existe que par l’importance de leurs consommateurs ; et que les adultes ne peuvent interdire aux jeunes  de consommer ce qu’ils s’autorisent, sur l’air du « faites ce que je dis (si au moins je le dis), mais ne faites pas ce que je fais ». 

– tant que persisteront des milliers de points de deals notoires, ou que les livraisons pourront s’effectuer à domicile.

-La légalisation du cannabis soulagerait le travail de la police qui pourrait se consacrer à d’autres tâches plus importantes

Un cannabis plus puissant et moins onéreux que celui de la Régie ou les autres drogues illicites avec lesquelles les dealers compenseraient leur manque à gagner lié à la légalisation du cannabis, ne dispenseraient pas la police de traquer les dealers qui ne disparaîtraient pas ; ils pourraient aussi se reconvertir dans d’autres trafics qu’il faudrait combattre.  

-Cela soulagerait le travail des tribunaux

Ils auraient à juger les mêmes délinquants pour des faits différents de ceux qu’ils commettent actuellement

-Cela permettrait de développer une filière cannabique agricole française

Les sources traditionnelles du cannabis à taux élevé en THC demeureraient. Le Maroc subit d’intenses pressions intérieures pour légaliser la culture du cannabis, qui sera toujours moins cher que le cannabis « shit in France »  

Les addictologues eux-mêmes sont en faveur d’une légalisation du cannabis

Non pas les, mais des  addictologues se déclarent effectivement en faveur d’une légalisation du cannabis (et de toutes les drogues d’ailleurs), émettant aussitôt, comme pour s’en excuser, que cette légalisation devrait être encadrée, interdite aux mineurs en particulier. Ils ont fait des progrès car il y a encore quelques années ils clamaient que le cannabis était sans grand danger pour les enfants et les adolescents.

Ils demeurent sans réponse quand on leur demande s’ils disposent de traitement pour détacher du cannabis ceux qui en sont devenus dépendants. Il en va de même quand on les questionne sur les effets épigénétiques du cannabis. Ces addictologues égarés par l’idéologie sont les mêmes qui militent pour les salles de shoots. Cette situation s’assombrit encore quand on constate qu’ils ont accédé aux postes de direction d’associations s’efforçant d’apparaître comme les principaux gestionnaires des addictions. Leurs positions très permissives leur valent le soutien des médias. Il est urgent que les structures et administrations médicales qui les appointent, contrôlent enfin leurs activités, s’intéressent à leurs résultats pour les mettre en relation avec leurs coûts pour la collectivité et leur rappellent leur devoir de réserve. Sans leur remise au pas, la prise en charge des addictions continuera d’être un couteux échec         

-Un certain nombre d’Etats ont légalisé le cannabis avant nous, ne soyons pas les derniers

Les français entretiennent des relations particulières, et en l’occurrence particulièrement scabreuses,  avec les drogues (nous faisant apparaître aux premiers rangs de leur consommation ainsi que de celle de divers psychotropes) expliquant la rigueur affichée par les dispositions légales qui les régissent.

 Leur inefficacité évidente est due :

–  à leur  large méconnaissance, hormis quand il s’agit de les remettre en question ;

–  au fait qu’elles ne sont ni expliquées, ni justifiées ;

– au fait encore que leur transgression ne  conduit pas aux sanctions prévues par la loi, mais à un classement sans suite ;

 – au fait que régulièrement des déclarations médiatiques ou politiciennes annoncent l’imminence d’une légalisation, contribuent ainsi  à la banalisation de la drogue.

La France n’a pas intérêt à copier le mauvais exemple de la légalisation du cannabis donné par d’autres Etats, alors qu’elle est en Europe le tout premier Etat consommateur. Ses réticences, son attentisme, lui donnent le temps d’analyser les conséquences de cette disposition chez ceux qui ont franchi le pas. D’autant qu’une telle légalisation, comme celle qui concerne le tabac et l’alcool, aurait  un caractère irréversible. 

Chaque individu choisit sa vie, sa drogue aussi, et ça ne regarde pas la société

A cette nuance près que nous vivons en société et que chaque individu dans le besoin sait requérir les secours de la collectivité. Il en va ainsi quand son incurie, liée à sa perdition dans la drogue le prive des moyens de sa survie. Notre société a choisi d’être solidaire, de secourir les nécessiteux ; la contrepartie  impose aux individus de ne pas ajouter de demandeurs à la liste des infirmités inévitables (congénitales, ou contractées du fait de maladies ou d’accidents) ; la drogue n’est pas inéluctable et la société doit empêcher ses citoyens d’y succomber.

Si un individu peut disposer du droit de s’autodétruire, il n’a pas celui d’altérer, par un mécanisme épigénétique, la santé physique et mentale des enfants qu’il pourrait concevoir. Or on sait désormais qu’exposer ses gamètes (spermatozoïdes masculins ; ovules féminins)  ou pour la femme enceinte exposer son fœtus au THC du cannabis, imprime des marques épigénétiques qui affecteront durant toute l’existence de l’enfant conçu l’expression de certains de ses gènes, et donc de certains de ses caractères.

Cela pourra se traduire par des malformations, une vulnérabilité à l’autisme, à la schizophrénie, aux toxicomanies à l’adolescence, à des altérations des capacités cognitives ou encore à des dépressions de l’immunité. Ces marques épigénétiques peuvent également avoir des conséquences pour le consommateur lui-même, en accroissant par exemple son appétence pour certaines drogues (support de l’escalade qui est désormais avérée) .
   

-Restaurer l’autorité c’est faire en sorte que la loi  ne soit pas systématiquement transgressée par de nombreux citoyens. Pour y parvenir, loin d’abroger la loi de 1970, il importe de la faire appliquer, sans faiblesse, et de faire taire ses détracteurs, pour le bien commun.

Pour le ministre de l’intérieur (G. Darmanin) « la légalisation du cannabis serait une faute morale » (Août 2021) ajoutons que ce serait aussi une faute sanitaire, sociale et sociétale.

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